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Les
découvreurs.
Colomb fut très
vite suivi par d'autres équipages. Alonzo de Ojeda
toucha à la fin de juin 1499
sur les côtes de Surinam (6° de latitude Nord), et reconnut les embouchures
du rio Essequibo et de l'Orénoque. Puis, Vicente
Yañes Pinzon, le compagnon de Christophe Colomb
à son premier voyage et l'ancien commandant de la Niña, parti
de Palos en décembre 1499,
arriva le 20 janvier 1500
devant le cap Saint-Augustin (8°19' lde latitude Sud) et longea la côte
en doublant le cap San Roque. Il découvrit l'embouchure de l'Amazone qu'il
appela Paricura, et navigua encore jusqu'au cap d'Orange, puis au golfe
de Paria Il fut suivi de près par Diego de Lepe qui arriva au même cap,
le doubla au Sud et reconnut que la côte de l'Amérique suit à partir
de ce moment la direction du Sud-Ouest. Il opéra à l'embouchure de l'Orénoque
des sondages remarquables qui démontrèrent l'existence des couches superficielles
d'eau douce recouvrant des fonds d'eau salée. Ainsi les Espagnols, au
commencement de l'an 1500,
avaient reconnu une notable partie du littoral de l'Amérique du Sud et
deviné que ce continent avait une forme triangulaire.
C'est trois mois
plus tard que Pedro Alvarez Cabral débarqua au
Brésil .
Conduisant aux Indes ,
après la découverte de Vasco de Gama, une escadre
de treize navires et faisant route d'après les instructions de Vasco da
Gama, dans l'Ouest, très loin de la côte d'Afrique, afin d'éviter les
calmes, Cabral aperçut (22 avril 1500)
la terre et aborda à l'entrée d'un port sûr (Porto Seguro, devenu aujourd'hui
Santa Cruz; la ville actuelle de Porto Seguro
est plus au Sud); il prit possession du pays au nom du Portugal
en le désignant par le nom d'île de la Vraie Croix, ainsi qu'il est rapporté
dans la lettre de Caminha, du 1er mai 1500,
adressée au roi Dom Emmanuel. Ce nom fut changé
contre celui de Santa Cruz dans la notification du 29 juillet 1501,
adressée par ce roi aux souverains catholiques. La contrée ne tarda pas
à être nommée Brazil (Brésil) à cause des bois de teinture désignés
sous le nom de brazil, qu'on y trouvait.
Avant
la découverte, une bulle d'Alexandre VI
avait fixé la limite des possessions de l'Espagne
et du Portugal
à 100 lieues à l'Ouest du cap Vert en attribuant aux Espagnols tous les
pays à découvrir et à convertir à l'Ouest de ce méridien, et au Portugal
tous les pays à l'Est (1493);
l'année suivante, le traité de Tordesillas avait porté à 370 lieues
à I'Ouest des îles du cap Vert la limite des droits des deux Etats. Après
la découverte, une bulle du pape Jules Il confirma ce traité (1506).
Le nom Brésil est déjÃ
employé en 1503
dans la relation d'Empoli, qui accompagna d'Albuquerque
et Pacheco aux Indes, ainsi que dans une plaquette de 1506
de la bibliothèque de Dresde (Presillig Landt), et dans le routier du
navire portugais le Bretoa allant au cap Frio (1511).
De 1501
à 1502
et de 1503
à 1504,
il y eut deux expéditions portugaises ,
dont Amerigo Vespucci fit partie; la première,
sous les ordres d'Andres Gonçalves, reconnut la côte entre le cap Saint-Roch
et Cananea, poussant ensuite vers le Sud-Est jusqu'Ã une terre qu'on croit
être la Georgie da Sud; la seconde, sous les ordres de Gonçalo Coelho,
reconnut la même côte, depuis Bahia dans la direction du sud. A l'île
de Fernando de Noronha ,
le chef de cette seconde expédition et Vespucci s'étaient séparés;
ils ne purent se rejoindre. Deux petits forts furent construits, l'un par
Vespucci au cap Frio qu'il ne dépassa pas dans ce voyage, et l'autre par
Coelho à Rio de Janeiro;
mais ces établissements fuirent bientôt détruits par les Indiens.
Vespucci était de
retour à Lisbonne au mois de septembre
1504.
On ignore la date de la rentrée de Coelho. Une des lettres de Vespucci,
publiée en 1504,
traduite et plusieurs fois réimprimée à cette époque, est le premier
document qui ait fait connaître à l'Europe les merveilles de la nature
du Brésil :
e
se nel monde, disait-il,è alcun paradiso terrestre senza dubio dee esser
non molto lontano da questi luoghi.
En 1504,
un Français de Honfleur ,
Paulmier de Gonneville, abordait dans les parages
visités par Vespucci. En 1505,
une expédition portugaise ,
dont le chef paraît avoir été Don Nuno Manoel (avec Joâo de Lisboa
et Vasco Gallego), parcourut la côte méridionale, découvrit le rio de
la Plata et poussa jusqu'Ã la baie de San Matias en Patagonie. Presque
toutes les escadres portugaises se rendant aux Indes commencèrent à partir
de 1506
à relâcher au Brésil, qui fut visité cette année par d'Albuquerque
et Tristan da Cunha. En 1508
les premiers explorateurs espagnols des mers du Sud longèrent les côtes
du Brésil (Solis et Pinzon);
puis, en 1516,
Solis; en 1519,
Magellan, etc.
Les Espagnols ne
renoncèrent pas à trouver une route directe des Indes par l'Ouest et
pendant longtemps les voyages ont surtout pour but de découvrir une ouverture
à travers la côte. Toute une génération use ses efforts là la solution
de ce problème et comme Colomb trouve l'Amérique en cherchant l'Inde.
Rodrigo de Batisdas (octobre 1500,
septembre 1502),
avec Juan de la Cosa comme pilote, lie les belles
découvertes de Pinzon avec celles qui ont été
faites en Amérique du Nord et reconnaît la terre ferme depuis le golfe
de Paria jusqu'au Darien. Alonzo de Ojeda et Juan
de la Cosa retournent quelques années plus tard dans les mêmes parages.
En 1508, Vicente
Yañez Pinzon et Juan Diaz de Solis parviennent
jusqu'à 40° de latitude Sud près de l'embouchure du rio Colorado. Ils
avaient passé devant l'embouchure de la Plata sans la voir. Juan de Solis
retourna en 1515
dans la même direction et reconnut alors l'immense estuaire qu'il prit
d'abord pour le fameux passage cherché : il y avait deux ans que Nuñez
de Balboa, entrant dans la mer jusqu'aux genoux, avait pris possession
de l'océan Pacifique, au nom du roi Catholique.
Enfin le 20 septembre 1519,
Fernão de Magalhaes (Magellan), navigateur
portugais
au service de l'Espagne ,
part du port de Séville, San-Lucar de Parrameda, relève avec le plus
grand soin toute la côte au Sud de la Plata, hiverne au port Saint-Julien
par 40° 12' de latitude Sud d'avril en octobre. Le 24 octobre. il s'engage
dans le détroit qui porte son nom et le 28 novembre 1520
il débouche dans le Grand Océan. Le problème était résolu. Magellan
périt en route, mais, le 6 septembre1522, Sébastien
del Cano ramenait triomphalement à San-Lucar le navire amiral la Victoria,
glorieux débris de l'expédition.
Le temps des conquêtes.
La génération
suivante est celle des conquérants, ou conquistadores. De toutes parts
les Espagnols s'élancent à travers le vaste continent. Diego
de Almagro et Fernando Luqués s'associent pour soumettre le Pérou.
Almagro en 1536
parcourt le Chili; de 1534
à 1538, Sebastian
de Benalcazar découvre la Nouvelle-Grenade et en prend possession.
En 1539,
Gonzalo Pizarro et Francisco
de Orellana, franchissant les Andes plus au Sud, pénètrent dans le
bassin de l'Amazone et le dernier de ces deux voyageurs s'engage sur le
grand fleuve et le descend jusqu'Ã la mer. Tandis que les compagnons ou
les rivaux de Pizarro s'emparent de la côte occidentale, les successeurs
de Solis essaiment autour du rio de la Plata : mais ils rencontrent la
concurrence des Portugais établis
depuis 1532d'une
manière permanente dans la petite île de São-Vicente. Martim Alfonso
de Souza reçoit en fief du roi Jean Ill plus de 100 lieues de côte et
en 1549
Bahia au fond de la baie de Tous les Saints devient la capitale.
Les Français essayèrent
aussi de s'établir sur ce littoral et sous l'impulsion de Coligny,
le protestant de la Villegagnon (1557,
l'année même de la bataille de Saint-Quentin),
débarqua non loin de l'emplacement actuel de Rio-de-Janeiro. Cette tentative
ne fut pas heureuse. L'Espagne
n'hésita pas un seul instant sur la politique à suivre et attaqua franchement
les intrus. En même temps que les explorateurs gagnaient de nouveaux territoires
à la couronne de Castille ,
celle-ci, pour se rendre compte des ressources qu'offraient les régions
d'outre-mer, imposait aux gouverneurs et aux voyageurs des questionnaires
très précis sur chaque pays. Dès 1532
l'évêque Sebastian Ramirez de Fuenleal, président
de l'audience de Mexico, avait fait une enquête minutieuse dont le plan
fut suivi pour le formulaire en sept questions envoyé par Charles-Quint
au gouverneur du Pérou en 1533.
Sous Philippe II, les formulaires furent
plus ou moins détaillés, suivant les époques, et en 1571
le service des informations et découvertes fut centralisé à Madrid
par Juan Lopez de Velasco. Celui-ci rédigea en 1577
un formulaire qui peut être regardé comme le type du genre; il était
divisé en 50 questions. Les vice-rois et capitaines généraux d'Amérique
étaient ainsi soumis aux mêmes obligations que les ambassadeurs de la
république de Venise; ils devaient soumettre
au gouvernement royal de véritables relations. Mais, en thèse générale,
ces documents qui ont été compilés par les premiers historiens espagnols
des conquêtes sont surtout des ouvrages de statistique. La géographie
physique était négligée. Dès le milieu du XVIe
siècle on connaît assez bien les côtes,
et on a des notions générales exactes des grandes chaînes de montagnes
et des principaux bassins, mais on croit encore à l'existence d'un continent
austral séparé seulement de l'Amérique par le détroit de Magellan .
Absorbée par l'exploitation des pays conquis, l'Espagne cessa de découvrir.
Les galions chargés de l'or et de l'argent d'Amérique refirent régulièrement
sans s'écarter la route d'Acapulco à Manille et de Cadix
à Porto Bello. On fit moins de découvertes
en trois siècles et demi, dans l'Amérique du Sud, qu'on n'en avait fait
en trente ans.
Le renouveau des
explorations.
Au XVIIe
siècle, ce sont des Hollandais, Guillaume
Schouten et Jacob Lemaire, qui doublent l'extrémité
de la Terre-de-Feu
et découvrent le cap Horn (1616).
Francis Drake avait, dit-on, précédé les navigateurs
néerlandais en 1577
et vu le premier « le cap extrême du pays vers le pole Sud ». Mais la
relation de son chapelain qui raconte cette exploration n'a été publiée
qu'en 1652;
les noms donnés à ces pays lointains par Schouten et Lemaire sont restés
en usage. Les Espagnols gardent avec un soin jaloux leurs colonies de l'Amérique
du Sud et refusent d'y laisser pénétrer les étrangers. Aussi n'a-t-on
à signaler pendant le XVIIe
siècle que l'exploration de l'Amazone
par Pedro Texeira (1639).
La révolte du Portugal
contre l'Espagne
et la reprise du Brésil par la maison de Bragance
n'eurent pas d'abord des conséquences très heureuses pour les découvertes
scientifiques. Les Français en profitent pour s'établir sur les côtes
de la Guyane et étendre les limites théoriques de la France
tropicale jusqu'à l'Amazone d'une part et jusqu'à l'Orénoque de l'autre.
Mais ces tentatives furent très mal combinées, les rivalités des compagnies
et l'incurie des directeurs attachèrent les Français au rivage et compromirent
irrémédiablement le succès de cette entreprise qui n'ajouta rien aux
connaissances géographiques.
Après la révocation
de l'édit de Nantes
un certain nombre de réfugiés français fut envoyé par les Hollandais
dans la Guyane et y jeta les fondements de ce qui allait être la Guyane
hollandaise (Surinam d'aujourd'hui). Mais la création de cette colonie
ne profita pas plus aux progrès de la géographie américaine que ne l'avaient
fait les tentatives de Colbert. On ne doit pas
non plus considérer comme faisant époque dans l'histoire des découvertes
les voyages cités partout de Godin, Bouguer
et La Condamine (sauf pour ce qui concerne
la seconde partie de son voyage avec sa descente de l'Amazone), à l'équateur ,
pour la mesure d'un arc du méridien
(1735-1739).
La tâche de ces savants avait une importance énorme, dans le domaine
de la géodésie. La géographie de l'Amérique
en profita d'une manière indirecte par suite de la précision plus grande
apportée dès lors à la confection des cartes et à la détermination
des coordonnées. Une autre expédition ordonnée par le gouvernement espagnol
dans un but plus pratique, celle de don Félix d'Azava, a peut-être plus
avancé les connaissances. Chargé de fixer les limites des possessions
espagnoles et portugaises ,
Azava se livra à des études très complètes sur la géographie du bassin
de l'Amazone et de la Plata (1781).
Le XIXe
siècle.
Nous arrivons ainsi
à Alexandre de Humboldt qui est le véritable
créateur de la géographie scientifique de l'Amérique méridionale. Ses
études sur le bassin de l'Orénoque, sur les Andes, leurs volcans, fruits
de ses observations de 1799
à 1803,
ont donné l'élan. Ralenties par les guerres de l'indépendance, les découvertes
géographiques furent poursuivies sans relâche, aussi bien par les gouvernements
qui prirent la place des vice-rois espagnols que par les missions scientifiques
envoyées d'Europe ou par l'initiative privée. Les savants de l'ancien
ou du nouveau monde entreprennent de dresser des cartes aussi complètes
que possible des diverses régions de l'Amérique du Sud. Augustin
Codazzi, chassé par les événements de 1815
de l'armée française, s'étant rendu dans la Nouvelle-Grenade (Colombie),
a levé de 1828
à 1838
la carte de ce pays et du Vénézuéla. En 1840,
un Français, Pissis, commença au Chili les études qui devaient doter
la république du Sud d'une des plus belles cartes d'ensemble existant
jusqu'au XXe
siècle pour les contrées situées au
Sud de l'équateur.
Le Pérou aura la
carte de Mateo Paz Soldan, publiée à Paris en 1863.
La Bolivie sera alors moins avancée. La république de l'Ecuador ('Equateur),
visitée par Humboldt en 1801,
par Boussingault en 1831,
Moritz Wagner en 1858,
Onffroy de Thoron, Orton en 1867,
enfin par Édouard André en 1876,
a été décrite en détail par Villavicencio en 1858,
dans sa Géographie de la République de l'Équateur. Il faut
reconnaître que, malgré le mérite de ce dernier travail, un des meilleurs
qui aient paru au-delà de l'Atlantique, la République de l'Ecuador est
encore à la fin du XIXe
siècle une des moins avancées de l'Amérique
du Sud au point de vue géographique. La Colombie pourrait lui disputer
le dernier rang.
Les travaux de Humboldt,
de Codazzi et de Boussingault
resteront longtemps la base des traités de géographie sur cette région.
Il faut citer les voyages accomplis par Elisée Reclus
(1855-1856),
le docteur Saffray (1869),
Édouard André (1876).
L'isthme de Panama qui dépend alors politiquement de la Colombie a été
étudié géographiquement par les ingénieurs et les cartographes français
avant que le canal interocéanique ait été entrepris. A cette époque,
le Venezuela est plus avancé que la fédération voisine. Les territoires
sont encore imparfaitement connus pour la plupart, mais les États sont
organisés et divisés en sections (secciones) administrées Ã
peu près régulièrement.
Le Brésil n'a été
librement ouvert aux explorateurs étrangers qu'à partir de l'arrivée
du roi Jean VI, chassé de Lisbonne par Junot. Auparavant, Piso et Marcgraf,
au XVIIe
siècle, pendant la domination hollandaise,
La Condamine, au XVIIIe
siècle, avaient été pratiquement les
seuls savants étrangers à avoir visité l'intérieur du Brésil; on leur
doir les premiers écrits sur l'histoire naturelle du pays. Les explorations
à l'intérieur étaient faites, jusqu'en 1808
par des savants portugais
et brésiliens; parmi ces derniers, les docteurs Lacerda d'Almeida et Alexandre
Rodrigues Ferreira. La frontière par ailleurs fut explorée par
des commissions de délimitation (Azara, etc.).
Depuis donc l'arrivée
de la famille de Bragance,
le Brésil s'est ouvert en particulier à Langsdorff (1803-1829),
Mawe (1807-1810),
Koster (1809-1815),
Chr. Waterton (1812-1816),
Caldleugh (1820),
Eschwege, Feldner, Auguste de Saint-Hilaire
(1816-1822),
le prince Maximilien de Neuwied (1815-1817),
Spix et Martius dont les travaux auront une valeur
inappréciable (1817-1820),
Pohl (1817-1821),
Natterers (1817-1835),
Lund, qui se fixa au Brésil à partir de 1834,
Gardner (1836-1841),
Francis de Castelnau (1843-1847).
H. Burmeister, Agassiz,
Hartt. Dans la seconde moitié du XIXe
siècle, une légion de géographes, de
naturalistes, d'ingénieurs, s'avance à travers les forêts de l'immense
empire.
D'ores et déjà ,
l'intérieur et les frontières ont été explorés aussi par des Brésiliens,
parmi lesquels le général Cunha Mattos, l'amiral
Leverger, le vicomte de Maracaju, les barons de Parima, de Teffé, de Ladario,
de Capanema. Couto de Magalhães et Severianoda Fonseca. Le littoral a
été visité (même avant 1808) par un grand nombre de savants, parmi
lesquels Darwin en 1832,
l'amiral Roussin et le commandant Mouchez,
qui a dressé les cartes marines d'une grande partie de la côte brésilienne.
Constatons cependant qu'il y a jusque dans les premières décennies du
XXe siècle
dans les province de Mato Grosso et de l'Amazonie des espaces aussi vastes
que la France
et qui sont à peu près inexplorés.
Le bassin de la Plata
a été étudié par Alcide d'Orbigny en 1826,
sir Woodbine Parish (1839),
et surtout par Martin de Moussy et par le docteur H.
Burmeister. Après que le Chili et la République Argentine se sont
partagé théoriquement la Patagonie, les voyageurs Musters (1869),
Moreno (1879)
et Moyano (1880),
ont sillonné les vastes territoires qui s'étendent entre les Andes et
l'Atlantique. Crevaux y trouvera la mort.
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Y.
Laissus et al., Naturalistes français en Amérique du Sud
(XVIe - XIXe s.), CTHS, 2006. - L'Amérique
du Sud, depuis très longtemps, est une terre d'élection pour les naturalistes
français. Les études présentées nous montrent l'importance des liens
qui unissent la communauté savante de l'Europe jusque vers le milieu du
XIXe siècle; la place tenue par le continent sud-américain dans l'émergence,
de Buffon à Humboldt, de la biogéographie, puis dans celle du transformisme;
le rôle central, enfin, joué par le Jardin Royal de Paris devenu Museum
d'histoire naturelle. (couv.). |
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