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La Guadeloupe
Département de la Guadeloupe

16 15 N, 61 35 W
La Guadeloupe est un dĂ©partement français d'Outre-Mer (principale ville : Pointe-Ă -Pitre; chef-lieu : Basse-Terre); c'est aussi une rĂ©gion administrative. Cet archipel, situĂ© entre les Ă®les d'Antigua au Nord, de la Dominique au Sud, de la Martinique au Sud-Est,  appartient au groupe des petites Antilles. Il se compose de deux Ă®les principales dont la juxtaposition ressemble Ă  un  papillon, Basse-Terre et  Grande-Terre, sĂ©parĂ©es par un bras de mer Ă©troit, la Rivière SalĂ©e, et d'Ă®les plus petites (Marie-Galante, La DĂ©sirade, Ă®les des Saintes et Ă®les de la Petite Terre). Superficie : environ 1380 km² . 
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Carte de la Guadeloupe.
Carte de la Guadeloupe. Source : The World Factbook.
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Géographie physique de la Guadeloupe.
Basse-Terre.
Basse-Terre, l'aile occidentale, est d'origine volcanique et reprĂ©sente la partie montagneuse de l'archipel. Elle est dominĂ©e par le massif volcanique de la Soufrière, un stratovolcan actif qui culmine Ă  1484 mètres, ce qui en fait le point le plus Ă©levĂ© des Antilles. Le relief y est très accidentĂ© : il est entaillĂ© par de profondes vallĂ©es oĂą coulent d'innombrables rivières et cascades, alimentĂ©es par des prĂ©cipitations très abondantes. Le centre de l'Ă®le est recouvert d'une dense forĂŞt tropicale humide, dont la vĂ©gĂ©tation luxuriante s'Ă©tage en fonction de l'altitude et de l'humiditĂ©. Les sols y sont principalement ferrallitiques, riches et fertiles sur les pentes modĂ©rĂ©es et dans les plaines alluviales, issus de l'altĂ©ration des roches volcaniques. Le littoral de Basse-Terre est plus dĂ©coupĂ©, alternant falaises rocheuses, criques isolĂ©es et quelques plages de sable volcanique, souvent noir ou roux. 

Grande-Terre.
À l'opposé, Grande-Terre, l'aile orientale, est une île d'origine calcaire. Son relief est beaucoup plus doux, avec un vaste plateau ondulé, moins élevé que Basse-Terre, et qui culmine à peine au-delà de 150 mètres. Le paysage est un plateau karstique où l'eau s'infiltre rapidement dans le sous-sol, rendant les cours d'eau de surface rares et généralement non permanents, à l'exception de quelques sources. L'île est moins arrosée que Basse-Terre, surtout dans sa partie nord-est, ce qui influence sa végétation naturelle, plus sèche. Les sols de Grande-Terre sont majoritairement argileux ou argilo-limoneux, souvent moins épais que sur Basse-Terre. Le littoral est célèbre pour ses longues plages de sable blanc bordées de cocotiers, particulièrement sur les côtes sud et sud-est, et pour ses falaises spectaculaires et déchiquetées sur la côte nord, comme à la Pointe des Châteaux ou à la Porte d'Enfer.

Autres îles.
L'archipel guadeloupéen inclut également plusieurs îles dépendantes, chacune avec sa propre géographie physique :

• Les îlots des Saintes, situés à une quinzaine de kilomètres de Basse-Terre, forment la seconde partie du groupe volcanique, ils sont au nombre de sept; les deux principaux sont : la Terre-de-Haut et la Terre-de-Bas; parmi les plus petits, le Grand-Ilet et l'llet-à-Cabri sont seuls habités. Les îlots très accidentés sont stériles et n'ont pas de rivières; les ruisseaux ne roulent que les eaux de pluie. Le climat généralement plus sec qu'à Basse-Terre.

• Marie-Galante située à 27 km au Sud-Est de Grande-Terre a une superficie de 14 927 hectares. Elle est traversée par une chaîne de collines boisées (200 m). Elle est, comme la Grande-Terre, et la Désirade, de formation calcaire. Pas de rivière : deux petites ravines qui charrient l'eau des pluies. Çà et là des mares alimentées par les eaux pluviales.

• La Désirade, située à 10 kilomètres nord-est de la Pointe-des-Châteaux (Grande-Terre), a 10 km de long, 2 de large, et une superficie de 730 hectares. Elle est divisée par une montagne dont le versant occidental s'abaisse vers la mer, et le versant oriental est abrupt. Plateau boisé. Un seul cours d'eau au Nord.

N.B. : Saint-Martin (partie française de l'Ă®le de Saint Martin) et Saint-BarthĂ©lemy, longtemps rattachĂ©es administrativement Ă  la Guadeloupe sont, depuis 2007 des collectivitĂ©s territoriales distinctes. 

Climat.
Le climat de la Guadeloupe est tropical maritime, tempéré par les alizés de secteur Est-Nord-Est. Il est caractérisé par deux saisons principales : le carême, de décembre à mai, qui est la saison sèche et plus fraîche, et l'hivernage, de juin à novembre, qui est la saison humide et plus chaude, propice aux averses tropicales et potentiellement aux cyclones. Les températures moyennes annuelles oscillent autour de 26°C. La pluviométrie est extrêmement contrastée, variant de plus de 8 à 10 mètres par an au sommet de la Soufrière à environ 1 mètre ou 1,5 mètre par an sur certaines zones de Grande-Terre ou des dépendances sèches.

Hydrographie.
L'hydrographie est donc directement liée à cette répartition des précipitations et à la nature géologique. Basse-Terre est un château d'eau avec un réseau hydrographique dense et des rivières tumultueuses. Grande-Terre, en revanche, dépend principalement des eaux souterraines. La Rivière Salée, qui sépare les deux îles principales, est un milieu singulier, un bras de mer bordé par une vaste mangrove essentielle à l'écosystème.

CĂ´tes.
Le littoral est également diversifié par la présence des baies du Grand Cul-de-Sac Marin au nord et du Petit Cul-de-Sac Marin au sud, deux zones peu profondes protégées par une barrière de corail. Ces lagons abritent des écosystèmes marins et littoraux d'une grande biodiversité.

Biogéographie de la Guadeloupe.
L'archipel de la Guadeloupe, situĂ© au cĹ“ur de l'arc des Petites Antilles, prĂ©sente une biogĂ©ographie façonnĂ©e par une histoire gĂ©ologique dynamique, un climat tropical variable et des processus Ă©cologiques qui ont favorisĂ© Ă  la fois la diversitĂ© et l'endĂ©misme. 

Les variations climatiques, combinées à la topographie et aux types de sols (volcaniques riches et acides, calcaires drainants et basiques, sols hydromorphes), déterminent la répartition des grands types de végétation. Sur Basse-Terre, on trouve l'une des forêts tropicales humides les plus luxuriantes des Petites Antilles, se diversifiant selon l'altitude : forêt mésophile en basse altitude, forêt montagnarde à moyenne altitude, forêt hygrophile d'altitude (forêt de nuages) et même une savane herbeuse et forêt éricoïde près du sommet de la Soufrière, adaptée aux conditions extrêmes. Les ravines profondes et les nombreuses rivières ajoutent des habitats aquatiques et ripicoles spécifiques. Sur Grande-Terre et les îles calcaires, les forêts sèches ou xérophiles (souvent dégradées en savanes arbustives ou prairies) dominent, adaptées à la sécheresse et aux sols drainants, avec une flore différente, généralement épineuse. Les zones littorales accueillent des forêts littorales, des plages de sable et des falaises avec une végétation spécialisée résistante au sel et au vent.

Les zones humides constituent un autre élément majeur de la biogéographie guadeloupéenne. Les mangroves, notamment celles bordant la Rivière Salée et les baies abritées, sont d'une importance écologique capitale, servant de nourriceries pour de nombreuses espèces marines et protégeant le littoral. On trouve également des marais d'eau douce ou saumâtre dans les bas-fonds. L'écosystème marin est également partie intégrante de la biogéographie de l'archipel, avec des récifs coralliens particulièrement développés autour des îles calcaires, des herbiers marins denses et des zones d'eau plus profondes. Ces habitats marins abritent une biodiversité considérable et sont interconnectés avec les écosystèmes terrestres côtiers.

La flore de la Guadeloupe est remarquablement riche, estimée à plus de 2500 espèces de plantes vasculaires. Elle résulte de vagues de colonisation successives, principalement depuis l'Amérique du Sud et les Grandes Antilles, les graines et spores étant transportées par le vent, les courants marins, les oiseaux et même les ouragans. La diversité est maximale dans la forêt humide de Basse-Terre, où l'on trouve une profusion d'arbres géants, de fougères arborescentes, d'épiphytes (orchidées, broméliacées) et de lianes. La flore des zones sèches est moins diversifiée mais présente des adaptations remarquables à la sécheresse. L'endémisme est présent dans la flore guadeloupéenne, avec des espèces qui n'existent qu'ici ou dans un cercle restreint des Petites Antilles, et sont souvent liées à des habitats très spécifiques comme les sommets humides de Basse-Terre ou les îlots secs.

La faune terrestre, comme sur la plupart des îles océaniques, est caractérisée par un nombre limité de mammifères terrestres natifs (principalement des chauves-souris, essentielles à la pollinisation et la dispersion des graines) et une richesse plus marquée en oiseaux, reptiles, amphibiens et invertébrés

• L'unique mammifère terrestre natif non volant est la guina (un type de rat Ă©pineux), devenue extrĂŞmement rare. De nombreuses espèces introduites, comme la mangouste, les rats, les chats harets et les porcs, ont eu un impact dĂ©vastateur sur la faune native, notamment les reptiles, les oiseaux nichant au sol et les invertĂ©brĂ©s. 

• L'avifaune comprend des espèces rĂ©sidentes endĂ©miques ou quasi-endĂ©miques comme le Pic de Guadeloupe (Melanerpes herminieri) et des espèces migratrices. 

• Les reptiles sont bien reprĂ©sentĂ©s avec plusieurs espèces d'anoles, de geckos, et surtout l'Iguane des Petites Antilles (Iguana delicatissima), une espèce emblĂ©matique et gravement menacĂ©e dont les populations les plus importantes subsistent sur les Ă®lots des Petite Terre. 

•Les amphibiens sont dominés par les grenouilles arboricoles du genre Eleutherodactylus, avec plusieurs espèces endémiques qui constituent une part importante de la biodiversité sonore des soirées humides.

La faune marine est d'une richesse exceptionnelle, abritant une multitude de poissons récifaux, de crustacés, de tortues marines, de cétacés et d'invertébrés, étroitement liés à la santé des récifs coralliens et des herbiers marins.

Le taux d'endémisme varie selon les groupes taxonomiques et les îles, étant généralement plus élevé pour les espèces moins mobiles ou ayant des exigences écologiques très spécifiques, comme certains reptiles, amphibiens, insectes et plantes des zones d'altitude ou des îlots isolés. Ces espèces endémiques sont généralement les plus vulnérables aux perturbations environnementales et aux espèces invasives.

Historiquement, la biogéographie de l'archipel a été façonnée par des événements naturels comme les éruptions volcaniques (sur Basse-Terre), les cyclones dévastateurs qui remodèlent la végétation, et les variations du niveau marin. Cependant, l'intervention humaine a profondément altéré les écosystèmes. La déforestation massive pour l'agriculture (culture de la canne à sucre, puis de la banane), l'urbanisation, le développement touristique et la création d'infrastructures ont entraîné une destruction et une fragmentation considérables des habitats naturels, particulièrement des forêts sèches, des zones humides et des zones littorales. L'introduction volontaire ou involontaire d'espèces exotiques envahissantes constitue aujourd'hui la menace la plus sérieuse pour la biodiversité native et endémique, par prédation, compétition ou altération des habitats. Le changement climatique global ajoute une couche de complexité, avec l'augmentation de l'intensité des événements météorologiques extrêmes, la hausse du niveau de la mer menaçant les zones côtières basses et le blanchissement des coraux dû à l'augmentation de la température de l'eau. La pollution (terrestre et marine) contribue également à la dégradation des écosystèmes.

Face à ces défis, des efforts de conservation sont déployés. Le Parc National de la Guadeloupe, créé en 1989 et couvrant une large partie de Basse-Terre et des îlets adjacents, joue un rôle essentiel dans la protection des forêts humides, des zones d'altitude et de certains milieux marins. Des réserves naturelles (comme les Petite Terre pour l'Iguane des Petites Antilles) et des aires marines protégées complètent ce réseau. Des programmes de conservation ciblés visent à restaurer des habitats dégradés et à protéger des espèces menacées. Cependant, la préservation de la richesse biogéographique unique de la Guadeloupe nécessite une gestion intégrée des territoires, la maîtrise des espèces invasives, l'adaptation aux impacts du changement climatique et une sensibilisation accrue de la population et des visiteurs à la fragilité de cet héritage naturel exceptionnel.

Le Parc national de la Guadeloupe est l'hĂ©ritier du Parc naturel  créé Ă  la Guadeloupe le 20 fĂ©vrier 1970. Cette entitĂ© avait pour vocation de protĂ©ger une partie significative de la Basse-Terre, notamment le coeur de son massif montagneux, tout en permettant l'accueil du public et la dĂ©couverte de ce patrimoine naturel. Cela a marquĂ© les dĂ©buts d'une politique de conservation structurĂ©e sur l'Ă®le. Cependant, face Ă  la nĂ©cessitĂ© d'un niveau de protection plus Ă©levĂ© et d'une reconnaissance Ă  l'Ă©chelle nationale, le projet d'Ă©volution vers un Parc national a Ă©tĂ© envisagĂ©. 

C'est par un dĂ©cret datĂ© du 20 dĂ©cembre 1989 que le Parc National de la Guadeloupe a Ă©tĂ© officiellement créé. Ce changement de statut a renforcĂ© considĂ©rablement les missions et les moyens dĂ©diĂ©s Ă  la conservation du territoire. En devenant Parc national, le site a acquis un cadre juridique plus strict, visant Ă  garantir la protection intĂ©grale des milieux les plus fragiles, Ă  promouvoir la recherche scientifique, Ă  sensibiliser le public Ă  l'environnement et Ă  contribuer au dĂ©veloppement durable des communes situĂ©es dans l'aire d'adhĂ©sion. 

Le territoire du Parc national de la Guadeloupe s'Ă©tend principalement sur la partie montagneuse de la Basse-Terre. Il, englobe le volcan de la Soufrière, de nombreuses cascades et rivières, et une biodiversitĂ© exceptionnelle. On y trouve de nombreuses espèces vĂ©gĂ©tales et animales endĂ©miques des Petites Antilles. L'importance Ă©cologique du parc a Ă©tĂ© reconnue au niveau international lorsque l'Unesco l'a dĂ©signĂ©, ainsi que sa zone pĂ©riphĂ©rique, comme RĂ©serve de biosphère en 1992. 

Géographie humaine de la Guadeloupe.
La population de la Guadeloupe s'élève à environ 400 000 habitants, majoritairement concentrés sur les îles principales de Basse-Terre et Grande-Terre, et forme une agglomération urbaine dense autour de Pointe-à-Pitre et Les Abymes, ainsi que dans d'autres pôles comme Basse-Terre, Capesterre-Belle-Eau ou Le Moule. Cette distribution est héritée du peuplement initial lié aux plaines côtières propices à l'agriculture de plantation et aux sites portuaires. La densité de population est élevée, en particulier sur Grande-Terre, tandis que les zones de montagne de Basse-Terre et les îles moins accessibles sont moins peuplées.

La composition ethnique est le fruit d'un mĂ©tissage intense rĂ©sultant des vagues successives de peuplement : les populations autochtones (CaraĂŻbes) exterminĂ©es ou dĂ©placĂ©es, l'arrivĂ©e massive d'esclaves africains pour les plantations de canne Ă  sucre, l'immigration post-abolitionniste de travailleurs indiens (engagĂ©s), et l'installation de colons europĂ©ens (BĂ©kĂ©s, mais aussi MĂ©tropolitains) ainsi que d'autres groupes (Syro-Libanais, autres Antillais). Cette diversitĂ© se reflète dans la richesse culturelle mais aussi dans des structures sociales parfois hĂ©ritĂ©es de l'ancien système colonial. 

La cultureguadeloupéenne se forge dans cette créolité, un mélange d'influences africaines, européennes, indiennes et caribéennes, et s'exprime à travers une langue créole vivante (le gwada), parlée couramment aux côtés du français qui est la langue officielle et d'enseignement. La musique (gwo ka, zouk), la danse, la cuisine, l'artisanat et les traditions orales sont des vecteurs essentiels de cette culture. La religion majoritaire est le catholicisme, mais d'autres pratiques religieuses coexistent, parfois teintées de syncrétisme.

La vie quotidienne est rythmée par un climat tropical humide, une végétation luxuriante (notamment dans le Parc National de la Guadeloupe sur Basse-Terre) et la proximité de la mer. Cependant, les populations sont aussi vulnérables aux risques naturels majeurs comme les cyclones, les séismes et l'activité volcanique (La Soufrière), ce qui impose des contraintes sur l'aménagement du territoire et la construction. L'étalement urbain, la gestion des déchets et la préservation de l'environnement littoral sont des enjeux majeurs liés à la densité de population et aux activités humaines.

L'économie a longtemps reposé sur le système de plantation (canne à sucre, puis banane), une monoculture qui a façonné le paysage, l'organisation sociale et les rapports de production. L'agriculture reste présente (banane, canne, fruits et légumes) mais son poids dans l'économie a fortement diminué. L'économie actuelle est dominée par le secteur tertiaire, notamment les services (administration, commerce, santé, éducation) et surtout le tourisme. Le tourisme attire principalement une clientèle européenne, qui profite de l'infrastructure et du statut français. Cependant, cette dépendance au tourisme rend l'économie vulnérable aux chocs extérieurs et génère des emplois souvent saisonniers et peu qualifiés. Un taux de chômage élevé, particulièrement chez les jeunes, constitue un défi social et économique persistant. L'économie guadeloupéenne est également caractérisée par une forte dépendance aux transferts financiers de l'État français (fonction publique, prestations sociales, subventions), ce qui assure un certain niveau de vie mais limite l'autonomie économique et alimente des débats sur le développement endogène.

Enfin, le statut de DROM-ROM, tout en assurant une intĂ©gration politique et Ă©conomique avec la France mĂ©tropolitaine et l'Union EuropĂ©enne, gĂ©nère des dynamiques spĂ©cifiques : adaptation des lois françaises au contexte local, reprĂ©sentation parlementaire Ă  Paris, mais aussi des tensions autour de l'identitĂ©, de l'autonomie locale et des inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques persistantes par rapport Ă  la mĂ©tropole. 

Quelques-unes des principales villes de la Guadeloupe

• Pointe-à-Pitre est la plus grande agglomération urbaine de Guadeloupe, située sur la Grande-Terre. Bien qu'elle ne soit pas la capitale administrative (ce rôle revient à Basse-Terre), elle constitue le cœur économique et commercial de l'archipel. Son port est l'un des plus actifs de la Caraïbe, accueillant aussi bien des cargos que des croisiéristes. La ville abrite le Mémorial ACTe, centre caribéen d'expressions et de mémoire de la traite et de l'esclavage, un monument majeur d'histoire et de culture. Les marchés de la Darse et Saint-Antoine, colorés et vivants, offrent un aperçu authentique de la vie locale. Pointe-à-Pitre est également un pôle d'enseignement supérieur, de services et de transports.

• Basse-Terre, située sur l'île du même nom, est la capitale administrative de la Guadeloupe et le siège de la préfecture. Moins peuplée que Pointe-à-Pitre, elle possède un charme discret, marqué par une architecture coloniale, le palais de justice, la cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe et les rues étroites du centre-ville. À proximité se trouve le volcan de la Soufrière, un site naturel emblématique et actif, niché au cœur du parc national de la Guadeloupe, classé réserve de biosphère par l'Unesco. Basse-Terre se distingue aussi par sa fonction judiciaire et administrative, accueillant diverses institutions gouvernementales.

• Les Abymes, commune limitrophe de Pointe-à-Pitre, est la plus peuplée de Guadeloupe. Elle forme avec Pointe-à-Pitre le noyau urbain le plus dense de l'archipel. Les Abymes abritent l'aéroport international Pôle Caraïbes, principal point d'entrée aérien de la Guadeloupe. La ville s'étend rapidement et connaît une urbanisation intense, combinant zones résidentielles, pôles d'activités et centres commerciaux. C'est aussi un lieu de vie culturelle, notamment à travers la scène artistique et le sport, très présent chez les jeunes.

• Baie-Mahault, en pleine expansion, est aujourd'hui un important centre économique. Elle accueille la plus grande zone industrielle et commerciale de la Guadeloupe, la zone de Jarry, qui regroupe de nombreuses entreprises, entrepôts, sièges sociaux, et services portuaires. Son développement rapide en a fait une commune stratégique pour le tissu économique de l'île. Elle bénéficie aussi d'une population jeune, d'un bon réseau routier et d'une localisation centrale sur la Grande-Terre.

• Le Gosier, commune touristique par excellence, est situĂ©e en bord de mer au sud de la Grande-Terre. Elle est connue pour ses plages (notamment la plage de la Datcha), ses hĂ´tels, ses 

restaurants, ses boîtes de nuit et ses activités nautiques. Le Gosier attire à la fois les touristes et les Guadeloupéens, notamment en soirée. Elle est aussi dynamique sur le plan culturel, avec des festivals, des événements sportifs et des activités liées au patrimoine marin. L'îlet du Gosier, accessible en bateau, est un site très apprécié des visiteurs.

• Sainte-Anne est une autre commune phare du tourisme balnéaire guadeloupéen. Elle combine un bourg vivant, des marchés artisanaux et des plages parmi les plus renommées de l'île, comme Bois Jolan ou la plage municipale. Sainte-Anne est également connue pour son attachement à la culture créole et ses événements festifs. C'est un haut lieu de l'artisanat, de la gastronomie locale et de la musique traditionnelle.

• Saint-François, située à l'extrémité est de la Grande-Terre, est une commune à double vocation touristique et agricole. Elle possède un aérodrome, une marina, un parcours de golf, ainsi qu'un accès au célèbre site de la Pointe des Châteaux, l'un des lieux les plus spectaculaires de la Guadeloupe. Saint-François est aussi tournée vers la mer avec ses pêcheurs, ses excursions vers La Désirade ou Marie-Galante, et ses traditions maritimes bien ancrées.

• Petit-Bourg, sur Basse-Terre, est une commune en pleine expansion résidentielle. Elle bénéficie d'un cadre naturel verdoyant et d'une localisation stratégique entre Basse-Terre et Pointe-à-Pitre. Elle est prisée pour sa qualité de vie, ses sentiers de randonnée, ses rivières comme le Saut de la Lézarde, et son accès aux forêts tropicales. Elle attire de plus en plus de familles et de jeunes actifs souhaitant vivre à proximité des grands centres tout en profitant d'un environnement paisible.

• Capesterre-Belle-Eau est située sur la côte est de Basse-Terre, au pied de la Soufrière. Elle est un centre agricole majeur, réputé pour la culture de la banane, de la canne à sucre et d'autres produits tropicaux. Le patrimoine naturel y est remarquable, avec les chutes du Carbet à proximité et les plantations qui longent la Route de l'Est. C'est aussi une commune marquée par l'histoire de l'esclavage et de la colonisation, avec plusieurs habitations historiques.

• Morne-Ă -l'Eau est connue pour son cimetière en damier noir et blanc, devenu un lieu touristique insolite. Cette commune de Grande-Terre, traversĂ©e par la mangrove du Grand Cul-de-sac marin, est fortement ancrĂ©e dans les traditions rurales, les marchĂ©s, et les fĂŞtes populaires. Elle joue aussi un rĂ´le dans la prĂ©servation de l'Ă©cosystème marin et lagunaire de la rĂ©gion. 

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