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| Jean Picard, 1680 | ||
Picard | J'avais fait planter au centre d'Uraniborg une marque que l'on pouvait voir de la tour astronomique de Copenhague, et qui servit à diverses observations. - | |||||||||
| Il faut entendre que nous avons toujours pris le milieu des tours et la pointe des clochers Nous nous appliquames ensuite à établir la ligne méridienne de la tour astronomique par le moyen de la position du vertical d'Uraniborg, lequel nous trouvâmes déclinant de 16°39'45" du Nord vers l'Orient; et parce que de cette déclinaison La position du vertical d'Uraniborg fut cherchée non seulement par le Soleil | ||||||||||
| La nuit du 9 au 10 novembre 1671 on sut par plusieurs hauteurs | ||||||||||
| Le 14 novembre, Lyra au méridien Notez que l'on a eu égard aux corrections qui étaient nécessaires pour réduire les observations, comme si elle avaient été faites au centre de la Tour. Autre détermination par le Soleil. Le 28 mars 1672 à 6 heures 22 mn 53 secondes du soir, la distance horizontale entre le vertical du soleil et celui d'Uraniborg vu du centre de la Tour, était de 99° 58' 20". Puis le 29 au matin, à 5 heures 39' 24 " la distances entre le Soleil et Uraniborg fut de 66.16'.45". | ||||||||||
| La correction à ajouter à l'angle du matin, à cause de la variation de déclinaison arrivée entre les observations fut de 0°22'15" Donc angle du matin corrigé : 66°39'0" Angle du soir, 99°58'20" Somme : 166°37'20' Moitié :83°18'40" Angle du matin à ôter 66°39'0" Donc déclinaison d'Uraniborg 16°39'40" Mais à cause des autres observations, soit 16°39'45" Cette manière de calcul est différente de celle que nous avons suivie au 4e article, mais l'une revient à l'autre.
Nous eussions pu aussi par les mêmes suppositions trouver l'angle P, qui est la différence de longitude entre le méridien d'Uraniborg et celui de la tour astronomique : mais parce que le moindre petit changement fait ce qui était donné au triangle PCV, changeait beaucoup l'angle P, qui était fort petit, je voulus fixer davantage par l'établissement du troisième côté CV, lequel il m'était facile de connaître en conséquence de ce que j'avais fait pour cela à Uraniborg, ainsi qu'il a été dit au commencement du 6e article : car au triangle VLC, où V est Uraniborg, L Landscrona, et C la Tour de Copenhague. | ||||||||||
| L'angle LVC observé de 81°46'0" (fig 3) L'angle LCV aussi observé de 20°11'15" Et VL la distance entre Uraniborg et Landscrona calculée de 4760 toises. Donc CV distance entre Copenhague et Uraniborg, de 13494 toises, qui suivant notre mesure de la Terre -
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| J'aurais pu me contenter de cette détermination pour la différence de longitude Le grand instrument de 10 pieds, qui pour certains usages servait à observer le passage de Lyra vers le Nord, fut arrêté fixe dans sa position. Il n'était pas pointé dans le méridien, mais on sut ce qu'il s'en fallait, et de combien le passage de cette étoile dans la lunette de l'instrument, précédait l'arrivée de la même étoile au méridien, ce qui nous suffisait. La Tour astronomique de Copenhague. Les choses étant ainsi préparées, M. Roëmer et le sieur Villiard allèrent à Uraniborg vers la fin de décembre 1671 avec ordre d'observer environ à certaine heure donnée, le moment auquel un feu qui aurait paru à la tour viendrait à disparaître; ce qui se devait faire plusieurs fois. Ils avaient le quart de cercle et l'horloge à demi-secondes, pour pouvoir savoir à quelle heure de cette même horloge l'étoile de Lyra devrait passer au méridien d'Uraniborg [1]. Le tout fut si bien exécuté de part et d'autre, que sans aucune variation considérable, on trouva que Lyra venait plutôt au Méridien d'Uraniborg qu'à celui de la Tour, d'environ 29" de temps, conformément à ce qui avait été conclu ci-dessus au triangle PCV. Car, par exemple, si le signal avait été donné dix minutes de temps après l'arrivée de Lyra au méridien de la Tour; ceux d'Uraniborg disaient qu'ils l'avaient vu 10 minutes et environ 29" après que la même étoile avait été dans leur méridien, tantôt plus, tantôt moins d'environ une seconde seulement : de manière que si au lieu de se régler par le passage | [1] La grande horloge à secondes qui était restée dans la Tour, allait si régulièrement, que durant plus de deux mois elle demeura dans un même état à l'égard du moyen mouvement, sans varier d'une seconde. |
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