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République de Djibouti |
11 30 N, 43 00 E ![]() |
Djibouti
est un État de la Corne de l'Afrique -
Carte de Djibouti. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une grande carte). En grande partie désertique, Djibouti est d'une superficie de 23.200 km² et peuplé d'environ un million d'habitants (2024), majoritairement concentrés dans la capitale. Le pays est divisé administrativement en 6 cercles : Ali Sabieh, Arta, Dikhil, Djibouti, Obock et Tadjourah. Géographie physique de DjiboutiRelief et paysages.Djibouti se caractérise par une géographie variée malgré sa petite superficie. Le paysage est dominé par des plateaux arides, des montagnes escarpées et des plaines côtières. Le littoral djiboutien est en grande partie désertique, avec des plaines sèches et une végétation clairsemée. La côte est bordée par des récifs coralliens et des lagunes peu profondes. Le pays est traversé par des chaînes montagneuses, notamment le massif des Goda dans le nord, qui culmine à plus de 1700 mètres d'altitude. La chaîne du Day, située au centre-nord du pays, est également notable. Ces montagnes sont recouvertes de forêts clairsemées, contrastant avec les zones désertiques environnantes. La dépression de l'Afar, qui s'étend dans l'ouest de Djibouti, est une zone particulièrement basse, atteignant des points bien en dessous du niveau de la mer. Le lac Assal, situé à environ 155 mètres sous le niveau de la mer, est l'un des points les plus bas d'Afrique et du monde. Ce lac salé est l'un des endroits les plus chauds et les plus arides de la planète, avec une concentration de sel extrêmement élevée. Climat.
Hydrographie.
Faune et flore.
La ville de Djibouti vue depuis l'espace. Biogéographie de DjiboutiLe pays est majoritairement couvert par des plaines désertiques et des steppes arides, qui forment une partie de l'écorégion des prairies et brousses xériques éthiopiennes. L'aridité extrême est le facteur le plus déterminant pour la distribution de la vie, façonnant des écosystèmes adaptés à la rareté de l'eau.Parmi les massifs montagneux, le Goda et le Mabla se distinguent. Le Mont Goda abrite la Forêt du Day, une relique de forêt de genévriers (Juniperus procera) et d'oliviers sauvages, qui bénéficie d'une humidité relative plus élevée et de températures plus fraîches que les plaines environnantes. Cet isolat biogéographique est un point chaud de biodiversité, abritant une flore et une faune spécifiques adaptées à ce refuge d'altitude. Le massif du Mabla présente également une végétation plus dense, qui comprend des espèces comme Dracaena ombet. Dans les vastes étendues de désert et de semi-désert, la végétation est clairsemée, dominée par des graminées résistantes à la sécheresse, des arbustes épineux comme les acacias et les commiphoras, et des plantes annuelles qui germent et fleurissent rapidement après les rares pluies. La vie végétale est fortement adaptée aux conditions extrêmes, avec des stratégies incluant la succulence, des systèmes racinaires profonds ou très étendus, et la capacité de rester en dormance pendant de longues périodes. Autour des lacs salés comme le Lac Assal, la végétation est spécifiquement adaptée à la salinité élevée (flore halophile). La faune djiboutienne reflète également l'adaptation à l'aridité. Parmi les grands mammifères, on trouve des espèces bien adaptées au désert et à la savane arbustive, telles que la gazelle dorcas, la gazelle de Soemmerring, le gerenuk (gazelle-girafe) et le dik-dik. Des prédateurs comme le chacal et la hyène tachetée sont présents, tandis que les zones montagneuses abritent des populations de babouins. L'oryx d'Arabie, autrefois disparu, a été réintroduit dans certaines zones protégées. Les reptiles, dont de nombreux lézards, geckos et serpents, sont particulièrement bien représentés et actifs, généralement la nuit pour éviter la chaleur diurne. L'avifaune est notable, avec de nombreuses espèces résidentes adaptées aux milieux arides, mais aussi une grande diversité d'oiseaux migrateurs qui utilisent le pays comme halte sur leurs routes entre l'Afrique et l'Eurasie. Les zones humides intérieures, bien que rares, comme les lacs Abbe et Assal, attirent des espèces d'oiseaux aquatiques, notamment des flamants roses sur le Lac Abbe. Les écosystèmes côtiers et marins de Djibouti contrastent fortement avec l'aridité terrestre. Le pays possède une façade maritime importante sur la Mer Rouge et le Golfe d'Aden. Le long de la côte, on trouve quelques petites parcelles de mangroves dans des baies abritées. Les eaux marines sont réputées pour leur biodiversité. Les récifs coralliens, bien que localisés, abritent une grande variété de poissons de récif, d'invertébrés et d'autres organismes marins. La Baie de Ghoubbet, notamment, est un site reconnu pour l'observation de requins-baleines et la présence de dugongs. Cependant, la biodiversité djiboutienne est fragile et confrontée à plusieurs menaces. La désertification, alimentée par le changement climatique et aggravée par le surpâturage et la déforestation limitée mais réelle, réduit les habitats disponibles. La rareté de l'eau affecte directement la survie de la flore et de la faune. Le développement urbain et les infrastructures, ainsi que parfois la chasse illégale, exercent une pression supplémentaire sur les écosystèmes naturels. La protection des zones clés comme la Forêt du Day, les massifs montagneux, les zones humides intérieures uniques et les écosystèmes marins est essentielle pour préserver le patrimoine naturel de Djibouti. Géographie humaine de DjiboutiPopulation.Djibouti compte environ 1 million d'habitants, concentrés principalement dans les zones urbaines. La majorité de la population se trouve dans la capitale, Djibouti-ville, qui abrite plus de 70 % des habitants du pays. Issas
et Afars.
• Les Issas sont un sous-groupe des Somalis et constituent environ 60 % de la population de Djibouti. Ils appartiennent au clan des Dir, l'un des grands clans somalis. Historiquement, les Issas sont des pasteurs nomades, parcourant la région de Djibouti, la Somalie voisine et certaines parties de l'Éthiopie. Les Issas partagent la langue somalie, ainsi que des traditions communes avec d'autres groupes somalis. Leur culture est imprégnée de la poésie orale, des récits historiques et des chants. Le nomadisme, bien que moins pratiqué aujourd'hui, reste un élément important de leur héritage. Les Issas ont dominé la scène politique de Djibouti depuis l'indépendance en 1977. Hassan Gouled Aptidon, un Issa, fut le premier président du pays et a gouverné pendant plus de 20 ans. Le Parti Populaire pour le Progrès (RPP), fondé par Gouled Aptidon, et l'Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) continuent de représenter majoritairement les intérêts des Issas au sein du gouvernement.Bien que les Issas et les Afars aient cohabité dans la région depuis des siècles, leur relation a été marquée par des rivalités, notamment sur le contrôle des ressources comme l'eau et les pâturages. Historiquement, les Afars ont été marginalisés sur le plan politique par rapport aux Issas. Dans les premières décennies post-indépendance, cette marginalisation a entraîné des tensions et des conflits entre les deux groupes. Dans les années 1990, un conflit armé éclata entre le gouvernement dominé par les Issas et le Front pour la Restauration de l'Unité et la Démocratie (FRUD), un groupe rebelle principalement composé d'Afars. La paix fut restaurée grâce à un accord en 2001, mais les tensions restent latentes. Aujourd'hui, malgré la diversité ethnique, Djibouti connaît une relative harmonie sociale. Les Issas et les Afars partagent des traditions culturelles similaires, telles que le nomadisme, la poésie orale et une cuisine influencée par la culture arabe et africaine. Djibouti-ville, en particulier, est un centre cosmopolite où cohabitent diverses influences culturelles. Bien que des clivages ethniques subsistent, Djibouti affiche une stabilité relative par rapport à d'autres pays de la région. Le gouvernement s'efforce de maintenir un équilibre entre les intérêts des deux groupes à travers des alliances politiques et une représentation plus inclusive. Langues.
Religion.
Urbanisation et
répartition de la population.
Économie et infrastructures.
Outre le port, Djibouti abrite plusieurs bases militaires étrangères, notamment françaises, américaines et chinoises, qui jouent un rôle clé dans la sécurité maritime de la région. Djibouti fait face à de nombreux défis, notamment, un taux de chômage élevé, surtout parmi les jeunes, une dépendance excessive aux services portuaires et militaires, et une pauvreté importante, surtout dans les zones rurales où l'accès à l'eau, à l'éducation et aux soins de santé est limité. Les principales villes de Djibouti
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