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Berlin

52º 31' N
13º 25' E
Berlin, Berolinum, est la capitale de l'Allemagne. La ville se situe à 74 m au-dessus du niveau de la mer, à 890 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Paris, à 70 km à l'Ouest de la frontière polonaise, au centre de la plaine sablonneuse de la Basse-Allemagne, sur la Sprée, affluent d'un tributaire de l'Elbe, la Havel dans laquelle elle se jette à peine sortie de Berlin

La température moyenne à Berlin est de 9,8 °C; les précipitations de 762 mm. Le printemps et l'automne sont frais; l'été est relativement humide; l'hiver est froid, pluvieux et neigeux. 

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Berlin : panorama.
Panorama de Berlin. Photo : Natalia Lopez Pevida.

Berlin forme un land du même nom, enclavé dans le land de Brandebourg. Sa superficie est de 892 km² (environ 30 km sur 30). Sa population s'élève à 3,426,354 habitants en 2015. 

La ville a vu naître notamment : Baumgarten, Fr. Ancillon, les poètes Canitz et Tieck, A de  Humboldt et G. de Humboldt, Meyerbeer, etc. Son université a compté parmi ses professeurs : Fichte, Schelling, Hegel, Wolf, Ritter, Schleiermacher, Gans, F.K. von Savigny, etc.

Histoire de Berlin

L'importance de Berlin s'explique en grande partie par sa situation géographique; elle est située au centre de la plaine de l'Allemagne du Nord, à égale distance de la mer Baltique et des montagnes qui entourent la Bohème, entre Hambourg et Wroclaw (Breslau), Szczecin (Stettin) et Leipzig, sur la ligne fluviale qui réunit les bassins de l'Elbe et l'Oder. Cependant les avantages de cette position ne sont pas des avantages immédiats, et, s'ils rendent compte du rapide développement de la ville une fois fondée et déjà développée, ils n'ont pas commandé la fondation de Berlin, tandis que la situation d'Istanbul (Constantinople / Byzance), de Sydney, de Rio-de-Janeiro ou même de Paris devait presque forcément décider de la création de ces capitales. La place n'était pas pour autant mal choisie : entre les étangs marécageux et les prairies souvent inondées de Köpenick et de Spandau, l'endroit où il était le plus facile de passer la Sprée était celui où s'élevaient trois buttes de sable, dont l'une, contournée par les eaux, avait créé une presqu'île, puis une île; l'imperceptible surélévation du sol berlinois au-dessus des marécages environnants fut la première cause de la fortune de la ville future. 

Les origines; Berlin au Moyen âge.
De petits villages établis sur la route de Teltow (au Sud) à Bernau (au Nord) occupèrent ces trois buttes, dont Fischerinsel (au Sud de l'Île), et les places actuelles du Molkenmarkt (au Nord) et du Spittelmarkt (au Sud) représentent l'emplacement. Ces premiers habitants devaient vivre surtout de pêche et de négoce, car les premières églises de Berlin sont dédiées à saint Pierre, patron des pêcheurs, et à saint Nicolas, patron des marchands. Le village des pêcheurs, dans l'Île, qui avait survécu jusqu'au début du XXe siècle sous le nom d'Alt-Kölln, devait être le plus ancien; on lui attribue une origine wende (Kollen en wende désignerait une colline entourée d'eau); celui des marchands, Alt-Berlin, serait d'origine germanique (étymologie : wehr, c.-à-d. digue; l'ours [bär] ne figure dans les armoiries de Berlin que par suite d'un calembour).

Au XIIe  siècle tous deux reçurent une charte municipale (Les communes au Moyen âge); celle de Kölln ou Cölln fut octroyée en 1232 par le margrave de Brandebourg, Jean Ier, celle de Berlin en 1240 par le margrave Otton III. En 1307, les deux villes furent réunies en une par le margrave Hermann; c'était dès ce moment une ville assez importante, qui se mit à la tête d'une lieue des villes de la Marche centrale (Mittelmark). Elle s'affilia à la Hanse (Le commerce médiéval en Europe du Nord). Elle profita de la faiblesse des margraves de Brandebourg au XIVe siècle et acquit, en 1319, le droit de battre monnaie; en 1392, le droit de haute justice. Les Etats de la Marche de Brandebourg se réunissaient à Berlin. Cette autonomie fut détruite par le second des Hohenzollern, le margrave Frédéric Il. Profitant d'un conflit entre la bourgeoisie et le conseil de ville dont les tendances étaient aristocratiques, il sépara Berlin de Kölln, supprima les ligues des villes et une partie des libertés municipales (1442); une révolte fut comprimée et le margrave vint élever son château au centre de la ville, à la place où sera ensuite le palais royal. Ce fut décisif pour la fortune de Berlin; les margraves de Brandenourg y fixèrent leur résidence, définitivement, à partir de Jean Cicéron (1491). 

Berlin après la Réforme.
Joachim II y développa l'imprimerie, les arts ; il y introduisit la Réforme (1539), rebâtit le château et le Dôme. Jean-Georges appela des ouvriers et des artistes des Pays-Bas. La population de Berlin et de Kölln atteignait 12,000 habitants. La guerre de Trente ans réduisit ce chiffre à la moitié. Wallenstein y campa en 1627; Gustave-Adolphe en 1631; il dut même y revenir pour obliger le margrave à exécuter le traité qu'il lui avait imposé. Berlin vit encore l'ennemi en 1634, en 1636; en 1638 il fut fortifié; il n'en sortit pas moins de la guerre complètement ruiné. Le relèvement fut rapide, grâce aux efforts du grand électeur, Frédéric-Guillaume, le véritable fondateur de la monarchie prussienne. Il fit paver et éclairer les rues, créa le Lustgarten. Un fait essentiel fut l'immigration des protestants français chassés de chez eux par la révocation de l'édit de Nantes, attiré à Berlin par l'édit de Potsdam (29 octobre 1685). Ils accrurent la population d'un élément instruit et laborieux qui apporta au Brandebourg des industries nouvelles. 

La ville s'agrandit des quartiers de Friedrichswerder, du faubourg de Spandau, de Neu-Kölln (V. plus bas, la topographie de la ville) et de plusieurs nouveaux faubourgs construits en dehors de l'enceinte bâtie de 1658 à 1683. Aux deux municipalités de Berlin et de Kölln, qui restaient distinctes, s'ajouta celle de Friedrichswerder (1667). Frédéric Ill, le roi Frédéric Ier, bâtit un nouveau quartier (Friedrichsstadt), attira à Berlin un grand nombre de savants et d'artistes étrangers, fonda l'Académie de peinture et de sculpture (1699) et, sur le plan de Leibniz, celle des sciences. Partout dominaient les modes et la culture françaises qui devaient garder la prépondérance pendant tout le XVIIIe siècle, d'autant plus que la population des classes aisées, formée par les réfugiés français, était numériquement très considérable.

Les XIXe et XIXe siècles.
En 1709, le roi réunit en une seule ville les quartiers qui étaient restés séparés. Son fils, Frédéric-Guillaume, data désormais ses édits de Berlin et non plus de Kölln-sur-la-Sprée. Il dirigea personnellement, et avec les procédés autoritaires qu'il employait en tout, l'agrandissement de la Friedrichsstadt. La population qui, en 1709, atteignait 50,000 habitants, avait presque doublé à l'avènement de Frédéric Il (1740). Elle comptait 81,204 personnes, outre 20,000 militaires; en 1755 il y avait à Berlin 126,661 habitants, dont 100,000 civils. 

Les fortifications rasées (1745) avaient fait place à de nouvelles rues (Neue Friedrichstrasse, Alexanderstrasse, etc.). Berlin souffrit beaucoup pendant la guerre de Sept ans. Le 16 octobre 1757 le général autrichien Hadik s'empara des faubourgs et imposa à la ville une contribution de guerre; le 9 octobre 1760 ce fut le tour des Russes qui pillèrent Berlin. A la paix, il ne restait que 98,000 habitants, dont un grand nombre réduits à la misère. Frédéric Il releva rapidement sa capitale; il y créa des fabriques de soieries, de tissus, développa la manufacture de porcelaine (créée en 1751). Les nouveaux faubourgs de Rosenthal (Rosenthaler Vorstadt) et de Stralau (Stralauer Vorstadt) apparurent; un grand nombre de constructions nouvelles donnèrent à la région centrale de Berlin l'aspect d'une capitale. Un grand nombre de philosophes et de savants français, attirés à Berlin par le roi, y donnaient le ton; à côté de Voltaire, de Maupertuis, de La Mettrie, il ne faut pas oublier Lessing et Mendelssohn. En 1790 la population atteignait 150,803 habitants dont 121,873 civils. 

Le règne de Frédéric-Guillaume Il fut une époque de grande prospérité; la production des soieries (grâce à l'affaiblissement de la concurrence française, entravée par la guerre) prit un immense développement; en 1804 la population civile atteignait 156,661 habitants. L'effondrement de la monarchie prussienne nuisit un peu à Berlin, mais, quand les hostilités reprirent, l'afflux des gens de la campagne qui venaient s'y réfugier et la concentration dans la capitale de travaux nécessités par la guerre lui profitèrent beaucoup; en 1816 nous y trouvons près de 180,000 habitants de population civile avec 15,716 militaires. 

Pendant la crise, Berlin avait reçu une organisation municipale (1808) et son université avait été fondée (1810). Ces deux actes contribuèrent fort au développement de la ville.  On célébra la victoire par une série de constructions que dirigea surtout l'architecte Schinkel (théâtre, vieux-musée, pont du château, etc.). Le sculpteur Rauch contribua à décorer la ville. Elle était éclairée au gaz depuis 1826; le chemin de fer de Berlin à Potsdam date de 1838. La formation du Zollverein fut favorable à l'industrie berlinoise; en 1840, la ville comptait 322,640 habitants (dont 18,739 militaires). 

Frédéric-Guillaume IV, grand bâtisseur d'églises, vit la population monter en dix-huit ans au chiffre de 458,610 habitants (dont 19,676 militaires); l'industrie du meuble, la fabrication des machines prenaient une grande importance dans les nouveaux quartiers du Nord et du Sud-Est.

Berlin, capitale de l'Empire allemand.
Depuis ce moment la prospérité de Berlin s'est accrue avec une rapidité extraordinaire. La prépondérance prise en Allemagne par la Prusse, la fondation de l'Empire dont Berlin fut la capitale dès 1871 expliquent cette extraordinaire croissance. En 1861 on avait annexé à la ville les bourgs voisins de Moabit et Wedding, des parties de Tempelhof, Schöneberg, Charlottenburg, plus de 2000 hectares et de 50,000 habitants. Le mur haut de 5 m, long de 15 kilomètres, dans lequel la ville étouffait (il n'avait que 19 portes), avait été rasé en 1867. Bismarck initia ensuite une politique d'embellissement de la capitale impériale. De grandes avenues furent tracées, telles, par exemple, Kurfürstendamm.
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Berlin vers 1890 : le Reichstag et Tiergarten.
Berlin vers 1890 : le Reichstag et Tiergarten, 
avec en son centre la colonne de la Victoire (Siegessäule).

A la fin du XIXe siècle, Berlin figurant avec Londres et Paris au premier rang parmi les capitales européennes. C'est un fait très important que ce développement, dans le nouvel empire d'Allemagne, d'une capitale devenant un centre d'attraction aussi puissant. Les avantages de la situation de Berlin, favorisé par son rôle de capitale, en rendent compte. Ce n'est pas seulement le personnel politique et administratif qui tend à cette époque à se concentrer autour de l'empereur. L'université de Berlin attire l'élite des professeurs allemands, et aucune autre n'approche du nombre de ses élèves. Berlin tend à prendre en Allemagne la place que Paris tient en France. Au point de vue économique, il en est de même : tous les chemins de fer rayonnent autour de Berlin; et c'est déjà de beaucoup le plus grand centre industriel de l'Allemagne.

Berlin au XXe siècle.
La ville a accru encore son importance au cours des premières décennies du XXe siècle, malgré la Première Guerre mondiale et la chute de la dynastie des Hohenzollern qu'elle a entraîné. Sous la République de Weimar, continue plus que jamais à s'ériger en grande et avant-gardiste capitale culturelle européenne. Cet âge d'or ne dure qu'une décennie et prend fin avec la survenue de la crise économique et la montée en parallèle du parti nazi. 

La période nazie.
Après l'incendie du Reichstag (27-28 février 1933) et la complète prise du pouvoir par Hitler, Berlin change de visage. Les Nazis y brûlent les livres (Victor Hugo, Zola, Freud, Proust, Einstein, etc.) sur la place devant l'université Humboldt, en même temps qu'ils envisagent de transformer l'urbanisme de leur capitale. Hitler charge l'architecte Albert Speer ce programme, auquel la Guerre mettra fin. En attendant, la ville accueille les Jeux Olympiques, en 1936. C'est de cette époque que date le grand stade construit dans le Westend. 
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Berlin  dans les années 1930.
Images de Berlin dans les années 1930. Photos : Thomas Neumann.
Berlin  dans les années 1930.

Capitale du IIIe Reich, Berlin, comme les autres grandes villes allemandes, subit pendant la Seconde Guerre mondiale un bombardement massif. Il commence dès 1940 de la part de l'aviation britannique en réplique du Blitz de Londres, mais il s'intensifie surtout à partir de 1943, après la chute Stalingrad. A la fin de la Guerre, les trois-quarts des édifices sont détruits. Les Berlinois survivants - surtout des Berlinoises, au nombre de 60 000 - entreprennent aussitôt après la fin des combats de débarrasser la ville de ses ruines et de ses gravats. Bloc par bloc, ceux-ci sont entassés sur ce qui va devenir d'immenses collines artificielles, hautes parfois de plusieurs dizaines de mètres, dont on distingue toujours aujourd'hui le relief, ça et la dans le plat Berlin. L'espace ainsi libéré par ces femmes que l'on a surnommées les Femmes des décombres (Trümmmerfrauen), va permettre la reconstruction. Mais cette reconstruction ne va pouvoir se faire que dans le contexte d'une autre sorte de la guerre, la Guerre froide, qui voit s'affronter les vainqueurs répartis en deux camps : les alliés des Etats-Unis d'un côté, ceux de l'URSS de l'autre.

L'après-guerre; Berlin coupé en deux.
Après le suicide d'Hitler dans son bunker et la capitulation du régime nazi, Berlin comme le reste de l'Allemagne a été occupé par les puissances alliées qui se sont accordés, à la conférence de Potsdam (17 juillet - 2 août 1945), pour diviser le pays en quatre secteurs. On a reproduit à Berlin, enclavé dans la partie de l'Allemagne passée sous contrôle soviétique, la même division. L'actuel arrondissement de Reinickendorf, ainsi que les quartiers de Wedding et de Gesundbrunnen, dans le Mitte, ont été placés sous administration militaire française. L'armée britannique a administré les actuels arrondissements de Spandau et de Charlottenburg-Wilmersdorf, ainsi que les quartiers de Moabit, d'Hansaviertel et de Tiergarten dans le Mitte. L'administration militaire américaine a eu la charge des actuels arrondissements de Steglitz-Zehlendord, Tempelhof-Schöneberg et Neukölln, ainsi que du quartier de Kreuzberg. Toute la partie Est de la ville (arrondissements actuels de Pankow, Lichtenberg, Marzahn-Helllersdorf, Treptow-Köpenick et les quartiers de Friedrichshain et du Mitte) a été passée sous administration soviétique. 

La partie de l'Allemagne sous le contrôle  des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France, d'une part, et celle sous le contrôle de l'URSS, de l'autre, se constituent en deux Etats séparés : à l'Ouest ce sera la RFA (République fédérale d'Allemagne), alliée des Etats-Unis, dont la capitale est transférée à Bonn - Berlin-Ouest devient un land; à l'Est, la RDA (République démocratique d'Allemagne), dans l'aire d'influence soviétique, et qui prend Berlin-Est pour capitale. 

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Le mur de Berlin en 1961.
Devant le mur de Berlin, en 1961. Photo : Toni Frissell.

La situation géographique de Berlin-Ouest suscite des problématiques particulières. En 1948, les accès à cette enclave sont bloqués par l'Armée rouge pendant 462 jours et la population de Berlin-Ouest doit être approvisionnée par un pont aérien qu'organisent les Américains. On observe aussi dans les années qui suivent des mouvements importants de population. Les Berlinois de l'Ouest émigrent vers les autres parties de la RFA, où ils espèrent trouver les opportunités que ne peut plus leur offrir leur ville cernée de toutes parts. Quant aux Berlinois de l'Est, ils cherchent massivement à gagner la partie Ouest de la ville  pour échaper au régime totalitaire qui s'est mis en place en RDA. 

Le Mur.
Pour mettre fin à cette hémorragie, les autorités de l'Est érigent, à partir du 13 août 1961, un mur de séparation entre les deux parties de la ville. Il est fait de grillages et de barbelés dans un premier temps, et ensuite en briques et de béton; il sera ensuite doublé par un arrière-mur, laissant dans l'intervalle la place pour un chemin de ronde parcouru en permanence par des patrouilles accompagnées de chiens. Sa longueur entre les deux parties de la ville est de 43 km, mais si l'on y ajoute le dispositif frontalier qui encercle l'ensemble de Berlin-Ouest, il mesure au total 155 km. Le Mur de Berlin, haut de près de quatre mètres, ponctué de plus de 300 miradors, deviendra le symbole des deux blocs en confrontation dans la Guerre froide. Il ne tombera que 28 ans plus tard, quand la RDA moribonde, autorise enfin, le 9 novembre 1989, la libre circulation des Berlinois de l'Est.

La réunification.
Un an plus tard, il n'y a plus de RDA. Elle est absorbée par l'Allemagne de l'Ouest. C'est la réunification. Berlin redevient officiellement la capitale du pays en juin 1991. La reconstruction de la ville, qui n'avait cessé depuis la Guerre, mais avait été entravée par la partition, a retrouvé depuis 1991 une vigueur nouvelle. Ainsi, entre autres exemples, tout le no mans's land qui bordait le Mur et était devenu un terrain vague, a été investi, et l'on continue d'y façonner le visage du Berlin de demain.
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Plan de Berlin (divisions administratives).

Plan de Berlin (divisions administratives)..

Topographie

Berlin est bâti dans la vallée de la Sprée, large de 5 km environ. Ses extrémités atteignent déjà le plateau plus haut environ de 10 m qui encadre cette vallée. 

Le maillage hydrographique.
La Sprée, est formée de la réunion de la Dahme et de la Müggelspree, qui se rencontrent à Köpenick. Elle se rétrécit progressivement jusqu'au moment où elle se divise en deux bras pour former l'Ile qui occupe le centre même de la ville; le bras le plus large, celui de l'Est, continue la direction suivie par la rivière; mais les deux bras sont navigables; le petit, canalisé, porte plusieurs noms, selon chaque tronçon : Friedrichsgracht, Vorflutgraben, Kupfergraben. Au delà de l'Île, la Sprée tourne à l'Ouest et déroule ses sinuosités entre les beaux quartiers de la ville (Dorotheenstadt, Friedrichstadt et Tiergarten) au Sud et les quartiers plus populaires de Wedding et Moabit au Nord. La première partie des rives de la Sprée, jusqu'à l'île, est bordée d'industries, de maisons ou d'espaces verts (Plänterwald, Treptower Park), le long de la rive droite; la seconde partie est longée par des quais.

Peu avant son confuent avec la Müggelspree, le Teltowkanal, un canal long de 10,3 km qui traverse les quartiers du Sud, se détache de la Dahme, pour aller rejoindre la Havel à sa sortie de Berlin, au faubourg de Lutzow. Sur ce canal s'embranche le Luisenkanal (un petit réseau de 2 km, divisé en Neuköllner Schiffahrtskanal et Landwehrkanal) qui va gagner la Sprée, à l'Est, à mi-chemin entre son entrée dans la ville et l'île et, à l'Ouest, à la hauteur de Charlottenburg. Au Nord-Ouest, d'autres canaux reliés entre eux et à la Sprée rejoignent eux aussi la Havel (Hohenzollernkanal, Westhafenkanal, Charlottenburger Verbindungsk, Berlin-Spandauer-Schifffahrtskanal,  - ce dernier creusé en 1859). Les anciens fossés remplis d'eau ont été successivement comblés : les derniers en 1880.

Arrondissements, quartiers, sous-quartiers...
Les agrandissements successifs de Berlin ont fait se constituer une vingtaine de quartiers. Leur existence a survécu à la division de la ville après la Seconde Guerre mondiale, mais ils ont cessé d'avoir une identité administrative depuis le début des années 2000. L'actuelle organisation de Berlin reconnaît 96 quartiers ou districs (Ortsteile), eux-mêmes divisés en quartiers plus petits ou sous-quartiers (Stadtviertel). Ces quartiers sont regroupés en seulement douze arrondissements (Bezirke), avec à leur tête un maire et directement placés sous la tutelle du land. 

Chacun de ces arrondissements a sa physionomie particulière. Nous ne nous attarderons ici que sur l'arrondissement de Berlin-Mitte, le centre-ville, et ne donnerons que des indications sommaires sur les autres. On pourra comparer leur superficie à celle de Paris (105 km²), ainsi que leur population (2,3 millions d'habitants) : Berlin est une ville verte, où les parcs occupent de vastes espaces.

Arrondissements dont le territoire était partagé 
entre Est et Ouest pendant la guerre Froide

Mitte.
Population : 342 000 habitants; superficie : 39,47 km². Quartiers : Mitte (faisait partie de Berlin-Est); à l'Ouest : Tiergarten, Hansaviertel, Moabit, Wedding, Gesundbrunnen.

L'Île (Spreeinsel).
L'Île correspond au Vieux-Cölln (Alt-Kölln), qui fut de sa fondation en 1237, jusqu'à sa fusion avec la capitale du Brandebourg en 1709, la ville-sœur du Vieux-Berlin (aujourd'hui Alt-Berlin). Elle vit naître plusieurs princes de la maison de Hohenzollern du XVIe au XVIIIe siècle. Elle se situe entre la Sprée proprement dite et un bras de celle-ci nommé Kupfergraben dans son cours Nord-Ouest, et Spreekanal dans son cours méridional. On distingue deux quartiers : au Sud, l'île des Pêcheurs; au Nord, l'île des Musées.

L'île des Pêcheurs (Fischerinsel) a complètement perdu son ancienne physionomie. Les immeubles modernes, bâtis à l'époque de la RDA, ont remplacé le vieux quartier avec ses rues étroites et très commerçantes, groupées autour de l'église Saint-Pierre (Petrikirche), que l'on a fini de raser au début des années 1960. Au début du XXe siècle, on trouvait encore dans ce quartier des maisons sur pilotis où vivaient des pêcheurs perpétuant le mode de vie des premiers occupants du lieu. 
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Plan du centre de Berlin (Mitte).
Plan du centre de Berlin (quartier du Mitte, dans l'arrondissement de Berlin-Mitte).

L'île des Musées (Museuminsel) doit son nom aux principaux édifices qu'on y trouve, et qui tous, fortement endommagées durant la Guerre, n'ont rouvert leurs portes, après restauration, que dans les années 2000. Ce quartier est séparé de l'île des Pêcheurs par la Schlossplatz, emplacement de l'ancien château royal. Très endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, il avait été complètement détruit ensuite pour laisser la place, à partir de 1976, à l'époque de la RDA, à un immeuble moderne, le Palais de la République, qui n'a pas survécu longtemps à la réunification. Un projet de reconstruction partielle du bâtiment a été lancé en 2002, prévoyant de reconstituer au moins la façade ancienne de l'édifice. Ce nouvel édifice est appelé à renfermer par ailleurs une galerie marchande, un hôtel et un musée des arts premiers et orientaux constitué à partir des collections conservées dans les musées de Dahlem. 

L'ancien château avait été construit à l'initiative du margrave Frédéric II de 1699 à 1716, mais sans cesse agrandi et modifié depuis. Il formait un carré long, dont deux côtés mesurent 153 m, et les deux autres 92 m; il avait 4 étages, et sa hauteur était de 34 m, y compris la balustrade de pierre qui le couronnait. On y comptait plus de 600 pièces, et il renfermait quatre cours intérieures. L'entrée principale, vers l'ouest, offrait un portail bâti, en 1712, par Eosander de Goethe; c'était une reproduction amplifiée de l'arc de Septime Sévère à Rome (Arcs de Triomphe de Rome). Ce qu'il y avait de vraiment intéressant dans le château, c'était la galerie de tableaux; la salle du Trône ou des Chevaliers, où l'on remarquait un trône à siège d'argent, un buffet de vaisselle en or et en argent du Moyen âge, et un lustre en cristal de roche; la salle Blanche, longue de 35 m, large de 27 m, haute de 13,66 m, soutenue par des colonnes à chapiteaux argentés, décorée des statues en marbre des 12 électeurs de Brandebourg et des 8 provinces de la Prusse; la chapelle, commencée en 1848, et qui ne consistait qu'en une coupole élevée de 38 m à l'intérieur, ornée de marbres précieux et de fresques.
Cet édifice bordait situé un beau jardin qui existe toujours, et appelé Lustgarten (jardin de plaisir). C'est sur celui-ci que donne sur la « cathédrale » (luthérienne) de Berlin , l'église du Dôme (Berliner Dom). Il s'agit d'un édifice néo-renaissance, bâti en 1747 et remanié par Schinkel (1817-1821) et terminé seulement en 1905. Il est doté d'une belle façade et de trois dômes qui lui donnent belle allure, mais l'intérieur n'est que d'un intérêt mineur du point de vue de l'architecture; on peut y voir le monument de bronze des margraves Jean Cicéron et Joachim Ier, oeuvre de Vischer de Nuremberg.
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Berlin : la cathédrale (Dôme) de Berlin.
L'église du Dôme vue depuis le pont du Château (Schlossbrücke)
avec ses statues en marbre dus à Schinkel.. Photo : visitBerlin (licence Creative Commons).

En bordure également du Lustgarten est le Vieux-Musée (Altes-Museum).  Bâti par Schinkel sur l'emplament d'un marécage asséché, il date de 1824-1828. C'est le plus ancien des trois musées construits au XIXe siècle, tous bâtis sur le modèle de temples grecs, mais avec un succès très inégal. Il abrite la collection d'art antique, grec et romain (Antikensammlung Berlin), la plus riche au monde.

Le Nouveau musée (Neues Museum) fait face au précédent. Le bâtiment d'origine, datant de 1859 était dû à Friedrich August Stüler, un élève de Schinkel. Endommagé par les bombardements alliés, il a été entièrement reconstruit et n'est rouvert que depuis 2009. Il présente une collection d'art égyptien, qui contient notamment le célèbre buste de Néfertiti, et possède aussi une section consacrée à la Préhistoire.

La Galerie nationale (Alte Nationalgalerie), à la majestueuse façade de style corinthien est dûe à Strack, sur les plans de Stüler. Elle date de 1876 et a rouvert en 2001. C'est un musée de peinture (peinture allemande du XIXe siècle, Impressionnisme).

A ces trois musées s'en ajoutent deux autres : le musée Bode (Bode-Museum), inauguré en 1904, rouvert en 2006, et consacré à la civilisation grecque (antique et surtout byzantine); et le musée de Pergame (Pergamon Museum), dont une aile est consacré à l'art islamique (Museum für islamische Kunst). Dans ce musée qui date de 1930, on peut voir notamment la Porte d'Ishtar provenant de Babylone, ainsi que le Grand autel de Pergame et la porte du marché de Milet.
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Berlin : une place de Nikolaiviertel.
Une place tranquille de Nikolaiviertel. Photo : Kris Chapman (licence : Creative Commons).

Le Vieux-Berlin.
Le Vieux-Berlin (Alt-Berlin) est un des quartiers les plus animés de la ville, mais on ne retrouve plus de son atmosphère d'autrefois que dans la zone piétonnière nommée Nikolaiviertel, qui borde la Sprée. Au centre du quartier se trouve l'église Saint-Nicolas (Nikolaikirche), avec ses deux curieux clochers accolés, l'édifice le plus ancien de Berlin actuellement existant. Elle est déjà signalée en 1237, mais le vaisseau et le choeur sont du XIVe siècle. On peut aussi y visiter le palais Ephraim,de style rococo, qui fut construit au XVIIIe siècle par le joaillier de Frédéric II, et qui héberge des expositions temporaires; la Knoblauchhaus, maison qui date aussi du XVIIIe siècle, le musée consacré à Heinrich Zille (1858-1929), etc.

A l'Ouest de Nikolaiviertel se trouve, face à la cathédrale, le musée de la RDA (DDR Museum), et, tout près, l'Aquadom, une aquarium géant, dans l'atrium d'un hôtel. A  l'Est de Nikolaiviertel, on remarque la Rotes Rathaus, qui est l'Hôtel de ville actuel de Berlin, après avoir été celui de Berlin-Est. En briques rouges (d'où don nom : rotes = rouge), il est de style renaissance et a été construit dans les années 1860. Son beffroi a une hauteur de 75 mètres. 
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Berlin : la Rotes Rathaus.
La Rotes Rathaus. Photo  : visitBerlin (licence Creative Commons).

Au début du XXe siècle, le manque de place avait conduit a construire un autre édifice destiné à remplacer la Rotes Rathaus : c'est l'Altes Stadthaus, de style néoclassique avec un beffroi de 80 m, et  face auquel on a construit ensuite la Neues Stadthaus. Ces deux édifices, situés à proximité abritent aujourd'hui des institutions annexes de l'administration berlinoise. Dans leur voisinage se trouvent aussi les ruines (murs de la nef, mais plus de toit ni vitraux) de la Klosterkirche, église gothique de la fin du XIIIe siècle, qui possédait un cloître.

Dorotheenstadt.
La Dorotheenstadt date du grand électeur  Frédéric-Guillaume Ier (1676). Ce quartier nom de son épouse Dorothée et s'étend de la Sprée à la Behrenstrasse. Il est coupée à angle droit par deux belles rues, Dorotheenstrasse et Friedrichsstrasse, mais toutes les deux le cèdent à la fameuse avenue « Sous les Tilleuls », Unter den Linden.

Longue d'un kilomètre, elle va du Schlossbrücke (le pont qui la relie à l'Île), à la place de Paris (Pariser Platz). En réalité, son alignement, à l'Est, se prolonge jusqu'au Dôme, au-delà duquel, sur la rive droite de la Sprée, la Karl-Liebknecht Strasse prend le relais, et, à l'Ouest, au-delà de la porte de Brandebourg, elle est prolongée par la rue du 17 juin (Strasse des 17 Juni), la grande artère qui traverse Tiergarten. Sur une grande partie de son tracé, une allée centrale, plantée d'arbres, sépare les voies de circulation d'Unter den Linden. A l'extrémité orientale de cette allée est la superbe statue équestre de Frédéric II, entourée de bas-reliefs, chef-d'oeuvre de Rauch.
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Berlin : Unter den Linden
Unter den Linden vers 1890. A gauche l'Ancienne-Bibliothèque (Alte Bibliothek); à droite la statue
de Frédéric II et la bibliothèque d'Etat de Berlin (Staatsbibliothek zu Berlin).

Entre la statue et le pont, se trouvent plusieurs édifices remarquables, à commencer par l'ancien Arsenal (Zeughaus), au bord de la Sprée, parfois regardé comme le plus beau monument de Berlin. Il forme un carré parfait, de 93,33 m de côté. Sa cour centrale est coiffée d'une verrière. Bâti de 1695 à 1706, il a eu plusieurs vocations, mais essentiellement celles d'un musée militaire. Depuis la réunification, l'endroit abrite le musée historique allemand, DHM (Deutsches Historisches Museum).

A côté de l'Arsenal se tient l'Université Humboldt, et, en face d'elle, l'édifice de style grec du vieil opéra de Berlin (Staatsoper Unter den Linden), fermé de 1945 à 1955, mais qui a retrouvé une nouvelle vitalité depuis que Daniel Barenboïm en a pris la direction musicale en 1992. Des travaux de rénovation ont malheureusement nécessité sa fermeture temporaire en 2010. des représentations ont cependant été maintenues en plein air sur la Bebelplatz adjacente. Par la Bebelplatz, on accède à la cathédrale catholique Sainte-Hedwige (Sankt Hedwigskathedrale), édifice massif sous sa lourde couple, construit au milieu du XVIIIe siècle et dont les plans s'inspirent de ceux du panthéon de Rome.

A l'autre extrémité de l'Unter den Linden, sur la place de Paris, on trouve deux ambassades récentes (elles ont été achevées en 2002) : celle des Etats-Unis, au Sud, et, au Nord, lui faisant face, celle  de France, oeuvre de l'architecte Christian de Portzamparc, et qui a été rebâtie sur l'emplacement de l'ancien édifice qu'elle occupait avant les destructions de la Seconde Guerre mondiale). On peut également voir sur cette place l'Académie des arts d'Orient, le célèbre hôtel Adlon, et les anciens domiciles de quelques personnalités berlinoises, telles que Kotzebue, Arnim, Max Liebermann, Meyerbeer, Savigny, etc.

Mais le monument qui domine la Pariser Platz, c'est d'abord la porte de Brandebourg (Brandenburger Tor). Imitation des Propylées d'Athènes, cette porte a été construite par Langhaus de 1789 à 1793. Elle est couronnée d'une Victoire debout sur un char à quatre chevaux, ouvrage en cuivre laminé par un chaudronnier nommé Jurg, d'après un modèle de Schadow; les chevaux ont 4 m de hauteur. Cette Victoire, victime des pillages napoléoniens, fut emportée par les Français en 1806; elle fut reprise en 1814. 
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Berlin : la porte de Brandebourg.
La porte de Brandebourg et son Quadrige. Photos : Ullihaesler.
Berlin : le Quadrige, sur la porte de Brandebourg.

La Porte de Brandebourg a 65 m de large, et 27,66 m de hauteur (y compris le Quadrige). A l'époque de la Guerre froide, elle se situait, à proximité immédiate du Mur, dans le no man's land entre les deux parties de la ville. 

A peu de distance au sud de la porte de Brandebourg, et séparé de Tiergarten par l'Ebertstrasse, se trouve Mémorial de l'Holocauste (Denkmal für die ermordeten Juden Europas), oeuvre de Peter Eisenman inaugurée en 2005. Constitué d'un impressionnant ensemble de 2711 stèles de béton rassemblées sur près de deux hectares, il est dédié aux victimes juives assassinées par les Nazis. (Pour ne s'en tenir ici qu'à la population juive de Berlin : elle s'élevait à 82.000 personnes avant la Guerre [160.000 en 1933], et seulement 7240 d'entre elles ont survécu à la prétendue « solution finale »).
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Berlin : le Mémorial de l'Holocause.
Le Mémorial de l'Holocauste. Photo : World Wide.

Friedrichstadt.
La Friedrichstadt a été créée par Frédéric Ier et Frédéric-Guillaume Ier. Ces belles rues rectilignes se coupent à angle droit; les principales sont : la commerçante Friedrichsstrasse, longue de 3 km, qui commence au Nord de la Sprée et se poursuit en direction de Kreuzberg; la Leipzigerstrasse, perpendiculaire à celle-ci, qui réunit la vieille place du Spittelmarkt à la place de Leipzig (Leipzigerplatz); la Wilhelmstrasse, oblique, borde le redoutable ministère allemand des finances et, plus au Sud, la Willy-Brandt-Haus, grand immeuble de verre qui abrite un musée et aussi le siège du parti social-démocrate d'Allemagne, SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands). A l'époque impériale, on trouvait dans cette rue l'ambassade d'Angleterre (dans une ancienne maison du spéculateur Strousberg), le ministère de la maison du roi, la chancellerie impériale, le ministère des affaires étrangères, le palais du prince de Bismarck, les ministères de la justice et du commerce, etc. Faut-il préciser qu'il ne reste rien de tout cela. Même chose du bunker d'Hitler, qui se trouvait dans le voisinage et qui a laissé la place à un groupe d'immeubles et à son parking.

De l'autre côté de la Friedrichstrasse, et parallèles à celle-ci, nous ne pouvons omettre la Charlottenstrasse et la Markgrafenstrasse, entre lesquelles s'ouvre la place Schiller, ancien marché des  Gendarmes (Gendarmenmarkt), avec sa statue de Schiller. On trouve sur cette place deux églises désaffectées et restaurées dans les années 1990, l'une allemande, l'autre française (la Deutscher Dom, où l'on peut voir une exposition consacrée à l'histoire institutionnelle de l'Allemagne, et la Französicher Dom, qui abrite un musée des Huguenots), ainsi qu'un Théâtre jadis officiel, de style grec assez prétentieux, aujourd'hui salle de concerts, et qui abrite l'Orchestre symphonique de Berlin. 
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Berlin : le Gendarmenmarkt.
Gendarmenmarkt. Le Théâtre et, à droite, l'église française. Photo : visitBerlin (licence Creative Commons).

A la limite du quartier de Tiergarten et adjacente à la Potsdamer Platz, on trouve la Leipziger Platz, de forme octogonale, et qui a bénéficié d'une réhabilitation récente (elle faisait partie du no man's land entre les deux parties de la ville pendant la Guerre Froide). A sa proximité immédiate, on rencontre deux bâtiments officiels : l'édifice néoclassique qui abrite le Bundensrat, assemblée analogue au Sénat, où sont représentés au niveau fédéral les Länder, et, côté Sud, le Parlement de Berlin (Abgeordneten Haus).

Non loin de là, sud du quartier, sur Friedrichstrasse, au point ou cette rue entre dans l'arrondissement de Berlin-Kreuzer, se trouvait le plus connu des sept points de passage entre les des parties de la ville, le poste-frontière de Friedrichstrasse, plus connu sous le nom de Checkpoint Charlie. Il était réservé aux membres des forces alliées, aux diplomates, et de façon générale aux étrangers. Un musée à été construit à proximité.
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Berlin : l'ancien checkpoint Charlie.
Checkpoint Charlie, ancien point de passage entre les deux parties de Berlin.
Source : The World Factbook.

Luisenstadt.
La Luisenstadt, vieux faubourg de Cölln, mais qui ne s'est réellement bâtie qu'assez tard, a peu d'édifices remarquables. Densément peuplée à la veille de la Guerre, elle ne présente plus aujourd'hui qu'un urbanisme très lâche; on y trouve surtout des immeubles modernes. Parmi les églises citons celle de Saint-Michel (Michaelskirche), dotée d'un dôme et construite entre 1851et 1861. Fortement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, cette église a commencé à être l'objet d'une restauration.

Alexanderplatz.
Au sens propre, Alexanderplatz désigne une place située entre la gare de Berlin-Alkexanderplatz (Bahnhof Alexanderplatz) et le tronçon le plus occidental de la Karl-Marx-Allee. C'était une place de marché au Moyen âge. Elle doit son nom actuel au tsar Alexandre Ier, que l'on avait voulu flatter lors d'une visite dans la ville au début du XIXe siècle. On trouve en son centre la Fontaine de l'amitié des peuples (Brunnen der Völkerfreundschaft), édifiée en 1970. 

Du point de vue administratif, le terme d'Alexanderplatz s'applique aussi à un quartier du Mitte, s'étendant de part et d'autre de la gare et de Karl-Marx-Allee, dans le prolongement de la place.
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Berlin : la Fernsehturm (tour de la télévision).
Berlin : la fontaine d'Alexanderplatz.
La Fernsehturm et l'horloge universelle d'Alexanderplatz.
La fontaine de l'Amitié des peuples.
Images : visitBerlin (licence Creative Commons).

Au Sud-Ouest, entre la Rathausstrasse et la Karl-Liebknecht-Strasse, est une vaste esplanade sur laquelle d'élève la tour de la télévision (Fernsehturm),  haute de 368 m, et un repère central du Berlin d'aujourd'hui. La Fernsehturm a été construite dans les années 1960. Un restaurant panoramique et tournant sur lui-même a été établi dans le bulbe qui se trouve à une hauteur de 200 m. A proximité sont : la fontaine de Neptune (Neptunbrunne), due à Reinhold Begas, qui remonte à 1891, l'église Notre-Dame (Marienkirche), qui  date du XIIIe siècle, et que l'on a flanquée d'une tour en 1790, et, enfin, le Menschen Museum (MeMu), consacré au corps humain.

Friedrichswerder.
Friedrichswerder forme une bande étroite le long de la Sprée; ce Stadtviertel relie l'Île aux quartiers de Dorotheenstadt et Friedrichsstadt. Autrefois, l'endroit contenait surtout des édifices officiels la Banque, la Monnaie, le Palais du prince impérial, les Académies d'architecture et de chant, etc. Le seul vestige notable ayant survécu aux bombardements est l'église de Friedrichswerder (Friedrichswerdersche Kirche), édifice de style néogothique bâti par Karl Friedrich Schinkel entre 1824 et 1830. Elle a été restaurée à l'époque de la RDA et c'est aujourd'hui un musée consacré à Schinkel.

Neukölln-am-Wasser.
Ce petit quartier se trouve dans le prolongement de Friedichwerder, face à l'extrémité sud-est de l'île. On peut y voir, sur le Mäkisches Ufer, l'Otto-Nagel-Haus, deux belles maisons remontant au XVIIIe siècle, seuls vestiges anciens de Neukölln-am-Wasser ayant survécu à la Guerre. Elles abritent les archives photographiques des Musées nationaux de Berlin, après avoir accueilli, à l'époque de la RDA, une exposition permanente des oeuvres du peintre Otto Nagel et un musée dédié à l'art « prolétarien, révolutionnaire et antifasciste ».

Spandauer Vorstadt.
Faubourg horticole du Vieux-Berlin au Moyen-Âge, le quartier doit son nom à celui d'une ancienne porte fortifiée, construite au XVIIe siècle, et qui se situait  à la hauteur de l'actuel Hackescher Markt.

Relativement épargné par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, le Spandauer Vorstadt a cependant perdu quelques-uns de ses anciens monuments, à commencer par le château de Monbijou, oeuvre d'Eosander. Bâti au XVIIIe siècle dans le style baroque, il fut rasé en 1959. Sur son emplacement se trouve aujourd'hui un parc (Monbijoupark), bordé Oranienburgerstrasse. De l'autre côté de cette rue est la Nouvelle Synagogue  de Berlin (Neue Synagoge Berlin), consacrée en 1866.

L'église Sainte-Sophie (Sophienkirche), accessible depuis une allée sur Grosse Hamburger Strasse, remonte à 1713. Son clocher baroque a été construit entre 1732 et 1735. Elle est voisine d'un petit cimetière aujourd'hui désaffecté.
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Berlin : la Nouvelle synagogue.
Berlin : Hackesche Höfe.
La Neue Synagogue.
Photo : visitBerlin (licence Creative Commons).
Une cour de Hackesche Höfe.
Photo : Danipuntocom (licence Creative Commons).

Près de l'église s'ouvre Hackesche Höfe, un ensemble de huit cours communiquant entre elles, qui relient Sophien Strasse à Rosenthaler Strasse, où se trouve le musée Anne Frank. Ces cours rappellent un peu le principe des traboules lyonnaises, mais l'ambiance y est toute différente, avec les nombreuses boutiques, galeries et restaurants qui s'y sont installés.

Sur Friedrichstrasse se trouve le Friedrichstadt Palast, un cabaret fondé en 1873. L'ancien bâtiment a été remplacé par un nouveau dans les années 1980.

La partie orientale du Spandauer Vorstadt prend le nom de Scheunenviertel. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, c'était en partie un bidonville où vivait une population venue souvent des pays de l'Est de l'Europe, des Juifs notamment. Depuis la réunification, comme cela a été le cas pour d'autres quartiers de l'ancien Berlin-Est, Scheunenviertel s'est boboïsé : c'est devenu un quartier branché, démographiquement jeune.

Au Nord-Est de Scheunenviertel se trouve la Rosa-Luxemburg-Platz. Après avoir porté plusieurs noms, cette place a pris en 1967 son nom actuel, qui rend hommage à l'une des fondatrices du Parti communiste allemand (KPD). Elle a été créée en 1920, autour de la Volksbühne ou Théâtre du peuple, qui s'est voulu dès l'origine un foyer de la culture prolétarienne. Le premier édifice qui a accueilli ce théâtre datait des années 1913-1914, mais il a été reconstruit entre 1950 et 1954.

A l'extrémité de la place, au débouché de la Rosa-Luxemburg Strasse, on peut toujours voir le Kino Babylon, Cinéma Babylone, qui lui aussi remonte aux années 1920. Ce vestige de l'époque du cinéma muet est une des salles où sont projetés des films de la Berlinale (festival annuel du cinéma de Berlin); il propose aussi, le reste de l'année, des rétrospectives.

Au numéro 28 de Kleinen Alexanderstrasse, se dresse la Karl-Liebknecht-Haus, un édifice construit en 1912 et dont la façade a été largement remaniée depuis. Cet immeuble a hébergé à partir de 1926 le siège du KPD. Il a été réquisitionné en 1933 par les SA, puis par la Gestapo. Après la Guerre et les restaurations qu'elle avait rendues nécessaires, c'est redevenu le siège de diverses instances communistes : à commencer par le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), successeur du KPD, et renommé Parti du Socialisme démocratique (PDS) après la réunification. C'est aujourd'hui le siège du parti Die Linke (la Gauche), héritier du PDS depuis 2007.

Oranienburger Vorstadt.
Cet autre ancien faubourg de Berlin rattaché à la ville en 1920 a longtemps eu une vocation industrielle. Il tient son nom de celui d'une porte qui permettait jadis de franchir le mur d'octroi pour accéder à la ville par Chausseestrasse. On peut y voir notamment le musée(Museum für Naturkunde) au 43, Invalidenstrasse, près de la gare centrale (Berlin Hauptbahnhof) : ce musée possède notamment un fossile d'Archaeopteryx bien conservé. Le Mémorial du Mur de Berlin (Gedenkstätte Berliner Mauer) peut se visiter sur Bernauer Strasse; bâti à partir de 1998, il est dédié au souvenir de la partition de la ville et est accompagné d'une chapelle dite de la Réconciliation (Kapelle der Versöhnung). Plusieurs cimetières sont également concentrés dans ce secteur, en particulier le cimetière français de Berlin.

Rosenthaler Vorstadt.
Encore une ancienne localité de banlieue de Berlin intégrée à la ville en 1920. Le Stadviertel s'organise autour de la Rosenthaler Platz et de la Brunnenstrasse. On peut y signaler deux églises : l'église luthérienne Sainte-Elisabeth  (Elisabethkirche), de style grec (dorique) et due à Schinkel, et l'église évangélique de Sion (Zionskirche), de style néo-roman.

Stralauer Vorstadt.
Stralauer Vorstadt était autrefois un faubourg de Berlin, où se trouvait encore au XVIIIe siècle une des portes d'octroi de la ville. L'endroit a longtemps eu une vocation manufacturière. Beaucoup de tisserands y étaient installés. La physionomie actuelle, plutôt soviétisante le long de la Karl Marx Allee, remonte à la reconstruction qui a suivi la Guerre. 
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Berlin : Karl-Marx-Allee.
La Karl Marx Allee. Photo : Berit Watkin (licence Creative Commons).

Friedrich-Wilhelm-Stadt.
La Friedrichwilhelmstadt  renferme le vaste et bel hôpital de la Charité intégré dans le campus de la faculté de médecine, l'Ecole vétérinaire, l'institut d'anatomie et un grand théâtre, le Deutsches Theater. Derrière sa façade de sobre style classique, cet édifice abrite trois scènes : la scène principale, construite en 1850; la Kammerspiele, que Max Reinhardt ouvrit en 1906 pour la dédier au théâtre moderne; et la Box, salle de petite capacité, qui a ouvert en 2006.

Notons encore que c'est aussi dans ce quartier, sur Charitesatrasse, que se trouve le siège de die Union, les deux partis alliés de la droite démocrate-chrétienne et conservatrice : la CDU (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne) et la CSU (l’Union chrétienne-sociale en Bavière), ainsi que, Platz vor dem Neuen Tor, du Parti écologiste des Verts, Die Grünen.

Tiergarten.
Le quartier de Tiergarten est en grande partie occupé par le parc qui lui a donné son nom. Avec ces 210 hectares, c'est, après celui de Tempelhof, le plus vaste espace vert de la ville. Sa position centrale en fait le plus fréquenté. Long de 3 km de l'Est à l'Ouest, de la porte de Brandebourg à Charlottenburg, large d'un kiomètre, il remonte à Frédéric Ier, et fut embelli et transformé sous Frédéric-Guillaume III par Peter Joseph Lenné. Il est arrosé par un petit cours d'eau. 

Au centre du parc se dresse la Siegessäule (colonne de la Victoire), monument haut de 69 m, qui commémore trois victoires allemandes du XIXe siècle (1864, 1866, 1870), et dont le cinéaste Wim Wenders a fait le rendez-vous des anges qui veillent sur la ville...

Le jardin zoologique de Berlin, avec son bel aquarium, prolonge le parc au Sud-Ouest. Fondé en 1944, c'est un des plus importants zoos du monde. On y accède, sur Budapester Strasse, par la Porte des éléphants, au curieux style orientalisant. 

Au Sud de Tiergarten, plusieurs musées et édifices culturels constituent le Forum de la culture (Kulturforum) : La Galerie de peintures (Gemäldegalerie) est dédiée aux maîtres des XIIIe au XVIIIe siècle; la Nouvelle Galerie nationale (Neue Nationalgalerie) est consacrée à la peinture européenne du XXe siècle. Egalement présents : un musée des Arts Décoratifs (Kunstgewerbemuseum), un musée des instruments de musique (Musikinstrumenten-Museum), un musée des Arts graphiques (Kupferstichkabinett) deux bibliothèques, la Philarmonie de Berlin, une église (St. Matthäus-Kirche). Cet ensemble d'édifices modernes a été construit à Berlin-Ouest pendant la partition de la ville, afin de compenser l'inaccessibilité des musées historiques de l'Île des musées (Museuminsel), situés à Berlin-Est.
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Berlin, le Sony Center, sur Potsdamer Platz.
Sous la coupole du Sony Center, Potsdamer Platz. Photo : Mike B in Colorado.

La Potsdamer Platz jouxte, à l'Est, le Kulturforum. Elle était, au début du XXe siècle une des places les connues de l'Europe. Dévastée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, elle n'a plus été pendant la Guerre froide qu'un terrain vague dans le no man's land qui séparait les deux parties de Berlin. Son renouveau date du milieu des années 1990. C'est aujourd'hui un carrefour à la topographie confuse, peuplé de tours de verre et d'acier. L'un des nouveaux édifices de Potsdamer Platz, le palais de la Berlinale, accueille tous les ans, en février, le festival international du cinéma de Berlin.

A l'angle Nord-Est du parc de Tiergarten, entre le parc et la Spree, se trouvent les bâtiments de l'ancien Reichstag, où siège aujourd'hui le Parlement fédéral (Bundestag). De l'ancien Reichstag, il ne reste plus grand chose. L'architecte Norman Foster qui a remanié l'édifice dans les années 1990 n'a conservé les murs extérieurs.
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Berlin : le Bundestag.
Le Bundestag. Son dôme de verre est accessible au public.
Berlin : le Bundestag (détail de la façade).

Tout près du Bundestag, en direction de l'Ouest, se trouve la chancellerie fédérale (Bundeskanzleramt). Construite par les architectes Axel Schultes et Charlotte Frank, elle a été inaugurée en 2001.

Au Nord-Ouest du Parc, on a le château de Bellevue (Schloss Bellevue), devenu en 1994 la résidence du président de la République fédérale. A proximité, et toujours dans le parc, se trouve l'administration de la présidence fédérale (Bundespräsidialamt), un bâtiment moderne.

Hansaviertel.
Autrefois rattaché à Tiergarten, Hansaviertel, riverain de la Sprée, est le plus petit quartier de Berlin. Les destructions causées par les bombardements alliés avaient laissé pratiquement vide cet espace dans lequel on a construit, entre 1957 et 1961, un grand ensemble d'immeubles sous la conduite de plusieurs architectes de premier plan (Walter Gropius, Oscar Niemeyer, Alvar Aalto, etc.). Deux églises sont enclavés dans cette cité verdoyante : l'une catholique, Saint Laurent (ou Saint Ansgar); l'autre évangélique, Kaiser Friedrich Gedächtniskirche.

Moabit.
Le quartier Moabit, entre la Sprée et le canal de Spandau, a longtemps été quelque peu délaissé.  Au XIXe siècle on y trouvait des maisons dispersées et des usines; un grand champ de manoeuvres en occupait le centre. Peu à peu, le bon marché de la vie y attira des habitants; des usines se groupèrent autour des fabriques de Borsig, et de la superbe gare ferroviaire de Lehrte (Lehrter Bahnhof), aujourd'hui disparue et remplacée par la Berlin Hauptbahnhof. La proximité du Mur à l'époque de la partition de Berlin a continué à conforter le peu d'attrait de ce quartier, qui a dû attendre la réunification pour prendre enfin son véritable essor.

Wedding.
Wedding a eu une histoire assez comparable à celle de Moabit et le dynamisme qu'on y observe aujourd'hui y est aussi récent. On peut y voir l'église catholique Saint-Sébastien (Sankt-Sebastian-Kirche); de style néo-gothique, elle remonte aux débuts des années 1890. 

Gesundbrunnen.
Avant le redécoupage de 2001, le quartier de Gesundbrunnen formait avec celui de Wedding l'arrondissment de Wedding. A l'époque de la Guerre froide, le quartier, limitrophe de Berlin-Est, était connu pour les tunnels creusés sous le Mur, qui y débouchaient et qui ont permis à de nombreux habitants de la RDA de « passer à l'Ouest ». C'est aussi dans ce quartier, au point de passage de Bornholmer Strasse, que le soir du 9 novembre 1989, une foule de Berlinois de l'Est se risqua à une brève incursion à l'Ouest, préfiguration de la chute du Mur et première étape symbolique de la réunification de l'Allemagne. 

Friedrichshain-Kreuzberg.
Population : 276 500 habitants; superficie :  52,29 km². Quartiers : Friedrichshain, sur la rive droite de la Spree (faisait partie de Berlin-Est); Kreuzberg, à l'Ouest.

Friedrichshain.
Le coeur de Friedrichshain est la Strausberger  Platz, où se croisent les deux grands axes qui traversent le quartier : d'Ouest en Est, la Karl Marx Allee et, du Nord au Sud, la Lichtenberger Strasse. La Karl Marx Allee, longue de plus de 2,5 km et bordée d'immeubles à l'architecture stalinienne, relie Alexander Platz à la porte de Francfort-sur-l'Oder (Frankfurter Tor), encadrée par deux tours datant de 1953. la Lichtenberger Strasse relie le Volkspark Friedrichshain, vaste et vieux parc qui a donné son nom au quartier, à la Spree, au-delà de laquelle (dans Luisenstadt) on peut atteindre Michaelkirchplatz.

Au Sud du quartier, sur la rive droite de la Spree, une portion du Mur qui séparait Berlin a été conservé entre les deux quartiers. Longue de 1300 m, elle est devenue, sous le nom de East Side Gallery, une galerie de peinture en plein air qui accueille des oeuvres dédiées à la liberté et dues à une centaine d'artistes de divers pays.

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Le mur de Berlin.
Une portion préservée du mur de Berlin (East Side Gallery). Source : The World Factbook.

A l'extrémité de ce monument, le pont Oberbaum (Oberbaumbrücke) permet de franchir la Sprée en direction de Kreuzberg. Ce pont en briques à deux étages (route en bas, métro en haut), date de la toute fin du XIXe siècle et reste le plus beau de la ville. Il est remarquable par ses arches, ses créneaux et ses deux tours de style néo-gothique surmontant les piles centrales.
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Berlin : le pont Oberbaum.
Le pont Oberbaum, sur la Spréee. Photo  : visitBerlin (licence Creative Commons).

Kreuzberg.
Parmi les centres d'intérêt de ce quartier, on mentionnera pour commencer le parc Victoria (Victoriapark), d'une douzaine d'hectares, a été établi à la fin du XIXe siècle sur une petite colline. Trois éléments y attirent l'attention : la grande cascade qu'on y a créé dès l'origine; Der seltene Fang, sculpture représentant un pêcheur ayant capturé une sirène, située auprès du bassin où se jette la cascade; et au sommet de la colline le monument (Nationaldenkmal auf dem Kreuzberg) dédié à la mémoire de ceux qui ont combattu contre l'invasion napoléonienne.

A la limite du quartier de Frierichstadt, et faisant face au Parlement de Berlin, de l'autre côté de la Niederkirchnerstrasse, se trouve la Martin Gropius Bau Ce bâtiment, construit entre 1877 et 1881 par Martin Gropius (oncle de Walter Gropius, le promoteur du Bauhaus) et Heino Schmieden, est de style renaissance. Il a été un musée des arts appliqués, puis un musée de la Préhistoire et des arts d'Orient, et abrite aujourd'hui des expositions temporaires. 

Dans la même rue, derrière une portion du Mur de Berlin encore subsistante, se trouve la Topographie de la Terreur (Topographie des Terrors), édifice moderne construit, sous la direction de l'architecte Ursula Wilms, sur l'emplacement de l'ancien quartier général de la Gestapo et des SS. C'est, depuis son ouverture au public en 2010, un centre de documentation consacré à la période nazie. 

A Kreuzberg, on peut aussi visiter le Musée allemand de technologie (Deutsches Technikmuseum Berlin), à la riche collection, et le Musée juif de Berlin, où se trouve retracée la vie des Juifs d'Allemagne pendant deux millénaires. A noter encore dans le quartier, plusieurs églises d'intérêt mineur : Taborkirche, Thomaskirche, Jerusalemskirche.

L'ancien Berlin-Ouest 
(arrondissements dont le territoire appartenait à la RFA pendant la Guerre froide)

Charlottenburg-Wilmersdorf.
Population : 325.000 habitants; superficie : 64,72 km². Quartiers : Charlottenburg-Nord, Charlottenburg, Wilmersdorf, Halensee, Schmargendorf, Grünewald, Westend. 

Charlottenbourg.
Charlottenbourg,  qui est aujourd'hui un simple quartier d'un arrondissement de Berlin était autrefois une ville distincte. Elle devait son origine au château bâti entre 1696 et 1706, sous Frédéric Ier, par l'architecte Schlüte près du bourg de Lietzen ou Lützow pour Sophie-Charlotte, seconde femme de l'électeur Frédéric (ensuite roi). Il reçut le nom de cette princesse après sa mort.

La château, complété par Eosander, existe encore avec son parc où la Sprée forme de nombreux canaux et des bassins. L'architecture rappelle celle du temps de Louis XIV. On y entre par l'orangerie, à l'extrémité de laquelle est un théâtre. Ce qu'on vient surtout visiter, c'est, dans le jardin, le mausolée de la reine Louise, petit temple d'ordre dorique, où cette princesse et son époux Frédéric-Guillaume III ont été inhumés : les statues couchées sur les deux sarcophages comptent parmi les chefs-d'oeuvre de Rauch, qui a fait aussi l'un des deux beaux candélabres en marbre blanc (l'autre est de Tieck) placés de chaque côté du tombeau.
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Berlin : le château de Charlottenbourg.
Le château de Charlottenbourg. Photo : Mike Linksvayer.

L'ancienne ville de Charlottenbourg s'est bâtie au XVIIIe siècle, entre le château royal et le Tiergarten. Au Nord de la rivière, s'est développé le quartier industriel de Martinikenfeld qui s'est étendu jusqu'au quartier de Moabit.

Plusieurs musées sont installés au sud du palais de Charlottenburg, de l'autre côté de Spandauer Damm, à commencer par le Berggruen consacré à l'art moderne (Picasso, Matisse, Klee, Giacometti, etc.) ou le Bröhan, qui recouvre la période 1889-1939 (Art Nouveau, Art Déco, Fonctionnalisme). On ajoutera qu'un opéra à l'architecture toute moderne, le Deutsche Oper Berlin, sur Bismarckstrasse, remplace depuis les années 1960 un ancien opéra qui datait du début du XXe siècle. Il abrite le Ballet national de Berlin.

Au Sud-Est du quartier, on remarque, près du jardin zoologique, l'Eglise du Souvenir de l'empereur Guillaume (Kaiser Wilhelm Gedächtniskirche), fortement endommagée lors des bombardements alliés, et dont il ne reste plus que la grande tour. C'est devenu un mémorial dédié à la paix. 

Westend.
Au Sud de Charlottenburg s'allonge, du Tiergarten au bois de Grünewald, une belle avenue large de 53 m (Kurfürstendamm), bordée de boutiques de luxe; à l'Ouest, sont les belles villas du Westend, l'un des plus anciens quartiers résidentiels de Berlin. On y trouve aussi la Tour radio (Funkturm), édifice métallique aux faux airs de Tour Eiffel, construit entre 1924 et 1926, et haut de 150 m. Au tiers de sa hauteur on a installé un restaurant; à son pied, il y a un centre d'expositions.
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Berlin : la Funkturm (tour de la radio).
Berlin : l'Olympiastadion (stade olympique).
La Funkturm.
Photo : Mike Linksvayer.
L'Olympiastadion.
Photo : Marcel Schoenhardt (licence Creative Commons).

Dans le quartier de Westend encore, se trouve l'ancien village olympique. Construit pour les jeux de 1936, il conserve quelques-une de ses installations, à commencer par l'Olympiastadion, le stade olympique; à l'Ouest de celui-ci est une une vaste pelouse, le Maifeld, où se tenaient des rassemblements politiques dans les années 1930

Wilmersdorf.
Dans le quartier de Wilmersdorf, à la limite de celui de Shöneberg, sur la Wittemberg Platz se trouve le KaDeWe (Kaufhaus des Westens), le plus connu des grands magasins de Berlin.

Grünewald.
Au Nord de Grünewald, la Teufelsberg ( = la Montagne du Diable), avec ses 80 m au-dessus du sol environnant, est la plus haute des huit collines artificielles que l'on peut voir à Berlin, et qui proviennent, comme celles qui existent aussi dans d'autres villes allemandes, de l'enfouissement des décombres d'édifices détruits lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la Guerre froide, l'agence américaine de renseignement électronique, la NSA (National Security Agency) y avait construit, dans le cadre de son programme Echelon, une station d'écoutes. Les bâtiments, aux murs couverts de graffitis sont aujourd'hui à l'abandon, mais les radomes, vidés de leurs instruments et aux enveloppes en partie éventrées, sont toujours là. 
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Berlins : les radomes de station d'écoutes de Teufelsberg.
Les radomes de la station d'écoutes désaffectée de Teufelsberg. 
Photo : Marco Candiago (licence Creative Commons).

A noter encore, dans ce quartier, sur la péninsule de Schildhorn qui s'avance sur la Havel, le monument dédié à Jaxa von Köpenick (Jaxa de Copnic), adversaire polonais  d'Albert Ier de Brandebourg (Albert l'Ours).

Charlottenburg-Nord.
Si on remonte maintenant au-delà de la Sprée, on trouve le quartier de Charlottenburg-Nord. Il se divise en plusieurs zones : à l'Est, une zone de jardins privés; à l'Ouest, des ensembles d'immeubles, dont Grosssiedlung Siemensstadt, cité de type HLM, initiée en 1929-1931 par l'architecte Hans Scharoun.

Steglitz-Zehlendorf.
Population : 298.500 habitants; superficie : 102,50 km². Quartiers : Steglitz, Lankwitz, Lichterfelde, Dahlem, Zehlendorf, Nikolassee, Wannsee.

Steglitz.
A Steglitz, la colline artificielle d'Insulaner abrite  le Planetarium Zeiss (sur Musterdamm) et, dans son voisinage, l'observatoire Wilhelm Foerster.

Dahlem.
Au coeur de Dahlem, accolé de l'université libre de Berlin, avec sa vaste bibliothèqe en forme de dôme, un ensemble de bâtiments forme le Museumszentrum Berlin-Dahlem, où sont groupés plusieurs musées consacrés aux arts et aux cultures du monde entier (Musée d'Art de l'Asie orientale,  Musée d'art indien, Musée ethnologique, Musée des cultures européennes. Le quartier accueille aussi aussi un musée consacré à la Guerre froide, et un autre, un peu à l'écart, dédié au mouvement artistique Die Brücke, où sont exposés les principales oeuvres d'artistes tels que Fritz Bleyl, Erich Heckel ou Karl Schmidt-Rottluff, etc. (La peinture au XXe siècle).

Lichterfelde.
Dans le quartier de Lichterfelde, on signalera le monument d'Otto Lilienthal, pionnier de l'aviation, mais surtout, à l'Est de l'université libre, le jardin botanique, qui remonte aux toutes premières années du XXe siècle. Avec ses 43 hectares de superficie, c'est un des plus grands d'Europe, et est riche d'une collecion de plantes parmi les plus étendues. Il possède par ailleurs la plus grande serre du monde.

Wannsee.
Située plus à l'Ouest, sur la rive de la Wannsee, la villa Liebermann est l'ancienne résidence d'été du peintre impressionniste' Max Liebermann. Ouverte au public depuis 2006, elle contient une collection d'oeuvres de l'artiste.

Le château de Glienicke (Schloss Glienicke), de style néo-classique, et son parc se situent à l'extrémité occidentale de Berlin, également dans le quartier de Wannsee. Cet ancien manoir a été remanié en 1826 par Schinkel pour servir de palais d'été au prince Charles de Prusse. De nombreuses oeuvres d'arts y sont exposées..

Non loin du château, le pont de Glienicke (Glienicker Brücke), jeté au dessus de la Havel, permet de relier Berlin à Potsdam. Il était, à l'époque de la division de l'Allemagne, après Checkpoint Charlie, le plus célèbre point de passage entre Berlin Ouest et la RDA : il a servi alors à plusieurs échanges d'espions (ou déclarés tels) entre les deux blocs.
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Berlin : Glienickerbrucke
Le pont de Glienicke. Photo : visiondrops (licence Creative Commons).
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Tempelhof-Schöneberg. 
Population : 335.500 habitants; superficie : 53,09 km². Quartiers : Friedenau, Schöneberg, Tempelhof, Mariendorf, Marienfelde, Lichtenrade.

Tempelhof.
Une partie notable de Tempelhof était naguère occupé par un grand aéroport. Celui-ci, qui datait de 1923, a été fermé en 2008 pour laisser la place, deux ans plus tard, à un parc de près de 400 hectares. Il a eu aussi, autrefois, dans le quartier de Tempelhof, une série de casernes. C'était dans la plaine voisine, la Hasenheide, que depuis Fréderic II la garnison de Berlin faisait ses exercices. Au Nord, le long de Columbiadamm a été bâtie la mosquée Sehitlik, de style ottoman.

Schöneberg.
On remarque dans ce quartier le Rathaus Schöneberg, ancien hôtel de ville de Schöneberg, quand cette ville n'était pas encore rattachée à Berlin. L'endroit devint l'Hôtel de ville de Berlin-Ouest entre 1948 et 1990, au moment de la partition de la ville. C'est devant cet édifice (sur ce qui est aujourd'hui Kennedyplatz), situé dans le secteur américain, que John F. Kennedy prononça, le 23 juin 1963, son discours resté célèbre avec la phrase « Ich bin ein Berliner! », je suis un Berlinois.

Neukölln.
Population : 320.000 habitants; superficie : 44,93 km². Quartiers : Neukölln, Britz, Buckow, Gropiusstadt, Buckow, Rudow.

Neukölln.
De l'autre côté de Columbiadamm se trouve  le Volkspark Hasenheide, qui englobe la Rixdorfer Höhe, une des colline artificielles de Berlin formées par l'entassement  des gravats laissés par les bombardements de la Seconde guerre mondiale.

Britz.
Au Sud de cet arrondissement traversé par la  Wasser, on remarque, dans le quartier de Britz, le grand ensemble Hufeisensiedlung (en forme de fer à cheval), entouré de lotissements à l'architecture typique de l'entre-deux-guerres.

Spandau.
Population : 229.500 habitants; superficie : 91,91 km². Quartiers : Spandau, Siemensstadt, Haselhorst, Hakenfelde, Flakenhagener Feld, Staaken, Wilhelmstadt, Gatow, Kladow. 

Spandau, a d'abord été une ville distincte de Berlin, où résidèrent plusieurs électeurs du Brandebourg. Sa charte urbaine date de 1232. Elle fut fortifiée en 1319-1350; les défenses furent remaniées lors de la guerre de Trente ans, de nouveau en 1842-1854, et développées à la fin du XIXe siècle. Elle fut prise par les Français le 25 octobre 1806, reprise par les Prussiens le 26 avril 1813.

Spandau.
Dans la vieille ville on remarque : la massive église Saint-Nicolas, devant laquelle est érigée une statue de l'électeur du Brandeburg, Joachim II; Jüdenstrasse avec ses façades aux couleurs pastel; au Sud, l'Hôtel de ville, construit dans les années 1910

Haselhorst.
Plus au Nord, se trouve la citadelle de briques de Spandau (XVIe siècle, avec une tour remontant au XIIe s.), entourée de fossés et  formant une presqu'île sur la Havel, près de son confluent avec la Sprée. Elle était destinée à couvrir Berlin. Dans la citadelle, la tour Julius renfermait le trésor de guerre de I'Empire allemand. 
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Berlin : la citadelle de Spandau.
La citadelle de Spandau. Photo : avda-foto (licence Creative Commons).

Wilhelmstadt.
Ajoutons qu'il y a eu aussi à Spandau, dans le quartier de Wilhelmstadt, une prison célèbre où furent détenus les Nazis condamnés lors des procès de Nuremberg. Après la mort du dernier prisonnier, en 1987, elle a été rasée et un centre commercial a été construit sur son emplacement.

Reinickendorf.
Population : 245.000 habitants; superficie : 89,46 km². Quartiers : Tegel, Reinickendorf, Wittenau, Märkisches Viertel, Lübars, Waidmannslust, Hermsdorf, Frohnau, Heiligensee, Konrandshöhe.

Tegel.
C'est dans cet arrondissement boisé et résidentiel, que se situe, dans le quartier de Tegel, le principal aéroport de la ville (Flughafens Berlin-Tegel ou Otto Lilienthal). C'est aussi dans ce quartier que se trouve le château de Humboldt, ancienne villa construite au XVIe siècle, devenue relais de chasse sous Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg, puis passé dans la famille Humboldt, qui en est toujours probriétaire.  A. de  Humboldt et G. de Humboldt, y ont vécu.

Märkisches Viertel.
Au Nord-Est, détaché du quartier de Wittenau, est le Märkisches Viertel; ce quartier correspond à un grand ensemble construit entre 1964 et 1974 et dans lequel ont trouve 17 000 logements (au total plus de 37 000 habitants).

L'ancien Berlin-Est
(arrondissements dont le territoire appartenait à la RDA pendant la Guerre froide)

Treptow-Köpenick.
Population : 245.500 habitants; superficie : 168,42 km². Quartiers : Alt-Treptow, Plänterwald, Baumschulenwef, Oberschöneweide, Niederschöneweide, Johannisthal, Adlershof, Altglienicke, Grünau, Köpenick, Friedrichshagen, Rahnsdorf, Müggelheim, Schmöclwitz.

L'arrondissement de Treptow-Köpenick au Sud-Est de Berlin est occupé dans toute sa partie orientale par de vastes espaces verts. C'est le plus grand arrondissement de la ville. On y remarque notamment :  le Molecule Man, une sculpture de Jonathan Borofsky (1999) posée sur la Sprée et visible, par exemple, depuis Elsenbrücke. La vieille ville de Köpenick, à la sévérité prussienne, conserve quelque chose de provincial. Sur le bord de la rivère Dahme,  le Château (Schloss Köpenick), renfeme un musée des arts décoratifs (Kunstgewerbemuseum). Cet édifice remonte à la seconde moitié du  XVIIe siècle et, pour ses parties les plus anciennes, au milieu du XVIe siècle, 
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Jonathan Borofsky : Molecule Man, à Berlin.
Molecule Man, sur la Sprée. Photo : Mike Linksvayer.

Lichtenberg.
Population : 266.500 habitants; superficie : 52,29 km². Quartiers : Wartenberg, Malchow, Flakenberg, Neu-Hohenschönhausen, Alt-Hohenschönhausen, Fennpfuhl, Lichtenberg, Fierdrichsfelde, Rummelsburg, Karlhorst.

On trouve dans cet arrondissement, sur Ruschestrasse, les anciens bâtiments de la Stasi (Ministerium für Staatssicherheit, ministère de la Sécurité d'Etat). Ils abritent aujourd'hui un centre de recherches historiques et un musée.

Marzahn-Hellersdorf.
Population : 253.911 habitants; superficie : 61,74 km². Quartiers : Marzahn, Hellersdorf, Biesdorf, Kaulsdorf, Mahlsdorf.

Les quartiers de Marzahn et d'Hellersdorf, séparés par le Kienberg, une colline boisée d'une centaine de mètres de hauteur, renferment de grands ensembles d'habitations de quatre ou cinq étages; le reste de l'arrondissement est essentiellement pavillonnaire.

Pankow.
Population : 378.000 habitants; superficie : 103,01 km². Quartiers : Prenzlauerberg, Pankow, Heinersdorf, Weissensee, Niedershönhausen, Blankenburg, Stadtrandsiedlund Malchow, Blankenfelde, Französisch Buchholz, Karow, Buch.

Pankow, où se groupaient jadis les résidences des dirigeants de la RDA, est l'arrondissement le plus septentrional de la ville; il vient au second rang par sa superficie après après celui de Treptow-Köpenick, mais c'est le plus peuplé. On peut y remarquer la synagogue de Rykestrasse et le cimetière juif de Weissensee. A noter également, l'Hôtel de ville, le palais de Schönhausen avec son parc, et, dans le quartier de Prenzlauer Berg, la cité résidentielle  (Wohnstadt) Carl Legien, exemple d'architecture de la fin des années 1920.



Frederick Taylor (trad. Philippe Bonnet et Sabine Boulongne), Le mur de Berlin, Jean-Claude Lattès, 2009. - L'apparition d'une clôture de barbelés dressée en hâte en plein coeur de Berlin durant la nuit du 12 au 13 août 1961 fut un moment aussi tragique qu'inattendu. En l'espace de quelques jours, elle se transforma en une structure imposante qui en viendrait à symboliser la folie brutale de la guerre froide : le Mur de Berlin.

Frederick Taylor livre le récit saisissant du conflit politique de l'après-guerre à l'origine du drame d'une Allemagne divisée. D'abord cette ville de près de quatre millions d'habitants, puis le pays entier, furent cruellement coupés en deux, déclenchant une crise potentielle catastrophique entre l'Est et l'Ouest. Pour la première fois, le monde entier fut confronté à la menace d'une apocalypse nucléaire imminente. Cette peur dura jusqu'au jour où ceux-là même que le Mur avait emprisonnés y ouvrirent les premières brèches, en cette incroyable nuit du 9 novembre 1989...

Tissant ensemble tout à la fois l'histoire officielle, ses recherches dans les archives et de bouleversants récits personnels, Le Mur de Berlin est une remarquable fresque historique et humaine, à l'époque où le monde semblait au bord du gouffre.  (couv.).

M. Meyer, Histoire secrète de la chute du mur de Berlin, Jacob, 2009.

Charpiot, Histoire de Berlin, Vuibert, 2006.

Berlin.de, portail internet de la ville (pages en français). visitBerlin, le site officiel de l'office du tourisme. Berlin en ligne, un guide culturel, touristique et pratique de Berlin et Potsdam en français.

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Dictionnaire Villes et monuments
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