| L'indice de
réfraction (n) d'un milieu est une grandeur optique
fondamentale qui caractérise la façon dont la lumière
se propage dans ce milieu. Il est défini comme le rapport entre la vitesse
de la lumière dans le vide (c) et sa vitesse dans le milieu considéré
(v) : n = c/v.
Dans le vide, v = c, donc n=1. Dans tout
autre milieu, v < c, donc n > 1. Donnons quelques exemples : air
: n ≈ 1,0003 (souvent approché à 1); eau : n ≈ 1,33; verre : n≈1,5
(variable selon le type); diamant : n≈2,42.
L'indice de réfraction varie légèrement
avec la couleur (longueur d'onde) de la lumière : c'est ce qui cause la
décomposition de la lumière blanche par un prisme
(phénomène de dispersion chromatique). En général, n est plus
élevé pour le bleu (courtes longueurs d'onde) que pour le rouge (longues
longueurs d'onde).
Dans les matériaux diélectriques, n est
aussi relié aux propriétés électromagnétiques du milieu : n² = εr​μr​,
où εr (permittivité relative) et μr
(perméabilité relative) décrivent la réponse du milieu aux champs électrique
et magnétique.
La loi de Snell-Descartes (n1sinâ¡Î¸1
=
n2sinâ¡Î¸2​) montre que la
déviation de la lumière à une interface dépend des indices des deux
milieux. Plus n est élevé, plus la lumière est "ralentie" et déviée.
Dans les lentilles
et les instruments optiques, la courbure et l'indice de réfraction des
matériaux déterminent la focalisation. Dans les fibres optiques, la réflexion
totale interne repose sur la différence d'indice de réfraction entre
le coeur et la gaine. Dans les dispositifs antireflets, des couches minces
à indice intermédiaire réduisent les réflexions parasites. |