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Le
Bengale-Occidental
est un État du nord de l'Inde .
Situé dans la partie orientale du pays, il présente une géographie d'une
remarquable diversité, s'étendant des contreforts de l'Himalaya
au nord jusqu'au golfe du Bengale au sud.
Il partage ses frontières avec le Népal et le
Bhoutan
au nord, le Sikkim au nord-est, l'Assam
à l'est, le Bangladesh à l'est et au sud-est,
et les États indiens de l'Odisha,
du Jharkhand et du Bihar
à l'ouest. Sa superficie totale est d'environ 88 752 kilomètres carrés.
L'État peut être
divisé en plusieurs régions distinctes. Au nord se trouve la région
montagneuse de l'Himalaya de Darjeeling, qui fait partie de la chaîne
de l'Himalaya oriental. Cette région abrite
le Sandakphu, le plus haut sommet de l'État, culminant à 3636 mètres.
Les pentes abruptes et les vallées profondes caractérisent ce paysage,
célèbre pour ses plantations de thé. Juste au sud des montagnes s'étend
la région du Terai, une ceinture de prairies et de forêts
humides qui marque la transition vers les plaines.
Cette zone est traversée par de nombreuses rivières descendant de l'Himalaya,
ce qui la rend particulièrement fertile.
La majeure partie
du Bengale-Occidental est constituée par les plaines du Gange,
un vaste et fertile bassin alluvial formé par les sédiments déposés
par le Gange et ses nombreux affluents et défluents. Cette région est
le grenier à riz de l'État et l'une des zones les plus densément peuplées.
Le Gange, fleuve principal, se divise en deux
bras principaux dans l'État. L'un, le Padma, s'écoule vers le Bangladesh,
tandis que l'autre, le Bhagirathi-Hooghly, traverse le Bengale-Occidental
et est vital pour l'économie et la culture de la région, arrosant notamment
la métropole de Kolkata (Calcutta).
À l'ouest, le paysage
s'élève pour former le plateau du Chota Nagpur, une extension du bouclier
précambrien de la péninsule indienne. Cette région, connue sous le nom
de Rarh, est caractérisée par un terrain ondulé, des sols latéritiques
rouges et une végétation de forêts sèches et de broussailles. Elle
est riche en ressources minérales, notamment en charbon, en minerai de
fer et en bauxite.
La partie la plus
méridionale de l'État est une plaine côtière qui borde le golfe du
Bengale. Cette zone est dominée par les Sundarbans, la plus grande forêt
de mangroves du monde, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Ce delta
est un labyrinthe de voies d'eau, de vasières et de petites îles boisées,
et constitue un habitat essentiel pour le tigre du Bengale royal ainsi
qu'une multitude d'autres espèces. La région côtière est basse et sujette
aux marées et aux cyclones.
Outre le Gange et
ses défluents comme le Hooghly, d'autres fleuves importants irriguent
l'État. Le Teesta, le Torsa et le Jaldhaka descendent de l'Himalaya, provoquant
parfois des inondations dans les plaines du nord. Dans la région du plateau
occidental, les principaux cours d'eau sont le Damodar, l'Ajay et le Kangsabati.
Le climat
du Bengale-Occidental est principalement de type savane
tropicale, avec des variations régionales. L'État connaît trois saisons
principales : un été chaud et humide d'avril à juin, une saison des
moussons
de juillet à septembre caractérisée par de fortes précipitations, et
un hiver doux et sec d'octobre à mars. Les régions montagneuses du nord
connaissent des hivers beaucoup plus froids, avec des chutes de neige occasionnelles
en haute altitude.
La flore
et la faune de l'État sont aussi variées que
sa topographie. Les forêts de l'Himalaya abritent des espèces comme le
sapin, le genévrier et le rhododendron, ainsi que le panda roux et le
léopard des neiges. Les plaines étaient autrefois
couvertes de forêts de feuillus, mais ont été en grande partie défrichées
pour l'agriculture. Les Sundarbans, quant à eux, sont dominés par le
palétuvier sundari, qui a donné son nom à la forêt. La faune y est
riche, comprenant des crocodiles marins, des cerfs tachetés et une avifaune
abondante, en plus du tigre emblématique. L'État compte plusieurs parcs
nationaux et sanctuaires de faune pour protéger ce patrimoine naturel.
Quelques-unes
des principales villes du Bengale-Occidental
| •
Kolkata
(anciennement Calcutta) est la capitale du Bengale-Occidental et l'une
des plus grandes métropoles de l'Inde. Située sur la rive est du fleuve
Hooghly, un bras du Gange, elle a été la capitale de l'Inde britannique
jusqu'en 1911 et reste aujourd'hui un centre intellectuel, culturel, artistique
et économique majeur. Sa population dépasse les 4,5 millions d'habitants
intra-muros, et plus de 14 millions dans l'agglomération métropolitaine.
Kolkata est le siège de grandes institutions culturelles (musées, théâtres,
universités), de maisons d'édition, d'associations caritatives, et de
sièges industriels. Le port de Kolkata, l'un des plus anciens de l'Inde,
joue un rôle crucial dans le commerce fluvial et maritime, bien que confronté
à un envasement progressif. L'économie repose sur le textile, la chimie,
la métallurgie, les technologies de l'information et un secteur de services
en pleine expansion. Malgré ses richesses culturelles, la ville fait face
à de graves défis : surpopulation, infrastructures vieillissantes, inégalités
sociales, logements informels et pollution.
• Howrah,
ville jumelle de Kolkata située sur l'autre rive du Hooghly, est reliée
à la capitale par le célèbre pont Howrah Bridge. Elle est un centre
industriel ancien, spécialisé dans la métallurgie, la construction de
machines, les aciéries et les ateliers ferroviaires. Howrah abrite également
la plus grande gare ferroviaire de l'est de l'Inde, pivot des communications
régionales. Sa croissance urbaine rapide l'intègre pleinement dans la
conurbation de Kolkata, bien qu'elle conserve une administration municipale
distincte.
• Asansol,
située dans la partie occidentale de l'État, dans la région de Burdwan,
est une ville industrielle importante fondée autour de l'exploitation
du charbon. Elle fait partie de la ceinture charbonnière de Raniganj et
est dotée de plusieurs centrales thermiques et industries lourdes, dont
des aciéries, des usines chimiques et des entreprises ferroviaires. Sa
situation stratégique sur la ligne ferroviaire Delhi-Kolkata lui confère
un rôle clé dans les transports. Asansol est en forte croissance démographique
et constitue aujourd'hui la deuxième plus grande agglomération urbaine
de l'État.
• Siliguri,
située au nord du Bengale-Occidental, au pied des contreforts de l'Himalaya,
est une ville-carrefour stratégique. Elle contrôle le couloir de Siliguri,
étroit passage reliant le nord-est indien au reste du pays. Siliguri est
un centre logistique et commercial majeur, en relation avec le Sikkim,
le Bhoutan, le Népal et le Bengladesh. Elle connaît une croissance urbaine
rapide, liée à l'essor du commerce frontalier, au tourisme (porte d'entrée
vers Darjeeling et les stations himalayennes) et au développement des
infrastructures de transport |
(aéroport
de Bagdogra, routes nationales, rail). Le secteur tertiaire y est
dominant, avec un essor notable du commerce, de l'éducation et des services
de santé.
• Durgapur,
ville nouvelle planifiée après l'indépendance, se trouve dans la même
région industrielle qu'Asansol. Elle abrite un important complexe sidérurgique
(Durgapur Steel Plant), une centrale thermique et plusieurs zones industrielles,
mais aussi des établissements d'enseignement supérieur technique. La
ville a été conçue pour servir de modèle de développement urbain industriel,
avec des infrastructures modernes, des logements pour les ouvriers et des
équipements collectifs. Malgré un ralentissement dans certains secteurs
industriels, Durgapur conserve un rôle stratégique dans l'économie régionale.
• Darjeeling,
située à plus de 2000 mètres d'altitude dans l'extrême nord, est une
station de montagne célèbre pour son climat frais, ses paysages spectaculaires
et son patrimoine colonial britannique. Elle est mondialement connue pour
son thé, cultivé sur des pentes escarpées, qui porte l'appellation d'origine
protégée. La ville est aussi un centre éducatif et touristique majeur.
La population est en majorité népalaise d'origine, avec une forte présence
de communautés tibétaines et de minorités ethniques du nord de l'Inde.
Darjeeling est également un foyer culturel important des Gorkhas, et a
été le théâtre de revendications autonomistes.
• Bardhaman
(ou Burdwan), située dans le centre de l'État, joue un rôle de pivot
entre les zones agricoles et industrielles. Elle possède une riche tradition
agricole (notamment dans la production de riz), un patrimoine culturel
ancien, et un développement urbain soutenu. La ville est aussi un nœud
ferroviaire et un centre administratif important.
• Malda,
située sur les bords du Gange dans le nord de l'État, est connue pour
ses mangues, ses textiles et son passé historique en tant qu'ancienne
capitale de royaumes musulmans du Bengale. C'est un centre commercial régional,
avec une croissance urbaine rapide et des fonctions agro-industrielles,
notamment liées au jute et à la transformation des fruits.
• Krishnanagar,
dans le district de Nadia, est connue pour son artisanat traditionnel (notamment
les figurines en argile), sa production agricole et ses institutions éducatives.
Elle conserve une ambiance semi-urbaine typique des villes moyennes bengalies,
avec une forte empreinte culturelle et religieuse.
• Kharagpur,
bien qu'en périphérie occidentale, joue un rôle académique majeur grâce
à la présence de l'un des plus prestigieux instituts technologiques d'Inde,
l'IIT Kharagpur. La ville est également un centre ferroviaire majeur,
abritant l'un des plus grands ateliers ferroviaires du pays, et participe
à la dynamique industrielle de la région de Paschim Medinipur.. |
Histoire du Bengale-Occidental.
Des vestiges archéologiques
datant de l'âge de pierre ont été découverts dans la région, qui attestent
d'une occupation humaine très ancienne. Dans l'Antiquité, le territoire
était connu sous les noms de Vanga, Pundra, et Rarh. Il est mentionné
dans des textes épiques comme le Mahabharata .
La région faisait partie de l'Empire Maurya au
IIIe siècle avant notre ère, sous le
règne d'Ashoka, avant de passer sous le contrôle
de l'empire Gupta quelques siècles plus tard. Cette période a été marquée
par une grande prospérité économique et un épanouissement culturel.
Après la chute des
Guptas,
la région a connu une période de fragmentation politique jusqu'à l'émergence
de la dynastie Pala au VIIIe siècle. Les
Palas, qui étaient bouddhistes, ont régné
pendant près de quatre siècles et ont porté le Bengale
à un sommet de puissance politique et de raffinement culturel. Leurs monastères,
comme celui de Somapura Mahavihara (aujourd'hui au Bangladesh), étaient
des centres d'apprentissage renommés dans toute l'Asie. À la dynastie
Pala a succédé la dynastie Sena, d'origine hindoue, au XIIe
siècle, qui a renforcé l'orthodoxie brahmanique. Cependant, leur règne
fut de courte durée, car la région fut conquise par les forces turco-afghanes
du Sultanat de Delhi au début du XIIIe
siècle.
Sous le Sultanat
de Delhi, puis en tant que Sultanat indépendant du Bengale du XIVe
au XVIe siècle, la région a connu une
nouvelle ère de syncrétisme culturel. L'islam s'est progressivement implanté
et une culture indo-musulmane unique s'est développée, fusionnant les
traditions persanes, turques et locales. Cette période a également vu
une croissance économique soutenue. Le Bengale est devenu un important
pôle commercial exportant du textile fin, du riz et d'autres marchandises
vers l'Asie et l'Europe. Au XVIe siècle,
la région fut intégrée à l'Empire moghol par
l'empereur Akbar, devenant l'une de ses provinces
les plus riches, la Subah-i-Bangala. La prospérité du Bengale moghol
attira de nombreux marchands européens.
L'arrivée des puissances
européennes, notamment les Portugais, les Hollandais, les Français et
les Britanniques, à partir du XVIe siècle,
a progressivement modifié l'équilibre des pouvoirs. La Compagnie britannique
des Indes orientales a surpassé ses rivales et, après la bataille de
Plassey en 1757 où ses forces défirent le Nawab du Bengale, Siraj-ud-Daulah,
elle devint la puissance de facto dans la région. Calcutta (aujourd'hui
Kolkata), fondée par les Britanniques, devint la capitale de l'Inde britannique
jusqu'en 1911. Le règne de la Compagnie, puis de la Couronne britannique
après 1858, a profondément transformé l'économie et la société bengali,
tout en jetant les bases d'une éducation moderne de style occidental.
Le XIXe
siècle fut une période de profonds bouleversements et de renaissance
intellectuelle, connue sous le nom de Renaissance du Bengale. Des réformateurs
sociaux et religieux comme Raja Ram Mohan Roy et Ishwar Chandra Vidyasagar,
ainsi que des figures littéraires et spirituelles comme Rabindranath
Tagore et Swami Vivekananda, ont émergé de cette région, remettant
en question les normes sociales et stimulant un renouveau culturel et intellectuel
qui a rayonné dans toute l'Inde. Le Bengale est également devenu le foyer
du nationalisme indien naissant. Cependant, pour affaiblir ce mouvement,
le vice-roi britannique Lord Curzon a orchestré la première partition
du Bengale en 1905, séparant la majorité musulmane de l'est de la majorité
hindoue de l'ouest. Cette décision provoqua une indignation massive et
des protestations généralisées, equi conduisirent à l'annulation de
la partition en 1911.
L'élan pour l'indépendance
a continué de croître, mais les tensions entre les communautés hindoue
et musulmane se sont également intensifiées, exacerbées par la politique
du "diviser pour régner" et la Ligue musulmane appelant à un État séparé
pour les musulmans. Lorsque l'Inde a obtenu son indépendance en 1947,
le Bengale a été partitionné pour la deuxième fois. La partie occidentale,
à majorité hindoue, est devenue l'État du Bengale-Occidental au sein
de l'Inde, tandis que la partie orientale, à majorité musulmane, est
devenue le Pakistan oriental (qui deviendra plus tard le Bangladesh en
1971). Cette partition a été une tragédie humaine, provoquant des violences
intercommunautaires et entraînant l'un des plus grands mouvements de réfugiés
de l'histoire, des millions d'hindous fuyant le Pakistan
oriental pour le Bengale Occidental et des millions de musulmans faisant
le chemin inverse.
Dans l'Inde indépendante,
le Bengale-Occidental a été confronté à d'immenses défis, notamment
la réinstallation des réfugiés, la pression sur les terres et les infrastructures,
et des troubles politiques. La scène politique de l'État a été dominée
pendant plus de trois décennies, de 1977 à 2011, par le Front de gauche,
une coalition de partis communistes et de gauche, ce qui en fait le gouvernement
communiste démocratiquement élu ayant servi le plus longtemps au monde.
Cette période a été marquée par des réformes agraires importantes
mais aussi par une stagnation industrielle relative. Depuis 2011, l'État
est gouverné par le parti All India Trinamool Congress.
Principaux sites
archéologiques et historiques du Bengale-Occidental
| •
Pandu
Rajar Dhibi, situé dans le district de Bardhaman, est l'un des plus
anciens sites archéologiques de la région. Il date de l'âge du bronze,
vers 1500 av. JC, et témoigne de l'existence d'une civilisation protohistorique
au Bengale-Occidental. Des fouilles ont révélé des habitations, des
poteries peintes, des outils en cuivre et en os, et des sépultures, suggérant
un lien avec la culture chalcolithique de la vallée du Gange et possiblement
avec l'Indus. C'est le plus ancien témoignage d'urbanisation dans cette
partie de l'Inde.
• Gaur (ou
Gour), dans le district de Malda, fut l'ancienne capitale du Bengale sous
les dynasties musulmanes, du XIIIe au XVIe
siècle. Elle connut un apogée sous les sultans de la dynastie des Ilyas
Shahi et fut un centre de commerce florissant et de culture musulmane.
Le site aujourd'hui en ruines abrite plusieurs monuments remarquables :
la mosquée Bara Sona (mosquée d'or), construite en brique et décorée
de motifs islamiques; la Dakhil Darwaza, une porte monumentale fortifiée;
le minaret Firoz; ainsi que les restes du palais royal, de bains, et de
tombes. Gaur illustre l'architecture indo-musulman pré-moghole.
• Pandua,
à une trentaine de kilomètres de Gaur, est un autre site important de
l'époque sultanale. Il fut brièvement capitale du Bengale et conserve
plusieurs monuments islamiques, dont l'imposante mosquée Adina (XIVe
siècle), l'une des plus grandes de l'Inde médiévale. Construite par
le sultan Sikandar Shah, elle présente une structure hypostyle de 378
piliers récupérés d'anciens temples hindous et bouddhistes. À proximité,
la tombe d'Alivardi Khan, dernier grand Nawab du Bengale, marque la transition
vers la période moghole et la domination britannique.
• Jagjivanpur,
dans le district de Malda, a révélé les vestiges d'un monastère bouddhique
du IXe siècle, connu sous le nom de Nandadirghika-Udranga
Mahavihara. On y a retrouvé une plaque de cuivre gravée portant une charte
royale, des sculptures votives, des sceaux en terre cuite et des éléments
architecturaux liés au bouddhisme mahÄyÄna. Ce site confirme l'importance
du nord du Bengale dans le réseau des centres monastiques bouddhiques
du sous-continent à l'époque de Pala.
• Le fort de
Bishnupur, dans le district de Bankura, est un joyau architectural
de l'époque des rois Malla (XVIe–XVIIIe
siècles). Bishnupur fut la capitale de ce royaume hindou qui développa
une |
architecture
en brique unique, influencée par les styles bengali, moghol et dravidien.
On y trouve de nombreux temples, dont les plus célèbres sont les temples
de Rasmancha, Jor-Bangla, Madan Mohan, et Shyam Rai. Ces temples sont décorés
de terracottas sculptées d'une finesse remarquable, représentant des
scènes du Mahabharata, de la vie de Krishna et de la vie quotidienne.
Bishnupur est aussi un centre vivant de musique dhrupad, de tissage et
d'artisanat traditionnel.
• Murshidabad,
ancienne capitale du Bengale, d'Odisha
et du Bihar au XVIIIe siècle sous les
Nawabs, est un site majeur du patrimoine moghol et précolonial. Le palais
Hazarduari, construit au XIXe siècle par
les Britanniques dans un style néo-classique, est aujourd'hui un musée
contenant des objets royaux, manuscrits et armes. Le Katra Masjid, édifice
religieux construit par Murshid Quli Khan, le fondateur de la ville, est
l'un des plus beaux exemples de mosquée du Bengale. Le jardin des Nawabs,
la tombe de Siraj-ud-Daula, les anciennes banques et les palais montrent
le raffinement culturel et l'importance politique de la ville avant la
bataille de Plassey (1757), qui marqua le début de la domination britannique.
• Kolkata,
la capitale actuelle, possède également de nombreux sites historiques
de l'époque coloniale britannique. Fondée en 1690 par la Compagnie anglaise
des Indes orientales, elle devint le centre administratif de l'Empire des
Indes jusqu'en 1911. Le Fort William, toujours utilisé par l'armée indienne,
le Victoria Memorial, le Raj Bhavan (résidence du gouverneur), le High
Court, l'université de Calcutta et de nombreuses églises, synagogues
et temples illustrent le patrimoine urbain multiculturel de la ville. Le
cimetière de South Park Street, les bâtiments de College Street, et les
quartiers anciens comme North Kolkata sont des témoignages précieux de
la vie intellectuelle, littéraire et politique du XIXe
siècle.
• Le temple
de Tarapith, dans le district de Birbhum, est un centre de pèlerinage
important du shaktisme, dédié à la déesse Tara. Bien que le sanctuaire
actuel date de l'époque moderne, il s'élève sur un site sacré ancien,
lié à des cultes tantriques et à la présence de sadhus ascétiques.
C'est un lieu vivant de pratiques religieuses, où l'archéologie et la
religiosité contemporaine se mêlent.
• Les vestiges
tribaux et mégalithiques des collines du Purulia et du plateau du Chotanagpur
occidental conservent des pétroglyphes, des outils néolithiques et des
cercles de pierre, encore peu explorés. Ces régions témoignent de la
profondeur préhistorique du peuplement au Bengale-Occidental. |
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