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On
entend par donné (substantif participe de donner, de donare
= gratifier, de
donum = présent, don) ce qui est immédiat et présent
dans l'esprit avant toute élaboration. Ce concept est lié à la question
de la perception, de la subjectivité, et de la manière dont nous pouvons
connaître le monde. Il questionne la nature de la réalité, la relation
entre le sujet et l'objet, et la validité de nos expériences subjectives
en tant que sources de connaissance. Certains philosophes considèrent
le donné comme la base de toute connaissance, tandis que d'autres soulignent
les limites de la conscience immédiate et la nécessité d'une réflexion
critique pour parvenir à une compréhension plus profonde du monde.
«
Une philosophie qui commence par la psychologie, prend pour base le donné
» : c'est la « Philosophie du donné ». « J'emploie ce mot comme
synonyme d'immédiat, de premier, de conscient. La donné s'oppose à l'inféré,
au construit, à l'hypothétique, donc à tout objet en tant qu'objet Ã
tout non-moi, à l'espace en tant que construit, à l'avenir en tant qu'hypothétique.
» (V. Egger, dans Bulletin de la Société française de Philosophie,
août 1905, p. 213).
La notion de donné
est souvent associée aux idées de l'empirisme, de la phénoménologie
et de la philosophie de la perception. Le donné est en contraste avec
les idées de médiation, qui impliquent des processus mentaux, des concepts,
des catégories ou des théories. Husserl a cherché
à analyser et à décrire la structure du donné dans l'expérience phénoménale
qui, pour lui, est le point de départ de toute recherche philosophique,
car elle est la base à partir de laquelle nous pouvons aborder la nature
de la conscience et de la réalité. |
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