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Le
polo
est un jeu athlétique qui se joue à
cheval. Le cavalier légèrement vêtu et armé
d'un maillet long de 1,30 m environ frappe une balle blanche en bois de
saule d'un diamètre de 7 cm. Il s'agit de faire entrer la balle
dans le camp de l'adversaire qui est figuré par deux poteaux verticaux
éloignés l'un de l'autre de 7,30 m. Les joueurs sont partagés
en deux camps comptant un nombre égal de cavaliers. Dans une partie
sérieuse, ce nombre ne peut être inférieur ni supérieur
à quatre. Le champ est une prairie soigneusement gazonnée;
les dimensions entre les buts doivent être de 225 m au moins. Pour
commencer le jeu, les deux camps prennent position au milieu du terrain,
se faisant face. La balle est lancée alors horizontalement au ras
du sol, entre les joueurs, sans trop de force par l'arbitre qui dans les
matches importants suit la partie à cheval, relève les fautes
et arrête les joueurs. La partie se dispute en un temps fixé
d'un commun accord; c'est généralement quatre quarts d'heure;
après chaque reprise, repos de quelques minutes. Le camp vainqueur
est celui qui a marqué le plus de buts, c.-à-d. fait passer
le plus souvent la balle entre les poteaux de l'adversaire.
Les règles
du polo sont peu compliquées; c'est un jeu de combinaisons dont
la tactique rappelle celle du football. Chaque
joueur a sa place et son rôle bien déterminés. L'habileté
consiste à garder la balle et à la passer au moment voulu
à un camarade mieux placé. Pour arrêter un adversaire
ayant la balle, un joueur a le droit de se mettre en travers de sa course,
mais il est interdit à un cavalier de couper au galop un adversaire,
s'il ne se trouve à une distance rendant toute collision impossible.
Il est permis d'accrocher le maillet de l'adversaire qui pousse la balle
avec son propre maillet, à condition de ne le faire ni par-dessous
ni par-dessus le cheval. Ces maillets (sticks) sont flexibles et
légers, la canne est faite de jonc ou de rotin, la crosse de bois
de sycomore.
La monture joue
dans le polo un rôle capital. La seule employée est le poney.
Les «-polo
ponies-»
ne doivent pas mesurer plus de 1,48 m de hauteur. Aucun poney ne peut être
utilisé dans une partie s'il présente un vice dangereux.
Le dressage de ces animaux est long et délicat; certains montrent
des aptitudes spéciales très recherchées. Un bon poney
doit être rapide, infatigable, adroit et intelligent. Les poneys
bien stylés semblent positivement jouer pour leur compte. On peut
lire à ce propos une curieuse nouvelle
de Rudyard Kipling, le Chat maltais.
L'origine du jeu
de polo est mal connue. On trouve sur d'anciens monuments en Inde
(et, si l'interprétation est correcte, peut-être même
en Egypte )
des dessins gravés et des bas-reliefs
représentant des cavaliers armés de longs maillets; ce qui
est sûr, c'est qu'au commencement du XIXe
siècle, les princes hindous pratiquaient un jeu analogue. D'autre
part, le polo est joué depuis longtemps en Espagne
et en Argentine
où les chevaux abondent. Quoi qu'il en soit, ce sont les Anglais
qui l'ont codifié et propagé depuis les années 1850;
les règlements adoptés par tous les clubs sont ceux du Hurlingham-Club
d'Angleterre.
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Joueurs
de polo turcs au XVIe
siècle.
Il a été
alors pratiqué dans un grand nombre de garnisons anglaises,
à travers tout l'empire britannique ,
à Malte ,
à Gibraltar ,
aux Indes .
Il a aussi été adopté assez rapidement en France .
A la fin du XIXe siècle, on joue
au polo à Paris où
le Polo-Club possède au Bois de Boulogne
un merveilleux terrain, à Pau ,
à Biarritz et, un peu plus tard, à Compiègne .
La Société de Sports de cette ville, recrutée en grande
partie dans l'élément militaire, inaugura un système
de location de poneys qui permettait aux cavaliers même peu fortunés
de s'adonner à ce sport. Il est vrai que le polo est un excellent
sport qui forme des cavaliers accomplis. Mais c'est aussi le jeu
de plein air aristocratique par excellence, réservé le plus
souvent aux grosses fortunes. Les frais qu'il entraîne sont très
élevés, puisque, les chevaux se fatiguant vite, les joueurs
sont obligés d'en changer plusieurs fois en une seule partie; plusieurs
ont de véritables petites écuries.
La bicyclette et
le patinage possèdent deux dérivés
du polo : le polo-bicyclette et le polo-patin qui se jouent
à peu près de la même façon sur un espace restreint.
Le polo à bicyclette est un jeu très curieux, très
gracieux, mais difficile. Le joueur, qui n'a pas de maillet, pousse la
balle avec les roues. Il doit constamment enlever à force de bras
sa machine, la soulever pour laisser passer la balle lancée par
un co-équipier et c'est là un exercice qui demande en même
temps que de la force beaucoup d'agilité et d'adresse.
Il existe aussi un
polo aquatique, le water polo. Pour le water polo, on se sert d'une
piscine d'une longueur variant entre 17,37 à 27,43 m et d'une largeur
maxima de 18,29 m. L'eau ne peut avoir moins de trois pieds de profondeur.
Les équipes sont généralement de sept joueurs; le
ballon est gonflé de manière à flotter. Un arbitre
décide des coups et tranche les contestations.
Signalons enfin le
polo-automobile,
inventé aux Etats-Unis .
Au début du XXe siècle, de
jeunes millionnaires new-yorkais se firent construire spécialement
des automobiles électriques. Et s'étant divisés en
deux équipes, ils chassèrent une balle de polo à coup
de maillet; chaque joueur était assisté d'un chauffeur. Le
public élégant de la plage de Newport à qui fut offert
ce spectacle sensationnel, se divertit grandement. Ce fut moins drôle
pour les joueurs qui se trouvèrent tous plus ou moins éclopés
à la fin du match. La mode passa... (C. Meillac /
Fabens.). |
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