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Republica da Guine-Bissau |
12 00 N, 15 00 W |
La Guinée-Bissau
est un Etat de l'Afrique Administrativement, la Guinée Bisssau
est divisée en 9 régions (regioes) : Bafata, Biombo, Bissau, Bolama
(ou Bolama / Bijagos), Cacheu, Gabu, Oio, Quinara et Tombali.
Carte de la Guinée-Bissau. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une grande carte). Géographie physique de la Guinée-Bissau. La géographie de la Guinée-Bissau est principalement caractérisée par son altitude très basse et son étroite interaction avec les milieux aquatiques, dominés par une vaste plaine côtière qui constitue la majeure partie du territoire. Cette plaine est d'une platitude remarquable. Elle s'élève très progressivement vers l'est et le sud, où l'on trouve les rares reliefs, qui atteignent péniblement quelques centaines de mètres d'altitude dans l'extrême est. La côte est particulièrement découpée. Elle est parsemée de nombreux estuaires larges et profonds, appelés localement rios, qui pénètrent loin à l'intérieur des terres. Ces rios, dont les principaux sont le Cacheu au nord, le Geba (sur lequel est située la capitale Bissau) au centre, et le Corubal au sud, sont soumis aux marées sur une grande distance, ce qui crée un réseau dense d'eaux saumâtres et de canaux secondaires. Ce système hydrographique complexe est vital pour les communications et l'écologie du pays. Au large de la côte s'étend l'Archipel des Bijagós (Bissagos), un ensemble remarquable d'environ 88 îles et une multitude d'îlots, qui forment une caractéristique physique majeure du pays. Ces îles varient en taille et en caractère, certaines étant habitées et cultivées, d'autres largement sauvages, contribuant à un écosystème marin et insulaire reconnu pour sa grande valeur écologique. Le climat de la Guinée-Bissau est de type tropical de savane (Aw selon la classification de Köppen), marqué par des températures élevées tout au long de l'année, oscillant généralement entre 25°C et 30°C, et une humidité importante. Il y a a deux saisons bien distinctes : une longue saison sèche, qui s'étend approximativement de novembre à mai, et durant laquelle les précipitations sont rares et souvent influencée par l'harmattan, un vent sec et poussiéreux venant du Sahara; et une saison des pluies intense, généralement de juin à octobre, qui concentre la quasi-totalité des précipitations annuelles, souvent sous forme d'averses orageuses violentes. La quantité de pluie varie selon les régions mais est globalement élevée, en particulier près de la côte. Le sous-sol est principalement constitué de sédiments récents sur la plaine côtière qui recouvrent des roches plus anciennes à l'intérieur, ce qui explique la platitude générale. Les sols varient en fonction des milieux. Ils vont des sols alluviaux fertiles dans les vallées fluviales aux sols latéritiques moins fertiles sur les plateaux intérieurs et aux sols salins ou acides dans les zones de mangroves. Biogéographie
de la Guinée-Bissau.
En s'éloignant de
la côte et des zones de mangrove, le paysage évolue vers des écosystèmes
de savanes, qui couvrent la majeure partie de
l'intérieur du pays. Ces savanes ne sont pas uniformes mais présentent
un gradient lié à l'humidité et aux conditions édaphiques. On trouve
des savanes arbustives, des savanes arborées et, par endroits, des parcs
arborés où les arbres sont plus dispersés. La végétation est dominée
par des graminées et des arbres de petite
à moyenne taille, souvent résistants au feu, comme des espèces de Combretum,
Terminalia, Daniellia, et localement des Acacia. Ces savanes sont façonnées
par les feux de brousse annuels, qui sont un facteur écologique majeur
et souvent anthropique.
La côte de la Guinée-Bissau et quelques-unes des îles Bijagos vues depuis l'espace. Cette image montre les plaines cotières couvertes de mangroves. Ces dernières sont composées de différents types d'arbres et d'arbustes adaptés à prospérer dans des habitats salins, sur les sédiments.. Les zones bleues les plus claires représentent les eaux les moins profondes, là où se déposent les sédiments apportés par les fleuves, notamment par le Geba. Source : USGS. Le long des principaux cours d'eau qui sillonnent le pays, on observe des forêts galeries. Ces bandes de forêt dense se développent grâce à l'humidité accrue et à la protection contre le feu offertes par la proximité de l'eau. Elles abritent une diversité d'espèces végétales typiques des forêts tropicales plus humides, et contrastent fortement avec la végétation environnante de savane. Ces forêts galeries sont des refuges importants pour la faune et jouent un rôle de corridor écologique. Dans le sud et l'est du pays, notamment vers la frontière avec la Guinée, on trouve des îlots ou des lambeaux de forêts semi-décidues ou sèches, vestiges d'une couverture forestière potentiellement plus étendue par le passé. Ces forêts sont moins denses que les forêts pluviales et perdent une partie de leurs feuilles pendant la saison sèche, mais elles abritent une biodiversité végétale et animale distincte des savanes. L'Archipel des Bijagós, classé Réserve de Biosphère de l'Unesco, représente un écosystème insulaire unique. Sa biogéographie est un mélange des habitats continentaux (mangroves, savanes, forêts sèches sur certaines îles) avec des spécificités liées à l'insularité et à un écosystème marin et côtier particulièrement riche. Les îles abritent des populations animales importantes et parfois isolées, comme les hippopotames des Bijagós (une sous-espèce adaptée aux milieux côtiers et aux mangroves), et une population remarquable de chimpanzés, notamment sur l'île d'Orango. Les plages des îles sont des sites de nidification majeurs pour plusieurs espèces de tortues marines menacées, notamment la tortue verte et la tortue imbriquée. La faune de Guinée-Bissau reflète cette mosaïque d'habitats. Les mangroves et les zones humides sont essentielles pour de nombreuses espèces d'oiseaux d'eau résidents et migrateurs (aigrettes, hérons, pélicans, flamants roses), pour les poissons, les crustacés, les mollusques, et abritent des mammifères comme le lamantin d'Afrique de l'Ouest et plusieurs espèces de crocodiles (dont le crocodile du Nil et le crocodile d'Afrique de l'Ouest). Les savanes abritent divers ongulés (antilopes, phacochères), des carnivores (hyènes, civettes, chacals) et une avifaune caractéristique des milieux ouverts. Les forêts galeries et les vestiges de forêts abritent des primates (singes, et localement des chimpanzés sur le continent, bien que les populations soient fragmentées et menacées), ainsi que d'autres mammifères forestiers (céphalophes) et une avifaune plus typique des forêts tropicales. La zone marine et côtière autour des Bijagós est également riche, avec la présence de dauphins et une grande diversité de poissons. Cependant, la déforestation pour l'agriculture (notamment la riziculture dans les zones côtières et la culture de la noix de cajou à l'intérieur), l'exploitation du bois de chauffe et de construction, les feux de brousse incontrôlés, la chasse et la pêche non durables, ainsi que les impacts potentiels du changement climatique sur les zones côtières basses (élévation du niveau de la mer) menacent la structure et la biodiversité de ces écosystèmes. La gestion durable et la conservation des habitats, en particulier des mangroves et des aires protégées (comme le parc naturel des Lagunes de Cufada, le parc naturel des Tarrafes du Rio Cacheu, et les parcs nationaux de l'Archipel des Bijagós, gérés par l'Instituto da Biodiversidade e das Áreas Protegidas (INECAB)), sont essentielles pour préserver le patrimoine naturel exceptionnel de la Guinée-Bissau. • Le Parc naturel des Lagunes de Cufada est situé dans le sud de la Guinée-Bissau, et couvre une superficie d'environ 890 km². Ce parc est particulièrement notable pour son vaste système de lagunes d'eau douce, dont la Lagune de Cufada elle-même est la plus grande. Ces lagunes sont entourées de mosaïques de savanes arborées, de forêts galeries le long des cours d'eau et de quelques zones de mangrove et de bolongs (bras de mer pénétrant les terres). Une combinaison d'habitats, qui fait du parc un refuge vital pour la faune. Le parc est internationalement reconnu pour abriter l'une des populations les plus importantes d'hippopotames (Hippopotamus amphibius) en Afrique de l'Ouest, qui dépendent fortement de ces lagunes d'eau douce. On y trouve également des lamantins d'Afrique (Trichechus senegalensis) dans les sections connectées aux eaux saumâtres, ainsi qu'une avifaune extraordinairement diverse, avec de nombreux oiseaux d'eau migrateurs et résidents. Les écosystèmes de Cufada jouent un rôle essentiel comme zones d'alimentation, de reproduction et de repos. Le parc a été désigné site Ramsar en 1990 en raison de son importance en tant que zone humide d'importance internationale. La gestion du parc implique de prendre en compte la présence des populations locales qui y vivent et en dépendent.Géographie humaine de la Guinée-Bissau. La Guinée-Bissau compte une population relativement modeste d'environ deux millions d'habitants, caractérisée par une densité moyenne assez faible mais avec des concentrations notables autour de la capitale, Bissau, et le long des zones côtières et fluviales. La population est jeune, avec un taux de croissance démographique élevé, ce qui pose des défis en termes d'emploi, d'éducation et de santé. On dénombre en Guinée-Bissau plus d'une vingtaine de groupes ethnolinguistiques, dont les plus importants sont les Balanta (principalement dans le sud et le centre-sud), les Fula (Peuls) et les Mandinka (à l'est et au nord-est), les Papel (autour de Bissau et dans le centre), les Manjac et les Pepel (dans le nord-ouest et le centre-ouest), et les Bijago (dans l'archipel éponyme). Si le portugais est la langue officielle héritée de la colonisation, il n'est parlé que par une minorité éduquée. La langue véhiculaire par excellence, comprise et utilisée par la grande majorité de la population pour les échanges quotidiens et le commerce, est le créole bissau-guinéen (kriol), une langue basée sur le portugais avec des influences des langues africaines locales. Les langues comme le balanta, le pulaar (fula), le mandinka, le papel, le manjak, etc., restent essentielles pour la communication au sein des groupes respectifs. Sur le plan religieux, la population se divise principalement entre l'islam (majoritaire parmi les Fula et les Mandinka, ainsi que dans certaines zones côtières et urbaines), le christianisme (minoritaire, souvent présent dans les zones côtières et urbaines, ainsi que parmi certains groupes comme les Pepel) et les religions traditionnelles africaines. Ces dernières conservent une influence notable. Elles sont ordinairement pratiquées de manière synchrétique avec l'islam ou le christianisme, en particulier dans les zones rurales. L'organisation spatiale de la population est dominée par un fort exode rural vers la capitale Bissau, qui concentre une part croissante des habitants et constitue le principal centre économique, politique et culturel du pays. Les autres villes sont de petite taille et leur influence est limitée. La majorité de la population vit dans des villages dispersés, souvent organisés selon des critères ethniques et liés à l'agriculture. Les modes d'habitat varient selon les régions : cases rondes en banco dans les zones de savane de l'est, cases rectangulaires en matériaux plus durables (briques de terre cuite, parpaings) dans les zones côtières et urbaines. L'archipel des Bijagós présente un mode de vie insulaire spécifique, avec des pratiques culturelles et des structures sociales distinctes, et une organisation communautaire forte. Quelques-unes des principales villes de la Guinée-Bissau
L'économie bissau-guinéenne est l'une des moins développées d'Afrique. L'histoire récente de la Guinée-Bissau, marquée par la lutte pour l'indépendance, une instabilité politique chronique depuis 1974 et une gouvernance souvent fragile, a eu des conséquences significatives et a contribué à la pauvreté persistante, aux migrations internes, et limité les investissements nécessaires au développement humain et économique. La dépendance vis-à-vis des aides extérieures et la vulnérabilité aux chocs externes (prix des matières premières, changements climatiques affectant l'agriculture et la pêche) sont des caractéristiques structurelles de l'économie et influent sur les conditions de vie de la population. L'agriculture est le pilier de l'économie rurale et la principale source de revenus pour la majorité de la population. L'anacarde (noix de cajou) est de loin le produit d'exportation le plus important et un facteur clé de l'économie nationale, bien que sa vulnérabilité aux fluctuations des prix mondiaux soit un défi majeur. La culture du cajou a augmenté de façon remarquable ces dernières années; de faibles précipitations ont entravé, en revanche, celle des céréales et des autres cultures en 2011. La Guinée-Bissau exporte aussi des poissons et des fruits de mer ainsi que de petites quantités d'arachides, de noix de palme et de bois. Parmi les autres cultures vivrières, on trouve le riz (aliment de base, souvent cultivé dans les zones marécageuses et les bolongs), le maïs, le manioc, le sorgho, le mil et les arachides. L'élevage est pratiqué, notamment par les Fula. La pêche, tant maritime qu'intérieure (dans les fleuves et les mangroves), est également une source importante de subsistance et de revenus, bien que la pêche industrielle souffre souvent de l'exploitation illégale par des flottes étrangères. Le secteur industriel est très limité, se concentrant principalement sur la transformation agricole de base (anacarde) et quelques petites usines. Le secteur informel joue un rôle important dans l'économie urbaine. La guerre civile de 1998 a détruit une grande partie des infrastructures du pays et a causé des dommages considérables à l'économie : baisse de 28% du PIB, avec récupération partielle entre 1999 et- 2002. Aujourd'hui, les infrastructures (routes, réseaux électriques et d'eau, télécommunications) restent peu développées en dehors de Bissau, ce qui entrave le développement économique et l'accès aux services essentiels dans les zones rurales. La combinaison de perspectives économiques limitées, un gouvernement faible et en proie aux factions, ainsi qu'une géographie favorable ont fait de ce pays ouest-africain d'un point de passage des drogues à destination de l'Europe. On considère d'ailleurs que le trafic de stupéfiants pourrait être l'activité la plus lucrative du pays. En décembre 2003, la Banque mondiale, le FMI et le PNUD ont été contraints d'intervenir pour apporter un soutien budgétaire d'urgence d'un montant de 107 millions de dollars pour le seul exercice 2004, ce qui a représenté plus de 80% du budget total national. Grâce à la décision des membres du Club de Paris, la Guinée-Bissau a bénéficié en 2011 d'un allégement de sa dette. |
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