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Erfurt

Erfurt, Erfordia. - Ville d'Allemagne (Thuringe), à 280 km au Sud-Ouest de Berlin; sur la Gera, au pied du Thuringerwald; population :  203 000 habitants, en 2012. La ville a conservé son ancien aspect et beaucoup de vieux monuments. La Gera arrose des cultures maraîchères. Outre les cressonnières établies par Reichel au XVIIIe siècle, il faut citer les plantations de choux-fleurs, celles d'oeillets, de roses, de dahlias, de reines-marguerites, de giroflées, etc. 
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Erfurt.
Erfurt sur une ancienne photographie.

Erfurt, qui fut une des principales places fortes de l'Allemagne, a perdu ce caractère depuis 1874; cependant elle a conservé ses anciennes citadelles de Petersberg et Cyriaksburg. Elle a un bel hôtel de ville gothique bâti par Sommer et décoré par Janssen (de Dusseldorf). Une cathédrale du XIVe siècle, dont le choeur, commencé en 1349, est une des plus belles oeuvres de l'architecture gothique en Allemagne; le portail est orné de sculptures et de bronzes du XIe au XVIe siècle, dont un couronnement de la Vierge par Peter Vischer; on montre aussi la cloche Maria gloriosa du poids de 275 quintaux, et le tombeau du comte de Gleichen. 
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Erfurt : l'hôtel de Ville.
L'hôtel de ville d'Erfurt  et, ci-dessous, la cathédrale.
Erfurt : la cathédrale.

L'église de Saint-Sévère, avec ses trois tours, a été restaurée en 1878. L'église des Bénédictins a été un temps transformée en magasin militaire; l'église des Cordeliers renferme un bel autel et des tombeaux du XIVe siècle. Parmi les couvents qui ont été sécularisés, on remarque celui des Augustins, où Luther séjourna de 1505 à 1508. Citons encore le palais du Gouvernement où Napoléon reçut le congrès des souverains d'Europe (1808); l'Académie où existe une riche bibliothèque.

Histoire.
Erfurt apparaît dès le VIe siècle ap. J.-C.; sous le nom d'Erpesford. Boniface y fonda en 741 un évêché qui ne dura pas. Charlemagne en fit un entrepôt du commerce avec les Slaves; de là date la fortune de la ville. C'est à Erfurt que Henri le Lion se soumit à Frédéric Barberousse en 1181. Plusieurs diètes y furent tenues, notamment en 1289. Sans être ville libre, Erfurt acquit une autonomie presque complète, contestée par l'archevêque de Mayence

Elle appartint à la Hesse. En 1483, elle se mit sous la protection de la Saxe. Enfin, en 1664, elle tomba au pouvoir de l'archevêque de  Mayence. En 1802, elle fut annexée à la Prusse. Prise par les Français le 16 octobre 1806, Erfurt demeura sous leur domination directe. Napoléon y tint du 27 septembre au 14 octobre 1808 un congrès où assistèrent l'empereur de Russie, les rois de Bavière, Württemberg, Saxe, Westphalie, les princes allemands, etc. 

En janvier 1814, la ville fut prise par les Prussiens; la cita delle ne capitula qu'en mai. Son territoire fut partagé entre Weimar et la Prusse qui reçut la ville. En 1850, le Parlement allemand y siégea quelque temps. (A.-M. B.).
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Erfurt : la Gera.
La Gera, à Erfurt.
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Dictionnaire Villes et monuments
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