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Jehanghir,
Jihan
jir ou Geangir (Aboul-Maz'Affer-Nourreddin-Mohammed) empereur
moghol de l'Inde ,
fils d'Akbar né en 1569, monta sur le trône en
1605, après la mort de son père. Le royaume était
divisĂ© en quinze provinces gouvernĂ©es par des vice-rois ou soubahs, Ă
savoir : Allahabad, Agra, Oude, Ajmer, Gujarat,
Bihar,
Bengale, Delhi, Kaboul, Lahore, Multan, Malva,
Bérar, Kandeish et Ahmednagar.
Le règne de Jehanghir
fut en tout semblable à celui de ses prédécesseurs; il fut employé
tout entier à comprimer les révoltes, soit des provinces, soit des fils
de l'empereur lui-mĂŞme. L'empereur triompha toujours par l'aide d'un de
ses généraux, un Rajput nommé Mohâbet (Mohebbet-Khan.
ou Mahâbhatta); mais, excité par sa favorite Nour-Mahal
( Nour-i-Djihan), il poussa Mohâbet à la
révolte à force d'injustices.
Le général le vainquit
et le fit prisonnier; toutefois, il lui rendit la liberté, et le remit
sur le trĂ´ne. Jehanghir n'eut pas plus tĂ´t ressaisi le pouvoir qu'il
fit jeter Mohâbet dans les fers. Celui-ci s'échappa, et rejoignit un
des fils de Jehanghir, Shah Jahan, avec lequel il leva l'étendard de la
révolte. La mort de Jehanghir, en 1628, les dispensa de pousser les choses
jusqu'à l'extrémité.
Ce fut sous ce règne
que les premiers Anglais parvinrent à la cour de Delhi. C'étaient Mildenhal
(1606), Hawkins (1608) et Thomas Roe (1615). Ils obtinrent Ă grand-peine
la permission de commercer Ă Surate. Ils racontent dans leurs relations
des merveilles du luxe déployé à la cour de Delhi.
Malgré les troubles dont avait été jaloné
son règne, il laissa la réputation d'un prince juste, équitable, généreux,
ami et protecteur des arts et des lettres. On a de lui des mémoires en
persan sur les 17 premières années de son règne et quelques chapitres
ajoutés aux Commentaires de Babour sur
sa propre vie.
Il eut pour successeur Khourram, qui prit
le nom de Shah-Jahan. |
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