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Les Peuples turciques |
| Les
Turks,
Türks (avec un k, pour le distinguer des Turcs avec un c, qui sont
les habitants de la Turquie) ou peuples turciques correspondent
aux populations que l'on appellait aussi jadis les Touraniens |
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| Les
Yakoutes
Les Yakoutes (qui se nomment eux-mêmes
Sacha)
sont un peuple sibérien qui forme la branche Nord-Est des peuples turcs.
Il semble qu'il aient été mélangés au IIIe
siècle aux Ouïgours. Refoulés
au
XIVe siècle
des parages du Baïkal dans la vallée de la Léna, ils occupent aujourd'hui
presque en totalité les bassins des fleuves Khatanga, Olekma, Léna, Yana
et Indighirka, empiétant sur les territoires de leurs voisins, Toungouses,
Tchouktches, Samoyèdes, etc. Les Yakoutes sont pasteurs et chasseurs,
parfois commerçants. Ils sont environ 300 000 et nominalement chrétiens Les Tatars Après avoir regroupé sous se vocable
l'ensemble des peuples turco-mongols, on emploie désormais le terme de
Tatars pour désigner seulement quelques groupes de populations en principe
à prédominance turque (mais souvent aussi avec des composantes mongoles
et finno-ougriennes), qui forment plusieurs îlots au milieu des populations
russes, kirghiz ou mongoles dispersées
entré le lac Baïkal et les monts Oural. Cet ensemble reste assez disparate
: les Tatars de Sibérie, par exemple sont issus des mélanges de Turks
et de Finnois; et plusieurs tribus sont,
en outre, mongolisées ou russifiées.
Les Tatars Volgaïques.
a) Les Tatars de Kazan (Tatars proprement dits), descendants des Kiptchaks de la Horde-d'Or, sont venus au XIIIe siècle dans le pays qu'ils occupent actuellement et s'y sont mélangés avec les Bulgares. Ils diffèrent, par leur type à moitié finnois. Leur langue est un dialecte de l'Ouralien, comme celles Tatars de Tchoulym (voir plus bas) et des Bachkirs. Les « Tatars » du Caucase Ils présentent un mélange d'éléments anciens (Avars, Alains, Petchénègnes, Khazars, Lesghi) avec les envahisseurs (Kiptchaks, Nogaï, Iraniens). Il faut distinguer parmi eux : a) Les Tatars ou Kabardes de la montagne;
Femmes tatares du Caucase, au début du XXe siècle. Les Tatars sibériens.
a) Parmi les Altaïens qui forment l'îlot central, entre l'léniséï et l'Irtych, on distingue, d'après leur habitat :-*Les Tatars d'Abakan ou Khakas, qui sont un ensemble de plusieurs peuplades - Katchins, Koïbals. Sagas ou Sagaï, etc. - pour la plupart nomades;b) Parmi les « Tatars de Sibérie », on distingue aussi, d'après leurs emplacements, les Tatars de Baraba, d'Irtych-Tobol et de Tioumen
Famille tatare de Sibérie (vers 1920). Les Bulgares de la Volga Ce peuple vécut
sur les bords du Volga et de la Kama du Xeau
XVIe
siècle. Son pays est appelé par les
écrivains byzantins Ceux de la Volga
avaient embrassé l'islam Les Dounganes et les Tarantanchi Les Tarantanchi forment la population des
oasis du Turkestan
Les Kirghiz L'histoire des Kirghiz s'étend sur plus de deux millénaires et se déroule à travers une succession de migrations, d'alliances, de conquêtes et d'adaptations aux grands bouleversements de la steppe eurasiatique. Leur identité se forme progressivement dans un environnement dominé par le nomadisme pastoral, les échanges commerciaux et les rivalités entre empires. Les premières mentions des ancêtres des Kirghiz apparaissent dans les sources chinoises dès le IIe siècle avant notre ère. Les chroniqueurs de la dynastie Han évoquent un peuple appelé les Gekun ou Jiankun, installé dans la région du haut Ienisseï, au sud de la Sibérie actuelle. Ces populations vivent principalement de l'élevage des chevaux, des moutons et des bovins, pratiquent également la chasse et entretiennent des relations variables avec les grandes confédérations nomades de la steppe. Leur apparence physique, décrite par certains auteurs chinois, diffère parfois de celle des autres peuples turciques, ce qui témoigne probablement de mélanges anciens avec des groupes sibériens et indo-européens. Au cours des premiers
siècles de notre ère, les Kirghiz du Ienisseï se retrouvent sous l'influence
de diverses puissances nomades. Ils subissent notamment la domination des
Xiongnu ( Au VIIIᵉ siècle, l'effondrement du premier Empire turc favorise l'émergence du khaganat ouïghour. Les Kirghiz demeurent longtemps dans son orbite, mais la rivalité entre les deux peuples s'intensifie. En 840, les Kirghiz lancent une vaste offensive contre les Ouïghours. Leur victoire provoque la destruction du khaganat ouïghour et constitue l'un des événements majeurs de leur histoire. Pendant plusieurs décennies, ils exercent une influence considérable sur les steppes d'Asie intérieure. Cette période correspond à l'apogée du khaganat kirghiz du Ienisseï. Cependant, leur domination reste relativement lâche et ne débouche pas sur la création d'un empire centralisé comparable à celui des Göktürks ou des Mongols. Les distances immenses, la dispersion des tribus et la nature même du nomadisme limitent la consolidation du pouvoir. Progressivement, les Kirghiz perdent leur prééminence et se replient vers leurs territoires traditionnels. Entre le Xe et le XIIe siècle, l'Asie centrale connaît une profonde transformation. Les États musulmans turciques, notamment les Karakhanides, étendent leur influence. Les Kirghiz, encore largement attachés au tengrisme et aux croyances chamaniques, restent en marge de l'islamisation qui progresse dans les oasis du Turkestan. Ils poursuivent leur mode de vie nomade et entretiennent des relations commerciales avec les peuples voisins. Au début du XIIIe siècle, l'expansion de Gengis Khan bouleverse toute l'Eurasie. Les Kirghiz du Ienisseï se soumettent relativement rapidement aux Mongols et évitent ainsi les destructions massives qui frappent d'autres régions. Intégrés à l'Empire mongol, ils fournissent des guerriers et participent aux réseaux économiques qui relient désormais la Chine, l'Asie centrale et le Moyen-Orient. La domination mongole provoque également des déplacements de populations. Au fil des siècles, une partie importante des Kirghiz migre progressivement vers les montagnes du Tian Shan et les régions correspondant aujourd'hui au Kirghizstan. Cette migration n'est ni soudaine ni uniforme; elle s'étend sur plusieurs générations et résulte d'une combinaison de pressions politiques, de rivalités tribales et de la recherche de nouveaux pâturages. Les Kirghiz se mêlent alors à d'autres groupes turciques et mongols, ce qui contribue à la formation du peuple kirghiz moderne. Aux XVe et XVIe siècles, les Kirghiz occupent désormais une grande partie des vallées et des hautes terres du Tian Shan. Leur organisation demeure fondée sur des tribus regroupées en grandes confédérations. Les traditions orales prennent une importance particulière. C'est dans ce contexte que se développe l'épopée de Manas, immense récit transmis de génération en génération, qui devient le principal symbole de l'identité nationale kirghize. Cette oeuvre célèbre les exploits du héros Manas et de ses descendants dans leurs luttes contre divers ennemis. L'islam sunnite se diffuse progressivement parmi les Kirghiz à partir du XVIe siècle, sous l'influence des marchands, des chefs religieux et des États voisins. Toutefois, les anciennes croyances chamaniques subsistent longtemps et se mêlent aux pratiques musulmanes. Cette coexistence façonne durablement la culture kirghize. Durant les XVIIeet XVIIIe siècles, les Kirghiz affrontent la montée en puissance du khanat dzoungar, dominé par les Mongols oïrats. Les guerres répétées provoquent des déplacements de tribus et des pertes importantes. Certaines communautés cherchent la protection des Kazakhs ou des souverains de Kokand, tandis que d'autres conservent leur indépendance dans les zones montagneuses. Au XIXe siècle, le khanat de Kokand étend son autorité sur une partie des territoires kirghiz. Plusieurs tribus résistent à cette domination, mais les divisions internes limitent leur capacité d'action. Dans le même temps, l'Empire russe poursuit son expansion vers l'Asie centrale. Entre les années 1850 et 1870, les régions kirghizes passent progressivement sous contrôle russe. Les autorités impériales encouragent l'installation de colons slaves, modifient l'administration locale et intègrent l'économie pastorale traditionnelle dans les circuits commerciaux de l'empire. La colonisation russe entraîne des tensions croissantes. En 1916, lorsque les autorités impériales décident de mobiliser les populations musulmanes pour les travaux militaires durant la Première Guerre mondiale, une vaste révolte éclate en Asie centrale. Chez les Kirghiz, cette insurrection prend une ampleur particulière. La répression russe provoque la mort de dizaines de milliers de personnes et pousse de nombreux réfugiés à fuir vers la Chine. Cet épisode tragique, connu sous le nom d'Urkun, reste profondément ancré dans la mémoire collective. Après la révolution russe de 1917 et la guerre civile qui s'ensuit, les bolcheviks imposent progressivement leur autorité en Asie centrale. En 1924, une entité autonome kirghize est créée dans le cadre du découpage national soviétique. Celle-ci devient successivement une région autonome, puis une république autonome, avant d'accéder au statut de république socialiste soviétique en 1936. L'époque soviétique transforme profondément la société kirghize. Les autorités encouragent la sédentarisation des nomades, développent l'enseignement, instaurent l'alphabet cyrillique et favorisent l'industrialisation. L'élevage collectif remplace progressivement les structures traditionnelles. Cependant, les campagnes de collectivisation et les purges staliniennes provoquent également des souffrances considérables. De nombreux intellectuels et chefs locaux sont exécutés ou déportés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Kirghiz servent dans l'Armée rouge. La république accueille également des populations déplacées depuis d'autres régions de l'Union soviétique. Après 1945, l'urbanisation progresse et l'influence de la culture soviétique s'intensifie, sans pour autant faire disparaître les traditions nationales. Dans les années 1980, les réformes de la perestroïka favorisent l'émergence d'un mouvement national kirghiz. Les revendications identitaires se renforcent tandis que les tensions interethniques apparaissent dans certaines régions de la vallée de Ferghana. En 1991, à la suite de la disparition de l'Union soviétique, le Kirghizstan proclame son indépendance. Le nouvel État cherche à construire une identité nationale fondée sur l'héritage historique des Kirghiz et sur la valorisation de l'épopée de Manas. Les premières décennies d'indépendance sont marquées par des difficultés économiques, des changements politiques fréquents et plusieurs révolutions populaires, notamment en 2005 et en 2010. Aujourd'hui, les Kirghiz constituent la majorité de la population du Kirghizstan, mais des minorités importantes vivent également en Chine, en Ouzbékistan, au Tadjikistan, au Kazakhstan, en Russie et en Afghanistan. Malgré la modernisation et l'urbanisation, une grande partie de leur identité demeure liée aux traditions pastorales, aux chevaux, à la vie des montagnes et au souvenir de leur longue histoire nomade, qui relie les steppes sibériennes de l'Ienisseï aux sommets du Tian Shan. Les Turkmènes Les Turkmènes sont issus d'un long processus de formation qui associe les anciennes populations des steppes, les migrations des tribus oghouzes, les influences iraniennes et l'expansion de l'islam. Au fil des siècles, ils développent une identité propre fondée sur le nomadisme pastoral, l'organisation tribale et une forte culture équestre. Les racines les plus lointaines des Turkmènes remontent aux peuples turciques qui apparaissent dans les steppes d'Asie intérieure durant les premiers siècles de notre ère. À partir du VIe siècle, les Göktürks dominent une grande partie de l'Asie centrale et favorisent la diffusion des langues turciques parmi les populations nomades. Parmi les nombreuses tribus qui composent cet ensemble se trouvent les Oghouzes, dont les futurs Turkmènes sont les principaux descendants. Entre le VIIIe et le IXe siècle, les tribus oghouzes quittent progressivement les régions plus orientales de l'Asie centrale et s'installent dans les steppes situées autour de la mer d'Aral et du cours inférieur du Syr-Daria. Elles constituent alors une vaste confédération connue sous le nom d'État oghouz. Cette organisation regroupe de nombreuses tribus autonomes dirigées par des chefs locaux, tandis qu'un souverain suprême exerce une autorité limitée sur l'ensemble. Les Oghouzes entretiennent des relations complexes avec leurs voisins. Ils combattent parfois les Khazars, les Karlouks et les Petchénègues, mais concluent également des alliances temporaires selon les circonstances. Leur économie repose principalement sur l'élevage des chevaux, des chameaux et des moutons. Les caravanes commerciales qui traversent l'Asie centrale favorisent les contacts avec les villes sédentaires du Khwarezm, de la Transoxiane et de la Perse. À partir du IXe siècle, l'islam sunnite se diffuse progressivement parmi les Oghouzes. Les marchands musulmans, les prédicateurs et les contacts avec les États voisins contribuent à cette conversion. Les anciennes croyances chamaniques et tengristes subsistent longtemps et se mêlent aux nouvelles pratiques religieuses. C'est dans ce contexte que le terme Turkmène commence à apparaître dans les sources musulmanes. Son sens exact reste discuté, mais il désigne progressivement les Oghouzes convertis à l'islam. Au Xe siècle, les tribus oghouzes connaissent des rivalités internes et subissent les pressions d'autres peuples nomades. Certaines d'entre elles migrent vers l'ouest et pénètrent en Iran, dans le Caucase et en Anatolie. Parmi ces groupes figurent les ancêtres des Seldjoukides. Originaires de la tribu Kınık, ils acquièrent une puissance considérable au XIe siècle. Sous la conduite de Toghrul Beg et de ses successeurs, les Seldjoukides bâtissent un immense empire qui s'étend de l'Asie centrale à l'Anatolie. Les guerriers turkmènes constituent une part essentielle de leurs armées. Les tribus nomades accompagnent les conquêtes et s'installent dans de nouvelles régions. Cette expansion contribue à la turquisation progressive de l'Anatolie et prépare l'émergence future des Turcs d'Anatolie. Cependant, tous les Turkmènes ne participent pas à ces migrations occidentales. Une grande partie demeure dans les régions correspondant à l'actuel Turkménistan, au nord-est de l'Iran et au Khwarezm. Ces tribus conservent leur mode de vie nomade et leur organisation traditionnelle. Au XIIᵉ siècle, le déclin de l'Empire seldjoukide entraîne la fragmentation politique de l'Asie centrale. Les Turkmènes se répartissent en nombreuses confédérations tribales telles que les Tékés, les Yomouts, les Ersaris, les Göklen ou les Saryks. L'appartenance tribale devient l'élément fondamental de l'identité sociale et politique. Au début du XIIIᵉ siècle, l'expansion de Gengis Khan bouleverse profondément la région. Les armées mongoles détruisent les grandes villes du Khwarezm et provoquent d'importants déplacements de population. Les Turkmènes échappent partiellement aux destructions grâce à leur mobilité, mais ils sont intégrés au nouvel ordre mongol. Les échanges commerciaux reprennent progressivement sous la protection de l'Empire mongol. Après la fragmentation de cet empire, les territoires turkmènes passent sous l'autorité de diverses dynasties, notamment les Tchaghataïdes et les Timourides. Les tribus conservent néanmoins une large autonomie. Les chefs locaux continuent à exercer leur pouvoir sur leurs propres groupes, tandis que les grandes puissances régionales peinent à imposer une administration durable dans les zones désertiques. Aux XVe et XVIe siècles, les Turkmènes se trouvent à la frontière de plusieurs États puissants. Les Séfévides d'Iran, les Ouzbeks du khanat de Khiva et les souverains de Boukhara cherchent tour à tour à contrôler leurs territoires. Certaines tribus servent comme alliées militaires, tandis que d'autres se révoltent régulièrement contre toute tentative de domination extérieure. L'économie turkmène repose alors sur l'élevage nomade, le commerce caravanier et parfois les raids contre les populations voisines. Les chameaux jouent un rôle essentiel dans les déplacements à travers le désert du Karakoum. Les chevaux turkmènes, réputés pour leur endurance, acquièrent une renommée considérable. Parmi eux, la race Akhal-Téké devient l'un des symboles du peuple turkmène. Les traditions culturelles se développent autour de la poésie orale, des récits héroïques et de l'art du tapis. Chaque tribu produit des motifs spécifiques qui permettent d'identifier l'origine des tisserandes. Ces tapis deviennent l'une des expressions les plus prestigieuses de la culture turkmène. Au XVIIIe siècle, plusieurs tribus migrent vers le sud et l'ouest à la recherche de nouveaux pâturages. Les rivalités avec les Perses, les Khivains et les Ouzbeks demeurent fréquentes. Malgré l'absence d'un État unifié, les Turkmènes conservent une forte conscience collective fondée sur la langue, l'islam sunnite et les traditions tribales. Au XIXe siècle, l'Empire russe entreprend la conquête de l'Asie centrale. Les Turkmènes opposent une résistance acharnée à cette expansion. La tribu des Tékés joue un rôle majeur dans cette lutte. En 1881, la forteresse de Geok-Tepe tombe après un siège sanglant mené par les troupes russes. Cette défaite marque un tournant décisif. Les territoires turkmènes sont progressivement intégrés à l'Empire russe. L'administration impériale favorise le développement des voies ferrées et du commerce, mais l'organisation tribale demeure largement intacte dans les campagnes. Les Russes interviennent peu dans les affaires religieuses et laissent subsister de nombreuses coutumes locales. Après la révolution russe de 1917, les Turkmènes connaissent une période d'instabilité. Certaines tribus soutiennent les mouvements antibolcheviques du Basmatchi, qui combattent le pouvoir soviétique. Après plusieurs années de conflit, les bolcheviks imposent leur contrôle sur la région. En 1924, la République socialiste soviétique du Turkménistan est créée dans le cadre du redécoupage national de l'Asie centrale. Le pouvoir soviétique entreprend de transformer la société. La collectivisation modifie les structures économiques traditionnelles, tandis que la sédentarisation réduit progressivement le nomadisme. L'alphabet arabe est d'abord remplacé par l'alphabet latin, puis par le cyrillique. Les campagnes staliniennes provoquent des arrestations et des purges parmi les élites locales. Malgré ces violences, l'époque soviétique favorise également l'alphabétisation, l'urbanisation et le développement des infrastructures. L'exploitation du gaz naturel devient progressivement l'un des piliers de l'économie. endant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Turkmènes servent dans l'Armée rouge. Après 1945, l'industrialisation s'accélère. La construction du canal du Karakoum transforme une partie du désert et permet l'extension de la culture du coton, bien que ces aménagements entraînent également d'importantes conséquences écologiques. À la fin des années 1980, la politique de réforme engagée en Union soviétique favorise l'émergence d'un sentiment national plus affirmé. Lorsque l'Union soviétique se désintègre en 1991, le Turkménistan proclame son indépendance. Le nouvel État est dirigé par Saparmyrat Nyýazow, qui met en place un régime fortement personnalisé. Le culte de la personnalité occupe une place importante dans la vie publique. Son ouvrage, le Ruhnama, est présenté comme une référence idéologique nationale. Après sa mort en 2006, ses successeurs maintiennent un système politique très centralisé. Aujourd'hui, les Turkmènes constituent la majorité de la population du Turkménistan, mais des communautés importantes vivent également en Iran, en Afghanistan, en Ouzbékistan, au Kazakhstan, en Russie et dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Malgré l'urbanisation croissante et les transformations économiques liées à l'exploitation des ressources énergétiques, les traditions tribales, l'élevage du cheval Akhal-Téké, l'art du tapis et la mémoire du passé nomade demeurent au coeur de l'identité turkmène contemporaine. Les Ouïgours, les Ouzbeks et les Karagas Les Ouïgours et les Ouzbek sont deux populations proches d'un point de vue historique et linguistique. Et ce sont aussi dans une moindre mesure des critères linguistiques qui apparentent ces deux populations aux Karagas, que certains auteurs rangent avec les Tatars. Les Ouïgours.
Les Ouzbeks.
Leur nom conserve le souvenir de leur chef, le fameux Ouzbeg Khan, qui porta au plus haut point de prospérité le royaume de Toman, fondé en 1248 par Scheibani Khan. Ce royaume passa ensuite sous la domination de Timour et de ses successeurs; plus tard il tomba en décadence et forma la plus grande partie des khanats de Bokhara et de KhivaIls se mêlent à ceux-ci, et sont encore souvent confondus sous le nom de Sartes. On les distingue donc surtout à cause de leur mode de vie nomade fortement ancré dans leur culture, au point que même lorsqu'ils ont des maisons, ils préfèrent souvent habiter la tente dressée dans leur jardin. Leurs caractères varient suivant les régions et les mélanges subis. Leurs moeurs se rapprochent beaucoup de celles de leurs voisins et parents, les Kirghiz. Ils sont musulmans fervents, sans fanatisme Les Karagas.
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