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Bien
que le terme général de signes puisse s'appliquer aux divers symboles
de l'analyse, on l'emploie en mathématiques
plus particulièrement en l'appliquant aux deux signes +
et -, qui symbolisent l'addition et la soustraction. C'est la généralisation
de l'usage du signe - qui a conduit à la théorie des quantités négatives.
Les applications de cette théorie sont innombrables dans toutes les mathématiques,
et nous n'en pouvons même ici donner des exemples.
Il nous paraît plus
utile d'insister sur l'extension de ces notions à la géométrie.
Dès que l'on considère des segments portés sur une même droite on sur
des droites parallèles, il est indispensable, si l'on veut arriver Ã
une conception un peu précise et complète des faits géométriques, d'affecter
chaque segment d'un signe qui exprime son sens, le sens positif étant
d'ailleurs arbitraire et fixé par convention. Les angles
ne peuvent non plus entrer dans le calcul sans
être affectés d'un signe. De même, par voie de conséquence, les aires
des figures planes doivent, elles aussi, être affectées d'un signe, qui
correspond au sens de circulation, suivant lequel le périmètre est supposé
parcouru. II est enfin possible de donner éga-lement un signe au volume
d'un tétraèdre.
C'est grâce à l'introduction
des signes qu'on a sur une droite, entre trois segments AB, BC, CA, la
relation AB + BC + CA = 0 qui existe toujours, quelles que soient les positions
des points A, B. C sur la droite. Il y a lieu de remarquer aussi la relation
: (OAB) + (OBC) + (OCA) = (ABC) entre les aires des quatre triangles OAB,...
sur un même plan, relation qui est toujours vraie, si l'on tient compte
des signes, pour quatre points arbitraires du plan. (C.-A.
Laisant). |
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