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Le Parthénon
est le temple d'Athéna
Parthénos (= Athéna Vierge) qui se trouve sur l'Acropole
d'Athènes. Ce temple octostyle, périptère
et amphiprostyle est considéré, à juste titre, comme la plus parfaite
expression de I'architecture grecque.
Il fut dédié en l'an 438 avant notre ère, et sa construction, qui dura
de dix à douze années, coûta plus de 2000 talents fournis par les Athéniens
et leurs alliés. Le Parthénon date ainsi de la plus belle période de
la civilisation hellénique, de l'époque où Périclès
présidait aux destinées d'Athènes. Ictinus
et Callicratès furent les architectes de
ce temple, sous la haute direction de Phidias, qui fit exécuter toutes
les sculptures qui décorent la frise,
les métopes et les frontons, par ses élèves
ou par ses rivaux, et qui fut l'auteur de la fameuse statue chryséléphantine
de la déesse ornant le fond du sanctuaire.
Avant le Parthénon actuel, un temple plus
ancien avait été édifié dans l'Acropole ,
sur le même emplacement et également en l'honneur d'Athéna ,
la divinité protectrice d'Athènes et de
l'Attique .
Ce temple, détruit par les perses sous Xerxès,
mais dont des fragments de construction et de décoration ont été retrouvés
au XIXe siècle, autour de l'édifice actuel,
était de style archaïque et de moindres dimensions que le Parthénon;
car, écrit Hésychius, dans son Lexique, Ã
l'art. Hécatompédos, le Parthénon, temple de l'Acropole, bâti
par les Athéniens, a 50 pieds (environ 16 m) de plus que le temple brûlé
par les Perses .
Une restauration très étudiée de ce premier Parthénon, a été présentée
par Ch. Normand, au Salon de 1892, sous ce titre : le Parthénon inconnu
et l'Acropole d'Athènes avant sa destruction par les Perses en 480.
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Le
Parthénon, sur l'Acropole d'Athènes. Source
: The World factbook.
Le temple que fit construire Périclès,
et qui fut embelli ou tout au moins enrichi de nombreuses offrandes venues
de tous les points du monde grec eut peu à souffrir des dominations romaine
et byzantine ,
ainsi que des invasions des Barbares; mais, au commencement du VIIe
siècle de notre ère, les chrétiens, pour le convertir en église dédiée
à la Vierge .
en transportèrent l'entrée de l'orient à l'occident et créèrent une
abside à l'emplacement de l'entrée primitive;
de plus, ils détruisirent le mur qui séparait les deux salles intérieures,
le naos ou sanctuaire, et I'opisthodome
renfermant le trésor de la déesse. Puis, en 1687, pendant le siège d'Athènes
par les Vénitiens, une bombe mit le feu au magasin de poudre que les Turcs
avaient installé au milieu du Parthénon, et l'explosion renversa une
partie des murs de la cella et des colonnes
des portiques; enfin, d'importantes parties
de la frise, de nombreuses métopes et des
fragments des statues des frontons furent enlevés
par les Anglais dirigés par lord Elgin, au commencement du XIXe
siècle siècle, et font aujourd'hui l'admiration des visiteurs du British
Museum, à Londres, et le désespoir des autorités athéniennes qui aimeraient
les récupérer.
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Plan
(restauré) du Parthénon.
Malgré ces altérations, ces mutilations
et ces actes de vandalisme que l'on ne saurait trop flétrir, il est facile,
sauf pour quelques dispositions spéciales qui laissent place à des conjectures,
de reconstituer le Parthénon comme il était au temps de sa dédicace
par Périclès, en l'an 438 avant notre ère
et, plus que tous les autres architectes ou archéologues ayant étudié
cet édifice, deux pensionnaires de l'Académie de France à Rome, A. Paccard
et Éd. Loviot, ont, dans d'admirables essais de restauration conservés
à la bibliothèque de l'École nationale des beaux-arts, permis de se
faire une idée complète de l'architecture, de la sculpture
et de la décoration qui faisaient de ce temple le chef-d'oeuvre incontesté
de l'art grec. Il suffit de considérer le plan du Parthénon, restitué
d'après les dessins de Paccard, et emprunté à l'Acropole d'Athènes
par Beulé (Paris, 1862, in-8, pl.), pour voir
que, malgré son étendue et sa richesse, ce temple suivait les lois ordinaires
de l'architecture grecque et en avait gardé la simplicité.
Bâti entièrement de marbre penthélique,
il avait 227 pieds environ 72,65 m) de longueur et 101 pieds (environ 32,32
m de largeur; son architecture, comme celle de tous les grands temples
grecs de cette époque, était d'ordre dorique, et de nombreux architectes,
notamment Fr. Penrose, ont relevé et établi d'une façon indiscutable
les courbures et les inclinaisons de toutes les lignes de ce temple; en
outre, de nombreuses traces de peinture, encore visibles, forcent à reconnaître
que le Parthénon avait été totalement recouvert d'un enduit rehaussé
de couleurs vives sur les parties les plus importantes de ses éléments
d'architecture. Comme la frise intérieure
des portiques, sur laquelle était représentée
la procession des Panathénées ,
et comme les métopes, sur lesquelles étaient sculptées des scènes de
la mythologie
athénienne, les frontons du temple étaient couverts de sculptures représentant,
celui de l'orient, la naissance d'Athéna ,
et celui de l'occident, la lutte d'Athéna et de Poseidon
en vue de conserver la protection de l'Attique.
Quant à la statue colossale, toute d'or
et d'ivoire, de la déesse, une restitution
des plus importantes, commandée au statuaire Simart par le duc de Luynes,
et conservée au château de Dampierre, nous montre Athéna appuyée sur
son bouclier et se tenant debout sur un piédestal
richement orné. Cette statue fut, au temps de l'empereur Justinien
Il, enlevée et transportée à Constantinople,
ainsi que le Zeus
Olympien, autre oeuvre de Phidias, et orna longtemps le grand hippodrome
de cette ville. L'influence de l'architecture et de la décoration du Parthénon
fut des plus considérables, non tant dans la Grèce ancienne ,
qui préféra bientôt à la noble simplicité du dorique le charme plus
gracieux de l'ionique, mais depuis près de quatre siècles, et le Parthénon,
de plus en plus étudié et de mieux en mieux connu par les artistes de
tous les pays, ne cesse d'être regardé comme la plus belle oeuvre de
l'architecture hellénique. (Charles Lucas).
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Francois
Queyrel, Le Parthénon, Un monument dans l'Histoire, Bartillat,
2008. - Ce livre présente pour la première
fois depuis longtemps une histoire complète et exhaustive de ce monument
qui compte parmi les plus célèbres du monde. Le Parthénon est une histoire
de passions, tout le contraire d'un froid modèle classique qui intimide
ou inspire l'ennui. Chacun a sa vision de ce monument, devenu symbole d'un
peuple et du miracle grec. Conçu au Ve siècle dans l'Athènes
de Périclès, le Parthénon se dresse sur l'Acropole,
le haut lieu le plus sacré de la cité. Sa décoration, faite de fameuses
frises, dont certaines se trouvent aujourd'hui au British Museum à Londres,
exalte d'antiques légendes qui rattachent les Athéniens au sol sacré
de la patrie. Honneur est fait bien sûr à la déesse Athéna.
François Queyrel revient sur la construction du monument lui-même, sur
les décorations qui l'ornent. Puis il raconte les péripéties, les mutilations
et les renaissances de cet étonnant bâtiment. Le Parthénon a toujours
suscité les convoitises des grandes puissances. Le bâtiment fut successivement
une église, puis une mosquée sous le joug de l'Empire
ottoman, mais aussi une poudrière qui explosa sous les bombes des
troupes vénitiennes. Il devint un passage obligé des voyageurs romantiques
au XIXe siècle, avant d'être davantage protégé au cours du XXe siècle.
Il est aujourd'hui confronté à des enjeux de pollution et de restitution
des frises saisies. (couv.).
Susan
Nagel (trad. André Zavriew), La comtesse et le Parthénon,
Jean-Claude Lattès, 2006. -Au British Museum, une
immense salle est consacrée aux frises et aux métopes du Parthénon.
Un des trésors de ce célèbre musée et sans doute le plus bel ensemble
subsistant de sculptures grecques de l'Antiquité.
Mais c'est aussi l'objet d'une controverse toujours vive entre le gouvernement
anglais et le gouvernement grec qui en réclame la restitution. Ce trésor
est entré dans les collections anglaises grâce à lord Elgin au début
du XIXe siècle. Jamais, cependant, il n'en aurait pris possession sans
l'intervention décisive et le soutien financier de Mary Nisbet, son épouse
richissime. Dans cette étonnante aventure, elle fit preuve d'une énergie
et d'une détermination exceptionnelles. Jusqu'à présent, on ne soupçonnait
pas le rôle de cette jeune héritière écossaise devenue une des femmes
les plus brillantes et les plus influentes de son temps.
Susan
Nagel, qui a eu accès aux archives familiales, retrace avec talent l'existence
tourmentée de celle qui fut successivement l'épouse adulée d'un ambassadeur
anglais à la cour ottomane, la compagne
de ses années d'emprisonnement en France durant les guerres napoléoniennes,
et l'héroïne d'un scandaleux procès pour adultère qui devait défrayer
la chronique européenne et marquer une étape dans la conquête de nouveaux
droits pour la femme divorcée, si cruellement traitée dans l'Angleterre
pré-victorienne. |
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