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Boccace
(Giovanni), né en 1313 peut-être à Certaldo d'où
était sa famille, à Florence
ou dans ses environs, fils d'un négociant qui le destinait au commerce,
dès sa jeunesse, s'occupa de poésie; son admiration pour
Dante
ne lui permettant pas d'aspirer au premier rang parmi les poètes,
il s'était flatté d'obtenir le second;mais dès qu'il
connut les poésies italiennes de
Pétrarque,
son ami, il perdit tout espoir et jeta au feu la plus grande partie, de
ses vers lyriques, sonnets, chants et autres poésies amoureuses.
Mais il lui était réservé de faire pour la prose ce
que Pétrarque avait fait pour la poésie, et par ses ouvrages
il se plaça bientôt au-dessus de tous les prosateurs italien
dont il est resté le modèle. Après avoir passé
quelque temps à Naples, où il composa son Décaméron ,
il s'établit à Florence, où il jouit de l'estime de
ses compatriotes qui le chargèrent à différentes époques
de missions honorables. Les troubles qui s'élevèrent dans
cette ville le décidèrent à se retirer à Certaldo;
il revint depuis à Florence occuper la chaire qui venait d'être
créée pour l'explication de Dante, et mourut en 1375. De
tous ses ouvrages, le Décameron, est son premier titre à
l'immortalité. Les libertés qu'on y trouve circulèrent
sans obstacle en manuscrits pendant plus d'un siècle; ce livre fut
prohibé par les papes Paul IV et Pie IV; des académiciens
furent chargés de réformer le Décameron; mais
les éditions complètes se multiplièrent tellement
depuis la fin du XVIe siècle, qu'on
ne parla plus ni de prohibition ni de réforme. La
Fontaine a imité un grand nombre de ces nouvelles. Boccace composa
dans la retraite plusieurs autres ouvrages parmi lesquels on distingue
le traité De genealogia deorum, Venise ,
1472, in-fol. C'est le premier ouvrage moderne où l'on ait rassemblé
toutes les notions mythologiques qui sont éparses dans les écrits
des anciens. Les premières copies de l'Iliade
et de l'Odyssée
sont dues à Boccace, qui les fit venir de Grèce. (A19).
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Editions
anciennes - Les
Oeuvres
diverses de Boccace ont été recueillies à Florence
ou plutôt à Naples en 1723 et 1724, 6 vol. in-8; il faut y
joindre le Décameron, dont l'édition la plus ancienne
est celle de Venise, 1471, in-fol., et la plus précise celle de
Florence, 1597, in-4. On peut se contenter de l'édition de Paris,
1768, 3 vol. in-12, ou de Milan, 1803, le vol. -in-8. On recherche encore
l'ancienne traduction français de Jean Martin, réimprimée
à Paris en 1757, 5 vol. in-8; l'abbé Sabatier de Castres
en a rajeuni le style, 1779, 40 vol. in-18, réimpr. en 1804. Une
traduction publiée sous le nom de Mirabeau, Paris, 1802, 4 vol.
in-8, n'a pas eu de succès.
En
librairie - Boccace, Fiammetta,
Arléa, 2003. - Vie de Dante Alighieri,
poète florentin (prés. J. Risset), Léo Scheer,
2002. - Les Dames de renom, Ombres, 1998. - Le Décaméron,
Le Livre de Poche, 1994.
Vittore
Branca,
Le Décaméron de Boccace, Diane de Selliers
(Beaux livres), 1999.
Philippe
Daros et Jean Bessière, La nouvelle, Boccace, Marguerite de Navarre,
Cervantès,
Honoré Champion, 1996. - M. Marietti, A. Perifano et B. Laroche,
L'Après
Boccace, la nouvelle italienne aux XVe et XVIe siècles, Presses
de la Sorbonne Nouvelle, 1995. - Jeanne Baroin et Josiane Haffen,
Boccace,
"Des clères et des nobles dames", Presses universitaires de
franche-Comté, 1995.
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