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Ityop'iya Federalawi Demokrasiyawi Ripeblik |
8 00 N, 38 00 E ![]() |
L'Ethiopie
est un Etat de la Corne de l'Afrique - Politiquement, l'Ethiopie est divisée 2 deux entités auto-administrées (astedaderoch), Addis Abeba et Dire Daoua, et 9 Etats ((kililoch) définis selon des bases ethniques : Afar, Amara (Amhara), Binshangul Gumuz, Gambela Hizboch (peuples Gambela), Hareri Hizb (peuple Harari), Oromiya (Oromia), Sumale (Somali), Tigray, Ye Debub Biheroch Bihereseboch na Hizboch (Nations du Sud). La capitale, Addis-Abeba (2,6 millions d'habitants), est de loin la plus grande ville. Les autres villes imprtantes sont : Dire Daouaa (252 000 hab.), Mek'ele (216 000), Nazret (214 000), Bahir Dar (170 000), Gondar (154 000).
Géographie physiqueL'Ethiopie .est composée d'un énorme massif montagneux irrégulier, d'une alt. moyenne de plus de 2000 mètres, s'élevant sur certains points à une altitude de 4300 à 4620 mètres, coupé par de profondes et étroites vallées.Hydrographie.
Le bassin du sud
ou d'Amhara renferme dans sa partie centrale le lac Tana ou Dembéa (100
km de long sur 60 de large), situé à une altitude d'un peu moins de 2000
mètres; dans ce lac se déversent un grand nombre de petits cours d'eau
dont le seul important est l'Abat. Cette rivière prend sa source au mont
Gouich, traverse la partie sud du lac et, grossie par les eaux du lac qui
n'a pas d'autre décharge, court vers le sud dans une vallée étroite,
puis tourne en demi-cercle pour se diriger vers le Nord-Ouest, prenant
alors le nom de Nil bleu. Le Djamma, qui arrose la plus grande partie du
Choa, se jette dans l'Abat après sa sortie du bassin du lac Tana. Le penchant
oriental est arrosé au sud par l'Aouach et ses tributaires; au nord on
rencontre sur le sommet des montagnes quelques lacs: le HaĂŻk, le Tado
ou Achangui, mais la côte du plateau est dénuée d'eau.
Climat.
Le Ouaïna Dégaou zone moyenne (1200 à 2750 m) possède le climat et la température de l'Italie méridionale (15°C à 30°C) : c'est la partie la plus fertile et la plus propre à la culture. Les habitants y cultivent la plupart des plantes d'Europe; les champs sont cependant quelquefois, surtout dans le nord, dévastés par des nuées de sauterelles qui viennent du Soudan. Le Déga ou zone supérieure s'étend à une altitude de 2750 à 4500 mètres avec une température de 5 à 15°C qui tombe au-dessous de zéro dans les hautes montagnes. Cette région n'est habitée que par les pâtres qui conduisent des troupeaux de chèvres et les moines qui y ont établi leur couvent. Les pluies sont abondantes en Abyssinie, variant selon les saisons et les régions. Il est à remarquer que tout le plateau est compris dans la région de la mousson et en subit les influences. Dans la zone inférieure, la saison des pluies dure d'avril à septembre. Sur le plateau septentrional, il y a, pendant la même époque, des pluies intermittentes, et la saison des pluies proprement dite dure de juillet à octobre. Au sud, il y a deux saisons pluviales, en janvier ou février et de juin à septembre. La grêle et le tonnerre accompagnent les pluies dans les plus hautes régions et les cours d'eau en hiver, dans le Déga, sont couverts de glace. Les sommets du mont Ras Dejen et du mont Gouna sont toujours couverts de neige. (GE). Biogéographie de l'EthiopieLes basses terres (Kolla, < 1500 m) couvrent de vastes zones à l'est, au sud et à l'ouest. Elles sont caractérisées par des climats chauds et arides à semi-arides. On y trouve des savanes herbeuses ou boisées, des forêts claires, des brousses épineuses, et des zones désertiques ou semi-désertiques, notamment dans la région Afar et l'Ogaden. Ces régions abritent une faune adaptée à la sécheresse et à la chaleur, incluant de grands mammifères (bien que leurs populations soient souvent fragmentées) et une grande diversité d'oiseaux et de reptiles. Les vallées fluviales, comme l'Omo, créent des corridors de végétation riparienne plus luxuriante.Les moyennes altitudes (Woina Dega, 1500-2500 m) bénéficient d'un climat plus tempéré et constituent le coeur agricole du pays, notamment pour la culture du teff et du café. Historiquement couvertes de forêts claires et de savanes boisées, ces zones sont aujourd'hui largement transformées par l'activité humaine, bien que des vestiges de végétation naturelle subsistent. Les hautes terres (Dega, 2500-3500 m et Wurch, > 3500 m) représentent un plateau vaste et disséqué, le plus étendu d'Afrique, souvent surnommé le "toit de l'Afrique". Ces régions connaissent un climat frais à froid, avec des précipitations plus importantes. Elles abritent des écosystèmes qui vont des forêts de montagne (forêts sèches sempervirentes et, plus rares, forêts humides de montagne incluant les habitats originels du caféier arabica) aux brousses d'altitude dominées par les bruyères arborescentes (Erica spp.) et aux prairies afroalpines et subalpines sur les plus hauts sommets. L'isolement de ces massifs de haute altitude a favorisé un taux d'endémisme exceptionnel, tant chez les plantes que chez les animaux. L'Éthiopie est reconnue comme un centre de diversité et d'endémisme majeur en Afrique. Les hautes terres éthiopiennes sont particulièrement riches en espèces endémiques emblématiques, notamment le loup d'Éthiopie (Canis simensis), le babouin gélada (Theropithecus gelada), le bouquetin d'Abyssinie (Capra walie) et le nyala de montagne (Tragelaphus buxtoni). L'avifaune est également remarquablement diverse, avec de nombreuses espèces endémiques ou quasi-endémiques. La flore est d'une richesse considérable, incluant l'origine de l'une des cultures les plus importantes mondialement, Coffea arabica, et une flore alpine unique adaptée aux conditions extrêmes d'altitude. Le Grand Rift Est-Africain qui traverse le pays a eu un impact profond sur la biogéographie, créant des vallées profondes, des chaînes de lacs (dont certains sont endoréiques avec une faune aquatique unique), et des barrières ou des corridors pour la dispersion des espèces. Les changements climatiques passés, notamment les cycles glaciaires et interglaciaires du Pléistocène, ont entraîné des expansions et contractions des zones forestières et de savane, qui ont poussé les espèces à se réfugier dans des zones plus stables, notamment dans les hautes terres, ce qui a contribué aux processus de spéciation et à l'endémisme. Cependant, cette richesse biogéographique est sous une pression intense due à l'activité humaine. L'agriculture extensive, la déforestation pour le bois et la création de terres agricoles, le surpâturage, la fragmentation des habitats, le changement climatique et la surexploitation des ressources naturelles menacent de nombreux écosystèmes et espèces. Géographie humaine de l'EthiopiePopulation.L'Éthiopie se distingue par une population nombreuse, estimée à plus de 120 millions d'habitants, ce qui en fait le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique. Caractéristique majeure, cette population est d'une jeunesse extrême, avec une très large part ayant moins de 25 ans, ce qui reflète des taux de natalité historiquement élevés, bien qu'une transition démographique soit en cours avec une baisse progressive de la fécondité. Cette jeunesse représente à la fois un potentiel énorme en termes de main-d'oeuvre future et un défi considérable en termes de création d'emplois, d'accès à l'éducation et aux services de santé, et de pression sur les ressources naturelles et les infrastructures. La croissance démographique reste rapide, posant des enjeux constants pour le développement durable et la planification socio-économique. La mortalité infantile et juvénile, bien qu'en amélioration significative au cours des dernières décennies grâce aux progrès sanitaires, demeure une préoccupation majeure, de même que la mortalité maternelle. L'espérance de vie a également augmenté, ce quia contribué à modifier légèrement la structure par âge à la marge supérieure de la pyramide. La répartition de la population est majoritairement rurale, avec une écrasante majorité d'Éthiopiens vivant de l'agriculture de subsistance. Cependant, le pays connaît un phénomène d'urbanisation rapide et souvent désordonné. Les villes, en particulier la capitale Addis-Abeba, attirent une population croissante, ce qui crée une polarisation économique et sociale qui met à rude épreuve les capacités des services urbains. Les migrations internes, ordinairement liées à la recherche de terres cultivables, aux déplacements forcés dus aux conflits ou à la sécheresse, ou à l'exode rural, modifient constamment la carte démographique du pays. L'émigration internationale, notamment vers le Moyen-Orient, l'Europe et l'Amérique du Nord, constitue également un facteur démographique et économique important, par le biais des transferts de fonds. Dans les zones rurales, les structures familiales étendues, les liens communautaires et les systèmes d'organisation sociale traditionnels (comme le Gadaa chez les Oromos ou les structures liées à l'Église ou à la mosquée) restent importants. Cependant, l'influence croissante de l'économie de marché, de l'éducation formelle et de l'urbanisation modifie ces structures, et fait émerger de nouvelles formes de stratification basées sur l'éducation, la profession, le revenu et l'accès au capital. Les inégalités sociales et économiques sont prononcées, avec une pauvreté persistante qui touche une large part de la population, en particulier dans les zones rurales et les périphéries urbaines. L'accès à l'éducation et aux soins de santé, bien qu'en expansion, demeure inégalitaire, avec des disparités marquées entre les régions, entre les zones rurales et urbaines, et entre les genres, même si des progrès significatifs ont été réalisés dans la scolarisation des filles. Les rôles de genre évoluent, en particulier dans les villes, mais les normes patriarcales restent profondément ancrées dans de nombreuses régions et cultures. Les défis sociaux actuels concernent également la gestion de l'impact des conflits internes récents, qui ont engendré d'importants déplacements de population, des traumatismes sociaux et des tensions nouvelles ou exacerbées. Quelques-unes des principales villes de l'Ethiopie
Groupes ethnolinguistiques. On estime qu'il existe en Ethiopie plus de 80 groupes ethnolinguistiques différents, chacun avec ses propres coutumes, traditions et surtout, sa propre langue, ou un ensemble de dialectes distincts. Cette complexité linguistique se manifeste à travers quatre grandes familles linguistiques présentes sur le territoire éthiopien. La famille afro-asiatique est de loin la plus représentée, subdivisée en branches importantes en Éthiopie : les langues sémitiques, les langues couchitiques et les langues omotiques. Une quatrième famille, les langues nilo-sahariennes, est présente dans les régions frontalières occidentales et méridionales. Cette classification linguistique est un premier niveau pour comprendre la structure ethnolinguistique du pays. L'Éthiopie est l'un des rares pays africains à posséder son propre alphabet ancestral, le guèze (ou éthiopien), qui est encore utilisé aujourd'hui pour l'amharique, le tigrinya et comme langue liturgique. Oromo.
Amhara.
Tigray.
Somali.
Afar.
Autres
groupes.
Le long des frontières occidentales et méridionales, on trouve des groupes appartenant à la famille Nilo-Saharienne, distincte des familles afro-asiatiques. Ces groupes incluent les Nuer et les Anuak, qui partagent des liens culturels et linguistiques avec des populations du Soudan du Sud, ainsi que les Gumuz et les Berta. Ces populations ont souvent des modes de vie distincts, parfois plus isolés, et sont adaptées aux environnements des basses terres et des vallées fluviales. Au-delà de ces groupes majeurs, l'Éthiopie abrite des dizaines d'autres ethnies, comme les Hadiya, les Kambaata, les Gedeo, les Alaba (couchitiques), les Agaw (couchitiques, considérés comme les habitants pré-sémitiques des hauts plateaux), et de nombreux autres, chacun contribuant à la richesse culturelle et linguistique unique du pays. Culture.
Les festivals et célébrations, souvent liés aux cycles agricoles ou religieux, ponctuent l'année. Timket (l'Épiphanie), avec ses processions colorées et la ré-évocation du baptême de Jésus, et Meskel (la découverte de la Vraie Croix), marqué par de grands feux de joie, sont parmi les plus spectaculaires et attirent de nombreux participants. Genna (Noël éthiopien) et Fasika (Pâques) sont également des moments clés. L'Éthiopie possède également un calendrier unique, basé sur le calendrier julien, qui compte 13 mois (12 mois de 30 jours et un 13ème mois de 5 ou 6 jours). L'année commence en septembre (Enkutatash, le Nouvel An) et a un décalage d'environ 7 à 8 ans par rapport au calendrier grégorien. Le système horaire traditionnel commence la journée à l'aube (environ 6 heures du matin), ce qui peut parfois prêter à confusion pour les visiteurs habitués à l'heure internationale. La cuisine éthiopienne est célèbre pour son plat de base, l'injera, une grande galette spongieuse et légèrement acidulée faite à partir de teff, une céréale locale. L'injera sert à la fois d'assiette et d'ustensile, car on l'utilise pour saisir les wats, des ragoûts épicés de viande (boeuf, poulet, agneau) ou de légumes (lentilles, pois chiches, épinards). Manger ensemble, souvent dans un grand plat commun, est une expérience sociale importante. La cérémonie du café est un rituel culturel essentiel, signe d'hospitalité et d'amitié. Préparer, torréfier et servir le café est un processus long et aromatique, un moment de rassemblement et de conversation. Les périodes de jeûne strictes, observées par les chrétiens orthodoxes pendant lesquelles seuls les plats végétaliens sont consommés, ont donné naissance à une riche variété de wats végétariens. La musique et la danse éthiopiennes sont très diverses. Chaque groupe ethnique a ses propres instruments, rythmes et styles de danse. Les instruments traditionnels incluent le krar (une lyre à cinq ou six cordes) et le masinko (un violon à une corde). La musique joue un rôle important dans les célébrations, les rituels religieux et la vie sociale. La peinture d'icônes religieuses, avec son style distinctif et ses couleurs vives, est une forme d'art ancienne. L'art des manuscrits enluminés est également un héritage précieux. Le tissage, en particulier celui du coton blanc utilisé pour les vêtements traditionnels comme le habesha kemis (une robe blanche ornée de broderies colorées) pour les femmes, est très développé. La vannerie, les poteries et la sculpture sur bois témoignent également d'un savoir-faire ancestral. L'architecture éthiopienne présente des styles variés, des églises rupestres taillées dans le roc de Lalibela aux châteaux médiévaux de Gondar, en passant par les huttes traditionnelles circulaires (tukuls) dans les zones rurales. Economie.
L'Éthiopie a connu une croissance économique rapide et soutenue, l'une des plus dynamiques du continent africain pendant près de quinze ans. Cette expansion a été largement portée par des investissements publics massifs dans les infrastructures, notamment les routes, les chemins de fer (reliant le pays sans littoral à Djibouti), l'énergie (avec des projets phares comme le Grand Barrage de la Renaissance Éthiopienne - GERD) et les télécommunications. L'objectif de cette stratégie de développement menée par l'État était de jeter les bases d'une économie plus diversifiée, capable de soutenir l'industrialisation et l'urbanisation croissante. Parallèlement, le secteur des services a pris de l'ampleur, et contribue de plus en plus au Produit Intérieur Brut (PIB). Ce secteur comprend les transports, le commerce, les services financiers et un tourisme qui avait un potentiel croissant avant les récents troubles internes. Malgré cette croissance impressionnante, l'Éthiopie reste confrontée à des défis structurels majeurs. La pauvreté, bien qu'en recul, reste répandue, en particulier dans les zones rurales. Les inégalités, tant régionales qu'entre les zones urbaines et rurales, persistent. La forte croissance démographique exerce une pression constante sur les ressources et le marché du travail, et engendre du chômage, notamment chez les jeunes. L'économie souffre également de pénuries chroniques de devises étrangères, d'une inflation élevée qui érode le pouvoir d'achat, et d'une bureaucratie parfois lourde qui peut freiner l'investissement privé. L'endettement public, externe et interne, a augmenté considérablement pour financer les grands projets d'infrastructure, et soulève des questions sur la viabilité de la dette. Sous le gouvernement du Premier Ministre Abiy Ahmed, arrivé au pouvoir en 2018, l'Éthiopie a initié un programme de réformes économiques ambitieux qui vise à libéraliser davantage l'économie et à réduire le rôle dominant de l'État. Ces réformes comprennent la privatisation partielle ou totale d'entreprises publiques clés, comme Ethio Telecom ou les banques d'État, l'amélioration du climat des affaires pour attirer davantage d'investissements directs étrangers (IDE) et stimuler le secteur privé national, ainsi qu'une tentative de réforme de la gestion macroéconomique pour mieux contrôler l'inflation et la dette. L'objectif est de passer d'un modèle de croissance tiré par l'investissement public à un modèle davantage basé sur l'investissement privé, les exportations manufacturières et les services à forte valeur ajoutée. Cependant, la mise en oeuvre de ces réformes et la trajectoire économique du pays ont été sévèrement compliquées par des facteurs externes et internes. La pandémie de covid-19 a eu un impact négatif, en ralentissant l'activité économique et en réduisant les flux de capitaux. Plus significativement, les conflits internes, en particulier le conflit majeur dans la région du Tigré qui a éclaté fin 2020 et s'est étendu à d'autres régions, ainsi que d'autres foyers d'instabilité, ont eu des conséquences dévastatrices. Ces conflits ont provoqué des déplacements massifs de population, détruit des infrastructures et des moyens de subsistance, perturbé les chaînes d'approvisionnement, découragé l'investissement et détourné des ressources publiques importantes vers les dépenses de sécurité et humanitaires. Malgré ces revers, l'Éthiopie conserve un potentiel de croissance à long terme. Son importante population jeune offre un marché intérieur substantiel et une main-d'oeuvre potentielle si elle est bien formée. Sa position géographique stratégique dans la Corne de l'Afrique, avec l'accès à la mer via Djibouti, la positionne comme une plaque tournante potentielle pour le commerce et le transport régional. Le potentiel du secteur manufacturier, notamment dans les zones industrielles dédiées, pour créer des emplois et diversifier les exportations au-delà des produits agricoles, reste une priorité du gouvernement. Le développement des énergies renouvelables offre également des opportunités considérables. La capacité du gouvernement à rétablir la stabilité et la sécurité dans l'ensemble du pays, à poursuivre les réformes structurelles de manière cohérente, à gérer durablement sa dette et à attirer de nouveau l'investissement privé, tant national qu'étranger, sera cruciale pour déterminer la trajectoire économique future de l'Éthiopie et sa capacité à réaliser son ambition de devenir une économie à revenu intermédiaire. Cartes de l'Ethiopie
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