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La
solution
(Solutio = action de délier, relâchement, de solutum, supin
de solvere = disjoindre) d'un problème
est la réponse à la question posée dans l'énoncéde ce problème.
Lorsque l'on résout
un problème parl'algèbre, on trouve souvent
des solutions qui ne répondent pas à la question posée dans l'énoncé,
et il ne faut pas s'en étonner, car il y a toujours dans la mise en équation
d'un problème quelque chose de sous-entendu. Quand on dit soit x, une
inconnue, elle satisfait à telle condition, il n'en résulte pas que tout
a qui satisfera à cette condition sera un x. S'agit-il, par exemple, de
trouver sur un cercle les points d'où l'on peut mener des tangentes
égales à deux cercles donnés A, B, ces points se trouveront à l'intersection
du cercle e avec l'axe radical des cercles A, B. Or, le calcul fournit
des points qui, quoique souvent réels et au nombre de deux, peuvent ne
pas convenir à la question s'ils se trouvent sur la partie de l'axe radical
intérieure à A et B. Si, par exemple, on a pris pour inconnue x le distance
du point cherché au centre du cercle c, on a sous-entendu que six satisfait
à la question, il satisfera aussi à l'équa-tion du problème, mais la
réciproque n'est pas vraie. Il faudra donc toujours dans toute question
résolue par l'algèbre s'assurer a posteriori que les solutions conviennent
à la question.
(H. Laurent). |
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