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Le latex
est le liquide qui circule dans les vaisseaux
lactifères. On verra au mot sève que celle-ci,
après avoir été élaborée pendant son trajet ascendant et s'être enrichie
de matériaux de tous genres, descend des
feuilles
vers la
racine dans les fibres corticales;
et en même temps entre l'écorce et le
bois,
dans le réseau des vaisseaux laticifères. Là elle affecte un aspect
spécial qui lui a valu le nom de latex ou suc propre. C'est
un liquide souvent coloré (on le nomme alors plus spécialement suc propre),
d'autres fois incolore, mais dans lequel se distinguent de nombreux granules
très fins, inégaux entre eux, dont les mouvements permettent de suivre
les courants du latex dans les vaisseaux qui lui sont propres.
Le microscope ait voir qu'il circule dans
le réseau que forment ces vaisseaux, absolument comme le sang
circule dans les réseaux des vaisseaux
capillaires
chez les animaux. Le latex descend ainsi en serpentant
à travers les mille mailles du réseau des vaisseaux du suc propre. Dans
ces détours si nombreux, il contracte des rapports très multipliés avec
les tissus environnants, et sur le trajet des vaisseaux laticifères se
forme cette première ébauche des tissus nouveaux connue sous le nom de
cambium.
Ce mouvement du latex dans le réseau de ses vaisseaux propres constitue
la cyclose, décrite pour la première fois en 1820 par Seultz, qui lui
a donné ce nom. Faut-il considérer la sève descendante proprement dite
celle qui chemine directement de haut en bas dans les fibres corticales)
comme identique avec le latex (la sève qui redescend par les sinuosités
des vaisseaux laticifères? Cette question a été diversement résolue;
tout dépend de la perspective dans laquelle on se place. Ce qui paraît
certain, c'est que les fibres corticales contiennent une sorte de sève
descendante moins bien organisée que le latex, tandis que ce suc des vaisseaux
laticifères, avec ses fines granulations, est à un état plus complet
et plus propre à la formation des tissus.
Il a aussi un aspect différent, plus de
consistance, plus de coloration en général. Mais on ne saurait admettre
entre ces deux liquides une différence essentielle, puisque dans certains
végétaux (comme les euphorbes) on trouve le suc laiteux ou latex dans
les fibres corticales, et que l'on voit les libres et les vaisseaux laticifères
se remplacer mutuellement dans plusieurs plantes, quant aux fonctions qui
semblent leur appartenir. (Ad. F). |
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