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Hyracoïdés |
| Les Damans(Hyracoïdés)
constituent un ordre de Mammifèresdu groupe
des Ongulés, qui apparaîtcomme bien distinct
et isolé dans la nature actuelle. Daman estle nom que l'on donne, au Proche-Orient,
à l'espèce de cegenre que les anciens Hébreux Les Damans sont des animaux de la tailledu Lapin, ayant à peu près l'apparenceextérieure d'une Marmotte qui serait dépourvue de queue,et leurs allures ressemblent à celles des Rongeurs, mais ils endiffèrent beaucoup par leur organisation interne. Lataste a montréque leur denture complète devait être formulée de lafaçon suivante : i.1/2, c.1/0 pr.4/4m.3/3 X 2 = 36 dents Mais la canine supérieure, qui estd'ailleurs
très petite, est caduque et fait généralementdéfaut chez l'adulte,
bien qu'elle soit toujours présentedans la denture de lait, de sorte que
la denture définitive comprendrarement plus de trente-quatre dents. Les
incisives supérieuressont à pulpe persistante, mais prismatiques (et
non aplaties commecelles des Rongeurs), pointues,
et non uséesen forme de ciseau; celles de la mâchoireinférieure
n'ont pas la pulpe persistante. Le canal intestinal ressembleà celui des
Chevaux et des Rhinocéros;l'estomac
est divisé en deux lobes: lepremier ou lobe cardiaque, qui est le plus
spacieux, est tapisséd'un épithélium épaiset
sa fonction est surtout mécanique; le second, ou lobe pylorique,est plus
étroit et plus allongé et la nature de sa muqueuse,qui secrète abondamment
du suc gastrique, indique que c'est là seulement que se fait la véritable
digestion.Un
grand caecum, en forme de sac, se trouve aucommencement
du côlon, et deux grands caecums additionnels, coniqueset pointus, sont
situés un peu plus loin. Les uretères s'ouvrentau fond de la vessie comme
chez les Rongeurs, mais les testiculessont
externes pendant toute l'année. La femelle a six mamellesdont
quatre inguinales et deux axillaires. Enfin, le placentaest
zonaire (ou en ceinture) comme chez l'Eléphantet
les Carnivores.
Daman. La conformation des membres est assez particulièreet a valu à ces animaux, en commun aveccertains Rongeurs, le nom de Subongulés. Il y a quatre doigtsen avant (le pouce étant rudimentaire etdépourvu d'ongle), et trois en arrière,comme chez le Tapir et le Cabiai, mais les doigts sont, comme chez lesgrands Ongulés (Eléphant, Rhinocéros) enveloppéspar la peau du pied jusqu'à l'ongle qui figure un petit sabot plat,sauf au doigt interne des pieds de derrière qui porte un ongle trèssingulier, recourbé obliquement, tranchant, et dont l'os de la phalangequi le porte est fourchu, avec ses deux pointes superposées. Laplante des pieds antérieurs est munie d'une sorte de semelle, séparéeen plusieurs coussinets par des rides profondes, qui s'étend jusqu'au bout des doigts et constitue un appareil adhésif, analogue à celui des Geckos et qui permet à ces animaux de grimper le long de surfaces verticales et presque lissesen s'aidant de l'ongle recourbé des pattes postérieures dontles doigts sont plus libres. Cet appareil adhésif a étédécrit par Dobson (1876). La queue n'estreprésentée que par un moignon caché sous les poils.Le pelage est mou et fin, parsemé de soies plus longues. Les oreillessont arrondies, médiocrement développées. Classification.
Le nombre des espèces de cet ordrea été
porté, notamment par Gray, à douze ouquinze, réparties en trois genres.
Les naturalistes contemporainsadmettent les trois genres (regroupés dans
la famille unique desProcavidés), mais ne reconnaissent que quatre espèces
différentes.En revanche, ils ont multiplié les sous-espèces, comme celaest
résumé dans le tableau suivant :
Le genre Procavia ou Hyrax proprement ditrenferme l'espèce P. capensis. Il habite les montagnes rocailleuses,arides et nues, où l'on voit ces animauxse chauffer au soleil, couchés sur un bloc de rochers. Effrayés,ils poussent un sifflement aigu qui rappelle le cri des petits singes,glissent rapidement sur la paroi du rocher et disparaissent dans un troucaché au milieu des pierres. Le Daman de Syrie (P. c. syriacus ousinaiticus Hempr. et Ehremb.) est l'espèce connue des anciens etqui habite le Proche-Orient, notamment la Palestine, le mont Liban et lenord de l'Arabie, au mont Sinaï.Son pelage est brun fauve, long et soyeux,avec une tache dorsale allongée plus claire et pointilléde blanc sur la tête. Le P. c.. ruficeps du Dongola en est trèsproche. Le Daman du Cap (P. c. capensis), une des sous-espèces lesplus anciennement et des mieux connues, habite l'Afriqueaustrale et se distingue à son pelage brun foncé, finementponctué de blanc, avec la tache dorsale noire. Une dernièresous-espèce (P. c. Weltwitschii Gray), à pelage rude, estd'Angola. Le genre Dendrohyrax comprend deux espèces(D. arboreus ou Daman des arbres et D. dorsalis ou Daman des rochers) qui,tout en ayant la même conformation, habitent les forêts etvivent sur les arbres où ils grimpent comme les autres Damans surles rochers, se cachant dans une crevasse du tronc ou des grosses branches.Elles sont herbivores ou frugivores. On les prend facilement au piègeou à l'aide d'un chien dressé à cette chasse. En captivité,leur caractère est assez doux, mais ils ne montrent pas grande intelligence.Leur cerveau a peu de circonvolutions. Les Damansd'arbres diffèrent très peu des Hyrax (Procavia) par leurscaractères; cependant leurs molaires sont plutôt semblablesà celles des Palaeotherium, tandis que celles des Damans de rochersressemblent à celles des Rhinocéros.D'après Temminck, ils seraient nocturnes et non diurnes comme lesautres Damans. Le D. arboreus (A. Smith), de l'Afrique australe,s'étend jusqu'à Tete (Mozambique);il est d'un roux fauve varié de blanc. Le D. dorsalis (Fraser) habitel'ouest de l'Afrique, Fernando Po et le Ghana;son pelage est noirâtre, dur, presque épineux, avec une tachedorsale blanche. On a aussi décrit les D. d. Emini (O. Thomas),de l'Afrique centrale, à pelage long et soyeux, d'un fauve trèspâle,
Damandes arbres (Dendrohyraxdorsalis emini). Le genre Heterohyrax, avec son espèceH. brucei, diffère peu du genre Hyrax. Le H. b. mossambicus (Peters)habite l'Afrique australe et le Mozambique.L'Angola possède un Daman à pelagesoyeux et de couleur pâle, H. b. bocagei. Paléontologie.
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