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Le Caire

Le Caire, en arabe Masr [-el-Kâhirah] est la capitale de l'Égypte. Le Caire est situé par 28°55' de longitude Est et par 30°2' de latitude Nord, sur la rive droite du Nil, et s'étendant même sur la gauche par l'englobement de ses faubourgs, qui avec celui de Gizeh, lui font presque atteindre les Pyramides. La ville est bornée à l'Est et au Sud-Est par les collines de Moqattam, d'où la citadelle domine toute la plaine, au Nord par le canal d'Ismaïliéh, au Sud par un vaste espace sablonneux semé des ruines de l'ancien Caire. Un ruisseau, à sec la plupart du temps, parcourt le Caire dans toute son étendue : c'est le Khalig qui part du Nil et va se jeter dans le canal d'Ismaïliéh au Nord-Est du Caire. C'est aujourd'hui, avec plus de 3 millions d'habitants, la plus grande ville d'Afrique. 
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Le Caire et le Nil.
Une vue du Caire depuis le Nil, avec l'île où se situe la tour de la télévision.

Histoire.
Le Caire fut fondé en l'an de l'hégire 358, le 18 Chaaban (9 juillet 969 de notre ère), un peu au Nord de l'ancienne ville de Fostât, par les ordres du calife-El-Mansour El-Mouizz qui venait de faire conquérir l'Égypte par son lieutenant Gouhar et y établit la dynastie fatimide après avoir vaincu le dernier calife ikhchidite. Fostât était situé à peu près sur l'emplacement de l'ancienne ville pharaonique à laquelle les auteurs classiques donnent le nom de Babylone, et que les inscriptions hiéroglyphiques nomment Banbin. C'est pourquoi les écrivains du Moyen âge donnent au Caire le nom de Babylone. Fostât perdit bien de son importance, ses édifices tombèrent en ruine, et ce n'est plus maintenant qu'une plaine couverte de décombres, connue sous le nom de Masr-el-Atikah ou Vieux-Caire. Quant à la ville nouvelle, elle prit le nom de El-Kahirah, « la Victorieuse », d'où les Européens ont fait le Caire; les Arabes l'appellent aujourd'hui Masr ou Misr, nom qu'ils donnent également à l'Égypte même. Le Caire devint tout à la lois la capitale de l'Égypte et de tout l'empire fatimide. Il fut la résidence de El-Mansour El-Mouizz et de ses successeurs, qui contribuèrent à orner la ville de nombreux édifices, dont quelques-uns subsistent encore. Le Caire atteignit rapidement le chiffre de 260 000 habitants, chiffre qu'il n'a guère dépassé qu'au XXe siècle.

A la chute de la dynastie fatimide, en 1176, le calife Salah-ed-din lousouf ibn-Ayyoub fonda la dynastie des Ayyoubites. Salah-ed-din est devenu Saladin chez les historiens des Croisades, et ses cavaliers, qu'en arabe on nomme Serradjin, firent donner le nom de Sarrasins aux Musulmans de toute nationalité. Salah-ed-din fit substituer aux murailles de briques, dont le fondateur avait entouré la ville, une enceinte de pierres qui existe encore en partie, et fit bâtir sur le Moqattam, presque sur l'emplacement de l'ancienne forteresse de Babylone, la citadelle moderne du Caire, El-Qalaa. C'est sous son règne que les premiers marchands chrétiens reçurent l'autorisation de s'établir au Caire, ou ils fondèrent le quartier franc, connu ensuite sous le nom de Mouski. Pendant les règnes suivants, le Caire alla s'agrandissant et s'embellissant de jour en jour; des palais, des mosquées, des écoles s'élevèrent comme par enchantement. Les califes mamelouks, Baïbars surtout, édifièrent de riches constructions, ils firent réparer la vieille mosquée d'El-Azhar, ainsi que la grande tour de la citadelle, qui tombait en ruine. La nécropole, connue aujourd'hui sous le nom de Tombeaux des Califes, nous a conservé les splendides mosquées funéraires de cette époque, qui sont certainement ce qui existe de plus élégant et de plus parfait dans toute l'architecture arabe d'Égypte. 
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Sous le calife Et-Ghouri, en 1500, fut construit l'aqueduc en pierre qui amenait à la citadelle les eaux du Nil. 

L'aqueduc du  Caire. - Situé entre la vieille et la nouvelle ville, destiné à alimenter les fontaines et à arroser les jardins de la première, cet aqueduc était long de 2100 m environ. On compte au delà de 300 arches, qui ont de 3 à 5 m d'ouverture; en quelques endroits il ne reste que la muraille sans arches. Le bâtiment de la prise d'eau, sur la route qui borde le petit bras du Nil, à l'Est de l'île de Roudah, est une tour de forme octogonale, bâtie vers la fin de la dynastie des Mamelouks, et au sommet de laquelle on faisait arriver l'eau par le moyen d'un chapelet à pots que des buffles mettaient en mouvement : lors de l'expédition d'Égypte, cette tour servit aux Français pour y placer une batterie.
Rien à placer au Caire, au point de vue purement historique, sinon la capture de Saint Louis, en 1249, pendant sa marche sur le Caire, et une longue suite de troubles, de dissensions intestines, de révoltes de palais qui durèrent jusqu'au commencement de la domination turque, en 1507. De cette époque jusqu'à l'expédition française, rien encore ne mérite d'être signalé dans l'histoire du Caire. On sait qu'après la bataille des Pyramides l'armée française, sous la conduite de Bonaparte, fit son entrée au Caire le 22 juillet 1798. L'histoire du Caire n'est plus ensuite qu'une partie de l'histoire de l'expédition française. Révolte des Cairotes au mois d'août, départ de Bonaparte en l'année suivante, commandement en chef de Kléber, qui fut bientôt assassiné par un fanatique sur la place de l'Ezbékiéh, après avoir défait une armée turque près des ruines de l'ancienne Héliopolis; enfin, en août et septembre 1801, capitulation du Caire et rembarquement de l'armée française à Aboukir : tous ces faits sont trop connus pour qu'il soit nécessaire de leur consacrer plus de place.

L'issue de la campagne de Bonaparte et la brièveté du séjour des armées françaises en Égypte ne permirent pas aux ingénieurs français de réaliser au Caire tous les plans d'assainissement et d'amélioration qu'ils avaient conçus. Mais dès ce moment l'influence européenne prédomina en Égypte. Sous Mohammed-Ali (Mehemet-Ali) et ses successeurs, surtout à partir de l'inauguration du canal de Suez, la ville prit un développement considérable (L'Égypte au temps des Vice-Rois). 
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Photo du Caire.
Le Caire au milieu du XIXe siècle.

Une très importante colonie européenne s'y établit, la ville s'étendit vers le Nil, fut dotée de chemins de fer, de théâtres, de larges boulevards percés en ligne droite, de maisons européennes à cinq étages, et ce n'est qu'au fanatisme invétéré de ses habitants que les vieux quartiers de Caire, d'une si franche et vivante originalité, doivent de n'avoir pas été bouleversés de fond en comble, et de n'avoir pas vu leurs nombreuses et tortueuses ruelles, aux étages surplombant les uns sur les autres, dégénérer en avenues géométriques pleines de soleil, bordées de trottoirs d'asphalte et plantées de sycomores entourés de ferrures. 

On connut les événements de 1881-1882 , le mouvement créé par Arabi-Pacha, le siège et le bombardement d'Alexandrie, le choléra pénétrant dans le Delta, par surcroît de malheur, et arrivant jusqu'au Caire, les Bédouins du désert s'avançant en force et campant dans la plaine de Gizeh, enfin la victoire de Tell-el-Kébir et l'entrée des troupes anglaises dans la capitale de l'Égypte. Le premier soin des Anglais fut d'établir un champ de courses près du Caire, à Géziréh, à l'ombre même des pyramides de Khéops et de Khéphren. Le Caire s'haussmannisera encore, connaîtra les chapelles protestantes et, les lectures du dimanche; tout cela se passera dans les nouveaux quartiers européens : le vieux et pittoresque Caire des califes restera  dans une large mesure préservé.

Monuments.
Dans les paragraphes qui suivent, on reprend la description que pouvait en faire un voyageur à la charnière des XIXe et XXe siècles. Beaucoup de ce qu'il en dit reste vrai; pour être plus exact, il faudrait simplement mentionner l'explosion démographique qui en un siècle à fait multiplier la population de la ville par dix, quinze ou davantage, et la circulation automobile effrénée, fléau de toutes les grandes métropoles, et qui ici aussi altère quelque peu le charme des vieux quartiers. 

Aspect général de la ville.
Le Caire a longtemps été, après Istanbul, la plus grande ville de l'Orient; c'est en même temps celle qui a le mieux conservé son caractère original, car les constructions bâties dans le goût européen se trouvent réunies dans les quartiers nouveaux, où l'on éprouve l'impression d'être à mille lieues de l'Égypte.

La ville arabe est composée d'un certain nombre de harah ou quartiers. La police en est faite toute la nuit par des ghafirs. Les ruelles arabes bifurquent en tous sens, se replient en angle, en courbe, reviennent sur elles-mêmes, s'arrêtent brusquement en impasse, de sorte que le plan d'un quartier rappelle un arbre aux branches tordues et enlacées. Les cinquante-trois quartiers du Caire, qui n'ont aucune forme régulière, sont  enclavés les uns dans les autres, et coupés parfois de longues rues en zigzag qui traversent la ville dans toute son étendue. Aussi le plan de la capitale égyptienne présente-t-il, pour la partie arabe, le plus inextricable fouillis qui se puisse imaginer. Depuis 1886, presque toutes les rues ont été dénommées et les maisons numérotées dans les plus grandes voies.

On s'égare facilement au Caire, mais s'y perdre est un enchantement. Si les ruelles n'y sont pas en ligne droite, c'est que leurs brusques et nombreux changements de direction amènent de fréquentes alternatives d'ombre et de soleil, fort agréables en pays chaud. Les maisons y sont hautes, séparées seulement par quelques mètres des maisons d'en face; les étages fort souvent surplombent les uns sur les autres, au point de se toucher presque à la hauteur des terrasses. Dans les ruelles plus larges, des claies de bois ou de roseau , couvertes de toiles multicolores, s'étendent en travers de la voie, à la hauteur du premier étage; partout l'ombre et la fraîcheur. Pas de pavés ni de dalles; la terre seule, arrosée souvent par des Saqqa ou porteurs d'outres. Les automobiles ont peine à y passer; une caravane de chameaux y empêche la circulation. Dans les bazars, ou quartiers à boutiques, chaque rue est occupée par des marchands de même catégorie; on trouve la Rue des Orfèvres, la Rue des Tanneurs, etc. Les boutiques sont des sortes de niches sans devanture, à un mètre du sol, dans lesquelles le marchand se tient accroupi sur une natte au milieu d'un amoncellement de marchandises accrochées aux parois, suspendues au plafond, empilées contre les angles, débordant dans la rue. Des soies flottent à l'air, des grands plateaux de cuivre ciselé luisent dans l'ombre, des pastilles odorantes répandent partout leurs fumées bleuâtres qui se mêlent aux senteurs lourdes des flacons des parfumeurs, les boutiques de cafetiers sont pleines de gens oisifs réunis autour d'un joueur de roubab ou viole à trois cordes. Musique rêveuse d'Orient, odeurs balsamiques, couleurs voyantes, foule bruyante et bariolée, tout concourt à rappeler au promeneur les décors féeriques entrevus dans les Mille et une Nuits.

La Citadelle. 
La citadelle du Caire est située au Sud-Est de la ville, sur une colline que domine le Moqattam. Trois enceintes s'y emboîtent l'une dans l'autre, s'ouvrant par de larges portes à la voûte en fer à cheval, flanquées de basses tours rondes, à créneaux cintrés. Du palais qu'habita Salah-ed-din, qui se trouve dans l'enceinte supérieure, il ne reste plus que des ruines. Les colonnes gisant à terre appartiennent à des temples pharaoniques de Memphis qu'utilisèrent les constructeurs arabes. Une mosquée plus récente, construite par Mehemet-Ali, domine la citadelle, et par conséquent toute la ville. De loin, ses deux minarets grêles et élevés font le plus heureux effet. De près, la désillusion vient vite. Malgré la richesse de l'albâtre employé, cette construction n'a aucune originalité; c'est la copie d'un vulgaire édifice d'Istanbul, qui détonne au milieu des remparts sarrasins de Saladin. Dans un angle, une tour peinte en or et en noir est décorée d'une horloge, présent du roi Louis-Philippe. Dans une cour de la citadelle se trouve le Puits de Joseph, que la légende populaire fait remonter au fils de Jacob. Ce puits, profond de 88 m, est divisé en deux étages percés dans le roc. Sur le palier qui les sépare, des boeufs tournent jour et nuit un appareil qui élève l'eau et la verse dans un vaste réservoir. Au haut du puits, d'autres boeufs élèvent l'eau du premier réservoir et la déversent dans un second d'où elle est distribuée par toute la citadelle. Du haut de la citadelle le coup d'oeil est splendide. Le Caire s'étend au loin, avec ses milliers de minarets et de coupoles disséminés au hasard, tantôt rapprochés au point de se toucher, tantôt rares et espacés. De l'autre côté du Nil, on voit très distinctement les trois grandes pyramides de Gizeh, et bien d'autres pyramides plus petites, appartenant à l'ancienne nécropole de Memphis. Sur le prolongement du Moqattam, qui longe la ville à l'Est, se trouvaient de nombreux moulins inhabités, dont les ailes qui ne tournaient plus agrémentaient  toujours d'une façon bizarre la silhouette barrant l'horizon.

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Photo du Caire.
Une rue du Caire au début du XXe siècle.

Les Mosquées.
Les mosquées du Caire sont au nombre de quatre cents environ, et presque toutes sont intéressantes. Deux cent cinquante d'entre elles ont des minarets, les autres n'ont que des coupoles. Cinquante mosquées au moins sont remarquables par la richesse de leur architecture. Les trois plus importantes sont : la mosquée de Touloun, celle du sultan Hassan, et celle d'El-Azhar. 

La Mosquée de Touloun date de l'an 879 de notre ère, c.-à-d. est antérieure de près d'un siècle à la fondation du Caire, et fut construite par le sultan Touloun dans la plaine au Nord de Fostât (L'Égypte Toulounide). C'est un édifice carré de 90 m de côté. Des quatre minarets qui en surmontaient les angles, trois se sont écroulés et le dernier, où monte, les soirs, le muezzin pour l'appel à la prière, est si délabré que l'appel ne se fait que du premier étage. Commencé en carré, le minaret se continue en cylindre et se termine en octogone, chacun de ses trois étages étant séparé de l'autre par un balcon circulaire entouré d'une balustrade ouvragée. Les murailles nues qui joignent les minarets sont ornées de créneaux en forme de trèfles découpés à jour. Un dôme surmonte la mosquée dans sa partie sud. Grande cour à l'intérieur, avec une fontaine au centre et un entourage de colonnades aux arceaux en ogive orientale. 
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Mosquées Sultan Hassan et Ar-Rifaï.
Les mosquées Sultan Hassan et Ar-Rifaï, vues depuis la Citadelle. La première
a été  onstruite entre 1356 et 1363; la seconde entre 1869 et 1912 : elle abrite les
tombeaux du roi Farouk et cellui du dernier Shah d'Iran.

La Mosquée du sultan Hassan, que l'on considère comme la plus parfaite du Caire, est un bâtiment nu et sévère d'aspect, mesurant 140 m de long. Elle est ornée d'une coupole de 55 m de hauteur, flanquée de deux minarets de 86 m. On entre dans la mosquée par une porte de dimensions colossales, mesurant près de 39 m de hauteur, dont la voûte est couverte de riches stalactites sculptées en surplomb. L'intérieur est une cour avec fontaine. Sous les arcades qui l'entourent se trouvent la chaire ou member, la tribune ou mastabah, la niche sainte ou mihrab. Des lampes, des rampes, des lustres de bronze, sont d'une beauté remarquable. Les mosaïques et les arabesques qui couvrent les parois offrent des dessins d'une variété inépuisable. Cette mosquée date de l'an 1356 de notre ère. 

La Mosquée d'El-Azhar, construite en même temps que le Caire, est à la fois un édifice religieux et une école. Sous les arcades nombreuses de ses cours se tiennent accroupis, lisant et écrivant sous la surveillance de nombreux maîtres, plus de neuf mille élèves venus de toutes les parties du monde musulman et distribués par nationalité. C'est à peu près le seul intérêt qu'elle présente pour le visiteur, car la plus grande partie de la mosquée a été restaurée à différentes époques. 
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Le Caire : la mosquée Mohammed-Ali.
La mosquée Mohammed-Ali (Méhémet Ali), au Caire. Photos en couleurs : The World Factbook.

D'autres mosquées du Caire méritent encore d'être signalées, la Mosquée du sultan El-Hakim, la Mosquée du sultan Qalaoun, celles de Hassaneïn, d'El-Ghouri de Setti Zeinab. 

Les Bazars et les Fontaines. 
Le principal bazar du Caire est le Khan-Khalil. Les fontaines publiques ou sébil sont nombreuses au Caire. Au fond d'une niche décorée d'arabesques se trouve l'extrémité d'un étroit tuyau. Le passant altéré y applique sa bouche et aspire, jusqu'à étanchement de sa soif, l'eau qui lui vient d'un réservoir intérieur. D'autres fontaines, abreuvoirs pour les animaux ou hôd, existent aussi en grand nombre. Le plus joli sébil du Caire est celui de la rue Setti-Zeinab; le plus beau hôd est près de la porte Bab-el-Tourbéh.

Les Portes et les Nécropoles. 
La plupart des portes du Caire sont anciennes. Elles sont ordinairement flanquées de tours à créneaux entre lesquelles s'ouvre une étroite et profonde voûte. Les plus intéressantes sont : Bab-el-Karaféh, qui s'ouvre sur l'ancien Caire, Bab-el-Foutouh et Bab-en-Nasr qui se trouvent placées de chaque côté de la mosquée d'El-Hakim.

Trois nécropoles existent auprès du Caire, deux au Sud, le Tourabel-Karaféh et le Tourab-es-Sitta, une à l'Est, le Tourab-Kaït-bey. Cette dernière, nommée par les Européens Tombeaux des Califes, est de beaucoup la plus curieuse. Elle renferme, en plus de quelques tombes de grands personnages, les mosquées funéraires de quatre sultans : El-Ghouri, El-Achraf-Barsebaï, El-Barqouq et Kaït-bey, lesquels régnèrent au XVe siècle. Ces monuments, situés presque en plein désert, tombent malheureusement peu à peu en ruine. Ce sont des mosquées semblables à celles du Caire, avec minarets, dômes, cours, fontaines, arcades, mais une salle est réservée, dans un angle, au tombeau du constructeur. Ces tombeaux, objets de grande vénération de la part des musulmans, sont des sépulcres en pierre, très simples, entourés d'une balustrade de bois sculpté et placés, sous un dôme ajouré, au centre d'une salle vide, dont les parois supportent des lampes de bronze accrochées à des supports au moyen de longues chaînes. A la fin du XIXe siècle, l'herbe y pousse partout dans les cours, la solitude y règne, et le visiteur en revient avec une impression de grande mélancolie. Depuis, les habitants les plus pauvres du Caire ont élu domicile jusque dans ces nécropoles devenues de sortes de bidonvilles (Victor Loret).

Photo du Vieux Caire.
Panorama du Vieux-Caire sur une ancienne photo.
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Dictionnaire Villes et monuments
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