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Les
gens
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| Jean
Honoré Fragonard est un peintre et graveur né à
Grasse A Rome
J.-H. Fragonard, Les hasards heureux de l'escarpolette (la Balançoire) (1767). Les amateurs se disputèrent
alors ses compositions originales et élégantes. Il entreprit
avec un financier de ses amis, fermier général, un second
voyage en Italie |
| Fragonard
était logé au Louvre Son imagination l'entraîna même vers des sujets religieux, comme l'Adoration des mages, et il traita les différents genres avec la même aisance, qu'il s'agit de l'histoire sainte, des grands spectacles de la nature comme l'Eruption du Vésuve, ou de scènes amusantes comme les Chiens savants. Pastel,
aquarelle,
gouache, encre de Chine, gravure
et miniature, tout lui fut familier; mais
ce grand artiste, qui vendit tant d'oeuvres en France
J.- H. Fragonard, La Liseuse (ca. 1771). Jean-Honoré Fragonard a signé ses oeuvres tantôt de son nom, tantôt de l'abréviation : Frago. Citons, parmi les artistes qui ont gravé son oeuvre : Danzel, Flipart, Saint-Non, Beauvarlet, Halbon, de Launay, Macret, Mathieu, Miger, Vidal, Ponce, etc. Si dans ses grands sujets classiques il manque un peu d'originalité, si dans ses paysages il n'a qu'une nature trop souvent élégante et décorative (comme du reste tous les artistes de son siècle), Fragonard est demeuré inimitable dans les sujets de genre, où il a mis tout l'esprit et toute la grâce des talents purement français et où se remarquent particulièrement la finesse de ses tons et l'élégance personnelle de son dessin. (Ch. Grandmougin). |
| Alexandre-Evariste
Fragonard est un peintre et sculpteur, fils du précédent,
né à Grasse en 1780, mort à Paris Subissant le sort de la plupart des imitateurs de David, Fragonard ne put lutter contre l'avènement du romantisme; appartenant à une école finissante où l'histoire avait toujours quelque chose de froid et de pompeux, il fut vaincu par la révolution artistique dont Delacroix était le protagoniste. A l'encontre de son père, que David avait fait passer de mode et qui avait été la victime des classiques, il fut, lui, celle des romantiques. |
| Parmi ses sculptures, citons le bas-relief qu'il avait exécuté pour servir de fronton à la Chambre des députés. Cette composition en stuc a disparu aujourd'hui pour faire place à l'oeuvre d'un autre artiste, Cortot. On doit aussi à Fragonard une statue colossale de Pichegru. Il travailla beaucoup dans ses dernières années pour la manufacture de Sèvres où son fils Hippolyte-Evariste-Etienne (1806-1876) fut également employé comme peintre, avec succès. (Ch. G.). |
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© Serge Jodra, 2007 - 2008. - Reproduction interdite.