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Commonwealth of Dominica |
15 25 N, 61 20 W |
La
Dominique
est une île du groupe des Petites Antilles. Elle est située entre la
Guadeloupe - ![]() Géographie physique de la Dominique. L'île de la Dominique a une géographie dominée par son origine volcanique et un relief extrêmement montagneux et accidenté. Elle est l'une des îles les plus jeunes et les plus sauvages des Caraïbes d'un point de vue géologique. L'intérieur de l'île est caractérisé par une série de montagnes escarpées et abruptes qui sont en fait d'anciens volcans. Les pentes sont souvent très raides, rendant une grande partie du territoire difficile d'accès. Le point culminant de l'île est le Morne Diablotins, qui s'élève à 1447 mètres au-dessus du niveau de la mer. D'autres sommets notables sont le Morne Trois Pitons (dont le parc national environnant est classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour sa richesse naturelle et ses caractéristiques volcaniques) et le Morne Plat Pays. Ces montagnes sont traversées par des crêtes déchiquetées et des vallées profondes. L'activité volcanique est très présente et visible. Elle sculpte le paysage avec des caractéristiques géothermiques uniques. On trouve de nombreuses sources chaudes, des fumerolles qui émettent de la vapeur et du soufre, et des sites spectaculaires comme le Boiling Lake (Lac Bouillant), un lac volcanique inondé alimenté par des fumerolles sous-marines, et la Valley of Desolation (Vallée de la Désolation), une zone désertique et érodée par l'activité hydrothermale. Des caldeiras et des cratères parsèment également le relief. Grâce à ce relief élevé et aux abondantes précipitations, la Dominique est exceptionnellement bien arrosée. Elle possède de très nombreuses rivières, souvent estimées à 365, qui prennent leur source dans les montagnes. Ces cours d'eau sont généralement courts, rapides et tumultueux, et descendent les pentes abruptes, creusant des gorges profondes où se forment d'innombrables cascades spectaculaires (comme Trafalgar Falls, Middleham Falls, ou Emerald Pool). L'eau douce est une ressource majeure de l'île. La côte de la Dominique est généralement rocheuse et abrupte, reflétant le caractère montagneux de l'intérieur. Les falaises tombent souvent directement dans la mer, en particulier sur la côte Atlantique (est), exposée aux alizés et à une mer plus agitée. Les plages sont moins fréquentes que sur d'autres îles caribéennes et sont souvent composées de sable noir ou gris d'origine volcanique. Elles se trouvent principalement sur la côte Caraïbe (ouest) qui est plus abritée et offre des eaux plus calmes. Les ports naturels sont rares. Le climat est tropical humide, avec des températures chaudes et une humidité élevée tout au long de l'année. Les précipitations sont très importantes, surtout dans les zones intérieures et en altitude, alimentant les rivières et la végétation luxuriante. L'île connaît une saison humide et une saison plus sèche, mais la pluie est possible à tout moment. Située dans la ceinture des ouragans, elle est vulnérable aux tempêtes tropicales intenses. Ce climat pluvieux
et les sols volcaniques fertiles (bien que souvent peu profonds sur les
pentes raides) favorisent une végétation exubérante. L'île est recouverte
d'une forêt tropicale humide dense et primaire
sur une grande partie de son territoire, avec des forêts
de nuages à plus haute altitude. La biodiversité
végétale et animale est très riche.
La côte sud de la Dominique. L'île possède des montagnes couvertes de luxuriantes forêts tropicales, où l'on rencontre de nombreuses plantes rares, des animaux et des espèces d'oiseaux, pami lesquels le Perroquet Sisserou, figuré sur le drapeau du pays. Source : The World Factbook. Géographie humaine
de la Dominique.
La population est dominée par les descendants d'Africains amenés comme esclaves durant la période coloniale. Cependant, l'île abrite également une population unique dans les Caraïbes : les Kalinagos (ou Caraïbes insulaires), qui maintiennent une réserve territoriale sur la côte est de l'île, qui témoigne de la présence indigène qui a précédé la colonisation européenne. Il existe également de petites communautés d'origine européenne (principalement française et britannique) et d'autres groupes caribéens et asiatiques. Cette diversité historique se reflète dans la culture dominiquaise. Les langues parlées sont l'anglais, la langue officielle héritée de la période coloniale britannique, mais aussi et surtout le kwéyòl (créole dominiquais basé sur le français), qui est la langue véhiculaire et un élément fort de l'identité culturelle, largement parlé par la majorité de la population. La religion est principalement chrétienne, avec une prédominance du catholicisme romain, complétée par diverses dénominations protestantes. La culture dominiquaise est un riche mélange d'influences africaines, françaises, britanniques et kalinagos. Elle s'exprime à travers la musique (avec des genres comme le cadence-lypso et le bouyon), la danse, les arts culinaires, l'artisanat (notamment la vannerie kalinago) et les festivals, dont le carnaval et le World Creole Music Festival qui célèbre la culture créole des Caraïbes. L'économie de la Dominique a traditionnellement reposé sur l'agriculture, en particulier la production de bananes pour l'exportation vers le Royaume-Uni, ainsi que d'autres cultures comme les agrumes, le cacao, le café et les épices. Cependant, cette dépendance à l'agriculture a rendu l'économie vulnérable aux fluctuations des prix du marché et aux dommages causés par les fréquents ouragans. Ces dernières décennies, l'île s'est tournée vers la diversification, et a développé le secteur du tourisme, avec un accent marqué sur l'écotourisme et le tourisme d'aventure, en capitalisant sur sa nature luxuriante, ses sources chaudes, ses rivières et ses sentiers de randonnée, dont le célèbre Waitukubuli National Trail. Les services financiers offshore et une petite industrie légère contribuent également à l'économie. La diaspora dominiquaise joue un rôle important à travers les envois de fonds. En réponse aux demandes du FMI (Fonds monétaire international), le gouvernement de la Dominique a entamé en 2003 une grande restructuration de son économie en crise, notamment par la suppression du contrôle des prix, la privatisation de la compagnie bananière qui appartenait à l'État et l'augmentation des taxes. |
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