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Tycho Brahé

Brahé (Tycho) ou Tycho (14 décembre 1546 - 13 octobre 1601) est né à Knudstrup, en Scanie. Il manifesta de bonne heure un vif goût pour les études astronomiques; ce goût fut contrarié par sa famille, qui était noble et traitait ces études de frivoles. Cependant, il ne les abandonna pas, les cultivant en cachette. Sa première observation fut celle de la nouvelle étoile qui, signalée en novembre 1572 dans la constellation de Cassiopée, disparut au bout de 18 mois; il a décrit la grandeur, la couleur, les variations d'éclat et la position de cette étoile qu'il suppose engendrée par la substance éthérée de la Voie Lactée.

En 1576, le roi de Danemark Frédéric II plaçait Tycho Brahé à la tête de l'observatoire, nommé Uraniborg, qu'il créait dans l'île d'Hven; mais la haine des envieux fut victorieuse, après la mort de ce généreux prince, en 1597 : on défendit à l'astronome de se servir de ses instruments et on le persécuta à tel point qu'il dut quitter sa patrie et se retirer à Prague, où l'appelait l'empereur Rodolphe Il. Dans cette ville, il travailla sans relâche avec Kepler, jusqu'au jour où il mourut subitement. 
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Tycho Brahé.
(Source et copyright : Tycho Brahe Official Website).
Tycho Brahé, qui a fait construire des instruments astronomiques plus grands et plus justes que ceux qui existaient, collectionna pendant 30 ans un grand nombre d'observations célestes. Elles lui permirent de perfectionner la théorie des planètes et d'améliorer celle de la Lune, grâce à ses deux découvertes, l'équation annuelle et la variation. A. Sédillot a soutenu que les Arabes avaient connu cette dernière inégalité; mais il résulte de cet article : La Théorie de la Lune d'Aboul-Wéfa, publié en 1871 par M. J. Bertrand dans le Journal des Savants, qu'ils ne l'ont pas employée.

Jusque-là, les Péripatéticiens, suivant l'assertion de leur maître Aristote, considéraient les comètes comme étant de simples météores situés entre la Terre et la Lune : Tycho Brahé, après avoir observé la comète de 1577, fut amené a supposer qu'elle décrivait une courbe régulière autour du Soleil et calcula les premiers éléments de son mouvement.

Tycho Brahé a le premier construit une table des réfractions astronomiques; mais il pensait que les réfractions ne se manifestent que depuis l'horizon jusqu'à une hauteur de 45°.

II a dressé un catalogue de 1005 étoiles, où la position de ces astres est, par l'emploi de l'ascension droite et de la déclinaison, plus exactement déterminée que par les procédés des anciens.

Tycho Brahé proposa un troisième système du Monde, qui consiste d'abord à considérer la Terre comme immobile au centre de l'Univers et à faire mouvoir autour d'elle la Lune et le Soleil; puis à faire tourner autour du Soleil, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne; enfin à supposer que ces planètes sont entraînées par le Soleil dans son mouvement autour de la Terre. Le Système de Tycho Brahé, bien qu'il rende compte des apparences célestes, n'a pas été adopté, parce qu'il a paru contraire aux lois de la nature et qu'il était en désaccord avec les observations relatives à la distance du Soleil à la Terre. (Lebon, 1899).



Henriette Chardak, Tycho Brahé, l'homme au nez d'or, Presses de la Renaissance, 2004.

Cédé le jour de sa naissance à son oncle par son propre père, orphelin d'un frère jumeau, amoureux de ses sœurs qu'il croit être ses cousines, Tycho Brahé est l’enfant du mensonge et de la trahison. Devant ce terrible destin, il va choisir le ciel comme refuge et l'astronomie comme confidente. Prince du Danemark qui inspira à William Shakespeare le personnage d’Hamlet, homme fantasque poète et scientifique, Tycho Brahé est l’un des êtres les plus fascinants d’une époque qui pourtant n’en manque pas. Henriette Chardak brosse le portrait d’un homme qui, sans le savoir, fut le père de l’aventure plus folle de la modernité : celle de la connaissance. Située au tournant du XVIe et du XVIIe siècle, cette fresque historique commence dans les brumes romantiques des châteaux scandinaves et s’achève dans les ors de Prague, fief du grand Rodolphe II. (couv.).

Tycho Brahé, Sur les phénomènes récents du monde éthéré, Albert Blanchard, 1984. - Exercices de l'astronomie rénovée (I), Albert Blanchard, 1982.

Henriette Chardak, Tycho Brahé, l'homme au nez d'or, Presses de la Renaissance, 2004. -  Pierre Gassendi, Vies de Tycho Brahé, Copernic, Peurbach et Regiomontanus, Albert Blanchard, 1996. 

Brahé, Sophia (1556-1643). Soeur de Tycho Brahé. Elle l'a assisté pour ses observations astronomiques.
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