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| Héron d'Alexandrie
est un mathématicien grec dont l'époque
est inconnue. Dans ses savantes Recherches sur la vie et les ouvrages
d'Héron d'Alexandrie (Mém. Ac. des inscr., 1854), Th. Martin
a admis les environs de l'an 100 av. J.-C.; mais Diels a fait remarquer
que cette hypothèse est incompatible avec
les mots latins que renferment les écrits les plus authentiques de Héron;
que le fait que son nom est accolé à celui de Ctésibios
dans le titre des Belopoica ne suffit nullement pour le rattacher
immédiatement à ce maître. Héron aurait donc vécu sous l'Empire
romain, certainement avant Pappus qui le cite
et après Vitruve qui l'ignore, probablement
après Pline, d'après une indication que l'on
peut tirer de la version arabe du Barulcus. On peut donc le placer
approximativement au siècle des Antonins;
on ne connaît d'ailleurs rien de sa vie.
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Héron d'Alexandrie. Héron a été un auteur passablement fécond, dont une partie des écrits, servant à l'enseignement technique élémentaire, a subi de profondes altérations, ce qui soulève de difficiles questions d'authenticité. Le recueil des Mathematici veteres de Thévenot (Paris, 1693) contient quatre traités de mécanique de Héron : la Chirobaliste, rééditée par Victor Prou, dans les Notices et extraits (1877, XXVI); les Machines de jet (Belopoica); les Pneumatiques et les Automates. Vincent a publié le traité sur la Dioptre (Not. et extr., 1852, XIX). Un ouvrage, De Speculis, nous est peut-être parvenu dans une version latine faite sur l'arabe et sous le nom de Ptolémée. Enfin Carra de Vaux a fait une édition avec traduction française du Barulcus (= l'élévateur), ouvrage en trois livres cité par Pappus sous ce nom et sous celui de Mécaniques, et qui présente la plus grande importance pour l'histoire des sciences. Héron avait en outre composé divers ouvrages spéciaux qui sont perdus (sur les horloges à eau, sur l'équilibre). Il paraît avoir en général refait et mis au point les ouvrages de Ctésibios et de Philon, et il est difficile d'apprécier son degré d'originalité. Dans le traité de la Dioptre se trouve la démonstration de la formule qui donne l'aire d'un triangle dont on connaît les trois côtés. Mais si cette formule est sans doute postérieure à Euclide, elle peut être en revanche bien antérieure à Héron, et il en est de même de la plupart des inventions qu'on lui attribue, comme la fontaine qui porte son nom. Héron d'Alexandrie avait composé sur les Éléments d'Euclide un commentaire dont des fragments nous ont été conservés par Proclus, ainsi que dans le manuscrit arabe 399,1, de Leyde. Enfin Hultsch a publié (Berlin, 4874) sous le titre : Heronis Alexandrini geometricorum et stereometricorum reliquice, les débris qui nous restent d'un recueil méthodique de problèmes numériques sur le calcul des surfaces et des volumes; ce recueil, mentionné par Eutocius sous le nom de Métriques, a été l'origine de compilations successives, mises sous le nom de Héron, et où des éléments étrangers se sont infiltrés. La publication de Hultsch contient sept de ces compilations qui était autrefois attribuées à Héron le Jeune (ci-dessous) : 1 ° Définitions des termes de géométrie, opuscule qui, dans les manuscrits, précède une compilation postérieure à Proclus et semble être au plus tôt de la fin du IIIe siècle;Ces divers ouvrages sont d'une importance capitale pour l'histoire du calcul et pour la métrologie ancienne. (Paul Tannery). |
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| Héron le Jeune.
- On connaît sous ce nom ou sous celui de Héron de Byzance l'auteur
de deux petits traités grecs, l'un De Machinis bellicis (Traité
des Machines de siège), l'autre de Geodaesia, dont Barocci
a publié la traduction latine en 1572, ainsi que de deux fragments sur
l'art militaire, insérés dans les Mathematici veteres de Thévenot,
et qui sont également des compilations d'ouvrages antérieurs. Les textes
grecs ont été réunis par Wescher dans sa Poliorcétique (Paris,
1867). Certains passages de la Geodaesia ont permis d'en fixer la
rédaction au Xe siècle.
Ces divers écrits, comme probablement
aussi les recueils byzantins de problèmes
métriques mis sous le nom de Héron d'Alexandrie, peuvent être rattachés
au temps de Constantin Porphyrogénète, qui favorisa singulièrement les
travaux de ce genre; mais rien ne prouve suffisamment qu'ils soient du
même auteur, ni même qu'il y ait eu un Héron vivant à cette époque.
La célébrité de l'ancien faisait maintenir son nom sur les ouvrages
techniques empruntés aux siens, sans qu'il y eût là , en réalité, ni
falsification, ni plagiat. (T.).
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| Héron de Villefosse
(Antoine Marie, baron), minéralogiste et ingénieur né à Paris le 20
juin 1774, mort à Caen le 6 juin 1852. D'une
très ancienne famille de la bourgeoisie parisienne, il se battit contre
les Vendéens, entra en janvier 1794 à l'École des ponts et chaussées,
en décembre 1794 à l'École polytechnique, en 1799 à l'École des mines,
fut nommé ingénieur ordinaire en 1802, eut de 1803 à 1805 la surveillance
des mines du Harz, reçut en 1807 l'inspection générale des mines et
usines de tout le pays compris entre la Vistule et le Rhin. Louis
XVIII le choisit, en 1820, comme secrétaire de son cabinet. Charles
X, à son avènement (1824), le créa baron et lui conféra la charge
de conseiller d'État, qu'il dut quitter après la révolution de 1830
il prit sa retraite en 1834.
Antoine Héron de Villefosse était membre libre de l'Académie des sciences de Paris depuis 1846. Il a écrit un important traité : De la Richesse minérale (Paris, 1810-19, 3 vol. in-4 et atlas in-fol.; trad. all., Weimar, 1822-40). Il est en outre l'auteur d'une vingtaine de mémoires insérés dans le Journal des mines (1801-12) et dans les Annales des mines (1820-28). (L. S.). |
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| Héron de Villefosse
(Antoine Marie Albert), archéologue né à Paris le 8 décembre 1845.
Il passa par l'École des Chartes, remplit diverses missions épigraphiques
en Algérie et Tunisie, Italie et Allemagne. Entré au musée du Louvre, il a été, en janvier 1886 nommé conservateur du département de la sculpture grecque et romaine. Le 5 mars 1886, il était nommé membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en remplacement d'Egger. Héron de Villefosse a publié un grand nombre de travaux archéologiques estimés ayant surtout pour objet les antiquités de la Gaule, de l'Algérie et de la Tunisie. Nous citerons entre autres : Rapport sur une mission archéologique en Algérie (1875); les Antiquités d'Entrain (1881); Histoire de l'abbaye d'Orbais (1890), etc. |
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