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Justine
(Justina dans les sources latines), naquit au milieu du IVe
siècle dans une famille de l'aristocratie impériale. Elle était la fille
de Justus, gouverneur du Picénium, une
province de l'Italie centrale sous
administration romaine. Les sources antiques indiquent que son père fut
impliqué dans des troubles politiques sous le règne de l'empereur Constance
II et qu'il fut exécuté, ce qui entraîna la disgrâce temporaire
de sa famille. Malgré cette chute, Justine conserva un rang social suffisant
pour évoluer dans les cercles proches de la cour impériale.
Elle attira l'attention
par son origine noble et sa position à la cour. Selon les historiens ecclésiastiques,
notamment Socrate de Constantinople et Sozomène,
elle fut remarquée par Valentinien Ier
après la mort de sa première épouse, Marina Sévéra. Le mariage fut
conclu vers 370, peu après l'accession de Valentinien au pouvoir suprême
en Occident. Cette union renforça la légitimité dynastique de l'empereur
et permit à Justine d'accéder au rang d'impératrice.
De cette union naquirent
plusieurs enfants, parmi lesquels Valentinien
II, futur empereur d'Occident, ainsi
que les princesses Galla, Justa et Grata. Justine joua un rôle déterminant
dans la préservation des droits de son fils mineur après la mort de Valentinien
Ier en 375. Durant la minorité de Valentinien
II, elle exerça une influence politique réelle, en particulier à la
cour de Milan, où elle résidait fréquemment.
Justine est également
connue pour son engagement religieux en faveur de l'arianisme,
courant chrétien alors en conflit avec le credo nicéen. Cette position
la plaça en opposition directe avec Ambroise,
évêque de Milan. Les tensions entre l'impératrice et l'évêque furent
marquées par des affrontements politiques et religieux, notamment autour
de la question de l'attribution de basiliques aux communautés ariennes.
Malgré son autorité et son influence, Justine ne parvint pas à imposer
durablement ses vues face à l'Église nicéenne soutenue par une partie
importante de la population et du clergé.
Après la mort de
Gratien
et face à l'instabilité croissante de l'Empire
d'Occident, Justine accompagna son fils Valentinien II dans ses déplacements,
cherchant à garantir sa sécurité et son pouvoir. Elle mourut probablement
vers 391 à Thesalonique, avant la
disparition de son fils, et disparaît alors des sources. |
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