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L'Histoire
des animaux est un ouvrage d'Aristote consacré
à la zoologie. - Chargé de l'éducation d'Alexandre
le Grand, Aristote dut créer l'histoire
naturelle; sa situation près du conquérant lui permit
d'explorer facilement les pays conquis et de ramasser des matériaux
considérables pour l'époque.
L'Histoire des
animaux est le plus important de ses écrits zoologiques, mais
elle nous est parvenue incomplète; les chapitres qui la composent
ne sont pas tous authentiques. Aristote a étudié l'être
dans ses organes (anatomie)
et l'a comparé aux autres êtres, créant ainsi la zoologie
comparée; il a observé les fonctions de ces organes, fondant
ainsi la biologie;
enfin, il a cherché à expliquer la nature animée en
recourant au fameux principe des causes finales,
et il a vu dans l'humain le centre de toute création. Il est parvenu,
par une remarquable intuition, à établir une classification
en huit groupes naturels qui concorde assez bien encore avec les groupes
actuels.
Dans la première
division, il faisait, en effet, rentrer les quadrupèdes vivipares,
les oiseaux
les quadrupèdes ovipares et les poissons;
dans la seconde, les mollusques
(céphalopodes),
les crustacés,
les insectes
et les testacés (bivalves et gastéropodes,
rayonnés), classification suivie, avec de légères
modifications, concurremment avec celle de Pline,
jusqu'à l'apparition du célèbre Systema naturae
de Linné (1735).
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Divisions
parmi les Animaux
« Les animaux
sont vivipares, ovipares ou vermipares. L'homme, le cheval, le phoque et
tous les animaux qui ont des poils, sont vivipares. Parmi les animaux marins,
les cétacés, tels que le dauphin et les sélaciens
ainsi appelés, sont vivipares également. De ces animaux marins,
les uns ont le tuyau-souffleur et n'ont pas de branchies, comme le dauphin
et la baleine. Le dauphin a le tuyau sur le dos, tandis que la baleine
l'a sur le front. D'autres ont des branchies apparentes, comme les sélaciens,
les chiens de mer et les Batos.
Parmi les germes
qui sont complets, on appelle Oeuf ce qui contient deux parties : l'une
qui sert d'abord à former l'animal, et l'autre où il trouve
sa nourriture, une fois qu'il est produit. C'est un Ver, lorsque, d'un
animal complet, sort un autre animal également complet, l'embryon
s'articulant et se développant lui-même.
Parmi les vivipares,
il y en a qui font des oeufs à l'intérieur d'eux-mêmes,
comme les sélaciens; d'autres, comme l'homme et le cheval, font
dans leur propre sein des petits animaux. Pour certains animaux, quand
le germe qui s'est complètement formé se produit au jour,
c'est un être vivant qui en sort; pour d'autres, c'est un oeuf; pour
d'autres, c'est un ver. Tantôt les oeufs ont une enveloppe de coquille,
comme ceux des oiseaux, et ils sont de deux couleurs; tantôt leur
enveloppe est molle, comme ceux des sélaciens, et ils n'ont qu'une
couleur unique. Quant aux vers, les uns se meuvent aussitôt après
leur naissance; les autres sont immobiles. »
(Aristote,
Histoire
des Animaux, I,IV, 2;
trad.
B. Saint-Hilaire).
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