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Le
Jammu-et-Cachemire
est un territoire situé à l'extrême nord de l'Inde .
Bordé à l'ouest et au nord par la ligne de contrôle le sépare
de la partie du Cachemire
administrée par le Pakistan, le territoire
indien du Ladakh à l'est et les États indiens
de l'Himachal Pradesh et du Pendjab
au sud, il se trouve dans une zone de tensions géopolitiques permanentes.
La frontière internationale y est floue, remplacée par des lignes de
contrĂ´le (LoC) entre l'Inde et le Pakistan et la Line of Actual Control
(LAC) avec la Chine. Ces lignes traversent des régions montagneuses d'accès
difficile, ce qui complique le développement des infrastructures et renforce
la militarisation du relief. Malgré ces contraintes, le territoire conserve
une importance stratégique vitale pour l'Inde, tant sur le plan environnemental
que géopolitique.
Le relief est dominé
par trois grandes unités physiographiques : la chaîne du Grand Himalaya,
la chaîne du Pir Panjal, et la zone des contreforts shivalik. Le Grand
Himalaya traverse la région du nord-est vers le sud-ouest, formant une
barrière naturelle et climatique, avec des sommets culminant à plus de
6000 mètres, comme Nun Kun (7135 m) dans le massif de Zanskar. Cette chaîne
donne naissance Ă des glaciers majeurs comme
le Siachen, l'un des plus longs au monde en dehors des régions polaires.
Au sud, la chaîne du Pir Panjal sépare la vallée du Cachemire du Jammu
et de l'Himachal Pradesh, avec des cols comme le Banihal qui ont historiquement
servi de passages entre les deux régions. Plus au sud, les collines Shivalik
forment la transition vers les plaines du Pendjab.
La vallée du Cachemire,
encastrée entre le Grand Himalaya et le Pir Panjal, est une cuvette alluviale
fertile, traversée par la rivière Jhelum. Elle présente un paysage doux
avec des lacs (Dal, Wular, Nigeen), des forĂŞts
de conifères, des champs de safran et des vergers. Son altitude moyenne
(1600 mètres) lui confère un climat tempéré,
avec des hivers rigoureux et enneigés et des étés modérés. Les inondations
sont fréquentes en raison de l'écoulement glaciaire et de la topographie
encastrée. La vallée est aussi sujette à des séismes, car elle se situe
dans une zone de convergence tectonique active entre les plaques
eurasienne et indienne.
La région du Jammu,
située plus au sud, offre une diversité topographique remarquable : montagnes
couvertes de forêts, collines, plaines fluviales, et vallées encaissées.
La rivière Tawi, affluent de la Chenab, traverse Jammu et constitue un
axe vital. Cette région bénéficie d'un climat subtropical, plus chaud
et plus sec que le Cachemire, avec une mousson estivale bien marquée.
Elle présente également des zones karstiques
avec grottes calcaires et sources naturelles, comme celles autour de Vaishno
Devi.
L'hydrographie est
dominée par les affluents de l'Indus, notamment
la Jhelum, la Chenabet la Ravi. Ces cours d'eau sont alimentés par la
fonte des neiges et des glaciers himalayens. Le régime fluvial est donc
fortement saisonnier et vital pour l'agriculture, l'énergie hydroélectrique
et l'eau potable.
Les sols varient
selon l'altitude et l'humidité : alluviaux fertiles dans la vallée du
Cachemire, bruns forestiers dans les régions de moyenne altitude, et podzoliques
dans les hautes terres. Les versants montagneux présentent des risques
élevés d'érosion et de glissements de terrain, notamment pendant la
mousson.
La végétation est
stratifiée selon l'altitude : forêts tropicales sèches de feuillus dans
les basses altitudes du Jammu, forêts tempérées mixtes dans les vallées
intermédiaires, forêts de conifères dans les hautes altitudes, et toundra
alpine au-delà de la limite des arbres. On y trouve des espèces emblématiques
comme le cèdre de l'Himalaya, le pin chir, et des plantes médicinales
endémiques. La biodiversité est riche, notamment dans les réserves comme
Dachigam, Hemis, et Kishtwar.
Le territoire est
également caractérisé par son potentiel géoénergétique, avec des
gisements de lithium récemment découverts,
un fort potentiel hydroélectrique (Salal, Baglihar, Kishanganga), et un
rôle essentiel dans la sécurité hydrique de l'Inde et du Pakistan en
vertu du traité des eaux de l'Indus.
Principales villes
du Jammu-et-Cachemire
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Srinagar
est la plus grande ville et le centre administratif de la division du Cachemire.
Elle est située au bord du lac Dal, avec les montagnes himalayennes en
toile de fond, offrant un paysage spectaculaire. La ville est célèbre
pour ses jardins moghols, ses maisons en bois sculpté, ses mosquées anciennes
et ses marchés flottants. Le lac Dal et le lac Nigeen, parcourus par des
shikaras et bordés de houseboats, constituent l'essence de son urbanisme
lacustre. Le temple de Shankaracharya et la mosquée Jamia Masjid, du XIVe
siècle, témoignent de son héritage religieux mixte. Srinagar est également
un centre de l'artisanat traditionnel, notamment la broderie kani, les
tapis, le papier mâché et les pashminas. Malgré son charme, la ville
est souvent marquée par l'instabilité politique et des fermetures répétées.
• Jammu,
dans la région méridionale du territoire, est la deuxième plus grande
ville et un pôle économique et religieux important. Connue comme la «
ville des temples », elle abrite le temple Raghunath, le complexe de Ranbireshwar,
et plusieurs sanctuaires dédiés à Shiva et
Vishnou.
Située sur les rives de la rivière Tawi, Jammu a longtemps été la capitale
d'hiver de l'ancien État princier. La ville est également une étape
pour les pèlerins se rendant au sanctuaire de Vaishno Devi, situé dans
les collines de Trikuta. Son développement moderne est marqué par des
infrastructures administratives, des universités, ainsi qu'un réseau
ferroviaire et routier qui la connecte au reste de l'Inde.
• Anantnag,
aussi appelée Islamabad par les habitants locaux, est une ville stratégique
du sud de la vallée du Cachemire. Elle est un centre commercial et agricole
majeur, notamment pour le riz, les pommes et le safran. Historiquement
importante, elle fut une ville prospère sous les sultans et les moghols.
La proximité avec le sanctuaire d'Amarnath en fait aussi un point d'entrée
pour les pèlerins. La ville est traversée par plusieurs rivières, dont
la Lidder et la Jhelum, ce qui contribue à sa fertilité et à son attrait.
Bien qu'elle ait subi des perturbations durant les conflits régionaux,
Anantnag reste un pĂ´le urbain dynamique.
• Baramulla,
située au nord-ouest de Srinagar, près de la frontière avec le Pakistan,
est une ville historique fondée au IIIe
siècle avant notre ère. Elle a été un centre du bouddhisme et plus
tard un point d'entrée des influences islamiques. Aujourd'hui, Baramulla
est un centre agricole, en particulier pour les pommes et les noix. Elle
sert également de centre administratif pour la vallée du nord et revêt
une importance militaire en raison de sa proximité avec la ligne de contrôle.
La ville conserve des ponts en bois et des mosquées anciennes comme la
Khanqah-e-Moula.
• Kupwara,
au nord de Baramulla, est une ville frontalière entourée de forêts |
denses,
de prairies alpines et de rivières glaciaires. Elle est relativement récente
comme centre urbain, mais sa position stratégique et son développement
militaire lui ont donné une importance croissante. Kupwara est aussi connue
pour ses paysages, avec des vallées comme Bangus et Lolab, qui attirent
lentement les touristes malgré l'environnement sensible sur le plan sécuritaire.
L'économie locale repose sur l'agriculture, la sylviculture et les cultures
horticoles.
• Pulwama,
surnommée la « ville du lait », est un centre agro-économique du sud
de la vallée. Elle est célèbre pour ses champs de safran à Pampore
et ses vergers de pommes, ainsi que pour l'élevage laitier intensif. Malgré
les tensions politiques fréquentes dans la région, Pulwama continue de
jouer un rôle central dans l'économie agricole du Cachemire. La ville
est également marquée par la présence de silos militaires et de camps
paramilitaires, ce qui en fait un point de friction lors des troubles.
• Udhampur,
située dans la région du Jammu, est le quartier général du Northern
Command de l'armée indienne. Cette ville montagneuse joue un rôle stratégique
essentiel dans la logistique militaire et les transports vers les régions
frontalières. Elle est également bien connectée par le chemin de fer
jusqu'à Katra, et plus récemment par des tunnels routiers comme le Chenani-Nashri.
L'économie de la ville repose aussi sur l'armée, les services publics,
et des cultures céréalières.
• Kulgam
est une ville du sud de la vallée, connue pour sa proximité avec les
hautes prairies comme Aharbal, célèbre pour ses cascades. Elle est principalement
agricole, avec une production abondante de pommes, de poires et de légumes.
Kulgam est aussi un centre d'enseignement secondaire pour les districts
ruraux environnants, avec plusieurs écoles et collèges en pleine croissance.
Comme d'autres villes de la vallée, elle est régulièrement touchée
par des mouvements sociaux et politiques.
• Kathua,
située à l'extrême sud-est, près de la frontière du Pendjab et de
l'Himachal Pradesh, est une ville industrielle et de transit. Elle est
bien connectée par la route et le rail et constitue une plaque tournante
pour les échanges interétatiques. La ville possède plusieurs zones industrielles,
des établissements d'ingénierie et des industries légères. Sa population
est majoritairement hindoue, et la région est politiquement stable en
comparaison avec la vallée du Cachemire.
• Handwara,
petite ville du district de Kupwara, est nichée dans une région boisée,
et joue un rôle de marché local pour les communautés rurales. Sa croissance
récente est liée à l'ouverture de routes et de postes militaires. Elle
conserve aussi une vie culturelle discrète, basée sur des traditions
folkloriques et artisanales. Handwara est également une zone sensible
sur le plan sécuritaire, avec une forte présence militaire et des tensions
fréquentes. |
Histoire du Jammu-et-Cachemire.
Les premières références
historiques remontent à l'époque védique, où la région est évoquée
dans les textes comme une terre isolée et sacrée. Le Cachemire
devient un centre important du brahmanisme,
puis du bouddhisme. Sous le règne de l'empereur
Ashoka
(IIIe siècle av. JC), le bouddhisme s'implante
profondément dans la vallée, comme en témoignent les stupas et les inscriptions
de Baramulla et de Harwan. C'est à cette époque que le Cachemire devient
un foyer d'étude philosophique et artistique, avec des figures comme Nagarjuna
et Vasubandhu, et qu'il se rattache au courant du bouddhisme mahayana.
Au cours des premiers
siècles de notre ère, la région est intégrée à l'empire
kouchan, puis connaît l'émergence de dynasties locales comme les
Gonanda et les Karkota. Sous les Karkota, notamment le roi Lalitaditya
Muktapida au VIIIe siècle, le Cachemire
atteint un apogée politique et culturel, étendant son influence sur le
Ladakh, le Pendjab et certaines parties de l'Asie centrale. C'est aussi
durant cette période que le temple de Martand est érigé. Le Cachemire
devient un haut lieu du shivaïsme tantrique, notamment avec l'école du
Trika, qui influencera toute la pensée mystique indienne.
Aux IXe–XIIe
siècles, le pouvoir passe aux Utpala puis aux Lohara. Ces dynasties favorisent
un syncrétisme religieux, où hindouisme,
bouddhisme et jaĂŻnisme coexistent. Cependant,
à partir du XIIIe siècle, le pouvoir
s'affaiblit et le Cachemire devient vulnérable aux invasions extérieures.
En 1339, Shams-ud-Din Shah Mir fonde la première dynastie musulmane indigène,
marquant l'islamisation progressive de la région. Sous les Shah Mir et
les Chak, la culture persane, le soufisme et
l'architecture islamique se développent. Le poète mystique Lal Ded incarne
cette période de transition, alliant religion hindoue et soufie dans une
poésie cachemiri profonde.
Le Cachemire est
annexé à l'empire moghol par Akbar en 1586. Les empereurs moghols, notamment
Jahangir,
manifestent un grand attachement à la vallée, y construisent des jardins,
des mosquées, et la visitent régulièrement. Après les Moghols,
la région passe brièvement sous le contrôle des Afghans Durrani (1752–1819),
période marquée par une forte répression et une exploitation du peuple
cachemiri.
En 1819, le royaume
sikh de Ranjit Singh conquiert le Cachemire, mettant fin Ă la domination
afghane. Les Dogras de Jammu, dirigés par Gulab Singh, deviennent gouverneurs
de la région. En 1846, après la première guerre anglo-sikh, le traité
d'Amritsar est signé, par lequel Gulab Singh achète le Cachemire aux
Britanniques et devient le premier maharaja de l'État princier du Jammu-et-Cachemire.
Ce royaume comprend Jammu, la vallée du Cachemire, le Ladakh et les régions
frontalières comme Gilgit-Baltistan. Le pouvoir dogra impose une administration
centralisée, mais aussi une hiérarchie sociale rigide, dominée par une
minorité hindoue dirigeante dans une vallée majoritairement musulmane.
Au début du XXe
siècle, les tensions sociales et politiques montent. Le mouvement pour
les droits des musulmans cachemiris prend forme, notamment sous Sheikh
Abdullah, qui fonde la Conférence nationale du Jammu-et-Cachemire en 1932.
Avec l'indépendance de l'Inde en 1947, l'État princier se retrouve face
Ă un choix : rejoindre l'Inde, le Pakistan
ou devenir indépendant. Le maharaja Hari Singh hésite, mais après une
invasion tribale soutenue par le Pakistan en octobre 1947, il signe l'instrument
d'accession à l'Union indienne en échange d'une assistance militaire.
Cela déclenche la première guerre indo-pakistanaise et la partition de
la région entre l'Inde (Jammu, Cachemire central, Ladakh) et le Pakistan
(Azad Jammu-et-Cachemire, Gilgit-Baltistan).
En 1949, une ligne
de cessez-le-feu devient la « Ligne de Contrôle » (LoC). En 1950, l'Inde
accorde un statut spécial au Jammu-et-Cachemire sous l'article 370 de
sa Constitution, garantissant une autonomie législative. Dans les décennies
suivantes, la région connaît des périodes d'instabilité, des mouvements
indépendantistes, et deux autres guerres indo-pakistanaises en 1965 et
1971. La situation empire dans les années 1980 avec la montée du séparatisme
armé, la migration forcée de la population hindoue pandite, et la militarisation
massive de la vallée. Les années 1990 sont caractérisées par un conflit
armé brutal entre insurgés, forces de sécurité et groupes extrémistes
infiltrés depuis le Pakistan.
En août 2019, le
gouvernement indien dirigé par Narendra Modi abroge l'article 370 et divise
l'ancien État en deux territoires de l'Union : Jammu-et-Cachemire et Ladakh.
Cette décision provoque une vague de contestation et d'arrestations massives,
avec un couvre-feu numérique et militaire. Depuis, la région est administrée
directement depuis New Delhi, bien que des
efforts aient été entrepris pour y restaurer un processus démocratique
local et relancer l'investissement économique.
Principaux sites
archéologiques et historiques du Jammu-et-Cachemire
| •
Le
temple de Martand, situé près d'Anantnag dans la vallée du Cachemire,
est l'un des monuments les plus spectaculaires de l'architecture hindoue
ancienne. Dédié au dieu solaire Surya, il fut
construit au VIIIe siècle par le roi Lalitaditya
Muktapida de la dynastie Karkota. Le complexe, orienté est-ouest, présente
une colonnade monumentale, des sanctuaires annexes et une grande cour rectangulaire.
Bien qu'en ruine, sa structure en pierre sculptée témoigne d'un syncrétisme
entre les styles gandhariens, guptas et gréco-romains, et représente
l'apogée du style architectural du Cachemire antique.
• Burzahom,
situé à une quinzaine de kilomètres de Srinagar, est un témoignage
archéologique fondamental pour la compréhension de la préhistoire himalayenne.
Occupé entre 3000 et 1000 avant notre ère, Burzahom révèle plusieurs
couches culturelles néolithiques et mégalithiques.
Des habitations creusées, des outils lithiques, des ossements d'animaux
et des sépultures collectives y ont été mis au jour. Ce site permet
de retracer la transition vers la sédentarisation, l'agriculture et les
premiers cultes locaux dans la vallée.
• Le fort de
Hari Parbat, qui domine Srinagar, est un site stratégiquement situé,
entouré de mythes et de couches historiques multiples. L'actuelle structure
fut consolidée par les Afghans au XVIIIe
siècle, mais les premières fortifications remontent au règne du roi
Chak au XVIe siècle. Le site abrite également
un temple hindou de Sharika Devi, une mosquée moghole et un gurdwara sikh,
illustrant la pluralité religieuse de la région.
• Le complexe
de temples d'Avantipur, fondé par le roi Avanti Varman de la dynastie
Utpala au IXe siècle, comprend deux ensembles
: Avantisvamin (dédié à Vishnu) et Avantishwara (consacré à Shiva).
Situés près de la route entre Srinagar et Anantnag, ces temples en ruines
sont ornés de sculptures raffinées représentant des figures divines,
des |
motifs
floraux et des panneaux narratifs. Ces vestiges témoignent d'une époque
où l'architecture brahmanique locale atteignait un haut degré de sophistication.
• Le fort de
Bahu, situé à Jammu sur les rives de la Tawi, est un des plus anciens
édifices de la ville. Sa fondation remonterait au roi Bahulochan, mais
la structure actuelle fut rénovée sous les Dogras, au XIXe
siècle. Il abrite le temple de Kali, très vénéré,
et offre un point de vue stratégique sur la ville. Ce fort illustre la
continuité du pouvoir régional dans la zone sud de l'ancien État princier.
• Le temple
de Raghunath, situé au coeur de Jammu, est un imposant complexe religieux
dédié à Rama, construit au XIXe
siècle par Maharaja Gulab Singh et son fils Ranbir Singh. C'est l'un des
plus grands complexes de temples du nord de l'Inde, regroupant plusieurs
sanctuaires, des bibliothèques et un musée de manuscrits. L'iconographie
du temple est d'une richesse exceptionnelle, avec des représentations
de presque toutes les divinités du panthéon hindou.
• Le temple
de Shankaracharya, situé sur la colline Takht-e-Sulaiman à Srinagar,
est l'un des plus anciens lieux de culte de la ville. Dédié à Shiva,
il aurait été construit au Ier siècle, puis rénové par Adi Shankaracharya
au VIIIe siècle. Il combine une base circulaire
et une cella carrée, caractéristiques de l'architecture précoce du Cachemire.
Le site offre une vue panoramique sur la vallée et conserve une fonction
religieuse et historique majeure.
• Le fort de
Akhnoor, situé au bord du Chenab à l'ouest de Jammu, est un exemple
d'architecture défensive de l'époque Dogra. Le site conserve aussi des
traces d'un ancien stūpa bouddhique et de vestiges de l'époque kouchane.
Ce lieu servait d'avant-poste stratégique sur les routes entre l'Inde
du Nord et les vallées himalayennes.
• Pattan,
ancienne capitale du roi Lalitaditya au VIIIe
siècle, présente des vestiges de temples en pierre, de fondations urbaines
et de structures rituelles. Bien que peu fouillé, Pattan pourrait livrer
de nouvelles informations sur l'organisation politique, religieuse et économique
du Cachemire ancien. |
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