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Democratic Socialist Republic of Sri Lanka |
7 00 N, 81 00 E |
Le Sri Lanka -
Carte du Sri Lanka. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). C'est une république, divisée administrativement en 6 provinces et peuplée d'environ 22 millions d'habitants (2025). La capitale est Colombo. Autres grandes villes : Moratuwa, Kandy, Jaffna. Géographie physique du Sri LankaRelief.La morphologie du Sri Lanka repose sur trois grandes zones d'altitude. La région des Hautes Terres Centrales, au sud-centre de l'île, constitue le coeur montagneux du pays. Elle s'élève à plus de 2000 mètres d'altitude, avec le pic d'Adam (Sri Pada) culminant à 2243 mètres et le mont Pidurutalagala, point culminant du pays, atteignant 2524 mètres. Ces hautes terres sont caractérisées par des plateaux escarpés, des gorges profondes, des collines verdoyantes et des formations granitiques. Elles jouent un rôle essentiel dans le régime des précipitations, en interceptant les masses d'air humides des moussons. Autour de ce noyau montagneux, s'étendent des zones de collines intermédiaires, puis des plaines basses, qui occupent environ les deux tiers du territoire. Ces plaines côtières sont particulièrement étendues dans le nord, l'est et le sud de l'île. Elles sont constituées de sols alluviaux, souvent fertiles, propices à l'agriculture rizicole. Le relief y est faiblement ondulé, avec une topographie douce facilitant l'aménagement agricole et les infrastructures humaines. Hydrographie.
Le littoral s'étend sur environ 1340 kilomètres et se caractérise par une grande diversité. On y trouve des plages sableuses, des lagunes, des estuaires, des zones marécageuses, ainsi que des récifs coralliens dans les eaux peu profondes du sud et de l'est. Les mangroves bordent certaines parties du littoral, en particulier dans les régions de Puttalam, Batticaloa et Trincomalee, et jouent un rôle écologique important comme zones de reproduction pour la faune aquatique. Climat.
Géologie.
Les ressources minérales
sont modestes mais variées. Le pays est riche en pierres précieuses,
notamment les saphirs bleus, les spinelles et les rubis, principalement
extraits dans les régions de Ratnapura et Elahera. On y trouve aussi des
dépôts de graphite,
de kaolin, de calcaire et de sable de silice.
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Biogéographie du Sri LankaLe Sri Lanka est divisé en deux grandes zones biogéographiques : la zone humide au sud-ouest et la zone sèche couvrant le nord, l'est et le sud-est. La zone humide reçoit plus de 2500 mm de précipitations annuelles et abrite des forêts pluviales denses, riches en espèces endémiques. Elle comprend la forêt pluviale de Sinharaja, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, où l'on recense plus de 50 % de la biodiversité endémique du pays. En revanche, la zone sèche, avec moins de 1500 mm de précipitations, est dominée par des forêts sèches semi-caduques, adaptées à une longue saison sèche.Les hautes terres du centre, culminant à plus de 2500 mètres, comme à Pidurutalagala ou dans le parc national d'Horton Plains, forment une zone écologique distincte. Le refroidissement dû à l'altitude y a permis la formation de prairies montagnardes et de forêts de nuages, qui hébergent de nombreuses espèces relictuelles, témoins d'un passé biogéographique ancien, souvent apparentées à la flore africaine ou sud-américaine par convergence évolutive. La faune du Sri Lanka est marquée par un endémisme remarquable, notamment chez les amphibiens, les reptiles et les plantes. On y trouve plus de 120 espèces de mammifères, dont le léopard du Sri Lanka (Panthera pardus kotiya), l'éléphant du Sri Lanka (Elephas maximus maximus), et de nombreuses espèces de chauves-souris. Le pays est aussi une zone importante pour l'ornithologie, avec plus de 430 espèces d'oiseaux recensées, dont 34 endémiques. L'isolement insulaire a renforcé la spéciation, mais les connexions passées avec le continent indien, via le pont d'Adam (aujourd'hui submergé), ont aussi permis des échanges faunistiques. Cependant, depuis la dernière glaciation, l'élévation du niveau de la mer a renforcé l'isolement, accentuant l'évolution indépendante des espèces. La biogéographie du Sri Lanka est également marquée par l'impact des activités humaines. L'agriculture, les plantations de thé, la déforestation, et l'urbanisation ont fragmenté les habitats naturels, en particulier dans la zone humide. Malgré cela, plus de 13 % du territoire est aujourd'hui protégé sous diverses formes, englobant des parcs nationaux comme Yala, Wilpattu, Udawalawe et Wasgamuwa, qui servent de refuges à une biodiversité toujours riche mais menacée. Géographie humaine du Sri LankaPopulation.Le Sri Lanka abrite une population d'environ 22 millions d'habitants. La répartition de la population est inégale, avec une forte concentration dans les zones côtières et les plaines du sud-ouest, notamment autour de Colombo, Gampaha et Kandy. Les régions du nord et de l'est, majoritairement tamoules, ont été affectées par des déplacements massifs dus au conflit armé qui a duré près de trois décennies, entre 1983 et 2009. Depuis la fin de la guerre, des efforts ont été entrepris pour la réintégration des communautés déplacées, mais les disparités économiques et sociales persistent, notamment en termes d'accès à l'éducation, aux soins de santé et aux infrastructures. L'urbanisation progresse lentement : environ 20 % de la population vit dans des zones urbaines, un chiffre relativement faible. Cependant, l'expansion de la région métropolitaine de Colombo entraîne une croissance rapide des banlieues et des villes secondaires. Ce phénomène modifie les structures sociales traditionnelles, avec l'apparition d'une classe moyenne urbaine plus mobile, technologiquement connectée et culturellement hybridée. Le bouddhisme est la foi dominante, professée par environ 70 % de la population, principalement les Cinghalais. L'hindouisme, religion des Tamouls, rassemble environ 12 %, tandis que l'islam est pratiqué par les Musulmans sri-lankais. Le christianisme (principalement catholique) est suivi par environ 7 % de la population, répartis parmi les différentes ethnies. Cette mosaïque religieuse influence les pratiques culturelles, les fêtes nationales, et l'organisation sociale, mais elle a également été source de tensions à travers l'histoire, notamment durant la guerre civile. La structure familiale reste majoritairement patriarcale, mais les relations intergénérationnelles sont fortes, et les personnes âgées occupent une place centrale dans la vie domestique. Le mariage est une institution fondamentale, souvent arrangée mais de plus en plus influencée par le libre choix, surtout en milieu urbain. Les femmes sri-lankaises bénéficient d'un bon niveau d'alphabétisation (près de 91 %) et d'une participation croissante dans la vie publique et professionnelle, bien que les rôles de genre restent traditionnels dans de nombreuses régions rurales. Les inégalités sociales sont visibles tant en termes de revenu qu'en matière d'accès aux ressources. Le secteur informel représente une part importante de l'économie, notamment dans les zones rurales et parmi les femmes. La migration, interne et internationale, joue également un rôle clé : de nombreux Sri-Lankais partent travailler au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est ou en Europe, générant des remises financières importantes pour le pays, mais aussi des répercussions sociales, notamment sur la structure familiale. L'éducation est très valorisée au Sri Lanka, héritage de la politique coloniale britannique. Le taux d'alphabétisation est l'un des plus élevés d'Asie du Sud (plus de 92 %), et l'école est obligatoire jusqu'à l'âge de 14 ans. Cependant, le système éducatif souffre de disparités régionales, avec un accès limité aux ressources pédagogiques et aux établissements de qualité dans certaines zones éloignées ou historiquement marginalisées. Depuis la fin de la guerre, la question de la réconciliation ethnique et sociale reste centrale. Des initiatives gouvernementales et civiles visent à promouvoir le dialogue intercommunautaire, mais les tensions identitaires demeurent, alimentées par des débats sur la langue, la religion, l'histoire et la justice transitionnelle. Malgré cela, une nouvelle génération de jeunes Sri-Lankais, souvent plus cosmopolites et éduqués, aspire à un avenir plus inclusif et pacifique. Quelques-unes des principales villes du Sri Lanka
Groupes ethnolinguistiques.
Les politiques linguistiques officielles ont longtemps privilégié le cinghalais, provoquant des revendications tamoules et des conflits identitaires. Aujourd'hui, le pays reconnaît officiellement le cinghalais et le tamoul comme langues nationales, avec l'anglais en usage courant pour les affaires officielles et l'enseignement supérieur. Malgré les tensions historiques, cette diversité reste l'un des fondements culturels majeurs de l'île. Cinghalais.
Tamouls
sri-lankais.
Tamouls
indiens.
Maures.
Burghers.
Malais
du Sri Lanka.
Veddas.
Culture.
Le bouddhisme theravāda, introduit au IIIe siècle avant notre ère par Mahinda, un moine venu d'Inde, a joué un rôle déterminant dans la formation de l'identité sri-lankaise. Il a inspiré l'architecture religieuse, la sculpture, la peinture murale, et les textes littéraires, notamment le Mahavamsa, une chronique historique rédigée en pali. Les dagobas (stupas), les temples rupestres comme ceux de Dambulla, et les vestiges monumentaux d'Anuradhapura et Polonnaruwa illustrent l'importance du sacré dans l'organisation spatiale et symbolique du pays. La langue et la littérature occupent une place centrale dans la transmission culturelle. Le cinghalais, langue indo-aryenne, possède une riche tradition littéraire, tout comme le tamoul, langue dravidienne très ancienne. La poésie, le théâtre folklorique (kolam, nadagam), et les chants dévotionnels font partie du patrimoine vivant. La culture orale est encore très présente dans les zones rurales, notamment à travers les contes populaires, les légendes et les proverbes. L'art sri-lankais se distingue par sa dimension religieuse et symbolique. La peinture traditionnelle, visible dans les fresques des temples comme celles de Sigiriya, représente souvent des scènes religieuses ou des figures mythologiques. La sculpture sur pierre, les statues de Bouddha, ainsi que les décorations en bois finement travaillées témoignent d'un artisanat ancien et maîtrisé. Les objets rituels en cuivre ou en bronze, les masques de danse, et les textiles tissés à la main font partie intégrante de la culture matérielle. La danse et la musique sont essentielles dans les pratiques rituelles et festives. La kandienne, originaire des hauts plateaux du centre, est la forme de danse la plus emblématique du pays, exécutée lors des cérémonies religieuses et des festivals comme l'Esala Perahera de Kandy. Il existe aussi d'autres formes régionales, comme la danse du Bas pays du sud, souvent liée aux rituels de possession ou d'exorcisme, et les danses sabaragamuwa. Les percussions, notamment le tambour getabera, accompagnent ces danses avec une grande intensité. Les fêtes et rituels rythment la vie sociale. Le Nouvel An sri-lankais (Aluth Avurudu) célébré en avril est un moment fort de rassemblement intercommunautaire, mêlant coutumes cinghalaises et tamoules. Le Vesak, qui commémore la naissance, l'éveil et la mort du Bouddha, transforme les villes en forêts de lanternes illuminées. D'autres fêtes religieuses comme Deepavali, Eid ou Noël sont aussi largement célébrées, montrant le caractère pluriel de la culture sri-lankaise. L'art culinaire se caractérise par l'usage généreux d'épices, de noix de coco, de riz et de légumineuses. Les currys sri-lankais varient selon les régions et les communautés : ceux des Tamouls sont souvent végétariens et très épicés, tandis que les currys cinghalais intègrent plus fréquemment des fruits de mer, de la viande ou des légumes fermentés. Le lamprais, d'origine burghère, et le kottu roti, plat de rue très populaire, témoignent des échanges culturels. Le thé, cultivé dans les montagnes de Nuwara Eliya, est omniprésent dans la vie quotidienne. Les pratiques vestimentaires restent traditionnelles, notamment dans les occasions rituelles ou officielles. Le sari pour les femmes et le sarong pour les hommes sont encore largement portés, tandis que les vêtements occidentaux sont courants en milieu urbain. Le blanc est souvent associé à la pureté et porté lors des cérémonies religieuses, tandis que les couleurs vives dominent les fêtes et célébrations. La structure sociale conserve une hiérarchie influencée par les castes, surtout dans les zones rurales, bien que cela ait diminué dans les contextes urbains modernes. Le respect envers les aînés, les enseignants et les religieux reste profondément ancré. La famille élargie est au coeur de l'organisation sociale, bien que l'urbanisation modifie progressivement les formes d'habitat et les dynamiques intergénérationnelles. Aujourd'hui, la culture sri-lankaise est en pleine transformation, traversée par la mondialisation, la numérisation et les mobilités transnationales. Les jeunes générations adoptent de nouveaux codes esthétiques, musicaux et médiatiques tout en réinterprétant les traditions. Le cinéma, les arts visuels contemporains, la littérature postcoloniale et la mode deviennent de nouveaux terrains d'expression identitaire. Economie.
Le secteur agricole, bien que représentant une part décroissante du produit intérieur brut (environ 7 à 8 %), reste vital en termes d'emploi et de sécurité alimentaire, notamment dans les régions rurales. Le riz constitue l'aliment de base et est cultivé sur une large partie du territoire grâce à un réseau d'irrigation hérité des civilisations anciennes. Le thé, pour lequel le Sri Lanka est l'un des premiers exportateurs mondiaux, demeure une source importante de devises. Le caoutchouc, la noix de coco, les épices (notamment la cannelle, originaire de l'île) et les fruits tropicaux sont également des produits d'exportation stratégiques. L'industrie, qui représente environ 25 % du PIB, est dominée par les secteurs de la confection textile, de la transformation alimentaire, de la production de ciment et de matériaux de construction. Les zones de libre-échange ont favorisé l'installation d'entreprises étrangères, principalement dans le secteur du prêt-à-porter, orienté vers les marchés américain et européen. Le textile représente plus de 40 % des exportations totales du pays. Toutefois, cette dépendance aux marchés extérieurs expose le pays aux fluctuations de la demande mondiale. Le secteur des services est le plus important en termes de contribution au PIB (plus de 60 %) et connaît une croissance rapide. Il comprend les télécommunications, les services financiers, le commerce de détail, l'éducation privée, la santé, mais surtout le tourisme, secteur clé de l'économie. Le Sri Lanka est une destination de plus en plus prisée pour ses plages, ses sites historiques classés à l'Unesco, et sa biodiversité. Le tourisme a connu une expansion significative dans les années 2010, mais a été fortement impacté par les attentats d'avril 2019, la pandémie de covid-19, puis la crise économique de 2022. La crise économique qui a éclaté en 2022, en particulier, a révélé la fragilité structurelle de l'économie sri-lankaise. L'endettement public massif, en grande partie libellé en devises étrangères, a provoqué un défaut de paiement de la dette souveraine. Ce surendettement est lié à plusieurs facteurs : un déficit commercial chronique, des politiques fiscales expansionnistes, des projets d'infrastructure coûteux mais peu rentables (comme le port de Hambantota ou l'aéroport de Mattala), et une mauvaise gouvernance. Le pays a dû solliciter l'aide du Fonds monétaire international (FMI), qui a exigé des réformes économiques et budgétaires profondes en échange de son soutien. Le chômage est un défi constant, en particulier chez les jeunes diplômés, dont les compétences ne correspondent pas toujours aux besoins du marché. Par ailleurs, de nombreux Sri-Lankais migrent pour travailler à l'étranger, principalement dans les pays du Golfe, en tant que travailleurs domestiques ou manoeuvres. Ces travailleurs envoient chaque année plusieurs milliards de dollars de remises financières, qui représentent une source vitale de devises et un soutien aux ménages ruraux. La monnaie nationale, la roupie sri-lankaise, a connu de fortes dévaluations, en particulier durant la crise économique. L'inflation, parfois à deux chiffres, a fortement affecté le pouvoir d'achat de la population. Pour enrayer la spirale inflationniste et restaurer la confiance des investisseurs, des mesures d'austérité ont été mises en oeuvre, notamment la réduction des subventions, l'augmentation des taxes et la réforme des entreprises publiques. En matière de commerce extérieur, le Sri Lanka maintient un déficit commercial important. Ses principales exportations sont les vêtements, le thé, les pierres précieuses, les produits de la pêche et le caoutchouc. Ses importations principales concernent le pétrole, les véhicules, les denrées alimentaires, les machines et les produits pharmaceutiques. L'Inde est l'un de ses principaux partenaires commerciaux, suivie de la Chine, des États-Unis et de l'Union européenne. La Chine joue un rôle de plus en plus visible dans l'économie sri-lankaise, notamment à travers ses investissements dans les infrastructures dans le cadre de l'Initiative des Nouvelles Routes de la Soie. Ces investissements ont cependant suscité des débats sur la dépendance financière du pays, notamment après la cession à bail de 99 ans du port stratégique de Hambantota à une société chinoise. L'économie informelle représente également une part significative de l'activité nationale, particulièrement dans les secteurs de l'agriculture, du commerce de rue, des transports et des services personnels. Elle permet à de nombreuses familles de subsister, mais elle échappe aux filets de protection sociale et au régime fiscal, ce qui complique la gestion macroéconomique. Face à ces défis, le Sri Lanka mise sur la diversification économique, la promotion des énergies renouvelables, l'agriculture durable, l'économie numérique et l'essor des technologies de l'information. Des zones économiques spéciales sont en cours de développement pour attirer des investissements étrangers directs. Néanmoins, la stabilité politique, la transparence institutionnelle et l'efficacité des réformes structurelles seront déterminantes pour rétablir la confiance et assurer une croissance inclusive à long terme. |
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