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Les fonctions romaines
La magistrature
Arvales
Augures
Auguste
Avocat
César
Censeurs
Centumvirs
Centurion
Chevalier
Clients
Consul
Curateur
Curiale
Curiosi
Décemvirs
Décurion
Dictateur
Ediles
Féciaux
Flamines
Imperator
Interroi
Légat
Licteurs
Luperques
Maître de la cavalerie
Pontifes
Préfet
Préteur
Prétoriens
Primipilaire
Princeps
Proconsul
Procurateur
Publicains
Questeur
Saliens
Sénateur (Sénat)
Tribun
Triumvir
Vestales
Vicaires
Vigiles
Les Romains appelaient magistratus l'autorité politique, la relation qui existe dans l'Etat entre les dirigeants et les dirigés. Ils n'avaient pas, à l'origine, l'idée de la spécialisation du commandement ; le magistrat l'exerçait dans les divers ordres politique, administratif, judiciaire, etc. Le pouvoir qui lui était départi en vertu de sa fonction s'appelait potestas; de bonne heure, on en distingua l'imperium, commandement militaire donnant un pouvoir exécutif absolu. 

D'abord tout le pouvoir de la magistrature fut concentré aux mains du roi, lequel déléguait son autorité soit d'une manière générale, soit pour des cas définis à des fonctionnaires ou employés. Ce pouvoir passa intégralement des rois aux préteurs  et consuls; la constitution républicaine se prémunit contre un abus en rendant la magistrature suprême élective, annuelle et en la donnant simultanément à deux collègues investis de droits égaux. Ce principe de collégialité excluant l'unité de titulaire fut appliqué à toutes les magistratures successivement créées, sauf la dictature pour laquelle on se réserva de reconstituer momentanément le pouvoir absolu aux mains d'un magistrat unique en cas de danger public. 

Peu à peu, le pouvoir des magistrats fut partagé entre un plus grand nombre de fonctionnaires qui se spécialisèrent: la questure, la censure furent créées pour les affaires financières et administratives; le préteur collègue inférieur fut adjoint aux consuls et exerça leurs attributions judiciaires. La plèbe avait, en 494, reçu des magistrats spéciaux, tribuns et édiles, dont l'autorité ne s'étendait pas théoriquement à l'ensemble du peuple (populus), mais s'imposa pratiquement à l'Etat entier. Il faut encore citer les magistratures inférieures, triumviri monetales, triumviri capitales, decemviri litibus judicandis, puis des magistratures exceptionnelles, telles que les commissions qui organisaient les colonies et les deux célèbres collèges des Decemviri legibus scribendis (451 et 450) et des Triumviri reipublicae constituendae (43).

On divisait les magistrats en majores et minores; les premiers étaient les consuls, préteurs et censeurs qui seuls avaient droit à la chaise curule. Les magistratures étaient invariablement gratuites et, en principe, remises à l'élection du peuple. On admit un ordre dans la possession successive (cursus honorum); on débutait dans la carrière politique par la questure, puis venait l'édilité, la préture, le consulat. En 180, la loi Villia annalis consacra cette coutume en fixant pour chaque office un minimum d'âge.

Au temps de l'Empire, on distingua les magistrats du peuple romain et ceux du prince; les premiers élus par le Sénat, mais sur présentation de l'empereur; les seconds délégués du prince, auxquels on appliqua, par analogie, ce nom de magistrats qui ne leur appartenait réellement pas, finirent par absorber tout le pouvoir effectif; les principaux étaient les préfets de la ville, du prétoire, des vigiles, de l'annone, du trésor (œrarium).

(Le nom de magistrat s'est conservé en France pour désigner les fonctionnaires de l'ordre judiciaire; en Angleterre, pour les juges de paix et employés supérieurs de police; en Allemagne, pour les autorités municipales.)

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Dictionnaire biographique
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