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Mérian,
famille d'artistes, qui a produit :
Matthieu Mérian, habile
graveur ,
ami de Callot, né à Bâle
en 1593, mort en 1650, qui grava la Danse des morts de
Bâle (1621), les Icones biblicae (1626), le Theatrum europaeum
(1635) ;
Matthieu Mérian le Jeune, fils
du précédent (1621-87), qu'il seconda et continua;
Marie Sibylle Mérian, fille du
premier Mérian, 16471717, qui se fit un nom par ses miniatures
et par ses dessins
de fleurs
et d'insectes .
On lui doit : les Métamorphoses merveilleuses des chenilles, Nuremberg,
1679; l'Histoire des insectes, Amsterdam, 1705-17; les Insectes
européens; les Métamorphoses des insectes de Surinam, 1705,
etc. Pour mieux observer la nature, elle avait visité plusieurs contrées
de l'Europe
et de l'Amérique .
Elle laissa deux filles, Hélène et Henriette, qui marchèrent sur
ses traces.
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Mérian
(Jean-Bernard), philosophe, né en 1723, près de Bâle
en Suisse ,
mort à Berlin en 1807, entra dans la carrière ecclésiastique. Il alla
en 1750 se fixer Ă Berlin, oĂą Maupertuis
le fit élire membre de l'Académie, et fut
nommé en 1770 directeur de la classe des belles lettres de cette Académie;
il était en même temps directeur des études du collège français. Il
a inséré dans les Mémoires de l'Académie de Berlin d'excellentes
dissertations sur la philosophie spéculative, notamment Sur l'aperception
de notre propre existence; Sur l'existence des idées dans l'âme;
Sur le problème de Molyneux; Sur l'action, la puissance et la
liberté;Sur le premier principe de Leibniz et
celui de Locke. On lui doit une traduction
des Essais de Hume, Amst., 1784, et le Système
du monde d'après Lambert, Paris, 1784.
En général il combat Leibniz et Wolf, et se montre
favorable à l'empirisme et à la méthode
analytique. L'Éloge de Mérian a été prononcé par Fr.
Ancillon en 1810. |