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La
sueur
de l'Humain est un liquide incolore ou quelque peu jaunâtre, d'une saveur
salée et d'une odeur forte variable selon les individus et surtout selon
la coloration de la peau et du système pileux.
Elle est sécrétée par des glandes spéciales
de la peau nommées glandes sudoripares.
Elle est toujours
mêlée à de la matière sébacée riche en substances grasses. La sueur
renferme 99% d'eau et 1% de matières fixes où l'on a reconnu de l'urée,
des lactates alcalins, du chlorure de sodium et quelques autres sels, des
acides gras et un acide particulier, l'acide hydrotique ou sudorique, qui
est uni à diverses bases minérales. La sueur récente a une réaction
acide prononcée. La composition générale de la sueur est ainsi la même
que celle de l'urine, avec cette différence que
ses éléments fondamentaux y sont en quantité normalement moindre : de
l'eau, 990 p. 1000 ; des sels minéraux et particulièrement du chlorure
de sodium (5 p. 1000) et enfin de l'urée (1 p. 1000). Mais pendant l'été
la sueur, sécrétée plus abondamment, peut éliminer à elle seule le
tiers de la totalité de l'urée, ce qui revient à dire que dans ces conditions
les glandes sudoripares équivalent fonctionnellement à un rein.
D'où la nécessité hygiénique de maintenir ouverts, par de fréquents
lavages du corps, les pores excréteurs de ces glandes
pour les empêcher de s'obstruer par les débris de l'épiderme
mort et les produits des glandes sébacées.
La quantité de sueur
éliminée journellement est considérable : dans les conditions ordinaires,
alors que le corps ne se livre à aucun exercice violent et qu'elle n'apparaît
cependant pas sous la forme de gouttelettes, il s'en forme jusqu'Ã un
demi-litre par jour. Elle se mélange avec le produit des glandes sébacées.
Pendant la course ou tout autre travail physique violent, sa quantité
peut atteindre 300 à 400 grammes à l'heure et contrebalance alors le
rejet de l'eau par l'urine, dont l'émission est alors diminuée. Son évaporation
a alors pour conséquence de déterminer un rafraîchissement de la surface
du corps et de contribuer ainsi à lui maintenir sa constance de température.
Il en est de même lorsque la sécrétion sudoripare est augmentée par
l'élévation de la température extérieure; à ce titre elle est par
excellence un des meilleurs régulateurs de notre température interne.
Pour ce qui est des autres mammifères, il
en est comme le cheval, le boeuf, le mouton où cette sécrétion est abondante
lorsque l'animal s'échauffe; mais le chien, le chat
et le porc en donnent à peine quelques signes.
(Ad. F. / A. P.). |
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