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En géologie, on
nomme kjoekkenmoedding (mot danois qui signifie fumier ou
débris de cuisine) un amas de coquillages
dont le contenu servait d'aliment aux populations du Néolithique.
Ces amas forment le long des côtes de la mer des monticules ou des bourrelets
hauts de 1 à 3 mètres, longs quelquefois de 300 mètres et pouvant avoir
jusqu'à 60 mètres de largeur.
Les coquilles
sont entremêlées de charbon, de cendres, d'os d'animaux
brisés et de restes de l'industrie de l'époque, tels qu'outils en pierre,
instruments en os et tessons de poteries grossières. Les coquilles les
plus abondantes sont celles de l'huître, de la bucarde et de la littorine.
Les os appartiennent aux genres cerf, chevreuil
et sanglier. Nulle trace d'animaux domestiques,
si ce n'est du chien. Les silex taillés sont
d'un travail très grossier et ne sont que très rarement polis. La forme
la plus abondante est le tranchet.
Les kjoekkenmoeddings sont très
nombreux sur les côtes du Danemark. Il en existe,
en outre, en Scanie, sur le rivage de la baie de Cork en Irlande.
On en voit en France à Wissant (Pas-de-Calais), à Saint-Valery (Somme),
à Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime), à Hyères
(Var), dans l'île de Sardaigne, au Portugal,
au Brésil, à Cuba, sur
les côtes orientales des Etats-Unis où ces
monticules sont désignés sous le nom de Shell-heaps et le long
des cours d'eau de la Floride, même à une
certaine distance de la mer. Tous les kjoekkenmoeddings ne datent
pas tous de la même époque. |
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