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Sak'art'velo |
42 00 N, 43 30 E ![]() |
La Géorgie,
d'une superficie de 69.700 km², est un Etat
d'AsieD'un point de vue politique, la Géorgie se divise en 9 régions (mkharebi), une cité ((k'alak'i), Tbilisi, et de républiques autonomes (avtomnoy respubliki), l'Abkhasie (Ap'khazet'is Avtonomiuri Respublika) et l'Ajarie (Acharis Avtonomiuri Respublika). En 2008, l'Abhkasie et l'Ossétie du Sud ont fait sécession et sont devenus des sortes de protectorats de la Russie. Les régions de la Géorgie
La capitale, Tbilissi, compte 1,12 million d'habitants. Les autres villes sont de bien moindre importance : K'ut'aisi (179.000 hab.), Bat'umi (122.000 hab), Sokhumi (82.000), Zugdidi (73.000), etc. Population totale : environ 3,7 millions d'habitants (2025).
Carte de la Géorgie. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). Géographie physique de la GéorgieRelief.Le paysage géorgien est largement marqué par la présence des chaînes montagneuses du Grand Caucase au nord et du Petit Caucase au sud. Le Grand Caucase forme une formidable barrière naturelle le long de la frontière nord avec la Russie. Cette chaîne massive s'étend sur environ 1100 kilomètres et culmine en Géorgie avec certains des plus hauts sommets d'Europe, tels que le Chkhara (5201 m), le Djangha (5051 m), le Kazbek (5047 m) et le Tetnouldi (4858 m). Ces montagnes sont caractérisées par des pics enneigés, de vastes glaciers (représentant une source importante d'eau douce), des vallées profondes et encaissées, et des cols élevés qui rendent les traversées difficiles, à l'exception de quelques voies majeures comme la route militaire géorgienne par le col de Jvari. Le Grand Caucase joue un rôle important en bloquant les masses d'air froides venant du nord, influençant ainsi le climat du pays. Le Petit Caucase, bien que moins élevé et moins imposant que son grand voisin (point culminant en Géorgie : environ 3300 m), constitue également un système montagneux complexe. Cette chaîne, qui s'étend sur une grande partie du sud de la Géorgie, de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, est composée de massifs volcaniques éteints (notamment dans la région du Javakheti, où l'on trouve des plateaux d'altitude parsemés de lacs volcaniques), de plateaux, et de vallées. Le relief y est plus doux par endroits, mais reste néanmoins montagneux et difficile d'accès dans de nombreuses régions. Entre ces deux grands massifs montagneux s'étend une vaste dépression, divisée en deux parties principales par le seuil de Sourami, une chaîne de montagnes basses (environ 1 000 m) reliant le Grand et le Petit Caucase et marquant une division géographique et climatique importante. À l'ouest de ce seuil se trouve la plaine de Colchide (Kolkhétie), une vaste plaine côtière s'ouvrant sur la mer Noire. Cette région basse et fertile, autrefois largement marécageuse (bien que drainée en grande partie aujourd'hui), bénéficie d'un climat subtropical humide. À l'est du seuil de Sourami s'étendent les plaines et plateaux de la Géorgie de l'Est, notamment la vallée de la Mtkvari (ou Koura), le principal fleuve du pays, et la plaine de Kakhétie, connue pour ses vignobles. Ces régions orientales ont un caractère plus continental et sont plus arides que l'ouest. Hydrographie.
CĂ´tes.
Climat.
Géologie.
Biogéographie de la GéorgieL'histoire géologique a profondément façonné la biogéographie actuelle de la Géorgie. La région a été un refuge majeur pour les espèces vivantes pendant les périodes glaciaires du Pléistocène, en particulier la plaine de Colchide et les vallées du Petit Caucase, et a permis la survie et l'évolution d'espèces qui ont disparu d'autres régions d'Europe et d'Asie. Cela explique la présence élevée d'espèces relictes et un taux d'endémisme significatif, notamment dans la flore.Les forêts couvrent une grande partie du territoire. Cela va des forêts de feuillus subtropicales et tempérées humides de Colchide (riches en lianes, fougères arborescentes et espèces relictes comme le Buis de Colchide ou le Pterocarya fraxinifolia) aux forêts de hêtres, de chênes et de châtaigniers sur les pentes inférieures et moyennes, et aux forêts de conifères (sapins du Caucase, épicéas) à des altitudes plus élevées. Au-dessus de la limite des arbres, on trouve de vastes prairies subalpines et alpines, caractérisées par une flore herbacée très riche et colorée en été, adaptées aux conditions extrêmes de haute montagne. Dans l'est semi-aride, dominent les steppes herbeuses, les prairies sèches et les zones arbustives, avec une végétation adaptée à la sécheresse. Les zones humides, notamment les complexes marécageux et lacustres de Colchide, abritent des écosystèmes aquatiques et palustres spécifiques d'une grande importance écologique. La flore géorgienne est exceptionnellement diverse. Elle compte plusieurs milliers d'espèces de plantes vasculaires, avec un pourcentage remarquable d'espèces endémiques au Caucase ou à la Géorgie elle-même. C'est un carrefour floristique où se mélangent des éléments méditerranéens, irano-touraniens, européens et centro-asiatiques, ainsi que de nombreuses autres espèces témoignant de son passé géologique. La faune est également très riche et diversifiée. Elle comprend des espèces caractéristiques des forêts (Ours brun, Loup, Lynx, Sanglier, diverses espèces de Cerfs), des montagnes (Tur du Caucase – dont des sous-espèces distinctes comme le Tur de Géorgie occidentale et orientale –, Chamois), des steppes (divers rongeurs, oiseaux de proie), et des zones humides. L'avifaune est particulièrement riche du fait que la Géorgie est une voie de migration importante pour de nombreux oiseaux reliant l'Europe et l'Afrique/Moyen-Orient. Les reptiles et les amphibiens montrent également une diversité notable, avec des espèces adaptées à tous les types d'habitats, des côtes de la mer Noire aux zones arides de l'est. Les insectes et autres invertébrés sont encore insuffisamment étudiés mais présentent une diversité potentiellement immense. La distribution de cette biodiversité est influencée par la topographie (altitude, exposition des pentes), le climat (température, précipitations), la nature du sol, les interactions biotiques, et surtout par l'histoire des perturbations passées (glaciations, changements climatiques) et présentes (activités humaines). La déforestation, l'agriculture intensive, l'urbanisation, le développement des infrastructures, la chasse et le braconnage, ainsi que les impacts du changement climatique, constituent des menaces significatives pour cette richesse biogéographique unique, faisant de la conservation des écosystèmes et des espèces géorgiennes un enjeu majeur. Géographie humaine de la GéorgiePopulation.La Géorgie compte environ 3,7 millions d'habitants selon les estimations récentes, un chiffre qui a connu une diminution notable depuis la fin de l'ère soviétique. Cette baisse est principalement attribuée à une combinaison de facteurs : des taux de natalité relativement bas, mais surtout une émigration importante, motivée par la recherche de débouchéséconomiques à l'étranger, notamment en Russie, en Europe et en Amérique du Nord. Cette émigration a des conséquences sur la structure par âge de la population, qui tend vers un vieillissement progressif, et crée un déséquilibre dans la répartition des genres dans certaines tranches d'âge. Le passage d'un système soviétique planifié à une économie de marché et une démocratie émergente a entraîné des changements profonds dans la structure sociale. L'héritage soviétique se manifeste encore dans certains aspects de la vie quotidienne, mais les valeurs traditionnelles géorgiennes, notamment le sens de la famille, l'hospitalité (symbolisée par le "supra" ou festin traditionnel) et un fort sentiment d'identité nationale, restent très ancrés. La famille élargie joue souvent un rôle de filet de sécurité social en l'absence de systèmes publics robustes, bien que les structures familiales évoluent, en particulier dans les zones urbaines. La transition économique a créé des inégalités sociales notables. Si une classe moyenne émerge lentement, une part significative de la population reste confrontée à la pauvreté, en particulier dans les zones rurales et parmi les personnes âgées. Le chômage, bien qu'ayant diminué par rapport aux années post-soviétiques immédiates, reste un défi, et contribue à l'émigration. Les envois de fonds de la diaspora constituent une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles. Héritage de l'époque soviétique, l'éducation est traditionnellement valorisée en Géorgie, et le taux d'alphabétisation est élevé. Cependant, le système éducatif post-indépendance a dû faire face à des défis de financement et d'adaptation aux nouvelles exigences du marché du travail. De même, le système de santé a été restructuré, mais l'accès et le coût des soins restent une préoccupation pour de nombreux citoyens. La société géorgienne est également caractérisée par une forte politisation et un engagement croissant de la société civile, en particulier depuis la Révolution des Roses en 2003. Cependant, le paysage politique reste marqué par une certaine polarisation et des défis liés à la gouvernance, à la corruption (bien que des progrès aient été réalisés dans certains domaines) et à l'État de droit. La relation entre tradition et modernité, ainsi qu'entre les aspirations européennes et l'influence persistante de la Russie, constituent des dynamiques sociales et culturelles importantes. Les conflits non résolus en Abkhazie et en Ossétie du Sud ont engendré un grand nombre de personnes déplacées internes, ce qui a créé des défis sociaux et économiques spécifiques pour cette population et pour le pays dans son ensemble. Quelques-unes des principales villes de la Géorgie
Groupes ethnolinguistiques.
Cependant, au sein même de l'ensemble géorgien, il existe des subdivisions ethnolinguistiques et régionales importantes, basées sur l'histoire, la culture et surtout les dialectes ou les langues distinctes mais apparentées. Parmi les plus distinctes, on trouve les Mingréliens (Megreli) et les Svans (Svanes). Les Mingréliens vivent principalement dans la région de Samegrelo, dans le nord-ouest du pays. Ils parlent le mingrélien, une langue distincte du géorgien, mais qui fait partie de la même famille kartvélienne. Bien qu'ils conservent leur langue, les Mingréliens s'identifient majoritairement comme Géorgiens et le géorgien est la langue d'éducation, d'administration et des médias dans leur région. Plus au nord, dans les montagnes du Grand Caucase, résident les Svans, principalement dans la région isolée de Svanétie. Ils parlent le svan, une autre langue kartvélienne archaïque, très différente du géorgien et du mingrélien. Les Svans aussi se considèrent comme Géorgiens, et le géorgien est leur langue de communication interrégionale et d'éducation. Il existe aussi une petite population de Lazes en Géorgie, principalement dans la région de l'Adjarie, parlant le laze, une langue très proche du mingrélien, le groupe principal de Lazes vivant en Turquie. Ces trois langues – géorgien, mingrélien, svan et laze – forment la famille kartvélienne. Outre ces distinctions basées sur des langues distinctes mais apparentées, l'ensemble géorgien est subdivisé en de nombreux groupes régionaux possédant leurs propres dialectes du géorgien et des traditions culturelles spécifiques. Parmi les plus connus figurent les Kartliens (Kartleli) du centre (région de Kartli), les Kakhetiens (Kakheteli) de l'est (région de Kakheti), les Imeretiens (Imereli) de l'ouest (région d'Imereti), les Guruli de la région de Guria, les Ratcha-Lechkhumi du nord-ouest, et les habitants des régions montagneuses du Caucase comme les Khevsurs, les Pshavs, les Tushetiens, les Mtiuls, les Mokhevs, chacun avec des traditions, des costumes et des dialectes particuliers. Un autre groupe important est celui des Adjares (Adjareli) de la région d'Adjarie, dans le sud-ouest. Bien qu'ethniquement et linguistiquement géorgiens (ils parlent un dialecte du géorgien), leur histoire sous domination ottomane a fait que l'islam était traditionnellement plus répandu parmi eux (bien que beaucoup se soient reconvertis au christianisme orthodoxe géorgien depuis l'indépendance), ce qui leur confère une identité régionale spécifique au sein de l'ensemble géorgien. Au-delà de la majorité géorgienne et de ses subdivisions internes, la Géorgie abrite plusieurs minorités ethnolinguistiques significatives. Les plus importantes sont les Azéris et les Arméniens. Les Azéris constituent la plus grande minorité ethnique de Géorgie, représentant environ 6% de la population. Ils vivent principalement dans les régions du sud, en particulier dans la Basse Kartlie (Kvemo Kartli), le long de la frontière avec l'Azerbaïdjan et l'Arménie. Ils parlent l'azéri, une langue turcique, et sont majoritairement musulmans chiites. La présence azérie en Géorgie remonte à plusieurs siècles. Les Arméniens forment la deuxième minorité importante, représentant environ 4,5% de la population. Ils sont concentrés dans la région de Samtskhe-Djavakhétie (le Djavakhétie étant particulièrement peuplé d'Arméniens) dans le sud, ainsi que dans la capitale Tbilissi. Ils parlent l'arménien, une langue indo-européenne, et sont majoritairement chrétiens de l'Église apostolique arménienne. D'autres groupes minoritaires, bien que moins nombreux, contribuent également à la mosaïque ethnolinguistique géorgienne. Les Russes, dont la présence est fortement liée à l'histoire de l'Empire russe et de l'Union soviétique, ne représentent plus qu'environ 0,7% de la population, la majorité ayant émigré après l'indépendance. Ils vivent principalement dans les grandes villes, notamment Tbilissi, et parlent le russe, une langue slave. Les Grecs pontiques ont une longue histoire dans le sud de la Géorgie et sur la côte de la mer Noire, mais leur nombre a également considérablement diminué en raison de l'émigration, principalement vers la Grèce et la Russie. Ils parlaient des dialectes grecs pontiques. Les Kurdes constituent une autre minorité historique, divisée entre les Kurdes yézidis et les Kurdes musulmans. Ils parlent des dialectes kurdes (langues indo-iraniennes) et sont présents notamment à Tbilissi et dans certaines zones rurales. La population juive de Géorgie, l'une des plus anciennes au monde, a également vu la quasi-totalité de ses membres émigrer vers Israël et d'autres pays, ne laissant qu'une petite communauté, principalement à Tbilissi, parlant traditionnellement le géorgien, le judéo-géorgien ou le russe. De plus petits groupes comme les Assyriens (parlant des dialectes néo-araméens), les Ukrainiens, et d'autres nationalités de l'ex-URSS sont également présents, principalement dans les zones urbaines. Il convient de mentionner
également les Abkhazes et les Ossètes, dont les régions (Abkhazie et
Tskhinvali/Ossétie du Sud) sont actuellement sous contrôle séparatiste
soutenu par la Russie et dont le statut est internationalement disputé.
Les Abkhazes, qui résident principalement en Abkhazie, parlent l'abkhaze,
une langue qui appartient Ă la famille des langues du nord-ouest du Caucase.
Les Ossètes, présents historiquement dans certaines régions du nord
et du centre de la Géorgie, notamment ce qui est devenu l'Ossétie du
Sud, parlent l'ossète, une langue indo-iranienne apparentée au persan.
Ces groupes ont des relations complexes avec l'État géorgien central
suite aux conflits des années 1990 et de 2008.
Tbilisi, la capitale de la Géorgie, sur une ancienne photographie. Culture.
Langue géorgienne (Kartuli) ets un autre pilier de l'identité culturelle du pays.. Son alphabet, le Mkhedruli (forme moderne), est également unique et d'une grande beauté, considéré par les Géorgiens comme un trésor national et un élément essentiel de leur singularité. La littérature a une longue histoire, avec des oeuvres épiques comme Le Chevalier à la peau de panthère (Vepkhistqaosani) de Shota Rustaveli au XIIe siècle, considéré comme l'un des plus grands poètes médiévaux. Le chant polyphonique géorgien, reconnu par l'Unesco comme un chef-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité, est particulièrement célèbre pour sa complexité harmonique et sa structure unique. Il est ordinairement interprété a cappella par des ensembles d'hommes ou de femmes. La danse folklorique géorgienne est tout aussi impressionnante, caractérisée par des mouvements athlétiques et gracieux, des costumes colorés et une narration dramatique. Les arts visuels ont également une tradition forte, avec des figures notables comme Niko Pirosmani, dont le style naïf a gagné une reconnaissance internationale. L'architecture géorgienne, des églises médiévales aux bâtiments modernes audacieux de Tbilissi, reflète les différentes influences et époques traversées par le pays. Mais peut-être l'aspect le plus célébré et le plus immédiatement perceptible de la culture géorgienne est son hospitalité légendaire. Selon la maxime géorgienne, "un invité est un don de Dieu" (Stumari Ghmerthishvilia), et les Géorgiens se font un devoir et un plaisir d'accueillir les visiteurs avec une chaleur et une générosité incomparables. Cette générosité culmine souvent lors de la supra, un festin traditionnel qui est bien plus qu'un simple repas. C'est un rituel social structuré, dirigé par un tamada (maître des toasts), qui propose une série de toasts souvent philosophiques, poétiques et pleins d'esprit, célébrant Dieu, la patrie, la famille, les amis, l'amour, les ancêtres, et la vie elle-même. La cuisine géorgienne, riche et variée, est une partie intégrante de cette hospitalité. Influencée par les traditions méditerranéennes, moyen-orientales et caucasiennes, elle utilise abondamment les noix, les grenades, les herbes fraîches, les épices et l'ail. Des plats emblématiques comme le khachapuri (différentes sortes de galettes au fromage), les khinkali (raviolis géorgiens farcis) et la churchkhela (sucrerie à base de noix enfilées trempées dans un jus de raisin épais) sont reconnus mondialement. Mais c'est le vin qui occupe une place presque mythique dans la culture géorgienne. La Géorgie est considérée comme le berceau du vin, avec des preuves archéologiques de production qui remontent à 8000 ans. La méthode ancestrale de vinification dans de grandes jarres d'argile enfouies dans le sol, appelées qvevris, est également inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Le vin n'est pas seulement une boisson, c'est une partie essentielle de la supra, des rituels, des fêtes et de l'identité nationale. Le pays compte des centaines de cépages indigènes. Economie.
Au cours des dernières décennies, la Géorgie a mis en oeuvre des réformes ambitieuses qui ont visé à libéraliser son économie, à attirer l'investissement étranger et à améliorer son environnement des affaires. Ces efforts ont permis de simplifier les réglementations, de réduire la corruption dans certains secteurs (notamment les services publics de première ligne) et d'établir un régime fiscal favorable. La structure de l'économie géorgienne est dominée par le secteur des services, qui représente la majeure partie du produit intérieur brut (PIB). Parmi les services, le commerce, les transports et la logistique, la finance, l'immobilier et surtout le tourisme jouent un rôle prépondérant. Le tourisme, en particulier, est devenu un moteur essentiel de croissance, et génère d'importantes recettes en devises. Il soutient l'emploi et stimule le développement d'infrastructures et d'activités connexes (hôtellerie, restauration, loisirs). Sa performance est cependant vulnérable aux chocs externes, qu'ils soient sanitaires, économiques ou géopolitiques, comme l'a montré la pandémie de covid-19 et les tensions régionales. Le secteur industriel contribue également au PIB, bien qu'à un degré moindre que les services. Il inclut l'extraction minière (manganèse, cuivre), la production d'énergie (notamment l'hydroélectricité, qui représente une part significative de la production nationale), la fabrication de matériaux de construction, la transformation alimentaire et la production de boissons, dont le vin, qui jouit d'une réputation historique et croissante à l'exportation. Le secteur de l'énergie revêt une importance stratégique non seulement pour la consommation intérieure mais aussi en raison des grands projets d'oléoducs et de gazoducs qui traversent le pays, et qui sont destinés à assurer le transit d'hydrocarbures de la mer Caspienne vers les marchés mondiaux. L'agriculture, bien que sa part dans le PIB ait diminué par rapport à l'ère soviétique, reste un secteur important pour l'emploi, notamment dans les zones rurales, et pour la sécurité alimentaire. Les principales productions comprennent les céréales, les fruits, les légumes, le thé, les noisettes et, de manière emblématique, le raisin pour la production de vin. Le secteur agricole bénéficie de soutiens publics et d'efforts pour moderniser les pratiques et améliorer l'accès aux marchés. Le commerce extérieur est vital pour la Géorgie en raison de la petite taille de son marché intérieur. Le pays a signé plusieurs accords de libre-échange, notamment avec l'Union Européenne (Accord d'association et Zone de Libre-Échange Approfondi et Complet - ALEAC/DCFTA), la Communauté des États Indépendants (CEI), la Turquie, la Chine et d'autres partenaires. Ses principales exportations comprennent les produits agricoles (vin, noisettes), les minerais, les métaux, les produits chimiques et les réexportations de véhicules. Les importations sont dominées par l'énergie, les véhicules, les machines et les biens de consommation. La balance commerciale présente structurellement un déficit important, qui est financé en partie par les entrées de capitaux, le tourisme et les transferts de fonds de la diaspora. Les investissements directs étrangers (IDE) jouent aussi un rôle important dans l'économie géorgienne. Ils fournissent le capital nécessaire à l'investissement, la technologie et l'accès aux marchés internationaux. Les principaux secteurs attirant les IDE sont l'énergie, les transports, la finance et l'immobilier. Cependant, les flux d'IDE, influencés par le climat des affaires, la stabilité régionale et les conditions économiques mondiales, peuvent être volatils. La Banque Nationale de Géorgie (BNG) a pour mandat principal la stabilité des prix et opère dans un régime de ciblage de l'inflation. Le lari géorgien (GEL) est la monnaie nationale. Le gouvernement s'efforce de maintenir une discipline budgétaire, avec des niveaux d'endettement public gérés prudemment, bien que les dépenses d'infrastructure et sociales représentent des postes importants. Malgré les progrès accomplis, l'économie géorgienne fait face à plusieurs défis. Le chômage, bien qu'en baisse ces dernières années, reste une préoccupation, en particulier parmi les jeunes. Les inégalités de revenus et les disparités régionales entre Tbilissi et les autres régions persistent. La dépendance à l'égard de quelques secteurs (tourisme, transit, transferts) rend l'économie vulnérable aux chocs externes. Des réformes supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit, (aujourd'hui gravement menacé du fait des ingérences russes) améliorer l'efficacité du système judiciaire, réduire la taille de l'économie informelle et améliorer la qualité de l'éducation et la formation professionnelle pour répondre aux besoins d'une économie en mutation. La stabilité politique et la résolution des conflits non résolus dans la région sont également essentielles pour le potentiel de développement à long terme du pays. |
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