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| Histoire de la philosophie > Les philosophies de l'Asie |
| Les philosophie japonaise |
| L'histoire
de la philosophie japonaise se caractérise par une dynamique d'emprunts,
d'adaptations et de réinterprétations, plutôt que par un développement
strictement autonome. Dès les premiers siècles, la pensée japonaise
se constitue au croisement d'influences extérieures, principalement chinoises
et coréennes, qui introduisent des cadres conceptuels structurants tels
que le confucianisme et le bouddhisme. Ces traditions ne sont cependant
jamais adoptées de manière passive : elles sont intégrées à un substrat
culturel autochtone, notamment celui du shinto, qui privilégie une relation
immanente au monde, marquée par la sacralité de la nature et des forces
vitales.
Le bouddhisme, introduit au VIe siècle, joue un rôle déterminant dans la formation intellectuelle du Japon. Ses différentes écoles (en particulier le zen à partir du Moyen Âge) proposent des conceptions de l'existence centrées sur l'impermanence, la vacuité et l'expérience directe de l'éveil. Le zen, en particulier, influence profondément les pratiques artistiques, éthiques et esthétiques japonaises, en valorisant la simplicité, l'intuition et la discipline intérieure. Parallèlement, le confucianisme, surtout dans sa forme néoconfucéenne durant l'époque d'Edo (1603-1868), structure la pensée politique et morale, en mettant l'accent sur l'ordre social, la hiérarchie et les devoirs relationnels. Durant cette période d'Edo, relativement stable et isolée, se développe une réflexion spécifiquement japonaise qui cherche à se démarquer des modèles chinois. Des courants comme le kokugaku (études nationales) tentent de redécouvrir une authenticité japonaise en revenant aux textes anciens et à une sensibilité perçue comme pré-bouddhique et pré-confucéenne. Cette démarche s'inscrit dans une tension constante entre universalité des doctrines importées et particularisme culturel. L'entrée dans la modernité, à partir de l'ère Meiji (fin du XIXe siècle), marque une transformation majeure. Le Japon s'ouvre aux influences occidentales et intègre rapidement des concepts issus de la philosophie européenne, tels que le rationalisme, l'idéalisme ou encore l'existentialisme. Cette rencontre donne naissance à des synthèses originales, notamment au sein de l'école de Kyoto, dont des penseurs comme Nishida Kitarō élaborent des systèmes philosophiques cherchant à articuler la pensée occidentale avec des intuitions issues du zen, comme la notion de néant absolu. Ainsi, la philosophie japonaise ne se définit pas par une rupture nette avec les traditions étrangères, mais par une capacité constante à les transformer et à les intégrer dans une perspective propre. Elle se distingue par une attention particulière à l'expérience vécue, à l'harmonie avec le monde et à la dimension esthétique de l'existence, tout en étant profondément engagée dans des dialogues interculturels qui continuent encore aujourd'hui. La première philosophie japonaiseLa pensée indigène, le shinto, a d'abord dialogué puis fusionné avec des courants majeurs venus du continent asiatique, principalement le bouddhisme et le confucianisme. Bien avant l'ouverture à l'Occident lors de l'ère Meiji (à partir de 1868), le Japon possédait déjà une tradition philosophique riche et complexe. Cette période peut être comprise à travers l'évolution de trois grandes strates de pensée : le bouddhisme des époques ancienne et médiévale, puis le confucianisme et les écoles nativistes de l'époque d'Edo.Dès la formation de l'État centralisé au VIIe siècle, le prince Shōtoku (574-622) joue un rôle fondamental. Sa Constitution en dix-sept articles, un des premiers textes majeurs de la pensée japonaise, mêle déjà des concepts confucéens sur l'harmonie sociale et des idées bouddhiques sur la nature de l'esprit, posant les bases d'une synthèse philosophique qui allait caractériser l'archipel. Cette ouverture vers le bouddhisme, perçu comme une force protectrice pour l'État (pensée du chingo kokka, ou "protection du pays par la loi bouddhique"), marque profondément les époques de Nara (710-794) et de Heian (794-1185). Durant l'époque de Heian, deux figures majeures émergent, qui développent des formes de bouddhisme ésotérique (mikkyō) distinctement japonaises. Kūkai (774-835), fondateur du Shingon, enseigne que l'illumination est accessible dans cette vie même, car le monde phénoménal est l'expression du corps du Bouddha. Sa philosophie accorde une place centrale au langage, au rituel et à l'art comme voies vers la vérité. De son côté, Saichō (767-822) fonde l'école Tendai, qui intègre différentes pratiques et soutient que tous les êtres possèdent la nature de Bouddha. Ces écoles ésotériques coexistent avec une sensibilité à la beauté éphémère des choses, que l'on retrouve dans des œuvres comme le Dit de Genji et qui annonce l'esthétique du mono no aware (la pathétique des choses). La période médiévale (1185-1603) voit l'émergence de nouvelles écoles bouddhiques qui répondent aux angoisses de l'époque des provinces en guerre. L'idée que l'on était entré dans l'ère de la décadence de la Loi bouddhique (mappō) se répand. C'est dans ce contexte que des penseurs comme Hōnen (1133-1212) et son disciple Shinran (1173-1263) prêchent la voie de la Terre Pure (Jōdo shū et Jōdo Shinshū). Face à l'incapacité des moines à atteindre l'illumination par leurs seules forces, ils enseignent le salut par la foi exclusive en Amida Buddha, une forme de grâce qui a des résonances avec certaines théologies chrétiennes. Parallèlement, les écoles Zen (Rinzai et Sōtō), introduites par Eisai (1141-1215) et Dōgen (1200-1253), mettent l'accent sur la méditation assise (zazen) et l'expérience directe de l'éveil. Dōgen, avec son œuvre majeure le Shōbōgenzō, développe une philosophie de l'être et du temps d'une profondeur unique, où la pratique et l'illumination ne font qu'un. Le Zen influence profondément l'éthique de la classe guerrière des samouraïs. L'époque d'Edo (1603-1868), marquée par la paix instaurée par le shogunat Tokugawa et une politique d'isolement (sakoku), est le théâtre d'un essor intellectuel sans précédent. Le confucianisme, et plus particulièrement le néo-confucianisme de Zhu Xi, est érigé en doctrine officielle du régime. Il fournit un cadre rationnel et moral pour légitimer l'ordre social hiérarchisé, valoriser l'étude, la loyauté et l'administration éclairée. Des penseurs comme Hayashi Razan (1583-1657) deviennent les interprètes officiels de cette orthodoxie. Cependant, des esprits critiques émergent. Yamaga Sokō (1622-1685) théorise la voie du guerrier (bushidō) comme un code d'honneur, tandis qu'Ogyū Sorai (1666-1728) propose une lecture plus pragmatique et politique des classiques confucéens, s'éloignant de l'interprétation spiritualiste de Zhu Xi. En réaction à cette domination de la pensée chinoise, un mouvement « nativiste » appelé Kokugaku prend son essor. Ses penseurs cherchent à retrouver une authenticité japonaise pure, antérieure aux influences étrangères. Kamo no Mabuchi (1697-1769) exalte l'esprit viril et simple de l'antiquité japonaise à travers l'étude de la poésie ancienne. Mais c'est Motoori Norinaga (1730-1801) qui est la figure centrale du Kokugaku. À travers une étude philologique minutieuse du Kojiki (Chronique des faits anciens), il met au jour des concepts clés de la sensibilité japonaise comme le mono no aware et définit le magokoro (cœur véritable) comme essence de l'âme japonaise. Il oppose l'esprit japonais (Yamato-damashii) à l'esprit chinois artificiel. Son disciple, Hirata Atsutane (1776-1843), radicalise cette pensée en l'associant à un culte de l'empereur et à un rejet plus systématique du bouddhisme et du confucianisme, préparant ainsi l'idéologie qui conduira à la restauration de Meiji. À la même époque, et grâce à l'importation de livres occidentaux via le comptoir commercial hollandais de Dejima, se développe le Rangaku (études hollandaises). Bien que centrée sur les sciences (médecine, astronomie), cette école introduit une méthode d'observation empirique et une logique qui ébranlent les certitudes des doctrines traditionnelles. Des penseurs comme Sakuma Shōzan (1811-1864) tentent alors une synthèse qui résume bien l'esprit de la fin de l'époque d'Edo : "esprit japonais, techniques occidentales" (wakon yōsai). Ainsi, à la veille de la restauration de Meiji de 1868, le Japon possède déjà un terreau philosophique extrêmement fertile, où se côtoient une spiritualité bouddhique profonde, une éthique sociale confucéenne rigoureuse, un nationalisme culturel puissant et un embryon de pensée scientifique. C'est cette synthèse unique qui lui permettra d'aborder la modernité et la philosophie occidentale avec une rapidité et une originalité déconcertantes. De 1868 à 2000L'année 1868, qui marque le début de l'ère Meiji (1868-1912) et l'entrée résolue du pays dans la modernité, constitue une césure fondamentale pour la philosophie japonaise. Après plus de deux siècles d'isolement volontaire, le Japon s'ouvre massivement à l'Occident, et cette ouverture impose un défi intellectuel sans précédent : comment assimiler la philosophie occidentale tout en préservant une identité propre? La période de 1868 à 2000 est celle de la rencontre, parfois conflictuelle, parfois féconde, entre la pensée japonaise et les grands courants occidentaux que sont l'idéalisme allemand, le positivisme, le marxisme, l'existentialisme et la phénoménologie. Cette époque voit naître une philosophie japonaise moderne, dont l'expression la plus achevée est l'École de Kyōto.La restauration de Meiji en 1868 est d'abord un projet de modernisation accélérée. Conscients d'avoir technologiquement et militairement pris du retard sur les puissances occidentales, les intellectuels japonais, dont beaucoup sont issus de l'élite et formés en Europe ou aux États-Unis, entreprennent de refonder leur société sur de nouvelles bases. La philosophie joue un rôle essentiel dans ce processus. Il s'agit non seulement d'importer des techniques, mais aussi de comprendre l'armature conceptuelle de l'Occident : ses idées de liberté, de droits, de démocratie, de science, de progrès. Le premier mouvement philosophique majeur de cette époque est celui des Lumières japonaises (Meiroku zasshi), qui promeut l'utilitarisme, l'empirisme et la raison comme outils pour construire un État-nation fort et éclairé. On traduit et on diffuse abondamment des penseurs tels que John Stuart Mill, Herbert Spencer ou encore les républicains français. Cependant, cette occidentalisation forcée suscite aussi des résistances et des tentatives de synthèse, les intellectuels cherchant à concilier les valeurs occidentales avec l'esprit japonais. Le tournant majeur est incarné par la figure de Nishida Kitarō (1870-1945), le fondateur de ce que l'on appelle l'École de Kyōto. Son premier ouvrage, Une enquête sur le Bien (1911), tente de dépasser la dualité entre sujet et objet qui traverse toute la philosophie occidentale. Nishida propose le concept de "pure expérience" (junsui keiken), un état de conscience antérieur à toute scission entre celui qui perçoit et la chose perçue. Cette intuition, profondément influencée par le Zen et la pensée bouddhique, est le fondement d'une philosophie originale. Nishida développe ensuite sa célèbre "logique du lieu" (basho), qui conçoit le réel non comme un ensemble d'objets, mais comme un champ ou un néant absolu dans lequel les oppositions se résolvent. Son effort est emblématique de la situation de tout intellectuel non-occidental qui cherche à dialoguer avec l'universalisme occidental tout en partant de sa propre tradition. L'École de Kyōto, qui se forme autour de Nishida à l'Université impériale de Kyōto, comprend des penseurs majeurs comme Tanabe Hajime (1885-1962) et Nishitani Keiji (1900-1990). Tanabe, d'abord disciple fidèle, critique ensuite la notion nishidienne du "lieu" et développe sa propre philosophie de la métanoétique (zangedō) comme une voie de salut par le repentir, après l'échec de son engagement intellectuel durant la guerre. Cette école se caractérise par sa tentative de dialoguer avec les sommets de la philosophie occidentale (Kant, Hegel, Nietzsche, Heidegger) tout en les interprétant à la lumière des concepts bouddhistes, en particulier celui du néant (śūnyatā). Pour Nishitani, le néant n'est pas un vide nihiliste, mais la réalité même qui permet de relativiser toutes les formes de l'être et de s'ouvrir à une expérience religieuse authentique. Parallèlement, d'autres philosophes comme Watsuji Tetsurō (1889-1960) développent une éthique fondée sur le climat et l'entre-deux humain (aidagara), ou une histoire de la pensée éthique japonaise, montrant la richesse et la diversité du paysage philosophique de l'époque. Cette période est aussi traversée par des débats politiques et sociaux intenses. Le marxisme connaît une influence considérable dans les années 1920 et 1930, avec des figures comme Miki Kiyoshi ou Tosaka Jun, qui tentent de marier le matérialisme historique à la pensée japonaise. Le nationalisme et le pan-asianisme, dans un contexte militariste croissant, deviennent des thèmes philosophiques brûlants, et l'attitude de l'École de Kyōto face à la guerre et à l'idéologie impériale reste un sujet de controverse historique. La défaite de 1945 et l'occupation américaine ouvrent une nouvelle ère. L'après-guerre voit l'essor de la démocratie, la critique des totalitarismes et un regain d'intérêt pour l'existentialisme et la phénoménologie. La philosophie japonaise s'internationalise et se diversifie. Elle aborde des thèmes comme la modernité, la technique, l'écologie, et le féministe. Les orientations du XXIe siècleAu cours des denières décennies, la philosophie japonaise a connu une diversification sans précédent et une internationalisation croissante, tout en restant profondément ancrée dans un dialogue avec son riche héritage intellectuel.L'un des développements les plus significatifs de cette période est l'essor de la philosophie analytique au Japon. Historiquement, cette tradition n'avait jamais réussi à s'imposer face à la domination de l'idéalisme allemand et de l'existentialisme. Cependant, elle gagne désormais du terrain de manière notable. Tora Koyama (Université de Yamaguchi) documentece phénomène et participent activement à ce mouvement, avec des travaux en métaphysique analytique, philosophie du temps et théorie des véhicules de vérité (truthmakers). Cette émergence se traduit par la création d'associations, de revues et de conférences dédiées, et par l'institutionnalisation de ce courant dans les principales universités japonaises. Koyama et d'autres abordent des débats classiques de la philosophie analytique contemporaine, tels que l'opposition entre les théories A et B du temps, en les confrontant aux intuitions issues de la tradition japonaise, créant ainsi des ponts inédits. Parallèlement, la tradition de l'école de Kyōto connaît une véritable renaissance interprétative et un approfondissement conceptuel, mené par une nouvelle génération de spécialistes. Des chercheurs comme Satoshi Urai (Université de Kyōto) incarnent ce renouveau. Leur travail consiste à réexaminer les débats fondateurs, comme la controverse entre Nishida et Tanabe, en les éclairant à l'aune de la philosophie contemporaine, qu'il s'agisse de la métaphysique analytique, de l'ontologie sociale ou de la philosophie de la religion. Urai a ainsi proposé une relecture de l'ontologie sociale de Tanabe Hajime, analysant sa "logique de l'espèce" comme une contribution originale aux débats sur la nature du social. De même, d'autres chercheurs, à l'image de Sova P. K. Cerda, revisitent les liens complexes entre Nishitani Keiji et Hegel, et montrent comment la pensée du néant peut éclairer les problèmes de la liberté et du sens dans le monde moderne. Ce travail philologique et interprétatif, généralement mené en collaboration internationale, aboutit à des traductions commentées d'oeuvres majeures et à la publication de volumes collectifs qui font le point sur l'état actuel de la recherche. Cette internationalisation de la recherche est un trait distinctif de la philosophie japonaise actuelle. On assiste à la formation d'un réseau mondial de spécialistes, comme en témoignent les rencontres régulières du Japanese Philosophy Network (JPN) ou de l'European Network of Japanese Philosophy (ENOJP). Ces échanges ne sont plus à sens unique (de l'Occident vers le Japon); ils sont désormais véritablement globaux et interculturels. Des philosophes japonais et des spécialistes internationaux dialoguent sur des questions communes. Un exemple frappant est la publication en 2017 du Bloomsbury Research Handbook of Contemporary Japanese Philosophy, qui rassemble des contributions de philosophes établis et de jeunes chercheurs pour offrir un panorama de la discipline au XXIe siècle, couvrant des domaines aussi variés que la philosophie des sciences, la philosophie de la paix, la justice sociale ou les pratiques de guérison. L'objectif affiché est de situer la philosophie japonaise dans le contexte plus large du discours philosophique interculturel global, dépassant la simple description pour proposer une philosophie engagée dans les débats de notre temps. Les thématiques abordées par les philosophes japonais contemporains reflètent cette volonté d'engagement avec les enjeux du monde actuel. Les nouvelles technologies sont au coeur des préoccupations. Une rencontre du Japanese Philosophy Network en décembre 2024 était ainsi consacrée à la Question concernant la technologie, avec des interventions explorant la philosophie de la technologie chez Nishida et Miki Kiyoshi, ou la critique que Nakai Masakazu adressait à Nishida sur ce sujet. Face aux développements rapides de l'intelligence artificielle, du génie génétique et des technologies numériques, les penseurs japonais puisent dans leur propre tradition des concepts pour penser la relation entre l'humain et la machine. Un chercheur comme Yasuo Deguchi (Institut de philosophie de Kyōto) propose ainsi un "enactivisme des valeurs" et un "modèle de fellowship" pour repenser la relation entre les humains et les agents artificiels, en opposition au modèle hiérarchique traditionnel. Ce faisant, il prolonge une réflexion sur l'action, le corps et l'environnement qui était déjà centrale chez les penseurs de l'école de Kyōto, mais l'applique à des problématiques inédites. La philosophie japonaise contemporaine continue aussi d'explorer et de diffuser ses concepts clés sur la scène internationale. La notion de vacuité (śūnyatā), si centrale chez Nishitani Keiji, est ainsi revisitée comme un outil pour penser une "elationnalité fondamentale", une alternative aux ontologies substantialistes qui dominent encore une partie de la philosophie occidentale. Friso Timmenga et Indira van der Zande montrent comment ce concept peut fonder une pédagogie philosophique interculturelle, permettant un véritable dialogue global qui dépasse la simple critique des discours existants. De même, des philosophes comme Motoyoshi Irifuji (Université Aoyama Gakuin) poursuivent des recherches originales sur la philosophie du temps, le scepticisme, le solipsisme et le "je", s'inscrivant à la fois dans les débats analytiques et dans une tradition phénoménologique profondément renouvelée. Quelques philosophes japonais -Mentionnons quelques philosophes japonais parmi les plus importants :-
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