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Thabit Ibn Korrah

Thabit ibn Korrah ibn Haroun est un médecin, mathématicien et traducteur arabe, né à Harran en 836, mort à Bagdad en 901. Ce savant, qui appartenait à la secte des sabéens ou harraniens, connaissait le grec et le syriaque. Il se rendit à Bagdad où il entra au service du calife abbaside et Motadhed billah, qui se l'attacha en qualité d'astrologue

Il paraît s'être le premier aperçu de la variabilité de l'obliquité de l'écliptique. Sachant qu'Hipparque et Ptolémée avaient trouvé 23° 52' pour l'obliquité de l'écliptique, il voulut l'observer à son tour pour en contrôler l'exactitude; mais il ne trouva que 23° 33' 30", c'est-à-dire 18 minutes de moins.

Pour expliquer la rétrogradation des points solsticiaux, il inventa avait inventé une théorie suivant laquelle l'écliptique mobile était fixée à deux cercles cintrés sur l'équateur et glissait sur eux, l'équateur étant considéré comme fixe; cette théorie, attribuait aux points équinoxiaux une sorte de mouvement libratoire, d'où il résultait une incertitude sur la longueur de l'année, indiquée par le retour du Soleil à ces mêmes points, a été adoptée jusqu'à l'époque de Tycho Brahé

Il pensa que, pour plus d'exactitude, il fallait avoir recours à la méthode que les Chaldéens avaient employée pour la détermination de la longueur de l'année relativement à la position du Soleil vis-à-vis des étoiles fixes; et il trouva ainsi 365 j  6 h 9 mn 11 s. Cette année sidérale se rapproche, à une seconde près, de la valeur trouvée par les astronomes modernes (365 j 6 h 9 mn 10 s). Pour arriver au résultat indiqué, Thabit avait à sa disposition les observations faites depuis le règne d'Al-Mamoun; il regrettait qu'on n'en eût pas recueilli un plus grand nombre, en déclarant hautement que les observations pouvaient seules assurer le progrès de la science.

Thabit occupa ses loisirs à composer de nombreux ouvrages; on prétend qu'il en avait écrit cent cinquante en arabe et seize en syriaque. Les plus importants sont : une Chronique des rois de Syrie, un Traité sur la religion des sabéens et de nombreuses traductions d'ouvrages grecs, de la Géométrie d'Euclide, du Traité de la sphère d'Archimède, de l'Almageste de Ptolémée.

Son fils, Sinân, fut médecin des califes el-Moktadir et et-Kâhir et embrassa l'islam; il se retira dans le Khoraçan, puis revint à Bagdad, où il mourut en 942. Il composa des ouvrages, tous perdus, d'histoire et de mathématiques. (E. Blochet / F. Hoefer).

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Dictionnaire biographique
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