| Théorème
(theôrèma = ce qu'on peut contempler, objet d'étude, de theôreô
= observer, contempler) est une dénomination est
donnée dans toutes les sciences mathématiques
à une
proposition dont la vérité
ne peut s'établir qu'à la suite d'une série d'opérations logiques
qu'on appelle
démonstration. Il y a un
certain nombre de théorèmes d'une importance exceptionnelle, dans toutes
les branches, et qu'on désigne d'habitude par
le nom de leur auteur (par ex. : le théorème
de Sturm; le théorème de Pythagore, etc.).
Il est clair du reste
que le nombre des théorèmes. connus ou à trouver, est illimité. Au
point de vue de l'enseignement, la géométrie surtout, suivant en cela
la tradition grecque, procède presque exclusivement par théorèmes, c.-à -d.
en énonçant les vérités, enchaînées dans un ordre logique immuable,
et les démontrant au fur et à mesure. C'est une méthode
qui fait plus appel à la mémoire qu'au jugement,
et qui paralyse chez les élèves l'esprit de recherche et l'instinct
de la curiosité.
(C.-A.
Laisant.).
Exemples de théorèmes
importants
Analyse.
Théorème
fondamental de l'analyse (ou 2e
théorème fondamental du calcul intégral)
Établit le lien
entre la dérivation et l'intégration. Énoncé : Si f est continue sur
[a,b] et G est une primitive de f, alors :
Théorème
de Cauchy (analyse complexe).
Outil central en
analyse complexe concernant l'intégration des fonctions holomorphes. Énoncé
: Si f est holomorphe sur un domaine D et si γ est un chemin fermé dans
D, alors :
Algèbre.
Théorème
fondamental de l'algèbre.
Affirme que tout
polynôme non constant à coefficients complexes a au moins une racine
complexe. Énoncé : si P(x)est un polynôme non constant de degré n (avec
n≥1) à coefficients dans ,
alors il existe z C tel que P(z)
= 0.
Théorème
de Sylow (théorie des groupes).
Donne des conditions
sur l'existence et la structure des sous-groupes d'ordre premier.Énoncé
simplifié : si G est un groupe fini d'ordre n=pkm
(où p est un nombre premier et p ne divise pas m), alors G possède au
moins un sous-groupe d'ordre pk.
Géométrie.
Théorème
de Pythagore.
Fondamental dans
la géométrie euclidienne. Énoncé : dans un triangle rectangle, le carré
de l'hypoténuse c est égal à la somme des carrés des deux autres côtés
a et b : c² = a² + b².
Théorème
de Gauss-Bonnet (géométrie différentielle).
Relie la courbure
d'une surface à ses propriétés topologiques. Énoncé simplifié : pour
une surface compacte sans bord, l'intégrale de la courbure gaussienne
est proportionnelle à la caractéristique d'Euler :

Théorie des
nombres.
Petit
théorème de Fermat.
Énoncé sur les
congruences dans . Énoncé
: si p est un nombre premier et a est un entier non divisible par p, alors
: ap−1 ≡ 1(mod p).
Théorème
de Dirichlet sur les progressions arithmétiques.
Affirme l'existence
infinie de nombres premiers dans certaines suites. Énoncé : si a et d
sont deux entiers premiers entre eux, alors la suite a+nd contient une
infinité de nombres premiers.
Topologie.
Théorème
de Brouwer (point fixe).
Un théorème
de point fixe important en topologie. Énoncé : toute application continue
d'un disque fermé dans lui-même admet au moins un point fixe.
Théorème
de classification des surfaces.
Classifie toutes
les surfaces compactes à deux dimensions. Énoncé simplifié : toute
surface compacte est homéomorphe à une sphère, un tore ou une somme
connexe de tores et de projectifs.
Probabilités
et statistiques.
Loi
des grands nombres.
Décrit la convergence
des moyennes d'échantillons. Énoncé : la moyenne empirique d'une suite
de variables aléatoires indépendantes
identiquement distribuées converge presque sûrement vers leur espérance.
Théorème
central limite.
Décrit la convergence
vers une loi normale. Énoncé : la somme (ou moyenne) de variables aléatoires
indépendantes identiquement distribuées tend, sous certaines conditions,
vers une distribution normale lorsque le nombre d'observations tend vers
l'infini.
Logique et
théorie des ensembles.
Théorème
d'incomplétude de Gödel.
Montre les limites
des systèmes formels. Énoncé : dans tout système formel suffisamment
expressif, il existe des propositions qui ne peuvent être ni prouvées
ni réfutées à l'intérieur de ce système.
Théorème
de Cantor.
Relatif aux
ensembles infinis et à la cardinalité. Énoncé : l'ensemble des parties
d'un ensemble A a une cardinalité strictement supérieure à celle de
A. |