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Toutes les étoiles,
regardées autrefois comme fixes, en raison de la petitesse de leurs mouvements
apparents par rapport à ceux des planètes,
subissent en réalité de petits déplacements sur la sphère
céleste qui correspondent à ce que l'on nomme leur mouvement propre
et dont nous ne pouvons mesurer que la projection.
Le tableau que nous donnons ci-dessous
représente les principales données connues au début du XXe
siècle (le terme de grandeur, correspond à ce qu'on appelle aujourd'hui
la magnitude) :

Pour comparer ces vitesses avec celles
des planètes, nous rappellerons que la vitesse de la Terre
dans son orbite est de 29,5 kilomètres par seconde; celle de Neptune
5,4 km/s, tandis que celle de Mercure, la plus
rapproché du Soleil, est de 47 km/s, comme la
vitesse minima de la Chèvre (Capella, dans le Cocher).
Les mouvements propres ont pour effet d'altérer
la forme des constellations, puisque
les principaux astres ont parfois des déplacements dirigés dans des sens
différents.
Les mouvements
propres ont été étudiés à partir du XVIIIe siècle et mis
en évidence par un certain nombre d'astronomes, parmi lesquels nous citerons
Bradley ,
Lemonnier ,
Mayer ,
Maskelyne ,
Piazzi .
Au siècle suivant, Argelander ,
O. Struve
et Peters
sont ceux qui ont le plus approfondi ces études, et ils ont conclu que
notre Soleil et tout son cortège de planètes
se meut avec une vitesse de 7,6 km/s par seconde (660 000 km/h ou 240 000
000 de km par an) et se dirige vers l'apex,
un point aux confins des constellations d'Hercule
et de la Lyre. On ajoutera que ce résultat, qui
reste exact, et se comprend comme l'effet du déplacement du Système
solaire autour de la Galaxie, a conduit ces astronomes
(qui ne connaissaient pas la structure de la Voie lactée, ni ses dimensions)
a supposer que le Système solaire gravitait autour d'un astre central
situé par Argelander dans la direction de Persée,
et que Maedler
croyait, pour sa part pouvoir identifier à Alcyone, la plus brillante
des Pléiades (Taureau).
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