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| Rue de Provence,
Ă Paris (VIIIe
arrondissement et IXe
arrondissement)). - Cette rue relie la rue
de Rome Ă la rue Montmartre,
au-delà de laquelle elle est prolongée par la rue Richer. La partie entre
les rues de Rome et du Havre a été
exécuté en 1884 sur une partie de l'ancienne rue Saint-Nicolas-d'Antin.
Elle doit son nom au comte de Provence. La partie Ouest, depuis la rue
de la Chaussée-d'Antin, s'appelait rue Saint-Nicolas avant 1868. Le fermier
général Joseph de La Borde, de concert avec le marquis de Boisgelin,
fit construire un égout sur le ruisseau de Ménilmontant, ruisseau qui
partait de la place de la République
et qui se jetait dans la Seine un peu en aval du
pont de l'Alma. On fit un pavage sur
l'emplacement de l'égout, et la rue de Provence fut créée ainsi au-dessus
en 1771.
N° 20. Maison reconstruite sur l'emplacement de l'ancien 16, sur le toit de laquelle Mme Blanchard, aéronaute, se tua en 1819. N°22. Avant de devenir le berceau
d'un mouvement artistique mondial, le bâtiment du 22 rue de Provence Ă
Paris abritait les activités de Siegfried (ou Samuel) Bing, un important
marchand d'art d'origine hambourgeoise spécialisé dans l'art asiatique
et le japonisme. Convaincu de la nécessité de promouvoir un style total
et unifié pour les arts décoratifs européens, Bing décida de transformer
son espace de vente pour y défendre une nouvelle esthétique. C'est ainsi
que le 26 décembre 1895, il inaugura officiellement la Maison de l'Art
Nouveau à cette adresse. Pour marquer les esprits et offrir un écrin
Ă la hauteur de sa vision, Bing fit appel Ă des talents de premier plan
pour l'aménagement du lieu. L'architecte Louis Bonnier participa à la
conception des murs, tandis que la façade extérieure et les frises furent
notamment réalisées par le jeune artiste Frank Brangwyn et l'architecte
Victor Horta. À l'intérieur, la galerie présentait des oeuvres révolutionnaires
qui rompaient avec les styles historicistes en vigueur. On y trouvait du
mobilier, des bijoux, des verreries et des objets d'art créés par des
artistes d'avant-garde tels qu'Émile Gallé, Louis Majorelle, René Lalique,
Eugène Gaillard, Édouard Colonna, Georges de Feure ou encore Louis Comfort
Tiffany. Le succès de la galerie fut immédiat et son influence déterminante.
L'enseigne et le nom de la galerie finirent par être adoptés par le public
et la critique pour désigner l'ensemble de ce courant artistique international,
faisant de ce lieu précis l'épicentre mondial du mouvement ( N° 42. Chapelle Taitbout (culte évangélique). Emplacement de la maison de Jacques Chauchat, l'échevin qui donna son nom à la rue Chauchat. N° 41. Fut habité par Berlioz. N° 48. Emplacement d'une ancienne poste aux chevaux, puis bureau de poste, qui a disparu. Au 47 se trouvait une enseigne de marchand de vins : Au Petit, Facteur, qui rappelait l'un des doyens des bureaux de poste de Paris. N° 54. Ancien théâtre de Société construit
par Mme de Montesson. Démoli et remplacé par les Écuries d'Orléans.
Société Générale.
N° 56. Emplacement de l'hôtel de Thun. Sortie des écuries d'Orléans, construites par Brongniart (1778). Cette sortie était juste en face d'une des principales portes de l'hôtel d'Orléans. Regnault de Saint-Jean-d'Angély. Le soir du feu à l'hôtel Schwartzenberg, l'Empereur organisa une ambulance chez Regnault. A appartenu au Baron Seillière, à la Société Générale, auj. agence CIC. N° 59. Bel immeuble ancien (péristyle avec statues et, dans la cour intérieure, balcon supporté par des colonnes). N° 57 et 61. Cité d'Antin, bâtie en 1825 sur les dépendances de l'ancien hôtel Montesson, construit par Brongniart. Mme de Montesson était la fille de Riou, qui fut gouverneur de la Muette et qui avait épousé en premières noces et clandestinement la duchesse de Berry, fille du régent. Le duc d'Orléans, grand-père de Louis-Philippe, épousa secrètement, mais avec l'assentiment du roi, Mme de Montesson en 1773 dans la chapelle de l'hôtel de Montesson. L'hôtel Montesson occupait la partie Sud de la cité d'Antin, s'étendait jusqu'à la rue Taitbout (du 25 au 29 inclus), sur le sol de la rue Lafayette et sur les maisons numérotées aujourd'hui de 6 à 16 de cette rue. Mme de Montesson fut remplacée par le fournisseur Ouvrard et le banquier Michel, puis par le prince de Schwartzenberg qui y donna, pour le mariage de l'Empereur, un bal où le feu causa de nombreuses victimes. L'incendie eut lieu sur l'emplacement correspondant à peu près aux 5 et 7 de la rue Lafayette. La Compagnie Delaunay bâtit la cité en 1825. Dans la cité s'est trouvé, au 29, le théâtre Mondain (1895), qui s'était appelé pendant quelques années théâtre de la Robinière, théâtre d'Antin et concert Lafayette. Il se trouvait sur l'emplacement de l'église Saint-André (1852 à 1870), qui devint temple protestant et salle Saint-André en 1870. N° 60. Emplacement de la maison où mourut L. Contat en 1813. (Belle façade). N° 63. Fut habité par Franz Liszt. Entre la rue Caumartin et la rue du Havre, la rue de Provence passe entre les magasins du Printemps, reléiés par une passerelle au deuxième étage. (F.de Rochegude). |
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