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La
soustraction
est l'opération inverse de l'addition. Si A
+ B = C représente le symbole d'une addition et son résultat, on appellera
soustraction l'opération qui a pour objet de trouver A, connaissant C
et B, ou de trouver B, connaissant C et A. Cette dĂ©finition se prĂȘte
à toutes les généralisations possibles
de l'opĂ©ration addition, Ă©tendue mĂȘme Ă d'autres Ă©lĂ©ments que les
quantités
algébriques ordinaires. Mais il faut bien remarquer que, si l'addition
cesse d'ĂȘtre commutative, la soustraction n'est plus uniformĂ©ment dĂ©finie
et que le reste ou la différence (on appelle ainsi le résultat de l'opération)
n'a de sens précis qu'autant qu'on désigne expressément, si l'on doit
opérer sur le premier ou le second des éléments qui composent la somme.
On le comprend en remarquant que de A + B = C, B+ A = C', ou déduit C
- A = B, C' - B = A, en opérant par rapport au premier élément; et C
- B = A, C' - A=B, en opérant par rapport au second; si bien qu'il y a
en réalité deux soustractions différentes. Ceci ne se présente du reste,
ni dans les opérations sur les quantités algébriques, réelles ou imaginaires,
ni dans celles qui concernent les
vecteurs ou
les quaternions. Mais dans la soustraction sphérique, définie comme opération
inverse de l'addition sphérique, cette non-uniformité de la soustraction
apparaĂźtrait. (C.-A. Laisant). |
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