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Les Caprinés
Les Chamois et les Isards
Le genre Rupicapra
Les Chamois (probablement de l'ancien haut allemand gamuz, qui aurait donné le latin camutiums) sont des Ruminants de la famille des Bovidés, sous-famille des Caprinés.  Ce groupe renferme une deux espèces : Rupicapra pyrenaica,  Isard (ou Chamois des Pyrénées) et  Rupicapra rupicapra, Chamois proprement dit, qui se trouve surtout dans les Alpes

On trouve cet animal depuis la Savoie, jusqu'aux Abruzzes; puis, vers le sud-ouest, à travers les montagnes de la Dalmatie jusqu'en Grèce, sur les rochers du Veluzi; vers le nord, jusqu'aux Carpates, au Tatra. Il est encore commun dans les Balkans. Il avance en Anatolie, dans le Caucase, dans la Taurie, la Géorgie, la Sibérie.

Le Chamois a les cornes petites, verticalement dressées, avec les pointes recourbées en crochet vers l'arrière, dans les deux sexes. Vivant par petites troupes sous la conduite d'un vieux mâle, il fréquente les endroits les plus escarpés et saute parmi les rocs à pic avec une agilité sans égale. 
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Chamois.
Chamois.

Caractères généraux

Le Chamois ressemble beaucoup aux Chèvres; toutefois il s'en distingue par son corps court, ramassé, ses jambes longues et fortes, son cou allongé, ses oreilles pointues, dirigées en avant, et par la forme de ses cornes. Il a de 1,20 m à 1,28 m de longueur; sa queue mesure 8 cm, et sa hauteur, au garrot, est de 76 cm; le sacrum est un peu plus élevé; les cornes ont de 28 à 30 cm. Un vieux mâle peut peser jusqu'à 40 ou 50 kg; mais le poids du chamois dépasse rarement 30 kg. Le mâle a les cornes plus écartées et plus grandes que la femelle.

La robe du Chamois varie suivant les saisons. En été, elle est d'un brun roux sale, passant au jaune roux clair sous le ventre; au milieu du dos est une ligne d'un brun foncé; la gorge est jaune fauve, la nuque d'un blanc jaune. Les épaules, les cuisses, la poitrine, les flancs, sont d'un gris brun foncé, le derrière est blanc; la face supérieure et la racine de la queue sont gris roux, la face inférieure et le bout en sont noirs. Une bande noire, mince, bien délimitée, part de l'oreille et passe au-devant de l'oeil. Des taches d'un jaune roux se trouvent à l'angle antérieur de l'oeil, entre les narines et la lèvre supérieure. Pendant l'hiver, le Chamois est d'un brun foncé ou d'un brun noir, avec le ventre blanc; la partie inférieure des membres est plus claire que la supérieure, et tire sur le roux; les pieds et la tête sont d'un blanc jaunâtre, avec le sommet de la tête et le museau plus foncés. Une bande longitudinale d'un noir brun foncé va du bout du museau jusqu'aux oreilles. La mue se fait insensiblement, de telle sorte que ce n'est que pendant très-peu de temps que l'animal porte son pelage d'hiver ou son pelage d'été pur.

Les jeunes Chamois sont d'un brun roux, et ont les yeux entourés d'un cercle plus clair.
Les chasseurs distinguent deux variétés : l'une grande, d'un brun foncé, le Chamois des forêts; et une petite, d'un brun roux, qu'ils nomment Chamois des crêtes. 

Moeurs, habitudes et régime 

Partout le Chamois habite les hautes régions : en été, les Alpes jusqu'aux limites des neiges éternelles, rarement la lisière supérieure des forêts; en hiver, les vallées, dans la zone forestière. Au lever du jour, ils descendent en paissant sur le flanc de la montagne; à midi, ils se couchent au pied des parois de rochers, à l'ombre d'un buisson; après un temps d'arrêt, ils remontent pour chercher un endroit où ils puissent se reposer et ruminer. Pendant la nuit, ils se mettent à l'abri entre les rochers, sous les saillies, dans les grottes; en été, sur le versant septentrional ou occidental, en hiver sur le versant méridional ou oriental. Par le clair de lune, on les voit paître dans ses pâturages ; ce ne sont donc pas des animaux exclusivement diurnes.

Les Chamois vivent solitaires, sauf au temps du rut. A ce moment, ils de réunissent en troupes plus ou moins nombreuses. Aujourd'hui ce n'est que dans les Carpates que l'on rencontre encore des  troupeaux. 

Pour la rapidité des mouvements, le Chamois à peu de rivaux. Il grimpe avec adresse, bondit avec sûreté, court avec aisance dans les endroits les plus périlleux, où pas une Chèvre n'ose se risquer, et cela pour y prendre seulement quelques plantes. Lorsqu'il marche lentement, il a quelque chose de lourd, de maladroit, de disgracieux; mais dès que son attention est éveillée, qu'il prend la fuite, sa physionomie change. Il paraît beau, hardi, noble, vigoureux; il bondit rapidement, avec autant de force que d'élégance. Au rapport de Schinz, von Wolten mesura la distance que d'un bond peut franchir un chamois, et la trouva de 7 mètres. Il vit un chamois apprivoisé sauter par-dessus un mur haut de plus de 4,50 m et tomber sur le dos d'une jeune fille qui ramassait de l'herbe. Partout où, sur un mur, une pierre est détachée, où se montre la plus petite inégalité, le chamois peut prendre pied, et arriver ainsi en plusieurs bonds jusqu'au sommet. Il court avec sûreté  sur les rochers les plus escarpés, où l'on croirait impossible qu'il puisse se tenir. En sautant (ce qu'il fait mieux en montant qu'en descendant), il pose prudemment par terre ses pieds de devant, pour ne rien faire tomber. 

Alors même qu'il est grièvement blessé, il passe encore par les chemins les plus difficiles; une patte cassée ne semble rien lui faire perdre de son agilité.

« Les chamois marchent lentement et avec précaution, dit Tschudi, sur la neige molle, où ils enfoncent, et sur des glaciers dépouillés de neige; aussi c'est là qu'on les chasse le plus facilement; mais nulle part ils ne cheminent avec plus de prudence que sur les nevés ou bien sur la neige fraîche des glaciers, qui en recouvre les crevasses d'une couche trompeuse. On les a vus revenir sur leurs pas dans des endroits où l'homme ne craignait pas d'avancer prudemment  .» 
Sur le flanc des rochers, ils marchent avec la même lenteur et la même prudence. Quelques-uns examinent le sentier qu'ils suivent, pendant que le reste de la bande veille aux autres dangers.
« Nous avons vu, dit Tschudi, un troupeau de Chamois gravir une cheminée de rochers, escarpée, dangereuse, couverte d'éboulis, et nous avons admiré la patience et la prudence de ces animaux. L'un monta, les autres attendirent qu'il fût arrivé au sommet, qu'aucune pierre ne roulât plus sous ses pas; le second alors le suivit, puis le troisième, et ainsi de suite. Ceux, qui avaient atteint le but ne se dispersèrent pas dans le pâturage, mais ils restèrent sur l'arête rocheuse, l'oeil et l'oreille au guet, jusqu'à ce que toute la troupe fût réunie. »
D'après Schinz, les chamois se hasardent au point d'être fatalement condamnés à tomber dans les précipices, ne pouvant plus ni avancer, ni reculer; Tschudi est en contradiction avec Schinz sur ce point. D'après lui, le chamois ferait dans ce cas l'impossible, il sauterait dans l'abîme.
« Jamais, dit-il, un Chamois ne reste perché sur une pointe de rocher presque inaccessible, sans faire des efforts pour se sauver, comme cela arrive souvent aux Chèvres, qui attendent, en bêlant, que le berger vienne, au péril de sa vie, les sortir de cette position périlleuse. Le Chamois aime mieux faire un saut qui lui sera presque nécessairement fatal. Lorsqu'il arrive à l'extrémité d'une corniche sans issue, il s'arrête un moment en face de l'abîme, se retourne, et, surmontant l'effroi que lui inspire l'homme qui le poursuit, il revient sur ses pas avec la rapidité d'une flèche. Si le chasseur n'est pas bien posté, il a juste le temps de se coucher à plat ventre, ou de se coller contre le rocher, pour laisser le chamois bondir à côté ou au-dessus de lui. Si un chamois est forcé de descendre des escarpements presque verticaux et qu'il n'aperçoive , audessous de lui, aucun promontoire qu'il puisse atteindre pour amortir sa chute en s'y arrêtant au moins un instant, il 'élance cependant, la tête et le cou en arrière, de façon que tout le poids du corps porte sur l'arrière-train, et il cherche à diminuer la rapidité de la descente en faisant frotter les pieds de derrière contre le rocher. Sa présence d'esprit est telle, que si dans cette chute il aperçoit quelque saillie qui le puisse retenir, il cherche à l'atteindre en ramant avec les pieds dans le vide, en parcourant ainsi dans sa chute une ligne courbe. On le voit, il se passe des miracles dont les savants et le public n'ont pas même l'idée. »
Le chamois a une très grande mémoire des lieux. Il reconnaît chaque chemin qu'il a une fois parcouru; il connaît chaque pierre de son domaine; c'est pourquoi il paraît si à l'aise dans les hautes montagnes, si malheureux quand il les abandonne. Le chamois peut être considéré comme l'emblème de la vigilance. Peu d'animaux sont mieux doués que lui sous le rapport des sens. L'ouïe, la vue, l'odorat atteignent chez lui le même degré de perfection. Jamais un chamois n'oublie de veiller à sa sécurité; même lorsqu'il dort, ses organes des sens fonctionnent encore. Rarement il se couche pour se reposer; il se met toujours en position de pouvoir fuir immédiatement. Le chamois, au repos, se cache volontiers dans les buissons; mais il se tient de préférence sur une saillie de rochers, le dos couvert, les côtés libres, de manière à ce qu'il puisse découvrir un grand espace. Le guide du troupeau, secondé par quelques autres individus, est en sentinelle; il paît seul, à quelque distance; à chaque instant, il se retourne, se soulève, flaire, regarde continuellement. Un chasseur qui approche, le vent au dos, est aperçu par les chamois à une distance considérable, même s'il reste immobile. Cette faculté qu'ils ont de sentir à temps l'approche de leur ennemi, rend leur chasse très difficile. Dès que les Chamois flairent le chasseur, leurs sens se tendent.
« L'oeil et l'oreille, dit Tschudi, rivalisent avec le muffle qui aspire l'air par saccades. La vue du chasseur peut seule les calmer. Lorsqu'ils ne font que le sentir sans le voir, ils se démènent en furieux, car, ne connaissant ni la distance qui les en sépare, ni la direction dans laquelle il s'approche, ils ne peuvent pas calculer leur fuite. Inquiets, ils courent çà et là, tendent le cou et cherchent à découvrir leur homme. Dès qu'ils y ont réussi, ils s'arrêtent et le considèrent un instant avec un air de curiosité. Si le chasseur reste immobile, les chamois ne bougent pas, mais dès qu'il fait un mouvement, ils prennent la fuite et se retirent en quelque asile qu'ils connaissent dans le voisinage. Lorsque le guide flaire un danger, il siffle, comme le fait la marmotte, frappe le sol d'un de ses pieds de devant et prend la fuite; les autres le suivent au galop. Son sifflement, ou mieux son soupir, est un son perçant, rauque, un peu prolongé, qui s'entend au loin. »
Les facultés intellectuelles du Chamois sont donc assez développées. Dans chacun de ses mouvements, dans tout son être, on voit trace d'intelligence. Le Chamois n'est pas peureux, mais prudent; il examine avant d'agir il considère, il calcule. Sa mémoire est excellente; il sait à plusieurs années de distance, où il a été poursuivi, où il est en sûreté, où il est protégé. Dans les endroits où la chasse au Chamois est défendue, ces animaux sont hardis et confiants; ils y semblent vouloir faire connaissance avec l'homme. Dans les localités, par contre, où il est chassé, il fuit l'homme du plus loin. Il sait qu'ici il a tout à en craindre, et là rien.  D'après Schinz, on aurait remarqué que les Chamois préfèrent les forêts qui sont à l'abri des avalanches; c'est là encore une preuve de prudence.

En été, le Chamois se nourrit des plantes alpines, les meilleures, de celles surtout qui croissent près de la limite des neiges, de roses des Alpes, de jeunes pousses de pins et de sapins. En hiver, il doit se contenter des herbes qui percent la neige, des mousses et des lichens. Il n'est pas difficile pour sa nourriture et peut supporter longtemps la faim. L'eau lui est indispensable, il aime beaucoup le sel.

Lorsque le pâturage est bon, le Chamois engraisse considérablement. Il maigrit après l'époque du rut, et quand le sol est recouvert d'une épaisse couche de neige, il a beaucoup de peine à trouver sa vie.

Il descend alors dans les forêts, y mange les lichens qui pendent aux branches comme des barbes. Il établit sa demeure près des sapins, et, dès que la neige le lui permet, il va d'arbre en arbre. De temps à autre, il trouve de la nourriture en abondance dans les meules de foin qu'on laisse à l'air libre dans certaines contrées des Alpes. Des troupeaux nombreux se réunissent aux environs de ces meules, et y mangent du foin jusqu'à s'y creuser une retraite contre la tempête. 

« Il n'est pas probable, raconte Tschudi, que les chamois meurent de faim pendant l'hiver; toutefois, un chasseur de l'Oberland Bernois prétend avoir trouvé au printemps, sous un grand sapin et dans la neige, les corps de cinq chamois qui avaient dû périr faute de nourriture. Sous l'arbre, dit-il, ils avaient foulé la neige, mais en dehors des branches, elle était trop haute et trop épaisse. »
Il arrive plus fréquemment, qu'en mangeant des lichens, un chamois se prend les cornes dans les branches d'un arbre, y reste pendu, et y meurt. Tschudi a vu lui-même un squelette de chamois ainsi pris.

Le chamois est en rut à la fin de l'automne. A cette époque, les vieux mâles, qui vivent solitaires toute l'année, se joignent aux troupeaux. L'on peut alors voir des heures entières ces animaux bondir joyeusement. Ils courent sur les crêtes les plus escarpées, et les mâles se livrent de violents combats. L'issue en est souvent fatale; l'un des combattants est tantôt précipité du haut d'un rocher, tantôt mortellement blessé d'un coup de corne. Les jeunes ne se livrent que des simulacres de combats; ils se préparent pour l'avenir.

« Ils sautent, dit Tschudi, comme des fous, sur des arêtes étroites, cherchent à se donner des coups de tête et à se renverser; ils feignent d'attaquer l'un d'eux, et se précipitent tout à coup sur un autre qui est pris à l'improviste; en un mot, ils s'agacent et s'amusent de mille manières. Dès qu'ils aperçoivent une forme humaine, même à une grande distance, la scène change subitement. Tous les animaux de la bande, depuis le plus vieux bouc jusqu'au plus jeune faon, se mettent aux aguets et se préparent à fuir. Lors même que l'observateur reste immobile, c'en est fait de leur belle humeur. Ils remontent lentement vers les hauteurs, s'arrêtent pour examiner chaque bloc, chaque paroi de rocher, et ne perdent pas un instant de vue l'endroit d'où les menace le danger. D'ordinaire, ils ne s'arrêtent que très haut. Tout le troupeau se serre sur le plus élevé des escarpements; chaque animal sonde du regard les profondeurs, et balance gravement sa tête blanche. En été, il est rare que les Chamois qui ont été dérangés sur un pâturage y reparaissent de toute la journée; en automne, quand tout est déjà désert dans l'Alpe au bout d'une heure à peine, on les voit redescendre au galop, et. ils recommencent leurs jeux dans leur endroit favori. »
Ces jeux et ces combats, qui finissent avec le rut, ont lieu pour la possession des femelles. Dès que les mâles les plus forts ont écarté les rivaux, le vainqueur, suivi de sa femelle, s'isole pour vivre avec elle jusqu'au gros de l'hiver, époque où tous les couples vont rejoindre le troupeau.

Vingt semaines après l'accouplement, de la fin d'avril à la fin de mai, la femelle met bas un, rarement deux petits. Au bout de quelques heures, le jeune chamois suit sa mère, et après quelques jours, il est déjà presque aussi agile qu'elle. Celle-ci le soigne avec tendresse, l'instruit. Le mâle n'a nul souci de sa progéniture. Le jeune Chamois reste avec sa mère jusqu'à la fin de mai.

Avant de mettre bas, la femelle s'est séparée du troupeau, et a cherché un pâturage convenable où elle demeure avec son petit, sans jamais s'écarter des endroits les plus escarpés et les plus solitaires. Elle conduit son nourrisson par ses bêlements; c'est en bêlant qu'elle lui apprend tout ce qui est nécessaire au chamois, à grimper, à sauter; elle bondit devant lui, lui donne l'exemple qu'il a à suivre. Le petit, de son côté, rend à sa mère l'amour qu'elle lui témoigne, et ne la quitte même pas, lorsqu'elle est morte. Plus d'une fois les chasseurs ont vu de jeunes Chamois rester près du cadavre de leur mère; ils trahissaient par leurs bêlements la peur que leur causait la vue de l'homme, mais se laissaient enlever facilement. Comme cela arrive chez les Bouquetins, les jeunes chamois orphelins sont parfois recueillis et soignés par d'autres femelles. Leur croissance est très rapide : à trois mois, les cornes apparaissent; à trois ans, ils sont adultes, les mâles aussi bien que les femelles. On estime qu'ils peuvent atteindre l'âge de vingt ou trente ans.

Les Chamois sont exposés à bien des dangers, ils ont bien des ennemis. L'Humain et les carnassiers ne sont pas seuls à les détruire; dès éboulements de rochers les tuent, des avalanches engloutissent des troupeaux entiers. Les Chamois connaissent ces périls, et recherchent les endroits où ils en sont à l'abri. 

Le Lynx, le Loup, l'Ours s'acharnent après eux. Dans l'Engadine, un chamois poursuivi jusque dans un village par un Ours, trouva un refuge dans un bûcher. En hiver, le Lynx est constamment dans les forêts à l'affût des Chamois, et quand ceux-ci descendent des hautes régions qu'ils habitent, quelques-uns succombent sous la dent des Loups.

Mais il y a des carnassiers aériens encore plus dangereux pour eux. L'Aigle, le Gypaëte planent au-dessus du troupeau qui paît en toute sûreté, et tout à coup fondent sur lui. Celui-ci enlève un chevreau avant que sa mère ait pu le défendre; celui-là pousse dans l'abîme le chamois adulte qui paît au bord du précipice. L'Humain cependant reste leur plus cruel ennemi. Il les poursuit jusque dans les plus hautes régions, dans les retraites les plus reculées. Il les suit dans les sentiers les plus périlleux, et son plus grand plaisir est de leur envoyer une balle dans le corps. (AE Brehm / NLI).

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