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Kingman Reef |
6 24 N, 162 24 W |
Le
Récif
Kingman et un récif dans l'Océan Pacifique
Nord qui appartient aux États-Unis -
Carte du récif Kingman. Source : The World Factbook. Géographie du
Récif Kingman.
L'atoll forme un anneau de récif corallien grossièrement triangulaire, long d'environ 15 kilomètres dans sa plus grande dimension est-ouest, qui entoure un lagon intérieur. Ce lagon est relativement profond. Il atteint des profondeurs pouvant aller jusqu'à environ 80 mètres. L'accès au lagon depuis l'océan est possible par plusieurs passes, mais celles-ci sont généralement étroites et potentiellement dangereuses pour la navigation. L'ensemble de l'atoll (récif, lagon et rares points émergés) couvre une superficie maritime d'environ 50 kilomètres carrés. L'environnement est celui d'un récif corallien très isolé et peu perturbé par les humains. La végétation terrestre est quasiment inexistante sur les rares points émergés, et se limite à quelques rares herbes basses ou arbustes si des dépôts de sable subsistent assez longtemps. Il n'y a pas de source d'eau douce. Le climat est tropical maritime, chaud et humide, et l'atoll est exposé aux tempêtes tropicales et aux cyclones. Histoire du Récif
Kingman.
L'épisode le plus notable de l'histoire du Récif Kingman se déroule dans les années 1930, avec l'essor de l'aviation trans-pacifique. Pan American Airways cherchait à établir une route commerciale régulière pour ses hydravions, les célèbres "Clippers", entre la Californie et l'Asie. Le Récif Kingman fut identifié comme une escale potentielle pour le ravitaillement en carburant entre Hawaï et les Samoa américaines (Pago Pago). Une petite zone d'amarrage et des installations rudimentaires, comprenant une plateforme flottante pour le ravitaillement, furent mises en place. Le premier vol d'essai à utiliser le Récif Kingman comme escale fut effectué par le Philippine Clipper en avril 1937. L'escale y était notoirement difficile et dangereuse en raison des courants, des coraux affleurants et de l'absence de protection naturelle contre les vagues. Malgré ces difficultés, le récif servit d'escale technique sporadique pour quelques vols de reconnaissance et de transport de courrier dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale. Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et l'évolution rapide de la technologie aéronautique, notamment le développement d'avions terrestres à long rayon d'action, l'importance stratégique du Récif Kingman en tant qu'escale pour hydravions diminua rapidement. Les îles capables d'accueillir de longues pistes d'atterrissage, comme Wake ou Midway, devinrent les points stratégiques de l'aviation militaire dans le Pacifique. Le 4 février 1941, le président Franklin D. Roosevelt plaça le Récif Kingman sous la juridiction de la Marine des États-Unis, mais le récif ne fut pas développé militairement de manière significative. Après la guerre, le récif Kingman perdit toute utilité pratique pour le transport aérien ou maritime. Il est resté un territoire américain largement ignoré jusqu'à la fin du XXe siècle. En 2001, reconnaissant sa valeur écologique unique en tant que récif corallien relativement intact et éloigné de l'influence humaine directe, le récif fut désigné comme refuge national de vie sauvage (Kingman Reef National Wildlife Refuge), placé sous la gestion du Service des pêches et de la faune sauvage des États-Unis (U.S. Fish and Wildlife Service). Cette désignation visait à protéger son riche écosystème marin, qui sert de point de référence pour l'étude des récifs coralliens sains. Le 6 janvier 2009, la zone de protection fut considérablement étendue lorsque le président George W. Bush engloba le Récif Kingman dans le Monument national marin des îles éloignées du Pacifique (Pacific Remote Islands Marine National Monument), qui protège une immense zone océanique autour de plusieurs possessions américaines isolées et est l'une des plus grandes aires marines protégées au monde. Aujourd'hui, Kingman Reef est inhabité et son accès est très strictement contrôlé, principalement limité au personnel scientifique et de conservation autorisé qui mène des recherches écologiques. |
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