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| La découverte du monde > Le ciel > Vénus |
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L'impossible géographie |
Les
travaux sur la période de rotationDates clés :1726-27 - Planisphère vénusienne de Bianchini. 1894 - Percival Lowell trace une carte de Vénus sur laquelle apparaissent des canaux, similaires aux supposés canaux martiens. |
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| En
quête de formes stables...
La première observation de taches sur
le disque de Vénus est due au premier directeur de l'Observatoire de Paris Sous ce même ciel d'Italie, Bianchini paraît avoir été, en 1726-27, tout particulièrement favorisé, soit par la pureté accidentelle du ciel ou par la puissance de sa lunette, soit à raison d'autres circonstances inconnues. A l'aide d'une colossale lunette de 150 palmes, ou de 30 mètres environ de longueur, cet observateur aperçut, vers le milieu de la planète, sept taches qu'il qualifia de mers, communiquant entre elles par des détroits et offrant huit promontoires distincts. Il en dessina les figures et leur assigna divers noms : Jean V (roi du Portugal et bienfaiteur de l'astronome), l'Infant Henry, le Roi Emmanuel, le Prince Constantin; Colomb; Vespucci, Galilée, la mer boréale ou de Marco Polo, la mer australe ou de Magellan...
Vénus, selon le planisphère de Bianchini. Sur les dessins Bianchini, les taches grises considérées comme des mers se prolongeaient le long de l'équateur de Vénus et formaient trois océans, dont l'un était presque circulaire et dont les deux autres étaient divisés en trois parties à peu près égales. On remarquait de plus deux taches grises allongées, dont l'une occupait tout le pôle nord (inférieur), et dont l'autre dessinait un demi-cercle autour du pôle sud. Aucun instrument ne montrera ensuite ces
taches aussi nettement que Bianchini les avait vues ou avait cru les voir.
Et les astronomes, après lui, ont été conduits à en déduire soit que
plusieurs d'entre elles variaient, soit que l'atmosphère de Vénus ait
été au temps de cet astronome plus transparente. De toute façon, les
taches sombres de cette planète toujours éblouissante ne se sont jamais
montrées que vagues et incertaines. Pendant longtemps, cependant, on se
prit à considérer le planisphère de Bianchini comme un premier rudiment
de la géographie de Vénus, d'autant, plus que ces taches allaient être
revues, semblait-il, en Italie même.
Vénus selon Vico et ses collaborateurs, en 1839. Six observateurs se mirent à l'oeuvre pendant l'année 1839; leurs observations sont nombreuses. L'un des assistants, Palomba, ne fit pas moins de 11800 mesures, dont 10000 furent employées pour la détermination de la rotation. Sur ces six observateurs, ceux qui distinguaient le mieux les taches, étaient ceux qui avaient le plus de difficulté à découvrir les petits compagnons des étoiles doubles; c'est là un fait assez curieux. Mais ceci explique-t-il aussi cela. Quoi qu'il en soit, les observateurs romains semblaient bien confirmer les assertions de Bianchini, et retrouvèrent ses taches, à l'exception d'une petite. Dans son recueil Celestial objects for common telescopes (1859), T. W. Webb assurait que quoiqu'un très grand nombre d'observateurs n'aient pu parvenir à distinguer aucune de ces taches, cependant elles ont été revues, sans être pour cela identifiées, par Delarue, Huygens, Worthington, Seabroke, Terby, Denning, Safarik et Van Ertborn, With et Browning ont remarqué des taches blanches comme les neiges de Mars. |
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| Les
canaux de Vénus
En octobre 1894, Percival Lowell, qui utilisait sont réfracteur de 24 pouces à Flagstaff, crut découvrir des formes sombres à la surface de Vénus qui lui on rappelé les canaux qu'il croyait par ailleurs observer sur Mars. Cette annonce sera suivie d'une rapide levée de boucliers de la part de la communauté astronomique, qui n'empêchera cependant pas que pendant plusieurs décennies encore ces "canaux" soient de nouveau signalés épisodiquement. Richard Baum (1991), à qui on emprunte également la reproduction de la carte ci-dessous, cite Maxwell en 1916, Wilson en 1916 et 1917, Seagrave en 1919, Camus en 1932, Barker en 1934, Dollfus en 1948 et 1953. Peut-être l'explication du phénomène, ou une part de cette explication, avait-elle été déjà donnée dès 1897, quand Leo Brenner, qui déclarait lui aussi avoir observer la même disposition des marques sombres que Lowell, attribuait le phénomène à une simple instabilité atmosphérique passagère...
Les canaux de Vénus dessinés et nommés par Lowell, en 1897. Source : JBAA, 1991. |
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