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L'écliptique'
( Le
Repérage des astres, L'Année
et les Saisons) est la trajectoire
apparente du Soleil au cours de l'année.
Il définit donc aussi au plan de l'orbite terrestre autour du Soleil.
Comme la plupart des corps du Système solaire
(à l'exception des comètes et des objets situés
à sa périphérie) on des orbites proches de
ce plan, on les trouve, sur la sphère céleste, toujours à l'intérieur
d'une bande relativement étroite, centrée sur ce cercle, et recouverte
par les douze constellations dites du zodiaque
(ainsi que par Ophiuchus).
La courbe que trace
l'écliptique sur la sphère céleste
rencontre l'équateur céleste en deux points diamétralement
opposés qu'on appelle les points équinoxiaux.
Vers le 20 mars (équinoxe
de mars ou équinoxe de printemps dans l'hémisphère
terrestre Nord, équinoxe d'automne dans l'hémisphère Sud), le Soleil
passe de l'hémisphère céleste austral dans l'hémisphèrecéleste boréal
par le premier point équinoxial, aussi appelé point
vernal, employé comme origine des ascensions droites.
Il s'élève ensuite de jour en jour dans l'hémisphère boréal jusque
vers le 20 juin, époque où il atteint sa plus grande déclinaison,
+23°27' : c'est le solstice de juin (solstice
d'été dans l'hémisphère Nord, solstice d'hiver
dans l'hémisphère Sud).
Le Soleil redescend
ensuite graduellement vers l'équateur, qu'il atteint vers le 22 septembre
(équinoxe de septembre). Sa déclinaison continue à diminuer, et de boréale
ou positive, elle devient australe ou négative; elle passe par un minimum
- 23° 27', vers le 21 décembre, au solstice décembre (solstice d'hiver
dans l'hémisphère Nord, solstice d'étédans l'hémisphère Sud).
Puis le soleil remonte
progressivement jusqu'à l'équateur, qu'il atteint vers le 20 mars de
l'année suivante, non plus au point vernal défini plus haut, mais un
peu auparavant, en un point qui en est distant d'un arc de 50"2. Ce phénomène,
qu'on appelle précession des équinoxes,
et qui est la conséquence de la rétrogradation
des points équinoxiaux, a pour effet d'avancer l'instant de l'équinoxe,
puisque le Soleil n'a pas à parcourir l'arc de 360° pour avoir effectué
sa révolution tropique, mais bien 360° - 50"2.

C'est sur l'écliptique,
et à partir du point vernal, que
l'on compte les longitudes en sens inverse
des aiguilles d'une montre, comme l'ascension droite. La
latitude
d'un astre est l'arc de grand cercle compris entre cet astre et l'écliptique.
L'écliptique a pour
pôles les points P et P', où son axe, c.-à -d. la perpendiculaire Ã
son plan menée par le centre, rencontre la sphère
céleste. Le pôle Nord de l'écliptique est proche de la nébuleuse
planétaire-NGC 6543 (l'Oeil de Chat),
dans la constellation du Dragon); le pôle Sud écliptique
se situe dans la constellation de la Dorade, à proximité
du Grand Nuage de Magellan.
L'écliptique fait avec le plan de l'équateur
terrestre (et donc avec l'équateur céleste) un angle de 23°27' environ,
qu'on appelle l'obliquité
de l'écliptique.
La
détermination de la valeur de l'obliquité de l'écliptique est l'un des
plus anciens problèmes auxquels se sont confrontés les astronomes. Les
premiers auteurs ont trouvé l'obliquité de l'écliptique de 24°; Ératosthène ,
250 ans av. J.-C., de 23°50'; Albategnius ,
en 880, de 23° 35' 40"; Tycho Brahé ,
en 1587, de 23°31'30"; elle oscille aujourd'hui autour de 23° 23'. Euler
et Laplace
ont expliqué cette diminution par l'attraction mutuelle de toutes les
planètes,
dont les orbites, diversement inclinées, cherchent constamment à se confondre
dans un même plan. Mais leur action (très puissante, puisque Vénus
et Jupiter pourraient par leur attraction changer
l'obliquité de l'écliptique de 10 à 20°) est combattue par la masse
du Soleil. Delà , deux conséquences importantes que Laplace a déduites
de ses calculs : l'une, que la variation de l'obliquité est périodique,
de sorte que le Soleil, après s'être écarté de moins en moins de l'équateur,
reviendra en sens contraire; l'autre, que l'obliquité ne pourra jamais
varier que de 2 à 3 degrés.
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