 |
Harcourt
(Raoul d'), issu d'une famille dont l'origine remonte à Bernard
le Danois, parent et compagnon d'armes de Rollon Ier,
duc de Normandie ,
qui l'investit, pour le récompenser de ses services, de la seigneurie
d'Harcourt ,
fut chanoine de Paris ,
archidiacre de Rouen
et de Coutances ,
chancelier de l'église de Bayeux ,
et conseiller ordinaire du roi Philippe le Bel.
Ce fut lui qui créa à Paris, en 1280, le collège d'Harcourt. |
|
 |
Harcourt. - La famille
d'Harcourt, qui avait produit un maréchal de France
dans la personne de Jean Il d'Harcourt, mort en 1302, se divisa en trois
branches, issues des trois fils de Jean V d'Harcourt et de Blanche de Ponthieu,
qu'il avait épousée en 1340.
La première branche eut pour tige
Jean VI, comte d'Harcourt, marié en 1574 à Catherine de Bourbon,
soeur cadette de la reine, femme de Charles V.
Marie d'Harcourt, dernière héritière de cette branche,
épousa en 1440, Antoine de Lorraine,
comte de Vaudemont. La deuxième branche, qui eut pour tige Jacques
d'Harcourt, deuxième fils de Jean V, se fondit dans la maison de
Longueville par le mariage de Marie d'Harcourt avec Jean d'Orléans,
comte de Dunois et de Longueville. La troisième branche, issue de
Philippe d'Harcourt, troisième fils de Jean V, a subsisté
jusqu'à l'époque contemporaine. Elle a formé deux
rameaux. celui d'Harcourt d'Ollonde et celui d'Harcourt Beuvron. A ce dernier
rameau appartenaient :
Henri d'Harcourt qui commença
sa carrière militaire comme aide de camp de Turenne,
en 1673, la poursuivit avec succès, devint maréchal, ambassadeur
de France
à Madrid
en 1697, duc et pair en 1709, et mourut. en 1718. Ses deux fils, François
d'Harcourt, 1689-1750, et Anne-Pierre d'Harcourt, mort en 1784, furent
aussi maréchaux de France.
Le duc d'Harcourt, ambassadeur de
France auprès du Saint-siège ,
il prêta une assistance dévouée au souverain pontife
Pie IX, en l'accompagnant, en novembre 1848, dans son exil à Gaëte .
Harcourt (Henri de Lorraine, comte
d'), deuxième fils de Charles Il, duc d'Elbeuf, surnommé
Cadet la Perle, parce qu'il était le cadet de sa maison et
qu'il portait une perle à l'oreille, reprit les îles de Lérins
aux Espagnols en 1637, battit à
Quiers, en 1639, le prince Thomas de Savoie, s'empara
de Turin
en 1640, et gagna la bataille de Llorens en Catalogne
en 1645. Il échoua au siège de Lérida en 1646, mais
il défit les Espagnols en Flandre
en 1649. Pendant la Fronde, il soutint d'abord la cour, contre laquelle
il se tourna ensuite. Il rentra en grâce, et mourut gouverneur de
l'Anjou
en 1666. Il fut la tige de la branche d'Elbeuf-Harcourt-Armagnac, éteinte
en 1825.
|