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Refuges de la vie sauvage dans le Pacifique
(îles éparses appartenant aux États-Unis)

Ile Baker : 
0 13 N, 176 28 W

Ile Howland : 
0 48 N, 176 38 W

Ile Jarvis : 
0 23 S, 160 01 W

Atoll Johnston : 
16 45 N, 169 31 W

RĂ©cif Kingman : 
6 23 N, 162 25 W

Iles Midway : 
28 12 N, 177 22 W

Atoll Palmyra :
5 53 N, 162 05 W

Les territoires suivants sont des possessions des États-Unis. Tous, Ă  l'exception de l'atoll de Midway, constituent le complexe Pacific Remote Islands National Wildlife Refuge (NWR) et, en tant que tels, sont gĂ©rĂ©s par le Fish and Wildlife Service du dĂ©partement amĂ©ricain de l'IntĂ©rieur. Le NWR de l'atoll de Midway  a Ă©tĂ© inclus dans un autre NWR , auquel appartiennent aussi les Ă®les HawaĂŻi, et est Ă©galement connu sous le nom de Monument national marin de Papahanaumokuakea.
• Île Baker. - Située dans le Pacifique central, à environ 1664 kilomètres au sud-ouest de Honolulu (Hawaii), Baker Island est une île corallienne inhabitée. Avec une superficie d'environ 4,5 km², elle est principalement plate, son altitude maximale ne dépassant pas 8 mètres. Découverte en 1822 par un navire américain, elle a été revendiquée par les États-Unis en 1856 pour ses réserves de guano, bien que l'exploitation n'ait jamais été intensive. Aucune population permanente n'y a jamais été établie. Aujourd'hui, l'île fait partie du National Wildlife Refuge et est un site clé pour la faune marine. Elle abrite des milliers d'oiseaux marins (comme les sternes et les frégates) ainsi que des tortues marines. Un poste météorologique américain y fut installé dans les années 1930, mais il est désormais abandonné. La conservation y est prioritaire, bien que les invasions d'espèces exotiques (comme les rats) aient parfois perturbé son écosystème.

• Île Howland. - Proche de Baker, Howland Island est située à environ 3000 kilomètres au sud-ouest de Honolulu. Avec une superficie similaire (environ 4,5 km²), elle est principalement plate et aride. Découverte en 1842 par un navigateur américain, elle fut revendiquée en 1857 pour ses gisements de guano. Son histoire est liée à l'épisode tragique d'Amelia Earhart, qui s'y dirigeait en 1937 lors de son voyage autour du monde avantde disparaître. Bien que des tentatives de colonisation aient été entreprises dans les années 1930, elles échouèrent. Aujourd'hui, l'île est un refuge pour oiseaux marins (sternes, fous) et tortues vertes. Sa faune et flore fragiles sont surveillées pour préserver l'équilibre écologique.

• Île Jarvis. - Située à environ 1500 kilomètres au sud de Honolulu, Jarvis Island fait partie des Îles de la Ligne et est une possession américaine inhabitée. Son aire totale est d'environ 4,5 km², avec une topographie plate et aride. Découverte en 1821 par un navire britannique, elle fut revendiquée par les États-Unis en 1857 pour son guano. Une colonie éphémère y fut établie dans les années 1890, mais abandonnée en raison des conditions difficiles. Aujourd'hui, l'île est un site de reproduction pour des oiseaux marins (sternes, frégates) et des tortues vertes. Ses récifs coralliens, bien qu'endommagés par des tempêtes, hébergent une biodiversité marine significative.

• Atoll Johnston. - Localisé à environ 1400 kilomètres au sud-ouest de Honolulu, Johnston Atoll est un atoll composé de deux îles principales (Johnston et Sand Island) et de récifs coralliens, totalisant une superficie de 3,6 km². Acquis par les États-Unis en 1858, il a été utilisé à des fins militaires dès le début du XXᵉ siècle. Il fut un site clé pour les essais nucléaires (comme l'opération Dominic en 1962) et le stockage des armes chimiques (jusqu'au JACADS, programme de destruction achevé en 2004). Aujourd'hui désaffecté militairement, l'atoll est géré comme un refuge pour oiseaux marinset espèces menacées. Ses écosystèmes marins, bien que affectés par l'activité humaine, sont en voie de rétablissement grâce à des efforts de conservation.

• Récif Kingman. - Situé à environ 1600 kilomètres au sud-ouest de Honolulu, Kingman Reef est une formation corallienne inhabitée et entièrement immergée à marée haute. Sa superficie totale est d'environ 16 km², avec une lagon peu profond entouré de récifs. Découvert en 1781 et revendiqué par les États-Unis en 1856 pour son guano, il n'a jamais accueilli de population permanente en raison de son extrême aridité et de son manque d'eau douce. Aujourd'hui, il est reconnu comme l'un des écosystèmes marins les plus intacts du Pacifique. Il abrite une biodiversité marine exceptionnelle, notamment des requins (principalement des requins pointes blanches), des raies et d'autres poissons. Sa faune terrestre est réduite à des oiseaux marins migrateurs. Les missions de conservation y sont prioritaires pour préserver son équilibre écologique fragile.

• Îles Midway. - Les Îles Midway, officiellement Midway Atoll, se trouvent à environ 1930 kilomètres au nord-ouest de Honolulu. Composé de trois îlots principaux (Sand Island, Eastern Island, et Spit Island), la superficie totale de l'atoll est d'environ 6,2 km². Ces îles sont célèbres pour avoir été le théâtre de la Bataille de Midway (1942), tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique. Historiquement revendiquées par les États-Unis en 1862, elles servirent de base navale jusqu'à la fin du XXᵉ siècle. Aujourd'hui, Midway est un refuge national pour oiseaux marins, hébergeant la plus grande colonie de fous à bille (Laysan) au monde. Une petite population y vit (environ 50 à 100 personnes), principalement des employés de gestion écologique. L'atoll est protégé pour sa biodiversité marine et terrestre.

• Atoll Palmyra. - Situé à environ 1600 kilomètres au sud-ouest de Honolulu, Palmyra Atoll est une possession américaine partagée entre le gouvernement des États-Unis et l'organisation de conservation The Nature Conservancy. Son aire totale est d'environ 12 km², et comprend des îlots de sable, des mangroves et des récifs coralliens qui entourent un lagon. Découvert en 1802, il fut revendiqué par les États-Unis en 1859 et utilisé comme base militaire durant la Seconde Guerre mondiale. Après sa désaffectation militaire, une grande partie de l'atoll fut achetée par The Nature Conservancy, qui en fit un site de recherche et de conservation. Palmyra est réputé pour sa biodiversité exceptionnelle, avec des coraux en bonne santé, des forêts de palmiers, et des espèces endémiques comme le gecko de Palmyra. Ses écosystèmes sont surveillés pour contrôler les espèces invasives (comme les crabes-coquilliers) et préserver les nids d'oiseaux marins (sternes, fous).

Ces Ă®les et atolls ont le statut de refuges de la vie sauvage et reprĂ©sentent la collection la plus Ă©tendue de milieux de la faune marine et de  la faune terrestre Ă  ĂŞtre placĂ©e sous la juridiction d'un seul pays pays. 

Ces refuges permettent la conservation de beaucoup d'espèces endémiques comprenant des coraux (cnidaires), des poissons, des mollusques et crustacés, des mammifères marins, des oiseaux marins, des oiseaux aquatiques terrestres, des oiseaux terrestres, des insectes, et une végétation que l'on ne rencontre nulle part ailleurs.
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Carte des refuges de la vie sauvage dans le Pacifique.
Source : The World Factbook.
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