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Howland Island |
0 48 N, 176 38 W |
L'ÃŽle de
Howland, possession des États-Unis -
Carte de l'île Howland. Source : The World Factbook. Géographie
physique.
Le sol est majoritairement sableux et très poreux. Il est composé de particules de corail et de coquillages broyés. Une composition qui empêche toute accumulation d'eau douce en surface; l'eau de pluie est rapidement absorbée par le sol. L'île est entourée d'un récif corallien frangeant étroit qui s'étend sous la surface de l'eau, puis le fond marin plonge rapidement dans les grandes profondeurs de l'océan Pacifique. La côte alterne entre des plages de sable blanc fin et des zones rocheuses composées de blocs de corail. L'érosion côtière est un processus actif sur l'île. Le climat est typiquement équatorial, caractérisé par une chaleur constante, une humidité élevée et la présence quasi permanente des vents alizés de l'est. L'île peut être occasionnellement affectée par des systèmes tropicaux ou des cyclones. Biogéographie.
La flore de l'île Howland est adaptée à ces conditions difficiles : sols pauvres, aridité, forte salinité due aux embruns et à la présence de guano. La végétation est clairsemée et se compose principalement de graminées, de plantes rampantes et de quelques arbustes bas. On y trouve des espèces résistantes typiques des îles du Pacifique, capables de tolérer le sel et la sécheresse, comme le Scaevola taccada, l'Heliotropium foertherianum (anciennement Tournefortia argentea), Sida fallax, Tribulus cistoides, et diverses graminées comme Lepturus repens et Cynodon dactylon. Il n'y a pas d'arbres de taille significative sur l'île. La faune terrestre est dominée de manière écrasante par les oiseaux marins, pour lesquels l'île Howland est un site de nidification d'une importance capitale dans le Pacifique central. Des colonies massives de plusieurs espèces y prospèrent, profitant de l'isolement et, depuis l'éradication des prédateurs introduits, de la sécurité offerte par l'île. Parmi les résidents nicheurs figurent d'énormes populations de Sternes fuligineuses (Onychoprion fuscatus), ainsi que des fous (fous masqués Sula dactylatra, fous bruns Sula leucogaster, fous à pieds rouges Sula sula), des frégates (grandes frégates Fregata minor et frégates ariel Fregata ariel), des noddis (noddis bruns Anous stolidus et noddis noirs Anous minutus), des puffins (puffins à queue courte Ardenna pacifica et puffins de la Nativité Puffinus nativitatis), et des phaétons à queue rouge (Phaethon rubricauda). L'île sert également de halte migratoire pour de nombreux oiseaux de rivage. Outre les oiseaux, la faune terrestre est limitée. Quelques espèces de geckos adaptés au climat sec et des invertébrés comme des crabes terrestres (notamment des bernard-l'ermites et des crabes fantômes) et divers insectes (mouches, coléoptères, papillons de nuit, fourmis) constituent l'essentiel des autres habitants. L'île ne possède pas de mammifères terrestres indigènes; des rats ont été introduits par le passé mais ont été éradiqués avec succès, un effort qui a été décisif pour la conservation des populations d'oiseaux marins. Les tortues marines vertes (Chelonia mydas) peuvent occasionnellement utiliser les plages pour la nidification. L'écosystème de l'île Howland est intrinsèquement lié à l'environnement marin environnant. Le récif corallien qui l'entoure est vibrant et abrite une grande diversité de vie marine, qui englobe de nombreux poissons de récif, des requins, des thons et d'autres grands pélagiques, ainsi que d'abondantes populations d'invertébrés marins et de coraux. Les oiseaux marins agissent comme un lien essentiel entre les écosystèmes marin et terrestre, en apportant des nutriments sous forme de guano qui enrichissent les sols pauvres et soutiennent la croissance de la végétation terrestre clairsemée. Histoire.
En 1937, l'aviatrice Amelia Earhart a disparu alors qu'elle cherchait à atteindre l'île de Howland afin de s'y réapprovisionner en carburant lors de son vol au tour du monde; en hommage à l'aviatrice, une balise de jour, située près du milieu de la côte occidentale de l'île a reçu son nom. Une piste d'atterrissage a été construite pendant la Seconde Guerre mondiale. Depuis la fin du conflit, l'île est restée inhabitée et est gérée comme le Howland Island National Wildlife Refuge par le U.S. Fish and Wildlife Service. Elle fait également partie du Pacific Remote Islands Marine National Monument (PRIMNM), une vaste zone marine protégée. Son statut actuel de refuge strictement protégé est vital pour la survie de ses énormes colonies d'oiseaux marins et la préservation de l'écosystème récifal environnant. L'accès y est très limité, ce qui contribue à maintenir son importance écologique en tant que sanctuaire pour la biodiversité marine et aviaire dans cette région éloignée du Pacifique. |
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