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Les astronomes
utilisent la notion de magnitude pour caractériser l'éclat
apparent d'un astre (magnitude apparente) ou son
éclat absolu (magnitude absolue). Sa définition répond à une préoccupation
très ancienne. Un système d'évaluation a ainsi été été mis en place
dès l'Antiquité (disons, à partir d'Hipparque ,
et dont les principes seront repris par Ptolémée )
qui permettait de comparer ces éclats en rangeant les étoiles
visibles à l'oeil nu en six classes : les plus brillantes étaient dites
de première grandeur, les plus faibles de sixième grandeur. L'utilisation
des télescopes qui conduit à observer des astres plus faibles que ceux
accessibles à l'oeil nu, le recours à la photographie, puis, au XXe
siècle, à des détecteurs électroniques chaque jour un peu plus précis,
a fait abandonner cet ancien système.
L'appréciation objective de l'éclat des
étoiles a préoccupé les astronomes depuis l'Antiquité. Un système
d'évaluation a été mis en place dès cette époque (disons, à partir
d'Hipparque )
qui permettait de comparer ces éclats en rangeant les étoiles visibles
à l'oeil nu en six classes : les plus brillantes étaient dites de première
grandeur, les plus faibles de sixième grandeur. L'utilisation des télescopes
qui conduit à observer des astres plus faibles que ceux accessibles Ã
l'oeil nu, le recours à la photographie, puis, au XXe
siècle, à des détecteurs électroniques chaque jour un peu plus précis,
a fait abandonner cet ancien système.
Le système actuel dérive du précédent.
Ill utilise la notion de magnitude, dont la définition permet de donner
un sens physique plus objectif que celui de grandeur auquel elle se substitue.
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La formule
de Pogson
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Pour
définir la magnitude, les astronomes sont partis du constat déjà fait
par W. Herschel ,
selon lequel les étoiles de 6e grandeur étaient pratiquement
100 fois moins lumineuses que celles de première grandeur. Cela peut se
traduire en terme de magnitudes par le tableau suivant :
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Magnitude
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Éclat
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1
2
3
4
5
6
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100
100 x 0,4 = 40
40 x 0,4 = 16
16 x 0,4 = 6,4
6,4 x 0,4 = 2,56
0,256 x 0,4 = 1,024 |
On peut exprimer
cela de façon synthétique tout en permettant d'étendre la notion de
magnitude au-delà de la seule fourchette donnée par les étoiles visibles
à l'oeil nu. Cela se fait grâce à la formule de Pogson, qui donne
la relation entre l'éclat et la magnitude :
log
(E/E') = 0,4 x (m'-m),
qui
peut aussi s'écrire :
m-m'
= - 2,512 x log E/E'
où E et E' représentent
les éclats de deux étoiles à comparer, et m et m' leurs magnitudes respectives.
La formule se simplifie lorsqu'on choisi une unité : par définition,
l'éclat d'Aldébaran (Taureau) correspond ainsi
à la magnitude 1.
Comme on le constate,
les étoiles (et les autres astres) ont des magnitudes d'autant plus élevées
que leur éclat est faible (ce qui peut être parfois source de confusion).
De la même façon qu'il existe des séismes de magnitude nulle (et qui
secouent cependant la Terre!), il peut également
exister pour l'éclat des astres des magnitudes nulles (étoiles plus brillantes
qu'Aldébaran) ou négatives pour les astres les plus brillants.
Le Soleil a ainsi
une magnitude (apparente) de -26, la Lune de -12.
les grands télescopes sont capables de détecter des astres si faibles
que leur magnitude peut dépasser la valeur 30. Par ailleurs, les plus
puissants télescopes peuvent observer des objets dont la magnitude dépasse
30. |
De la même façon
que l'on distingue entre luminosité apparente et luminosité absolue,
on parle de la magnitude apparente d'un astre, qui correspond à son éclat
observé depuis la Terre, et de sa magnitude absolue, qui représente une
mesure de la luminosité intrinsèque. Par définition, la magnitude absolue
d'un astre est la magnitude (apparente) qu'il aurait s'il était placé
à 10 parsecs (soit 32,6 années-lumière)
de la Terre.
Ajoutons que la magnitude
des astres dépend de la sensibilité du récepteur utilisé à telle ou
telle longueur d'onde. On définit ainsi une magnitude
visuelle, quand le récepteur est l'oeil humain, une magnitude photographique,
quand il s'agit de rendre compte de de la réponse au rayonnement reçu
d'une émulsion photographique. On parlera encore (dans un contexte plus
théorique) de la magnitude bolométrique qui permet d'évoquer la luminosité
d'une étoile lorsqu'on prend en compte toutes la lumière émise à toutes
les longueurs d'onde. |
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