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Pogge (Gian-Francesco
Poggio) Barcciolini di Guccio, humaniste
né à Terranova, près d'Arezzo (Italie),
le 11 février 1380, mort près de Florence
le 30 octobre 1459. Tout jeune encore, il alla à Florence, où il connut
Coluccio Salutati, qui l'initia aux études classiques. Il fut nommé secrétaire
apostolique de Boniface IX (1404), et dix
ans après, il accompagna, avec l'Arétin, Jean
XXIII au concile de Constance.
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Gian-Francesco
Pogge (1380-1459).
Au cours d'un voyage entrepris pendant
la suspension du Concile, il s'arrêta au monastère de Saint-Gall,
où il découvrit de précieux manuscrits contenant l'Institution oratoire
de Quintilien, trois livres et une partie
du quatrième des Argonautiques
de Valérius Flaccus, les Commentaires
d'Asconius Pedianus et quelques Discours
de Cicéron. Stimulé par cette découverte,
il poursuivit ses recherches et trouva, dans d'autres couvents, le De
nature rerum
de Lucrèce, les Puniques de Silius
Italicus, les Odes
d'Horace, les Astronomiques de Manilius,
le De re rustica de Columelle, etc.
Revenu à Constance, il suivit Henri Beaufort,
évêque de Winchester, en Angleterre,
où il séjourna quatre ans, pendant lesquels il abandonna pour la théologie
les études classiques. De retour en Italie (1423), il fût appelé Ã
Rome pour y exercer ses fonctions de secrétaire apostolique. Il reprit
alors ses recherches qui furent partout fructueuses et surtout au Mont
Cassin. L'étude des monuments de la Rome antique l'avait aussi amené
à s'occuper d'épigraphie et d'archéologie. Quand Eugène IV fut obligé
de quitter Rome (1434), Pogge le suivit à Florence. Il s'y maria (1435),
se retira dans une villa qu'il avait fait construire près de la ville
et se consacra entièrement à sa famille.
En 1433, quand Eugène IV rétablit le
siège pontifical à Rome, Pogge l'y suivit et demeura dans cette ville
jusqu'en 1453. Il fut alors nommé chancelier de la République florentine;
mais, avide de tranquillité, il se démit de ses fonctions en 1458. Durant
ses cinq dernières années, il s'occupa à écrire l'Histoire de Florence
(en latin), qui fut publiée par son fils Jacob. Elle va de 1350 à 1455
et figure au t, XX du recueil de Muratori.
(M. Menghini).
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En
bibliothèque - Nous avons de lui
: Facetiarium liber (Ferrare, 1474), recueil de contes et d'historiettes
souvent licencieuses, qui eut un immense succès et qui fut traduit en
plusieurs langues; Historia fiorentina, traduite du latin en toscan
par son fils (Venise, 1476); De infelicitate principum (Paris, 1474);
De nobilitate (Anvers, 1499); Historia de varietate fortunae
(Paris, 1723).
De
son temps Pogge fut avant tout regardé comme le grand maître de l'art
épistolaire; il le prouva non seulement dans les correspondances officielles
dont il fut chargé, mais aussi dans ses controverses avec Filelfe et Valla.
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Pogge (Paul),
voyageur né à Ziersdorf (Mecklembourg) la 27 décembre 1859, mort Ã
Loanda (Lunada) en Angola
le 17 mars 1884. Agriculteur, il alla chasser au Cap et au Natal en 1865,
puis s'associa à l'expédition dirigée par Homeyer (1874) avec lequel
il remonta la Coanza; il pénétra seul jusqu'au Mouata Jamvo (9 décembre
1875). En novembre 1880 il repartit avec Hermann
von Wissmann, explorant le Sud du bassin du Congo; ils atteignirent
la Kassaï en octobre,
le Sankourou en janvier 1882, Nyangoué le 16 avril. Là , ils se séparèrent.
Wissmann acheva la traversée de l'Afrique, tandis que Pogge fondait une
station auprès de Monkengé. Il mourut au moment de se rembarquer. Il
a laissé une relation de voyage : Im Reiche des Muata Jamuo (Berlin,
1880) ( L'exploration
de l'Afrique). (A.-M. R). |