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On
utilise le mot rapport (substantif verbal de Rapporter
; de re et apporter, de apportare= ad-portare) pour désigner
:
a) le lien
qui unit deux ou plusieurs objets de pensée coexistant dans un même acte
de l'esprit.
b) Le lien
par lequel une personne ou une chose est rattachée à une autre par un
trait commun.
En philosophie,
le mot rapport équivaut à celui de relation.
Un
rapport est un point de vue sous lequel on considère une chose ou une
comparaison instituée par l'intelligence entre une idée et une autre
idée. Les principes premiers expriment les rapports nécessaires des choses
et, dans ce sens, la raison est la faculté des rapports. Le mot raison
est même synonyme de rapport dans la langue des mathématiciens.
Il y a aussi des
rapports contingents des choses entre elles
: ils sont exprimés dans les lois expérimentales et une loi de la nature
n'est pas autre chose que le rapport constant qui unit deux phénomènes
ou un groupe plus considérable de phénomènes.
Ampère considère
la raison comme la faculté des rapports nécessaires ou des relations
abstraites et concrètes des choses : le rapport est plutôt dans l'esprit,
c'est une conception abstraite ; la relation, plutôt entre les choses
et dans le concret.
En mathématiques,
on appelle rapport entre deux grandeurs, et, comme conséquence,
le rapport de deux nombres abstraits, est une
idée fondamentale, adéquate à celle de mesure. Quand on veut mesurer
une grandeur quelconque, il faut la comparer à une grandeur de même espèce
choisie comme unité; le résultat de cette comparaison,
ou le nombre qui mesure la grandeur considérée, n'est autre que le rapport
entre cette grandeur et la grandeur unité. Une définition
convenable de la multiplication, par exemple,
n'est réellement possible qu'à l'aide de cette notion. Le rapport du
produit au multiplicande est égal au rapport du multiplicateur à l'unité.
Les rapports se retrouvent en
géométrie et
généralement dans toutes les branches des mathématiques. |
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